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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 00:26

Toujours aussi féniasse, pour ma deuxième chronique vin en toutes surfaces, je me décide à aller en face de chez moi, chez Karim et Adel, mes épiciers préférés, où je suis, comme dab, bien accueilli. Chez Franprix jm'étais fait engueuler par le gérant parce que je prenais une photo. Ici ils acceptent de poser devant l'épicerie pour mon plus grand plaisir. Ici c'est tout petit mais le rayon vins et spiritueux occupe le plus beau pan, à droite en entrant. Peux pas faire de photo, faute de recul. Enfermé dans mon titre à la con je me vois dans l'obligation de vous faire mon relevé sur 1 mètre 20 et, pour faire bon poids, deux fois. Ce qui, vu la taille du magasin, pèse plus lourd que chez le Franprix d'en face. J'opère toujours de gauche à droite avec la même typologie. Pour faire plaisir au lectorat exigeant je commence par le blanc puis je continue par le rouge même si le pan de blanc commence par deux rouges. La prochaine fois j'irai fourrer mon nez dans le rosé. J'espère qu'la météo se sera remis définitivement au beau. Au boulot coco !

La ligne blanche : Grilladero rouge MDVPCE 1,90 euros /
Vieux Papes rouge VTF 2,50 euros /
Blanc de blanc Espagne 2,20 euros /
Muscadet Sévre et Maine 2005 N 2,90 euros /
VdP Jardin de la France N 3,20 euros /
La Roche Mazet Sauvignon VdP Oc 2006 4,90 euros /
VdP Oc Chardonnay 2006 N 4,50 euros /
VdP Oc Viognier 2006 N 4,50 euros /
Bordeaux moelleux 2005 N 2,90 euros /
Gros Plant 2005 N 2,90 euros /
Alsace Riesling 2005 N 5,90 euros /
Montbazillac 2005 D 9,90 euros /
VdP Jardin de la France 2005 R 9,90 euros /
Bourgogne aligoté 2005 N 10,90 euros /
Sancerre 2005 D 14,90 euros /
Pouilly Fumé 2005 D 14,90 euros /
Chablis 2005 D 12,90 euros/

La ligne rouge : Sidi Brahim 5,90 euros /
Bordeaux 2006 N 2,90 euros /
Bordeaux 2005 Ch 3,90 euros /
Vdp Oc Merlot 2005 D 6,90 euros /
Vdp Vaucluse Merlot 2005 D (vis) 5,90 euros /
Roche Mazet Merlot VdP Oc 2005 4,50 euros /
Roche Mazet Cabernet Sauvignon 2005 4,50 euros /
VdP côtes Catalanes D 2005 5,90 euros /
Bordeaux 2004 Ch 5,90 euros /
Madiran 2001 N 7,90 euros /
Baron de Lestac Bordeaux 2005 6,90 euros /
Malesan Bordeaux 2005 7,90 euros /
Blaissac Bordeaux 2005 7,90 euros /
Bordeaux 2004 Ch 5,90 euros /
Buzet 2005 5,90 euros /
Côtes de Bourg 2002 Ch 14,90 euros /
Mouton Cadet 2003 14,90 euros /

A la suite de la ligne rouge une enfilade bordelaise de bonne extraction qui crapahute entre 25 et 39 euros et, juste au-dessus, quelques beaux champagnes bien assis sur de beaux prix : 37,90 à 42,90 euros. Dans la vitrine, blottis dans des caisses bois, toujours des seigneurs bordelais. Pour JG Prats, je lui signale, qu'ici, Bd St Jacques sur le trottoir qui descend vers l'ex PLM-St Jacques, on vend du Bordeaux d'Estournel en 1/2 bouteille à 3,90 euros et pour Miren un Château de Pennautier 2001 Collection Privée à 12,90 euros. Bref, bien achalandé mes épiciers qui sont ouverts de midi à au-delà de minuit, et je me dis que, si leur rayon vin est ainsi, c'est que ça attire le client et que ça se vend, autrement, Karim et Adel proposeraient d'autres produits. Dernière remarque, les petits génies de la GD pourraient venir prendre des cours de présentation du rayon vin chez eux et, pour ce qui est du service, là je crois que ce n'est pas la peine d'essayer leur maladie est incurable, on ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif. Comme dit Carrefour toujours moins cher pour pouvoir s'offrir plus de plaisir... ça rime avec ça me fait bien rire.

A noter, que les deux frères ont ouvert à côté de l'épicerie une sandwicherie avec plats cuisinés à emporter ou à consommer sur place. Si j'ajoute ce complément c'est que les sets de table affichent la couleur : le vin, il aura toujours sa place à table naturellement. Don de l'Anivit, c'est rare pour être noté et je verrais bien le Président de l'Anivit venir offrir à nos promoteurs du vin quotidien une belle bouteille dédicacée par la profession reconnaissante. 

Dérogeant à mes principes - mais ai-je des principes ? - je dois vous avouer que le tir groupé du groupe Castel avec 3 marques : Malesan, Blaissac, Baron de Lestac, me conforte dans l'idée que ce n'est pas demain la veille qu'un grand groupe de vins français pourra, à la manière des géants des spiritueux ou de l'agro-alimentaire, concentrer ses moyens publicitaires et promotionnels pour booster une vraie marque de vin. D'ailleurs, le marché français y est-il prêt ? Je ne crois pas. Mais à l'international c'est la règle. Petit rappel à ceux qui semblent l'avoir oublié : en France, on peut faire de la publicité pour le vin mais pour être vu et entendu, au long de l'année, il faut mobiliser de gros budgets. Dans beaucoup de pays où la consommation du vin se développe on peut utiliser même la télé, mais il faut des moyens colossaux. Ceux qui en ont lèvent le doigt ? 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Luc Charlier 19/01/2011 05:57



Christine, ma compagne, a été commerçante pendant 25 ans, gérant la seule vraie boulangerie du village et une petite superette qu’elle
a développé en plus, petit à petit. Elle servait (debout à 5 heures) les clients, approvisionnait tout (y compris à Metro, et avec du frais aussi et poisson le vendredi), livrait les
collectivités et restaurants (baguettes, viennoiseries), faisait la comptabilité et le nettoyage. Elle a en plus élevé ses deux filles (22 et 26 ans, magnifiques) et il y avait des chiens, des
chats et un cheval. Elle n’avait pas non plus trop le temps de se poser des questions. Fermeture le dimanche en fin d’après-midi (avant la voie rapide, les gens qui montaient dans les Pyrénées
pour la journée ou le week-end s’arrêtaient dans le village au retour ... pour le sourire de la crèmière !) et congé le lundi seulement. Je pense qu’elle rendait un réel service, ne volait
pas sa marge et se livrait le plus possible chez des producteurs locaux (fromage de chèvre, oeufs frais, fruits et légumes, charcuterie du Conflent, huile d’olive du moulinier du village et
coopérative vinicole itou, avec un excellent Rivesaltes hors d’âge, Castel-Réal). Bien sûr, viande et produits laitiers venaient de la « grosse cavalerie », la clientèle villageoise ne
pouvant pas se payer le « bio » sur ces articles-là, hélas.


Personnellement, je réprouve le commerce quand il ne s’agit que d’intermédiaires (courtiers par exemple) et de « marger ».
Mais ici, il y a vraiment une valeur ajoutée et un aspect social. J’adore le sketch de Desproges !


Tiens, dans le fond, partager l’existence d’un vigneron, c’est plus cool  ... mais le cheval a disparu ! Léon est bon
cavalier pourtant, mais il n’a pas de quoi acheter le piquotin.



Luc Charlier 18/01/2011 22:17



Messieurs, j’ai sans doute tout faux ... mais à lire ces commentaires, vous aussi !


Le problème du vin français, pour l’exportation, ce sont vos stéréotypes, vos certitudes ! Il en est d’excellents, beaucoup même,
sans doute même plus que n’importe où au monde (sauf l’Italie, le seul vrai concurrent). Mais vous essayez d’exporter l’image, pas le vin.


Comme on n’a pas compris un de mes posts récents sur le blog de Fiona Beckett (Wine Naturally), et comme Jacques aime qu’on soit
direct dans ses commentaires, sans allusion mi-figue mi-raisin : Tchoo, ça veut dire quoi, ce commentaire ? Et Rocky : un larbin d’un centre Leclerc très sympathique, qui touche un
smic indigne en vue de nourrir sa famille en fourguant des vins quelconques mais achetés à la moitié du vrai prix cependant au producteur (GD oblige) et toi, tu veux plus de camelote pour le même
prix. Et le pauvre type n’a probablement même pas un plein temps et a été engagé grâce à la spécialité française : une « aide », càd nos impôts (enfin, les impôts de tous les
productifs qui en paient, par opposition aux possédants qui contribuent à peine à la marche de la nation). Avec un peu de chance, il était auparavant chômeur de longue durée, ou mal voyant, ou
pupille de la nation. S’il avait simplement été un citoyen « normal », il serait toujours à Pôle Emploi. Paraît qu’il veut à nouveau vendre du médicament, le Leclerc. Il va donc engager
des pharmaciens- chefs de rayon à bac moins 4 et les payer 8,68 € de l’heure. Et Clavel : il a raison quant à l’incohérence et pour le reste : il y a des milliers de « vins de
pays » bien meilleurs que tous les vins d’AOC de Bordeaux, premiers crus classés du Médoc et des Graves ou de St Emilion compris. Mais où est le problème ? Donnez-moi du Daumas Gassac
ou du Trévallon, bien plus volontiers que du Lafite ou de l’Angélus. Et mille fois plus volontiers tous les carignans de Michel Smith que tous les Léoville de St Pierre, Paul et Julien
(bouchonnés en plus, comme au GJE !). Quant à son Bordeaux « moelleux », ne le sont-ils pas tous un peu, en tout cas au moment où on les chaptalise?


Dis-nous Bertho : Karim et Adel, ce sont bien les deux commerçants de Desproges, ou le boulanger de Fernand Raynaud ?
J’espère qu’il ne vont pas émigrer en Tunisie, maintenant qu’on peut sans doute y vivre un peu. Il faudra sinon les suivre ... pour notre pinard.


Bismillah !



JACQUES BERTHOMEAU 18/01/2011 22:59



Et oui Luc Karim et Abdel eux sont de vrais commerçants ils achètent à Métro les vins que les clients (Le Marriott est à 200m plus bas) qui passent entre 13 et 2h du matin leur achètent ils ne se
posent pas de questions... et ils ont bien raison ce n'est pas leur problème ils font le boulot d'épicier proprement...



Michel Smith 18/01/2011 19:19



Un Bordeaux 2005, même moelleux à ce prix ! Grâce à toi, je vois que le Vieux Papes est toujours dans la course.



jean Clavel 04/04/2007 11:57

Merci Jacques de ce relevé de prix, qui démontre la parfaite incohérence de la hiérarchie administrative des vins. Les AOC Bordeaux moins cher ques les vins de Pays ???Et ce n'est pas avec l'ordonnance du 6/12/2006 réformant  l'INAO que ça va changer les choses !!!!

Rocky 03/04/2007 23:14

C'est bien joli tout ça mais en voyant les prix pratiqués dans les épiceries parisiennes, je suis bien content d'être dans ma ville de la côte atlanttique avec son centre Leclerc où le responsable du rayon vins est très sympathique, et que pour le même prix je devrais pouvoir sans difficulté et à qualité égale m'offrir 50% si ce n'est 100 % de précieux liquide en plus.

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