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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 06:00

Résultat de recherche d'images pour "Origan"

Remède de grand-mère vont ironiser les addicts de la pharmacopée chimique !

 

Et alors, certains remèdes de ma grand-mère se révélaient efficaces, dans ma campagne reculée on n’allait chez le pharmacien, le père de Denis, que pour acheter de l’aspirine pour les migraines du pépé et du mercurochrome, du « rouge », pour soigner mes genoux écorchés.

 

Même que ma verrue plantaire fut extirpée naturellement après un passage sous le pendule du sacristain de la paroisse St Michel des Sables d'Olonne et surtout grâce à des cataplasmes d'une plante dont j'ai oublié le nom que la mémé Marie allait cueillir sur les bordures des fossés du chemin de la Garandelière.

 

Les plantes qui produisent un suc caustique ont été traditionnellement utilisées pour brûler les verrues plantaires. Faites attention de ne couvrir que la verrue et une petite circonférence autour mais pas plus, sinon les tissus sains pourraient aussi être brûlés.

Les plantes suivantes sont les plus connues :

  • La chélidoine (Chelidonium majus) avec son suc orange. Voir photo ci-dessous. Cassez la tige d'une feuille, laissez sortir une petite quantité de suc et tapotez la verrue avec ;
  • Les euphorbes (Euphorbia spp.). Même opération. Voir photo ci-dessous avec Euphorbia helioscopia ;
  • La racine de pissenlit (Taraxacum officinale). Même opération.

 

Soigner les verrues plantaires : chélidoine (Chelidonium majus)

Suc de la Chélidoine (Chelidonium majus)

 

Soigner les verrues plantaires : Euphorbe (Euphorbia helioscopa)

Suc de l'Euphorbe (Euphorbia helioscopia)

 

Pour la vigne, la médecine douce contre le mildiou intéresse les chercheurs.

 

Résultat de recherche d'images pour "le mildiou de la vigne"

 

Dans une nouvelle étude publiée le 27 septembre dans la revue scientifique PLoS One, des chercheurs montrent qu’il est possible de venir à bout du mildiou, une des principales pathologies de la vigne, grâce à une vaporisation d’huile essentielle d’origan. Une innovation qui pourrait offrir une alternative aux pesticides utilisés en grande quantité en viticulture.

 

« On savait que certaines huiles essentielles avaient un effet direct sur des champignons; mais il était moins connu qu’elles pouvaient aussi stimuler les défenses naturelles de la plante. »

 

Jérôme Muchembled, enseignant chercheur en agronomie à l’école d’ingénieurs ISA à Lille, en France

 

Introduit d’Amérique en Europe à la fin du XIXe siècle, le mildiou est un redoutable champignon qui fait des ravages dans les vignes. «Pour s’en prémunir, les viticulteurs ont recours soit à des fongicides dits de contact comme la bouillie bordelaise, un mélange d’eau, de sulfate de cuivre et de chaux, qui donne une couleur bleue caractéristique à la plante, soit à des fongicides systémiques qui rentrent dans la vigne et perturbent le métabolisme du pathogène», détaille François Lefort, professeur d’agronomie à la Haute Ecole du paysage d’ingénierie et d’architecture (Hepia) de Genève, un des auteurs de l’étude parue dans PLOS One.

 

Propriétés antifongiques

 

Or ces substances sont loin d’être inoffensives. Lessivés lors des précipitations, le cuivre et le soufre issus de la bouillie bordelaise s’accumulent dans les sols, avec des effets néfastes sur les microbes et les plantes. Certains fongicides systémiques sont également toxiques. En France, les «inhibiteurs de la succinate déshydrogénase» (ou SDHi) sont actuellement au cœur d’un bras de fer entre l’organe d’évaluation des produits phytosanitaires et certains scientifiques et militants. «Ces produits sont suspectés d’être dangereux pour les vers de terre, les insectes pollinisateurs, les poissons, les batraciens et peut-être pour les êtres humains», souligne François Lefort.

 

Pour contrer le mildiou, des variétés de vignes résistantes à ce champignon ont été sélectionnées, comme le Divico et le Divona en Suisse. Mais ces cépages ne sont pas encore largement cultivés. D’où l’intérêt de développer de nouveaux moyens de lutte, moins nocifs pour la nature. «Nous avons porté nos recherches sur les huiles essentielles végétales car ce sont des produits naturels aux effets puissants, dont les propriétés antifongiques ont déjà été démontrées contre plusieurs maladies des plantes», explique Markus Rienth, de la Haute Ecole de viticulture et d’œnologie de Changins, coauteur de l’étude.

 

Afin d’évaluer le potentiel de ces substances sur le mildiou, les scientifiques ont infecté des boutures de Chasselas, un cépage particulièrement sensible au pathogène, et les ont exposées à des vapeurs de différentes huiles essentielles, au sein de serres spécialement conçues pour les besoins de l’expérience à l’école de Changins. «Notre étude montre que le traitement à la vapeur d’huile essentielle d’origan au cours des premières 24 heures post-infection est capable de réduire le développement du mildiou de 95%», indique François Lefort.

 

Impact sur les baies

 

Des analyses génétiques et une étude bio-informatique ont par ailleurs révélé que l’exposition à l’huile essentielle déclenchait l’expression de divers gènes impliqués dans le système immunitaire de la vigne. «C’est une étude riche et bien menée, qui démontre l’intérêt des huiles essentielles dans la viticulture, estime Jérôme Muchembled, enseignant et chercheur en agronomie à l’école d’ingénieurs ISA à Lille, en France, qui étudie le potentiel antifongique des huiles essentielles. On savait que certaines de ces substances avaient un effet direct sur des champignons; mais il était moins connu qu’elles pouvaient aussi stimuler les défenses naturelles de la plante.»

 

Alors, verra-t-on bientôt fleurir des diffuseurs d’huile essentielle à travers les vignes? Pas si vite. «Il nous faut encore éclaircir plusieurs points avant de mettre cette approche en pratique», concède Markus Rienth. Le mode de diffusion de ces substances actives sur le terrain, mais aussi le moment idéal pour leur application doivent encore être déterminés. «Il faudrait aussi éviter que les substances émises ne gagnent les baies, ce qui pourrait avoir un impact sur leur qualité», met en garde le spécialiste de la vigne.

 

«Dans le contexte actuel, où de plus en plus de substances chimiques sont interdites en agriculture, toute nouvelle alternative basée sur des produits naturels est bonne à prendre, même si ces produits peuvent aussi avoir une forme de toxicité», souligne Jérôme Muchembled, qui croit dans le potentiel des huiles essentielles, dont certaines commencent justement à être homologuées pour des usages agricoles.

 

Source : Pascaline Minet

Publié mercredi 2 octobre

Le Temps : ICI 

 

Huile essentielle d'origan

 

Nom commun : Origan compact, origan vulgaire

Nom latin : Origanum vulgaris ou Origanum compactum

Famille botanique : Lamiacées

Partie distillée : Sommité fleurie

Origine (pays où la plante est cultivée) : Pourtour de la Méditerranée

 

L’huile essentielle d’Origan est surtout connue pour son activité anti infectieuse à large spectre très puissante, ce qui lui vaut, à elle ou à son composé majoritaire, le carvacrol, d’être très largement étudiés aujourd’hui. Dès lors qu’une infection ou une surinfection, sévère ou répétée s’installe, l’Origan pourra faire partie d’un soin aromatique à visée anti-infectieuse et immunostimulante.

 

On connait un peu moins ses autres propriétés anti inflammatoires, analgésiques, anti oxydantes et anti tumorales, qui lui réservent elles aussi, un avenir prometteur en aromathérapie clinique dans d’autres indications telles que la prévention de l’asthme ou la prévention de cancer.

 

En ce qui concerne l'usage de l’huile essentielle d’Origan, seule une personne aguerrie en aromathérapie pourra envisager son utilisation par voie locale : il faudra alors toujours fortement la diluer dans une huile végétale, sous peine, sinon, de ressentir une sensation très désagréable d’irritation, voire de brûlure. Pour la voie orale, afin de protéger les muqueuses, il est préférable de consommer l’huile essentielle d’Origan sous forme de capsule. Vous pouvez acheter des capsules prêtes à l’emploi ou demander à votre pharmacien de vous préparer des gélules.

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commentaires

pax 09/10/2019 10:34

La mouche du coche vole plus vite que son ombre oubliant ainsi de signaler que l'Alsace Moselle étant allemande en 1941 le texte de loi , sauf erreur, ne s'y applique pas d'où son intérêt pour le sujet.

Aredius44 09/10/2019 09:51

Des huiles essentielles pour les infections urinaires suite à opération...pour limiter les antibios. J'ai essayé et je ne suis pas le seul. 1) la sécu ne rembourse pas. 2) la préparation coûte cher 3) aucun effet si ce n'est de donner à votre café du matin un goût de thym, origan etc. et quelques renvois pendant plusieurs heures. Ce que n'aurait pas donné des granules de sucre de chez Boiron ! toujours en partie remboursées par la sécu. Il faut soutenir l'industrie nationale.

P.S. Sur les nénettes (merci d'éveiller ma conscience !)
https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2019/10/09/je-me-souviens-des-nenette/
Pour la cuisine, le thym c'est tous les jours !

pax 09/10/2019 09:24

Les contes d'apothicaire du Taulier sont toujours les biens venus.
Le regain d'intérêt pour ce qui est "sain" et " naturel " redonne du lustre à l'herboristerie.
Il faut savoir que le métier d’herboriste a été supprimé sous le régime de Vichy et rattaché à celui de pharmacien. Il n’existe plus de diplôme reconnu par l’état
Les rares herboristeries existant encore sont celles tenues par des herboristes diplômés d’avant la loi de Vichy. Il n’en reste presque plus qu’une dizaine sur les 4 500 existant en 1941 alors qu’ils en existent plusieurs milliers en Allemagne. Règlementairement seul les pharmaciens ont le droit de vendre les quelques 545 plates autorisées en France. Depuis 2008 il semble qu’il y ait un assouplissement dans la législation qui autorise la vente libre de certaines plantes médicinales (148) et de certaines autres comme compléments alimentaires. Mais les procès contre des pharmaciens même ne sont pas rares. L’industrie chimique et pharmaceutique ne desserre pas les dents.
Certaines universités délivrent un diplôme de phytothérapie mais réservé aux médecins, pharmaciens et vétérinaires alors qu’ils existent 5 écoles formant des herboristes dont le diplôme n’est pas reconnu par l’état.
Une fois encore, ce cher et vieux pays se distingue étant le seul en Europe à ne pas avoir d’herboristes officiels.
Mais cela semble bouger car il y a des projets de loi en préparation.
Les potards qui ont le peau des herboristes en 1941 auront beau crier au loup quand se sera leurs tours de se voir manger la laine sur le dos par « Michel Leclerc obscure – Rembrandt » qui se bat pour pouvoir vendre de la pharmacie *
Le mercantilisme absolu est en marche.

* La stratégie du cher homme est de faire en sorte que tout, mais absolument tout soit commercialisé chez lui. En effet les pharmacies étant encore souvent au centre des villes moyennes et autres villages sont des occasions pour le client de la pharmacie de faire quelques emplettes dans ce qui reste des commerces alentour.

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