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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 00:09

Comme tout Lyonnais le sait, la capitale des Gaules, est arrosée par trois fleuves, aussi majestueux les uns que les autres : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. Je devrais écrire était car du côté du Beaujolais la source a depuis quelques années un fort petit débit laissant la place aux impérieux côtes-du-rhône même qu’Inter Rhône m’a invité à une dégustation exceptionnelle des Vins des Côtes du Rhône Au musée d'art contemporain de Lyon le mercredi 27 Novembre 2013 de 19h30 à minuit. Pure provocation en pleine saison du bojolo nouveau 2013.

 

Deux questions gigognes : mais jusqu’où iront les côtes-du-rhône et où donc s’arrêtent les côtes-du-rhône ?


J’aimerais le savoir !

 

Y’a des gens à Inter Rhône qui sont payés pour me répondre. J’attends.

 

Mais le sujet du jour n’est pas là.

 

Il est à Lyon et au bord de l’Yon.


Lyon, maire Gérard Collomb, troisième ville de France, tout le monde connaît mais pour moi en toute logique le vin de Lyon devrait être celui des coteaux-du-lyonnais. C’est d’autant plus vrai qu’il existe un pot lyonnais qui est une bouteille au fond très épais ayant une contenance de 46 cl dans laquelle on sert le vin dans les bouchons. Rassurez-vous, je ne suis pas du tout  rond, les bouchons de Lyon ne sont pas les bouchons de liège, mais des lieux de perdition où l’on mange bon.


photo403.JPG

 

« Au Moyen Âge, l'unité de mesure est appelée l'Asnée, cette mesure détermine la charge qu'un âne pouvait porter en un seul voyage, qui correspond à 93 litres Puis, au XVIe siècle l'unité devient le pot; il a une contenance de 2,08 litres. Au XVIIe siècle, sa contenance est encore abaissée à 1,04 litre. Ce n'est qu'une loi du XIXe siècle, en 1843, qui fixe la contenance du pot lyonnais à 46 centilitres. C'est au XIXème siècle que le pot lyonnais fit son apparition. Les canuts ou « soyeux », en effet, avaient droit à 50cl de vin payé par le patron. Ces derniers, pour les exploiter un peu plus, firent réduire la contenance du pot de 50cl à 46cl. De cette manière il était donc possible de remplir, avec 1 litre de vin, 2 pots + le verre du patron ! »


Mais que faisait Mélanchon !


Pour appuyer mes dire je vous mets sous le nez un pot lyonnais édité par les coteaux-du-lyonnais.


Mais l’Yon, qui connaît l’Yon ?


Moi bien sûr puisqu’il coulait sous mes fenêtres lorsque j’ai aménagé dans le chef-lieu du département de la Vendée de nombreuses fois baptisée : La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans :


La Roche-sur-Yon, avant 1804 ;

Napoléon-sur-Yon, sous le Premier Empire (de 1804 à 1814) ;

La Roche-sur-Yon, durant une quinzaine de jours en 1814 ;

Bourbon-Vendée, pendant la Restauration (d’avril 1814 à avril 1815) ;

Napoléon, lors des Cent-Jours (d’avril 1815 à juin 1815) ;

Bourbon-Vendée, pendant la Seconde Restauration et Monarchie de Juillet de juin 1815 à 1848 ;

Napoléon, pendant la Deuxième République (de 1848 à 1852) ;

Napoléon-Vendée, durant le Second Empire (de 1852 à 1870) ;

La Roche-sur-Yon, depuis 1870.

carte1_large.jpg

 

L'Yon principal fleuve côtier du département de la Vendée, 56 km, est un affluent du Lay. La rivière s’y jette dans la commune du Champ-Saint-Père, auprès du lieu-dit Noailles. L'Yon prend sa source à la limite des communes de La Ferrière et de Saint-Martin-des-Noyers. Il traverse Dompierre-sur-Yon et entre dans la retenue d'eau de Moulin-Papon, qui alimente la ville de La Roche-sur-Yon en eau potable.


Mais qu’est-ce donc que Le Sang de l’Yon ?


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C’est un vin de pays de Vendée élaboré en biodynamie à partir du cépage négrette, appelé chez nous ragoûtant, par Jean-Marc Tard de Chaillé-sous-les-Ormeaux domaine des deux jumeaux.link 


photo500.JPG

 

Selon Guy Lavignac, avec qui j’ai travaillé au temps de l’ONIVIT, « la négrette fait partie de la famille des cotoïdes avec le côt ou le tannat. Cette famille est issue du vignoble du Sud-Ouest de la France. Au VIe siècle on trouve trace d’écrits mentionnant un cépage noir du nom de « Mavro = noir en grec », cultivé dans cette région. Au XVIIe siècle, on le retrouve sous le nom de « Negret ». La négrette s’est peu à peu fixée dans la Haute-Garonne, le Tarn-et-Garonne, et le Tarn d’où elle a disparu aujourd’hui. Elle est référencée depuis des siècles dans la vallée du Tarn. Jules Guyot la mentionne dans le vignoble de Fronton et celui de Gaillac. Lors de l'accession à l'AOC, seul Fronton la garde, preuve que sa culture avait été délaissée à Gaillac au cours du XXe siècle. »


Pour clore ce grand balayage matinal culturo-vineux je pose deux actes d’importance :


-         J’ai empli le pot de Lyon du Sang de l’Yon par pure provocation ;


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-         Je vous propose de découvrir par pure provocation un coteaux-du-lyonnais blanc 2012 du Domaine Clos Saint-Marc link


photo406.JPGphoto407-copie-1.JPG

 

Pour les petits parigots têtes de veaux et leurs petites dévotes je précise que j’ai acquis :


-  Le Sang de l’Yon chez L’amitié Rit à Montreuil link


- Le coteaux-du-lyonnais blanc 2012 du Domaine Clos Saint-Marc à la cave des pailles rue Daguerre link 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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