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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 07:00

Vivre reclus me profitait. J’écrivais. Claire me nourrissait comme si j’étais un poulet de grains. Casqué, je tirais des bords la nuit dans Paris sur mon urban cycle. Buvais de l’eau. Dormais comme un bébé. Je m’allégeais. Émilie me manquait. Je résistais. Perdurais. Et puis, dans ma messagerie, une invitation m’est tombée dessus. J’aurais dû la jeter à la poubelle mais je ne l’ai pas fait car j’ai la manie de presque tout garder au cas où. Il faut dire que ça sentait le soufre, j’ose même écrire le foutre, vu que Dodo le pointeur du Sofitel serait de la partie. En effet Anne H, la madone d’la com. de crise, l’indispensable réparatrice des affligés : tel ce pauvre Jérôme le parjure, fêtait ses 47 ans. Vu du simple pékin rien qu’un banal anniversaire, sauf que le banni des socialistes, du 2 au 20 février 2015,doit répondre devant le tribunal correctionnel de Lille, avec douze autres personnes, du chef de « proxénétisme aggravé en réunion » – dossier dans lequel une demi-douzaine de journalistes de Libération, de L’Express, du Figaro et du Monde sont mis en examen pour « recel de violation du secret de l’instruction ». Ça sentait une jolie petite manœuvre pour redonner des couleurs acceptable à l’ex du FMI et ça m’a excité. J’en ai touché deux mots à Claire qui a sauté sur l’occasion « youpi, nous y allons ! » Nous y sommes allés à vélo. Ma Claire était toute en beauté et de la voir pédaler ainsi sapée comme une reine me faisait zigzaguer. Je plaisantais « Prends garde à Dodo mon cœur tu vas faire exploser sa libido ! » Elle riait aux éclats.

 


Ils sont venus, ils sont tous là les vieux potes du PS, Strausskaniens de toujours, Camba en tête flanqué du numéro deux du parti, Guillaume Bachelay, suivi par Le Guen le porteur d’eau, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement ; Jean Veil le fils de Simone, des anciens collègues d’Euro RSCG, telle Nathalie Mercier, directrice de la communication du Musée du quai Branly, naguère chargée de l’image de Valérie Trierweiler, des sondeurs tel Brice Teinturier d’Ipsos ; la faune médiatique entraînée par l’inoxydable Elkabbach flanqué de l’ex de la LCR Michel Field ; le président du directoire du Monde, Louis Dreyfus, suivi par la caravane des « rubricards » politiques, des investigateurs de télévision… j’en passe et des mauvais pour ne pas leur faire de peine. Bien sûr, l’inusable Stéphane était là. Je le charriais « Alors ma poule, tu n’as pas demandé à ton pote Norbert le Forestier de t’accompagner ? Quel dommage, ma belle amie Claire aurait adoré le rencontrer. Elle est folle de ses bottes ! » Il en fallait plus pour le démonter, il prenait Claire par le bras pour aller la présenter à DSK. Moi j’en profitais pour baguenauder, serrer des pinces, lancer des vannes sur le revirement de jurisprudence dites du Carlton, lorsque « tout juste revenue de Lille, où elle célébrait les 90 ans de l’Ecole supérieure de journalisme en invitant à « se méfier des connivences », la directrice éditoriale du Huffington Post, Anne Sinclair, avait aussi tenu à fêter l’anniversaire de son amie, signe que les ennuis judiciaires de DSK n’ont pas éloigné les deux femmes » comme l’écrira Ariane Chemin dans le Monde. Mais le clou de cette soirée privée si merveilleusement publique fut l’arrivée du catalan, notre jeune Premier Ministre. Comme le fit remarquer un hypocrite, sidéré par le mélange des genres (sic) présent, à madame Chemin la de La Rochefoucauld du XXIe siècle, « C’était comme dans la salle des Quatre-Colonnes » à l’Assemblée« les journalistes se sont pressés pour l’entourer ». Et écouter le premier ministre se désoler de « la crise des élites » qui abîme la France d’aujourd’hui.


Le Catalan « Je le connais comme si je l’avais fait. Je le regarde grandir depuis plus de vingt-ans. So énergie me fascine. Je le revois quand il jouait les porte-serviettes de Michel Rocard, au début des années quatre-vingt. Il avait une tête de chérubin, d’adolescent romantique égaré, à la recherche de sa famille […] En coulisse, il jouait sa partie, travaillant inlassablement son image, celle du rebelle, du rugueux, de l’homme sans concession, dur au mal. J’avais remarqué cette crispation  dans la mâchoire qui lui donnait toujours l’impression de serrer les dents contre un ennemi invisible. Il avait un côté petit cousin de la famille qui met le pied dans la porte avec acharnement pour se retrouver dans la pièce des grandes personnes […] Lui  était un mitterrandien chez Rocard. Moi, un rocardien chez Mitterrand […]  Il ne croyait pas à ma bonne étoile. Il a longtemps fait partie, sans être un ennemi, des grands sceptiques me concernant. Pour lui comme pour beaucoup d’autres, j’étais un intérimaire à la tête du PS, une pièce de rechange. Il a servi de nombreux éléphants avec toujours la même passion, la même fougue […] Est-il mon antithèse ? Il me ressemble au moins sur un point. En politique, il n’a ni dieu ni maître. Il a beau répéter qu’ile un disciple de Georges Clémenceau, le « Tigre », il change de champion dès que les circonstances l’exigent. Comme moi, il se nourrit des uns et des autres au gré des mouvements de la planète politique. Comme moi, il s’est toujours refusé à constituer une écurie officielle autour de lui. Il considère le PS comme un astre en voie d’extinction et le clame imprudemment. »

C’est de Raffy dans la peau de moi Président de la République… Manuel est venu me saluer. Je lui ai présenté Claire. Il m’a dit « Tu as toujours eu bon goût… »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

patrick axelroud 19/10/2014 18:40


Que nos con patriotes voient un sex toy dans ce machin vert plutôt que le sapin évoqué par l'artiste est très révélateur de leurs préoccupations essentielles. Il est vrai que pour les zurbains il
y a longtemps que le contact avec la nature est un lointain souvenir et que ce réflexe est à rapprocher de la méconnaissance des chères têtes blonde pour qui le poisson est un bâtonnet panné.
Mais après tout ce sapin, ce n'est peut être que l'arbre qui cache la forêt.

Aredius 19/10/2014 11:01


Je pensais que le "plug anal" de la place Vendôme aurait inspiré notre blogueur quotidien !


http://lefenetrou.blogspot.fr/2014/10/le-plug-anal-sex-toy-de-la-place.html


Merci pour mon feuilleton que je ne manque pas avant d'aller avec ma petite reine chercher mon pain quotidien.

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