Mardi 23 octobre 2012 2 23 /10 /Oct /2012 10:30

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Jean-Paul LUBOT, à droite sur la photo en compagnie de Bruno Retailleau, né à Antigny, en Vendée mon pays, patrie de mon beau-frère, est bien sûr le Directeur Général délégué du Groupe Marie Claire et éditeur de Marie Claire et de la Revue des Vins de France. Je le connais à ce titre mais aussi parce qu’il est le Président, quasi-autoproclamé, du CERCLE des VENDÉENS, un  truc chic sponsorisé par le Président du Conseil Général de ce département : Bruno Retailleau ex petite main du grand sabreur Philippe de Villiers. J’en suis sans doute pour plus très longtemps.


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En effet, en Vendée, à Notre-Dame de la Forêt, à l’école d’Agriculture de la Mothe-Achard, nourri au lait des très chers frères de la Confrérie de Louis Grignon de Montfort, j’ai été éduqué suivant des principes moraux dont celui de l’honnêteté, intellectuelle et matérielle. Alors ne pas payer son addition au restaurant sous prétexte que l’on va en faire la promotion dans un magazine, MARIE-CLAIRE en l’occurrence, participe du galvaudage de la morale publique, à des mœurs de « quasi-racketeur » profitant de la force pour imposer à des artisans, les patrons de restaurant, des pratiques qui sont contraire à l’éthique. Et que LUBOT ne vienne pas me chanter que c’est la règle dans le milieu car ce milieu-là n’est pas le mien. Ma petite entreprise Vin&Cie l’espace de liberté paie ses additions au restaurant. C’est son honneur.


Je ne mettrai plus jamais les pieds au CERCLE VENDÉEN ma mémé Marie et mon pépé Louis ne le comprendraient pas.


Lisez ce qui suit vous serez édifiés. Comme ce cher « Charles Henri Orliac, bloggeur escroc se faisant inviter avec femme et enfant dans les tables et hôtels de France, buvant les meilleurs bouteilles de la carte des vins et exigeant des chefs qu'ils cuisinent des légumes pour son chien... » LUBOT demande à être invité et, bien sûr, il sera accompagné.

 

Tout y est, menace, morgue, grossièreté… dans quel monde vivons-nous. C’est affligeant ! Moi je me casse avec l’envie de balancer la célèbre formule de Sarkozy au salon de l’Agriculture mais, comme je suis bien élevé, je me contente de l’ignorer. Quelle suffisance ! Et ça se dit faire partie de l'élite (voir une prochaine chronique sur ce thème)


De : "Carine DARMON"

Date : 19 oct. 2012 15:13


Objet : TR: Parution dans les pages "PARIS" du magazine Marie Claire du mois de janvier 2013 de votre établissement "Chez Vivant"

Cc : "Jean-Paul LUBOT"

 

Bonjour,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que votre établissement a été sélectionné par le magazine Marie Claire pour figurer dans la rubrique «le Paris de Jean-Paul Lubot», Directeur Général délégué du Groupe Marie Claire et éditeur de Marie Claire. Ce sujet paraitra dans le numéro du mois de janvier 2013 dans les pages « Paris ».

Afin de mettre en valeur au mieux votre établissement, nos équipes vous enverrons un photographe. Celui-ci prendra contact avec vous dans les prochains jours afin de convenir d’un rendez-vous pour des prises de vues.

Jean-Paul Lubot connaît votre établissement mais souhaiterait venir à nouveau dans votre restaurant pour tester et échanger sur votre carte.

Pensez-vous qu’il soit possible de l’inviter pour un diner à votre convenance ? Il sera accompagné.

En vous remerciant,


De : "Pierre Jancou"

Date : 19 oct. 2012 18:23

Objet : Re: TR: Parution dans les pages "PARIS" du magazine Marie Claire du mois de janvier 2013 de votre établissement "Chez Vivant"


Je n'ai jamais invité un journaliste en 24 ans de carrière dans la restauration.

Votre démarche me semble louche et frauduleuse.

Cordialement,

Pierre Jancou

Vivant


De : "Jean-Paul LUBOT"

Date : 20 oct. 2012 21:18

Objet : Re: TR: Parution dans les pages "PARIS" du magazine Marie Claire du mois de janvier 2013 de votre établissement "Chez Vivant"

À : "vivant resa"

 

Bonsoir,


C'est une démarche extrêmement classique pour tester les cartes des restaurants, échanger avec vous et écrire les articles.


Marie Claire est le premier magazine féminin haut de gamme français (485 000ex / mois) et est reconnu pour son professionnalisme depuis plus de 50 ans. L'édition parisienne, dans laquelle vous étiez censé apparaitre, est diffusée a près de 100 000ex et touche près de 500 000 personnes habitant Paris et la région parisienne.


Vous avez le droit de refuser notre requête sans pour autant être insultant.


Nous en prenons bonne note, le regrettons et vous retirons de notre sélection.

 

Cordialement.

Jean-Paul LUBOT

Directeur General délégué

Groupe Marie Claire

 

De : "Pierre Jancou"

Date : 21 oct. 2012 12:06

Objet : Re: Leur réponse est délicieuse

 

Si Vous avez l'habitude de Vous faire inviter au restaurant Vous n'êtes pour moi absolument pas un journaliste gastro.

Continuez  à vous occuper de mode ce sera mieux pour tout le monde.

Pierre Jancou

 

De : "Jean-Paul LUBOT"

Date : 21 oct. 2012 14:34

Objet : Re: Restaurant vivant

À : "vivant resa"

 

Je vois que vous n'avez absolument rien compris et que vous êtes définitivement désagréable.

Je n'ai jamais dit que j'étais journaliste gastro. Je suis l'éditeur de M Claire et DG du groupe (90 mags dans 35 pays). Tous les mois, nous faisons un "Paris by un membre de MC. Et c'est dans ce cadre qu'est intervenue notre démarche. Vous avez le droit de refuser sans être odieux.

Vous êtes le seul à réagir de la sorte... Et de manière aussi agressive. Les autres ont bien compris que c'était une opportunité de mise en avant de leur établissement dans un grand magazine. Et ils souhaitent naturellement organiser un moment de convivialité pour échanger...Vous n'avez rien compris et fait que confirmer votre pingrerie bien connue du milieu. Cet échange est désormais clos. Vous me faites perdre mon temps.

 

Cordialement

 

Jean-Paul LUBOT Directeur Général délégué Groupe Marie Claire


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Commentaires

un peu gonflés ces mecs qui se font régaler ... Je suis d'accord avec le taulier !

Commentaire n°1 posté par stan le 23/10/2012 à 10h49

Ce sont ces Lubot-là qui contribuent de plus en plus à pourrir la presse. Le père Prouvost doit se retourner dans sa tombe ! Vous vous rendez compte : un dirgé qui doit gagner dix fois plus que moi n'a même pas les moyens de payer sa note de restau ! Où va-t-on ?

Commentaire n°2 posté par Michel SMITH le 23/10/2012 à 11h00

Non ce n'est pas la règle du "milieu" - je n'en suis pas mais j'y ai des copains. D'ailleurs, la plupart des testeurs sérieux ne se font pas annoncer, pour être sûr de manger comme M & Mme Toutlemonde.

Commentaire n°3 posté par Lalau le 23/10/2012 à 11h03

Orliac et Lubot, même combat !

Enfin, l'un est un petit commerçant, et l'autre une grande surface.

En tout cas, bravo au patron de l'établissement, je trouve sa réponse assez couillue, compte tenu du calibre de l'écornifleur

Commentaire n°4 posté par Rocky le 23/10/2012 à 11h08

C'est trop la classe ! Nous relayons sur le site du vin des cousins, et on lui propose une autre "combine" : faire le tour des petites mains de la rédaction (secrétaire, hotesse, standardiste, c'est connu le petit personnel est généreux) en tapant un ou deux tickets resto à chaque fois, il pourra ainsi se faire "Chez Vivant" à moindre frais !

Commentaire n°5 posté par Camilo le 23/10/2012 à 11h11

Suggestion : le Taulier pourrait lui fournir la liste de toutes les cantoches des ministères parisiens qu'il (l'escroc) pourrait taper pour bouffer à l'œil. Après sa bande de pisses-copies nous feraient un reportage bidoné pour que le petit peuple ait une idée des menus en gloutis par nos chers fonctionnaires, les hauts et les bas. je parie que l'Agriculture doit être bien placé...

Commentaire n°6 posté par Reggio le 23/10/2012 à 16h21

cher Reggio,

Ne pas tout mettre dans le même sac il faut distinguer la salle à manger du Ministre où il reçoit des invités officiels et la popotte où les membres du cabinet mangent et payent (de mon temps c'était ainsi) les hauts fonctionnaires à l'agriculture vont à la cantine comme tout le monde et payent en fonction de leur indice de salaire.

Rien de luxueux au Ministère de l'Agriculture les tables chics sont l'Elysée, les Présidence de l'AN et le Sénat où les caves sont bien pourvues... et pas qu'avec des GCC...

Réponse de JACQUES BERTHOMEAU le 23/10/2012 à 16h37

Reste que ces procès en ligne, dans lesquels un simple échange de mails suffit à condamner une personne, peuvent filer la gerbe

Commentaire n°7 posté par candor le 23/10/2012 à 22h17

«  Ainsi s'est terminé sur du papier jauni
Cet échange de lettres
Que j'avais découvert au détour d'un été
Sous les tuiles enfuies d'une maison fanée
Au coin d'une fenêtre.
Dites-moi donc pourquoi ça s'est fini si tôt .... » (Maxime Leforestier)

 

Extraordinaire échange de courrier indeed. Ce qui « m’espante » (en français du Roussillon dans le texte), c’est que ce genre de bonhomme ( Rocky, pourquoi l’appelles-tu un « calibre » ?) passe son temps à entretenir une correspondance de ce type. Combien cela gagne-t-il, un DG chez Marie Claire ? Et on le paie pour cela ? Ils auraient mieux fait d’engager Jean Edern, avant que les sbires de Tonton ne lui cassent son joli vélo : au moins le vitriol aurait-il eu du goût !

Commentaire n°8 posté par Luc Charlier le 24/10/2012 à 08h10

Je suis estomaqué par votre article. Je trouve ça purement et simplement scandaleux, peut-être encore plus parce que je connais des gens du métier, et que JAMAIS je n'ai entendu parler de journaliste gastro de bonne réputation exiger de se voir offrir le repas (ainsi qu'à leur invités, bien sûr, sinon c'est trop facile).

On sait désormais que la déontologie, et la politesse, n'étouffent pas le directeur de Marie-Claire. On sait également ce que vaut sa superbe "sélection", composée en fait des restaurateurs qui n'ont pas osé refusé son simili-racket. 

 

Si j'étais journaliste à Marie-Claire, je l'aurais mauvaise : en tant que lecteur, comment croire désormais à toute sélection au sein du journal ? Si au plus haut niveau, on se permet ce genre de comportements...

 

Quand à l'accusation de "pingrerie", c'est la cerise sur le gâteau de cette histoire. Un restaurateur qui ne veut pas être corrompu ou corrupteur vis-à-vis des journalistes couvrant son domaine serait donc un "pingre" selon Mr le directeur ? De mon point de vue, ce serait plutôt un "restaurateur compétent" et qui a autre chose à faire de sa vie que de brader son travail pour corrompre des journalistes...

 

Bref, merci d'avoir "outé" de telles pratiques, pitoyables et honteuses, qui (malheureusmeent) rejaillissent négativement sur tous les journalistes (et restaurateurs) qui font correctement leur métier. Je vous ai fait un peu de pub sur Twitter, du coup (Mr le directeur y est sous le nom de @JPLUBOT ).

Commentaire n°9 posté par Moktarama le 24/10/2012 à 08h55

Lubot est moi n'avons pas du apprendre le vocabulare aux pages des mêmes dictionnaires : ce qu'il appelle pingrerie j'appelle ça compromission. Et une fois de plus je constate que rares sont mes confrères sollicités qui osent refuser. Comme dit un certain, "ils peuvent s'acheter une paire de couilles, ça ne fera pas double emploi". Mais comme il faut avant tout voir que le verre est à moitié plus plein plutôt qu'à moitié vide, je salue Pierre Jancou.

Commentaire n°10 posté par scadio le 24/10/2012 à 09h23

Bonjour,

 

Nous venons de procédé à l’annulation de votre abonnement à compté du numéro 567.

 

Cordialement

Service Abonnement

larvf@everial.com

 

Voilà, ça c'est fait (et je vous promets que les fôtes sont d'origine).

Entre les échanges ci-dessus, la vacuité du n° d'octobre, et le positionnement de A Gerbelle dans son désaccord avec Hervé Bizeul, ce n'était plus possible de cautionner financièrement cette presse de compromissions, voire de collusions si j'en crois la descritpion faite ici-même du fonctionnement de la rubrique brèves.

 

cordialement,

Patrice

Commentaire n°11 posté par patrice trempil le 24/10/2012 à 10h56

Jancou crache sur les DG et allège la note des deux étudiants venus discuter vin nature. Vivant et classieux, comme ses vins et comme sa cuisine: raison de plus pour y retourner ! 
Bravo également à M. Berthomeau qui confirme, s'il en était besoin, qu'il a les idées bien en place. 

Commentaire n°12 posté par Félix le 24/10/2012 à 11h12

Pauvre personnage ! Et comment peut-on avoir envie de le défendre???

Un fidèle lecteur vendéen !

 

Commentaire n°13 posté par Goutonsvoir le 25/10/2012 à 15h53

C'est bien ; ça a fait réagir. bonne initiative Monsieur Berthommeau : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/25/01016-20121025ARTFIG00584-un-patron-de-marie-claire-refoule-par-le-chef-d-un-bistrot.php

Commentaire n°14 posté par Saintphilbert / J. GOMBAULT le 26/10/2012 à 15h47

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