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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 06:00
Chronique d’un trancheur de tomates « Le sel de l'existence est essentiellement dans le poivre qu'on y met. » Alphonse Allais…

Dans la touffeur  de ce début de juillet j’étais un homme en cuisine en train de trancher des tomates juteuses que j’allais étendre sur une assiette avant d’y poser des rondelles de mozzarella di Buffala ; une pincée de sel puis d’un coup de poignet léger actionner le moulin à poivre…

 

 

Et là, en un éclair fulgurant, je me suis dit « T’as jamais chroniqué sur le poivre, bougre d’âne ! Ça manque à ta palette de saveurs.»

 

Et puis, j’ai ri en pensant que mes premiers cheveux blancs sont apparus à 33 ans, l’âge du Christ et pendant tout un temps ma chevelure et ma barbe furent poivre et sel.

 

Et pour finir je me suis offert une petite citation poivrée

 

« Ne te laisse jamais embrasser par un homme sans moustaches; ses baisers n'ont aucun goût, aucun, aucun! Cela n'a plus ce charme, ce moelleux et ce... poivre, oui, ce poivre du vrai baiser. La moustache en est le piment. »

Guy de Maupassant Boule de suif (1880)

 

Enfin une pensée pour Annette Poivre et Patrick Poivre dit d’Arvor, le PPDA des défunts Guignols. En 2004, Patrick Poivre, ses enfants Arnaud, Dorothée et Morgane et son frère Olivier déposent une requête en changement de nom auprès des services du Garde des Sceaux, afin d'adopter officiellement le nom Poivre d'Arvor - requête satisfaite en septembre 2005, par décret.

 

« Pèbre d'ai ou « poivre d'âne » est le nom de la sarriette en Provence.

 

L'expression « poivre d'âne » vient du fait que cette herbe est très appréciée des ânes et, parait-il, leur permet d'avoir des érections grandioses. »

 

Lors de mon périple sur le sentier Stevenson, mon âne qui était une ânesse se nommait Sarriette.

 

23 août 2006

Adieu Modestine ! ICI 

 

J’entre dans le vif du sujet :

 

Il y a d’abord le poivre, l’épice des épices.

 

« En Chine comme à Rome son trafic tient un rôle à part, ne serait-ce que par son ancienneté, son volume et sa valeur. Son histoire à elle seule pourrait résumer celle de toutes les épices. Le poivre est synonyme de richesses et souvent valeur d’échange ; le roi wisigoth Alaric prend Rome en 410 ; il exige une rançon de 5000 livres de poivre. Au XVe siècle une expression française dit « Cher comme poivre ». De fait, lorsqu’un historien tente  de mesurer la plus-value qu’engendre ce commerce à la veille des grandes découvertes, il obtient des chiffres impressionnants : si le kilo s’achète un ou deux grammes d’argent aux Indes, il se rachète dix à quatorze à Alexandrie, quatorze à Dix-huit lorsqu’il est stocké au Fondaco dei Tedeschi à Venise ; le dernier acheteur, souvent un gros consommateur du nord de l’Europe, déboursera vingt à trente grammes de métal blanc. Lorsque les Portugais établissent un système d’approvisionnement direct à la source, le prix à l’arrivée est peu ou prou vingt fois celui du premier achat. Même si l’on tient compte des variations séculaires des cours et si l’on rappelle que le commerce du lointain a toujours engendré gros risque et gros profit, cette multiplication reste remarquable.

 

Le poivre est une marchandise dont il suffit d’énumérer les caractéristiques pour comprendre comment se déroulera la course aux épices. Il est de faible volume, rare, cher, exotique et impossible à transplanter en Europe ; il voyage surtout par mer et rapporte à l’intermédiaire bien plus qu’au producteur. Pendant longtemps les Européens ne peuvent s’en procurer que sur des marchés bien précis. Il y a fort à parier que celui qui emportera la course aux épices sera bon marchand, bon marin et bon diplomate. À ce jeu gagnera le plus inventif, le plus malin, le plus souple, parfois le plus cynique. »

 

L’horloge aux épices

 

« À la fin du XVIIe siècle, M. de Villayer fabrique une horloge dont chaque heure correspond à un logement contenant une épice différente. La nuit, on plonge le doigt dans le trou indiqué par l’aiguille des heures, et pour savoir à quelle vitesse passe le temps, il suffit de sucer son doigt. »

 

Les coureurs d’épices Edith Huyghe, François-Bernard Huyghe Payot

 

 

Tout savoir sur le poivre ICI 

 

Enfin, le poivre de Cayenne n’est pas du poivre.

 

« Il y a beaucoup de confusion entourant l'appellation "poivre de Cayenne". Ce dernier est extrait de piments forts du genre Capsicum et il ne doit pas être confondu avec le poivre noir ou blanc qui lui, est extrait d'une plante nommée Piper nigrum L. Le poivre de Cayenne est extrait à partir de cinq espèces différentes de Capsicum: Capsicum frutescens, Capsicum chinense, Capsicum baccatum, Capsicum pubescens et Capsicum annuum (comprenant jalapeño).

 

L'oléorésine de capsicum peut être extraite des piments avec un solvant organique. Cette oléorésine peut contenir de 0,1 à 1,5 % de composés piquants dont le plus connu est un alcaloïde appelé Capsaïcine. Celle-ci est une substance cristalline très irritante qu'on ne retrouve dans aucune autre plante. La Capsaïcine est la source de l'irritation et de la sensation de chaleur produite par les piments du genre Capsicum.

 

Le produit principalement utilisé par les forces policières qu'on appelle communément  "poivre de Cayenne", est en fait une bombe aérosol contenant de l'oléorésine de capsicum ou un autre type d'extrait de capsicum et un solvant qui peut être un mélange alcool-glycol. »

 

Pour finir en beauté Sgt Pepper's Lonely Heart Club Band.

 

« Le huitième album des Beatles, celui qui atteint des sommets dans les palmarès de vente de disques avec plus de 32 millions de copies écoulées, aura 50 ans ce 1er juin. Dès sa sortie, en 1967, Sgt Pepper's Lonely Heart Club Band, s'impose vite comme une oeuvre majeure de la culture pop et un des albums les plus influents. C'est cet album-là que le magazine iconique Rolling Stone hissera ainsi à la toute première place de son classement des "500 plus grands albums de tous les temps". »

 

Et petit coup pour la route avec Poivre d’âne le jaja rien que pour l'étiquette !

 

 

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