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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:00

Quand vient le soir au bout d’un jour de confinement je m’assois parfois face à l’écran plat de la TV pour regarder l’émission animée par Yves Calvi, en clair sur Canal + je ne suis pas abonné, L’Info du vrai. C’est ce que j’ai trouvé de moins mauvais. « Notre ambition est d’être une référence en matière d’actualité » proclame l’animateur. Les intervenants sont souvent pertinents et les reportages  d’assez bonne facture.

 

Lundi dernier, l’un de ces intervenants, Vincent Maréchal, professeur de virologie à Sorbonne Université. Chercheur au Centre de recherche Saint Antoine (Inserm), entrait sans contestation dans la catégorie de ceux qui informent sans effets de manche, dans un langage accessible. Il m’a fait découvrir le réseau « Obépine ».

 

 

Qu’est-ce donc le réseau « Obépine ». ICI

 

« Ce n’est pas dans le marc de café, mais dans les eaux usées des grandes agglomérations que nous pourrons peut-être prédire la dynamique de l’épidémie de covid-19. À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 16 novembre, le réseau Obépine (pour OBservatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées), créé à l’initiative du laboratoire Eau de Paris, des chercheurs de Sorbonne Université et de l’Institut de Recherche Biomédicales des Armées pour détecter la charge virale du SARS-CoV-2 dans les eaux des stations d’épuration, a présenté un point d’étape sur son déploiement.

 

Celui-ci regroupe une cinquantaine de laboratoires français qui analysent des échantillons d'eaux usées de plus de 100 stations d'épuration. Dans ces dernières, il est possible de rechercher des fragments de code génétique via la technique dite de réaction en chaîne par polymérase, ou PCR, qui permet de dupliquer en grand nombre une séquence d'ADN. Or, le virus du Covid-19 est justement rejeté dans les eaux usées via les selles humaines.

 

« Bien que nous retrouvions des traces du virus dans les eaux usées, celui-ci est très largement non-infectieux », rassure Vincent Maréchal, virologue à Sorbonne Université et cofondateur d’Obépine, « Nous trouvons essentiellement des traces du génomes, mais le passage dans les selles et l’environnement des eaux usées malmènent le SARS-CoV-2 ».

 

« En moyenne, les données Obépine ont 6 à 7 jours d'avance sur les autres indicateurs », confirme Laurent Moulin, responsable du laboratoire de recherche et développement à Eau de Paris. Ces données sont si fiables, ajoute le microbiologiste, qu'on a pu observer « très clairement sur les courbes les effets du premier confinement, le début de la deuxième vague, mais aussi les effets du couvre-feu et du second confinement ».

 

L’analyse des eaux usées constituent un indicateur puissant pour apporter des réponses adaptées aux réalités du terrain. Cependant, il manque un historique à cette étude et il est impossible de remonter plus loin que le mois de mars pour trouver des traces du SARS-CoV-2 dans les eaux. « Contrairement aux Italiens qui ont pu déterminer que le virus circulait chez eux dès le mois de décembre 2019, grâce à des échantillons d’eaux usées qui avaient été conservés, il nous est impossible de remonter aussi loin. Nous ne savons pas quand le virus est arrivé. L’information a été perdue », déplore Vincent Maréchal. Dans le cadre du projet Obépine, les chercheurs vont mettre en place une banque d’eaux usées pour conserver des informations essentielles.

 

Pister l’épidémie de Covid-19 dans les eaux usées

 

Très intéressant mon cher Watson, l’anticipation dans la gestion des mesures pour faire régresser le Covid 19 est essentielle car elle permet, ou permettra, d’éviter l’alternance que nous avons connue : confinement sévère/relâchement suite au premier confinement, à la sortie de celui-ci.

 

Voilà, vous pouvez vous instruire en lisant ceci ICI  

Covid-19 et eaux usées : le réseau Obépine s’étend et peaufine ses modèles prédictifs

Covid-19 et eaux usées : le réseau Obépine s’étend et peaufine ses modèles prédictifs

ALEXANDRE COUTO

Publié le 17/11/2020

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commentaires

P
On arrête pas le progrès . On voit le chemin parcouru quand on pense au Diafoirius sous Louis XIV
qui auscultaient doctement les pots de chambre, royaux, princiers et/ou bourgeois puis rendaient ,tout aussi doctement ,leurs diagnostiques : " Les urines sont claires ! "
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