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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 00:09

Suite au torchon xénophobe publié par l’histrion de notre rédaction « Vont-ils canoniser en anglais le Grenache à Avignon le dimanche 7 juin ? » http://www.berthomeau.com/article-vont-ils-canoniser-en-anglais-le-grenache-a-avignon-le-dimanche-7-juin-51582338.html  , Hervé Bizeul, vigneron nous pris d’insérer :   Genou-3896.JPG

« Bravo, cher Jacques

Tu réussis en seul billet à exprimer tout ce qu'il y a de plus désagréable et d'énervant dans le Français : la haine instinctive de l'autre, la peur de ce que l'on ne connait pas, la critique d'un évênement auquel on a pas participé et l'appologie de l'appriori, le refus du partage de la connaissance, le choix du plaisir et de l'oisiveté au lieu du travail, la moquerie de la religion et des valeurs, la tentative de détruire l'innitiative privée et locale, le refus de l'internationalisation de notre monde, la manipulation de l'information en citant un bout de texte sortie du contexte, la bêtise crasse de celui qui dit "si c'est en anglais, j'y vais pas" (alors qu'il y avait traduction simultané pour tous et que parler la langue de ceux qu'on reçoit me semble la plus basique des courtoisies), vraiment, tu fais fort et tu te montres sous un jour, comment dire, étrange...

Sache que la conclusion, c'est que les producteurs de Grenache sont désormais un peu plus bienveilants les uns envers les autres, tout simplement parce qu'ils se connaissent un peu mieux et se sentent plus confrères que concurrents désormais.

Mais la bienveillance, hein...

P.S. : toi, on a effectivement pas remarqué ton absence. Mais ta "french attitude" d'un autre age, elle nous a pas manqué. »

 

Le comité d’éthique de « Vin&Cie » face à la gravité de la situation : 

 

-   Prie la Reine d’Angleterre, qui ne nous a pas déclaré la guerre depuis des lustres, d’agréer nos plus plates excuses en tant que souveraine constitutionnelle et chef de l’Eglise anglicane ;

-   Prie sa Sainteté le Pape Benoît XVI, qui est déjà bien à la peine, de ne pas excommunier notre rédacteur baptisé et confirmé au sein de l’Eglise apostolique et romaine ;

-    Prie tous ceux et celle qu’il aurait pu offenser par sa haine de l’autre, son apologie de l’à priori, son refus du partage de la connaissance, sa basse tentative de briser et détruire l’initiative privée et locale, son allergie à l’internationalisation du monde et son goût de la manipulation, de bien vouloir lui pardonner car il est atteint d’un mal incurable : la bêtise crasse. 

-    Prie Nadine de Rothschild et tous les rédacteurs de manuels de « savoir-vivre » à la française de passer outre à ses remarques stupides sur l’usage de la langue anglaise. En effet, comme chacun sait, nos amis anglais lorsqu’ils nous invitent dans leur belle île adoptent notre idiome gaulois ;  

-    Prie Michel Bettane d’être indulgent face à la citation intégrale de son texte par notre rédacteur et d’excuser celui-ci d'en avoir ri. Comme disait ce cher Desproges « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ». Cette remarque s’adressant bien évidemment au plaignant : le sieur Bizeul ;  

-   Prie les producteurs de Grenache du monde entier de comprendre que si le sieur Berthomeau ne s’est pas présenté au symposium c’est primo parce qu’il s’estimait au-dessous du niveau minimal requis, deuxio parce que son goût immodéré pour la compagnie de jeunes écervelées buvant du rosé le mettait dans l'obligation de sécher ; 

-   Prie l’organisatrice du « Chêne Bleu », que l'ami Michel Chapoutier lui avait présenté lors de Vinisud, de faire preuve de beaucoup de philosophie et de mansuétude : ce garçon est plus bête que méchant. De plus lorsqu'il dit s'ennuyer ou plus si on l'accompagne dans sa grossièreté, n'engage que lui et n'a pas pour conséquence de qualifier les exposés du même qualificatif ; 

-   En compensation du préjudice subi par le sieur Bizeul propose de lui décerner le Grand Prix de l’Humour Anglais ;  

-   Comprend parfaitement les participants du Symposium de ne pas s’être aperçu de l’absence de ce représentant de la « France croupie » exécré et exécrable, et bien évidemment comprend plus encore qu’il ne leur ait pas manqué « un seul être vous manque et tout est dépeuplé ;  

-   Indique que les commentaires publiés sur cette chronique sont de la stricte responsabilité de leurs auteurs ; 

-   Remercie François le Débonnaire de son attitude de « médiateur » dans ce conflit qui ne va pas bouleverser la planète vin ; 

-   Comprends aussi totalement le sieur Bizeul de ne pas s’inscrire comme sponsor du Grand Concours de l’été que notre rédacteur indigne de la France du Bien Vivre et du Savoir-vivre ose encore proposer à ses lecteurs...

Sans vouloir dédouaner ce mécréant, nous signalons qu’il fut qualifié par la « France croupie » d’anti-français pour avoir osé répondre en 2001, en faisant un parallèle osé avec la situation de notre viticulture, à la question « pourquoi avons-nous pris une raclée à Azincourt ? » par « ce sont nos certitudes et notre suffisance qui nous ont vaincu, bien plus que les archers anglais. »

- Signale aussi que ce gougniafié n'a fait aucune contre-publicité incitant à ne pas se rendre au symposium puisqu'il a publié sa chronique le matin de l'ouverture et que, vu le crédit dont il dispose, selon le sieur Bizeul, il eut, s'il avait agi de la sorte, purement et simplement pissé dans un violon ; 

 - S'interroge : devions-nous le censurer au nom de l'Entente Cordiale, du Concordat, de l'amitié entre les peuples, de la défense des cépages ?

- Nous attendons vos suggestions, critiques, noms d'oiseaux, costumes bien coupés... et par avance nous vous en remercions.

 

Notes en bas de page : 

 

·    l’utilisation de Achtung pour Attention dans le titre tient aussi du principe de précaution afin de préserver l’amitié franco-allemande ;  

·        « La France Moisie »® étant une AOP Philippe Sollers elle est pourvue des signes légaux.

·        Le rédacteur cloué au pilori par le sieur Bizeul a exercé son droit de réponse en vis-à-vis du commentaire de celui-ci

 

 

   

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Norbert 12/06/2010 07:12



Eh bien, cher Michel, je me réveille pour voir que nous sommes en fin de compte d'accord sur tout! Merci.



Michel Smith 11/06/2010 23:35



Ah, là je te rejoins. Enfin presque. Mais on ne va pas chipoter pour qq pourcentages souvent aléatoires, anecdotiques et uniquement bon pour les fiches techniques destinées aux pros. Comment te
dire... Chez moi dans le Midi j'aime boire, (j'insiste sur "boire"), par exemple, un cinsault ou un carignan (ou blanc) ou même un grenache noir (ou blanc, ou gris), de même qu'en Alsace j'aime
un pinot noir pur (pas tous, bien sûr), ou en Touraine un gamay pur de chez Marionnet. J'ai du mal à expliquer pourquoi je m'emporte quand je goûte un cent pour cent négrette de Fronton "Délits
d'initiés" du Château Laurou. Je crois que c'est le plaisir pur, sans analyse, simple et direct. Après tout, il m'arrive d'en avoir marre des grands vins et du discours qui va de pair. J'aime le
côté spontané du cépage. Même le beurton de Pierre-Jacques Druet (Bourgueil) vinifié en rosé est capable de m'émouvoir. Le reste, les grands vins complexes, ils ne sont dus qu'au terroir et à
l'intelligence du vigneron, peu importe le cépage. Ils séduisent les intellos et les snobs, ou les riches. Un truc qui m'horripile pour le moment c'est le vigneron qui te dit tout de suite, avant
même que tu aies porté le vin à tes narines, l'encépagement et l'élevage de son vin. Quelle faute de goût ! Tout ce qui m'intéresse c'est le nom du vin et son millésime. Peu importe le cépage.
Après c'est l'homme (ou la femme).



Norbert 11/06/2010 21:50



D'accord pour le caractère "pur" de l'Alsace Riesling (à la différence des mentions de cépages des vins du Nouveau Monde qui ne sont en général garanties qu'à 80%). Mais pour le Volnay, ou
le Juliénas, qui ne sont pas des vins de cépage, il faut bien le rappeler, il peut y avoir quelques fantaisies historiques:


Décret n° 2009-1175 du 2 octobre 2009 relatif à l’AOC Volnay :


1° Encépagement :
Les vins sont issus des cépages suivants :
- cépage principal : pinot noir N ;
- cépages accessoires : chardonnay B, pinot blanc B, pinot gris G.


2° Règles de proportion à l'exploitation :
Les cépages accessoires sont autorisés uniquement en mélange de plants dans les vignes. Leur proportion totale est limitée à 15 % au sein de chaque parcelle.


Décret n° 2009-1343 du 29 octobre 2009 relatif à l’AOC Juliénas :


 


1° Encépagement :


Les vins sont issus des cépages suivants :


-cépage principal : gamay N.


-cépages accessoires : aligoté B, chardonnay B et melon B.


2° Règles de proportion à l'exploitation :


Les cépages accessoires sont autorisés uniquement en mélange de plants dans les vignes, leur proportion totale est
limitée à 15 % au sein de chaque parcelle.


 


Bon, il est vrai que dans la pratique, avec les méthodes modernes, et le goût pour la simplicité des vins de cépage, on a fait le tri
dans les parcelles et qu'il n'y a plus ce joyeux désordre... Mais je le regrette: un petit peu de pinot beurot dans un grand cru bourguignon rouge ne lui a jamais fait de mal, au
contraire.



Michel Smith 11/06/2010 08:36



Norbert, ton choix est valable et intéressant. Il me paraît juste un peu étrange. Reste qu'il n'est pas question pour moi d'encourager la consommation "que" de vins de pur cépage... Hormis
bien sûr mon Volnay (pinot noir), mon Juliénas (gamay) ou autre riesling d'Alsace. Pour le reste, on en parlera un jour.



Norbert 10/06/2010 22:22



Pour éviter de passer pour un demeuré, ce qui me gènerait en tant qu'échanson des Papes, je voudrais tout de même, après mûre réflexion, compte tenu de l'ambiance un peu délétère qui règne ici,
ajouter un élément de discussion au débat: à mon humble avis, quand bien même un châteauneuf-du pape serait obtenu uniquement à partir de grenache, je ne boirais pas du "pur grenache", comme
le pense Michel. Pour avoir du "pur" grenache, il faudrait une culture hors sol sous serre et une vinification en laboratoire, complètement en dehors de tout contact avec ce qui représente
une appellation. Ce qui ne m'intéresse absolument pas... Je sors justement d'une dégustation où l'on avait surtout des 100% tempranillo et 100% garnacha ou garnatxa et où l'on ne parlait que des
taux de cépages. Des bocaux de confiture... Mais le plus beau était un rioja de complantation, à l'ancienne: finesse et complexité. Enfin, tous les goûts sont dans la nature, mais j'ai de plus en
plus de mal à savourer le mien et de parler des paysages, des gens, de l'histoire, et pas seulement de ces purs cépages! 



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