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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 11:00

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Nous, les gens du vin, dans les vieux pays producteurs de vin, passons notre temps à nous envelopper dans l’étendard de nos traditions du vin, dans les 3 couleurs de notre Histoire, pour nous vanter de le respecter, d’être soucieux de le traiter comme un convive supplémentaire à nos tables.


Est-ce la réalité ?


« Paroles, paroles, paroles… » chantait Dalida.


En prenant des accents gaulliens nous devrions proclamer « Vin, outragé ! Vin brisé ! Vin martyrisé ... »


J’exagère me direz-vous…


Alors lisez donc ce qu’écrit Claude Langlois du Journal du Québec.


« Quand je vais dans un resto chez nous, que je commande une bouteille de rouge et que le garçon me la sert à 30 degrés, je m’énerve.


Mais quand je vais en France, en Italie, en Espagne ou au Portugal, et qu’on me sert aussi ma bouteille à 30 degrés, je ne m’énerve plus. Même si je devrais peut-être, remarquez.


C’est qu’il y a longtemps que j’ai compris que dans les pays producteurs de vins, le vin est une boisson comme les autres, même plus banale encore que les autres si ça se trouve, avec laquelle on est né, mais surtout avec laquelle sont nés les arrière-grands-parents, les grands-parents et les parents (qui en boivent encore, d’ailleurs, les pauvres, mais beaucoup moins les jeunes pour qui il est un peu ringard), et c’est la raison pour laquelle on le sert sans lui porter grande attention. » la suite ICI link


Ça nous donne à nous Français d’autant plus à réfléchir que les critiques de notre cousin de la Belle Province prennent leur source chez nos voisins italiens pourtant réputés pour la qualité de leur accueil et de leur service…


Voilà un beau chantier pour nos belles interprofessions qui pourrait dépenser les picaillons des CVO à bien meilleur escient en finançant d'actions visant à l'amélioration du service du vin aux clients des cafés, des bars et des restaurants...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Michel Smith 24/10/2013 18:47


Ben oui, quoi : y'a rien de sorcier. Une bonne armoire vin bien réglée ou un sceau avec beaucoup d'eau et un peu de glace. Quand je demande ça, dans bien des cas j'ai l'impression de demander la
lune. Sauf chez Ma Cad qui me tend parfois des Embuscades...;-)

EmbusCad 23/10/2013 22:18


Pfff... c'est d'un chiantesque... le vin, les mots du vin, les maux du vin, et comment on le bouche, et comment on le débouche,  et la température du
vin... rien d'autre? C'est un peu comme le fameux "Mort aux cons" : vaste programme disait Je ne Sais Plus Qui.


Tout devrait être dit dans ces deux phrases brillamment écrites par moi-même ci-dessus, que j'estime extrêmement sensées et pourtant les débats tant à propos des cons et de leur issue
(incontournable et sans surprise – finir cramé ou six pieds sous terre) que de la température du vin (sans surprise non plus : soit glacé, le cul dans une bassine à faire pâlir d'envie tous les
"hémorroïteux" du monde, soit plus chauds que le plus diabolique des enfers mais la BONNE température? Peut-être au Purgatoire? Allons-y voir!)


Bref on redonde, on nous ressert les mêmes soupes, toujours les mêmes pauvres soupes. On laisse la gamelle au chaud, quand elle se vide on rajoute un peu de légumes un jour, un peu de flotte le
lendemain. Aussi n’est-elle jamais bonne, ni à la bonne consistance, ni assez assaisonnée, ni très digeste sauf à avoir un système digestif bien adapté aux bactéries et autres saletés qui
crèchent et baisent vaillamment dans le potage.


 


Mais revenons-en au vin, pour moi, le vin, il est à la bonne température quand Michel Smith me dit « Parfait. Il est à bonne température ».  


Faut pas être sorcier, ça dépend de la couleur du vin, ça dépend de la température de la pièce : ça dépend surtout de Michel Smith. Invitez-le à votre table quand vous aurez à ouvrir une
boutanche. En 2 temps 3 mouvements vous aurez tout pigé.
Après son cours à propos des températures ne lui servez surtout pas de café, vous risqueriez de vous fâcher. Envoyez le plutôt chez votre pire ennemi.


 


Ouais, parce qu’on parle tout le temps de pif et jamais de kawoua. Pourtant, y en aurait des trucs à dire...

Jean Natoli 23/10/2013 22:02


Toutes ces remarques sont du bon sens à l'état brut. Et nous sommes tous fautifs de l'oublier si souvent...


Pour nous le rappeler, heureusement qu'il y a Nadine, Michel Smith, Jacques Puisais et l'autre Jacques qui en fait un sujet de blog bienvenu (très en forme le Jacques en ce moment, non ?)
Jean Natoli 

Denis 23/10/2013 18:51


Depuis un arrêt au feu restaurant Le Bouchon du boulevard Saint-Laurent à Montréal où je me suis vu servir une soupe tiède et un beaujolais presque aussi tiède j'utilise le critère de la
température de service pour évaluer la table. Je m'attends que le beaujolais me soit servi frais et la soupe chaude. Si tel n'est pas le cas, je quitte immédiatement.


Ce n'est pas au client à faire l'éducation des restaurateurs.


Le record est dans le quartier des théâtres de Manhattan: des bars à vin servent en plein hiver leur vin à plus de 21 degré C! Un avantage de ces bars est que le fromage arrive à température.
Pour le vin, il vaut mieux se réfugier sur un bon cognac.

Pascal Perrat 23/10/2013 18:05


Très chaud, souvent, mais glacé très souvent, ce qui n'est pas mieux.

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