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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 07:00

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À la cellule « opération Chartrons » ce brevet décerné par un maître en la matière nous ravit. C’est tiré de Verbatim III d’Attali, le Saint-Simon à l’œil en trou de la  serrure du château de Tonton : 


« Dimanche 22 janvier 1989


…  Alain Juppé fustige la gauche la plus pourrie du monde. Le président est blême de fureur: « Se faire donner des leçons de morale par ces gens-là..., soupire-t-il. Le premier adjoint aux finances de la ville de Paris, l'homme clef du RPR! Le cynisme lui a toujours tenu lieu de colonne vertébrale... ». À la même époque, de son côté, Michel Rocard, Premier Ministre, estimait que le Président ne tenait plus rien, qu'il conduisait les socialistes à la catastrophe électorale, qu'il fallait donc s'en démarquer le plus possible. Quelqu'un rapporte à Attali que Rocard aurait dit: « Mitterrand, aujourd'hui, c'est le cynisme à l'état pur. » Avec le recul, les éléphanteaux du PS, y compris ceux qui se sont tirés comme Mélanchon, payent plein pot les ambiguïtés du Machiavel de Jarnac. L’autre jour j’ai croisé, dans le TGV Paris-Dijon, ce pauvre Christian Paul, l’héritier de la  troisième circonscription de la Nièvre chère au père François, si c’est ça la relève, les fameux frondeurs, je vais me faire moine dare-dare. Des couilles molles qui n’ont pas mouftés face à Mitterrand, je cite encore Attali :

 

« Samedi 7 juillet 1990


Bernard Tapie annonce la prise de contrôle d'Adidas. François Mitterrand: « Quelle réussite! Cet homme est un gagneur. Il faut l'avoir avec nous. Peut-être au gouvernement. »


Pas entendu à l’époque le Mélanchon, et ses supplétifs encore planqués au PS, ouvrir leur grand clapoir contre le capitalisme prédateur. Bref, toute cette volaille socialiste courbant l’échine, avalant toutes les couleuvres du florentin, va se faire plumer. Elle a beau piailler, s’agiter du croupion, se dresser sur ses petits ergots, elle a surtout la trouille de se retrouver au tapis après les défaites annoncées, la déroute, la bérézina. Les bases de replis vont se faire rares avec le basculement des Conseils Généraux et Régionaux et toutes ces poules mouillées s’inquiètent. Nous suivons leur cas avec attention pour pouvoir  pratiquer, en temps et en heure, une thérapie efficace. Les crêpes ça se retournent  facilement avec un bon tour de main.


Et pendant ce temps-là, en ces fêtes de fin d’année, le fraichement élu président de l’UMP, le grand rassembleur, a souhaité aux Français de « laisser de côté les soucis et les préoccupations quotidiennes ». Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, le sauveur du monde libre, l’érecteur  du G20, a exaucé son vœu en offrant, façon de parler, de belles vacances de Noël au Maroc à sa petite famille. C’est un être simple, mais il aime en jeter à Carla et à leur fille Giulia puisqu’il a fait du RnB dans l’un des palais du roi Mohammed VI à Marrakech. Une modeste bâtisse perdue dans quelques 120 hectares où le conducator de l'UMP avait déjà ses habitudes lorsqu’il était président de la République. Cerise sur le gâteau, notre Nicolas, qui court comme un canard et fait du vélo comme Robic, a pu assister au match entre le PSG, son équipe de cœur, et l’Inter de Milan avec son ami, l’émir du Qatar, invité par le roi du Maroc. Les mauvaises langues disent aussi, et elles sont légion à l’UMP, qu’il pourrait également croiser le rejeton des Balkany, Alexandre. Par bonheur, ses parents sont eux restés « cloués en France, la justice ayant privé Isabelle Balkany de passeport. »


Fourmis besogneuses nous collationnons tout ce qui se publie pour distiller de bonnes infos sur le modeste train de vie du grand rassembleur.


« Ses revenus de cadre dirigeant. «J’ai fait de la politique pendant trente ans et je n’ai jamais touché un centime !», a-t-il récemment asséné à un visiteur médusé. Mais ce n’était pas si mal. A l’Elysée, il s’était octroyé un salaire de 19.331  euros net, soit 173% de plus que Jacques Chirac. Quant à son patrimoine, il avait déclaré au début de son mandat 2,5  millions d’euros en assurance vie. Redevenu un citoyen ordinaire, il touche une confortable retraite d’environ 15.000  euros par mois (il cumule sa pension de député, de conseiller général et de président). Ainsi que les dividendes (4.800  euros mensuels en 2013) versés par son cabinet d’avocats, Arnaud Claude et Associés, dont il détient toujours 34% des parts.


Ses conférences jackpots. Mais c’est surtout grâce à ses fameuses conférences payées à l’étranger que Nicolas Sarkozy a «fait du fric», comme il en rêvait. Un de ses hôtes en Amérique latine raconte : «Dans le secteur, c’est le Français le plus cher, juste devant DSK : il demande entre 100.000  et 130.000  euros pour un discours de 45  minutes, auxquels il faut ajouter des billets en première pour lui et son officier de sécurité.» Sa cote serait supérieure s’il maîtrisait l’anglais. Il peut assurer quelques bons mots en VO, mais rien de plus. Bilan : avec une vingtaine de speechs, en Corée, au Qatar, au Congo, ses prestations lui ont rapporté près de 2  millions d’euros. A l’instar de Tony Blair, son «parrain» dans ce business, c’est le Washington Speakers Bureau qui vend sa personne. Tandis qu’à Paris, Consuelo Remmert, la demi-sœur de Carla Bruni, coordonne cet agenda pour 7.000 euros mensuels. Elle appartient au staff payé par l’Etat auquel a droit l’ancien président : 2 chauffeurs et 7 collaborateurs.


Ses entrées dans les palaces. «Il mène une vie très simple», assure Franck Louvrier, son ­ancien communicant à l’Elysée. Assez chic quand même. Vérification faite, ­Nicolas Sar­kozy continue de fréquenter les palaces, comme le Royal Monceau, pour sa somptueuse piscine dessinée par Philippe Starck (190  euros l’entrée), ou la table trois étoiles du Bristol. Et s’il a rangé sa Rolex trop voyante, c’est pour la remplacer par une Patek Philippe, à 43.000  euros, offerte par son épouse. La collection de ce grand fan de montres compterait deux Rolex, une ­Girard-Perregaux, deux Breitling et une Breguet. «Il vient de loin, vous savez, explique son ami Laurent Dassault. Quand je l’ai connu il y a trente ans, il prenait le métro et il n’avait pas honte.» Vu comme ça… Côté logement, ce n’est pas mal non plus. Grâce à Carla Bruni, il occupe un hôtel particulier – l’ancien domicile d’Hubert Boukobza, le roi des Bains Douches – pour un loyer très modeste vu le lieu. Près de 6.000  euros par mois selon nos informations. »

 

Le tout ICI link


Émilie ayant filé dans sa belle Saab vers des terres hospitalières pour fêter le nouvel an, je me suis offert un réveillon de moine. 2015 démarre sur les chapeaux de roue, je me sens fringuant comme un jeune premier.


Méditation


Laurent Fabius: « Des ringards à la tête du parti, des ringards au gouvernement, ça donne un résultat ringard! »

 

Pierre Mauroy: « Bravo pour l'ouverture! Maintenant on y va, mais la corde au cou... »

 

Michel Delebarre: « Les gens voulaient avoir Mitterrand, plus l'ouverture. On leur a servi le même ragoût qu'en 1981. Le défilé des revenants: c'est un vrai cauchemar! Avec, en prime, des relents d'union de la gauche. Une totale! Les électeurs ont compris cinq sur cinq que l'ouverture, il fallait la rendre obligatoire... »


Lionel Jospin: « On a changé de discours entre les deux tours: l'effet a été désastreux. On a cumulé les deux inconvénients, celui de l'ouverture et celui de: à gauche toute! 'Un élève en première année de communication n'aurait pas fait cette erreur! »


C’était le dimanche 12 juin 1988… C'est Tonton qui avait composé le gouvernement. Grand bonheur Émilie est rentrée vendredi, nous fêtons ça !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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Aredius 04/01/2015 10:22


Si je comprends bien, Sarko comme notre François n'a pas ses sous dans des actions. Comme Sapin, qui a des bijoux anciens (hors Isf) et des terres, ils ne sont pas de vulgaires capitalistes.


Je comprends aussi que Sarko est le meilleur de tous en zéphologie et en pipeautique. Et je suis sûr qu'il ne pratique pas la tétratomie capilaire longitudinale dans ses conférences.


Fonctionnaire, j'ai acheté des actions françaises d'entreprises avec lesquelles j'avais des relations (stages étudiants, recherche) il y a quelques années. J'en ai offert à mon fils (des
entreprises qui l'avaient reçu en stage). Et mon fils m'a dit "arrête de me faire ces cadeaux empoisonnés ! les frais de garde me coûtent plus que les dividendes". J'ai tout vendu. Je suis devenu
un bon français. Caisse d'épargne, assurance-vie sans actions, obligations d'Etat.


Et c'est ainsi que presque tous les jours, en écoutant la radio, je me sens mal. C'est par la faute de gens comme moi, comme ma progéniture, que la France se fait acheter ses entreprises.
Maintenant, les entreprises françaises sont plus achetées qu'elles n'achètent.


Le prochain livre de M.H. traitera des Chinois. M.H. est déjà dépassé avant d'avoir sorti son bouquin.


P.S.


Notre François va-t-il me répondre demain sur France Inter ?


http://lefenetrou.blogspot.fr/2015/01/lettre-notre-francois-president-de-la.html

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