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23 septembre 2006 6 23 /09 /septembre /2006 00:06

Le détail qui tue ! L'oeil de Léon, aussi acéré que celui de Christine Clerc, la reine du potin vachard sur le microcosme politique parisien, l'avait repéré dès l'entrée du plus jeune des longs qui, en dépit d'un costar correct, se payait des écrase-merdes plus André que chez André, bien plates, bien avachies, avec chaussettes négligées incorporées. Sans contestation, les pieds trahissent les poulets. Donc, l'ignorer ! Tout en repliant ses jambes pour reprendre une position plus conforme aux conventions en usage dans le monde, Léon, d'un geste ne souffrant pas la contestation, intimait à Carlotta de bouger ses sublimes fesses afin de porter à ces messieurs de quoi déposer leur postérieur. Elle s'exécutait avec grâce et suggestivité, le drapé, outre ses épaules dénudées, laissait voir sur le flanc gauche son compas immense jusqu'à l'attache de la cuisse. Du haut et du beau, un développé enchanteur, Bourdalou flirtait avec l'implosion, entre pivoine et incarnat, en état d'apnée il ruisselait. Le petit Pochon embrayait.


" Messieurs, comme vous le constatez, je fais retraite, dans toutes les acceptions du terme. En effet, face à l'évolution d'une situation trop rapide à mon goût, j'ai décidé de me replier sur des positions préparées à l'avance. L'effet de surprise a joué plein pot. En ce lieu, même s'il n'a rien de monacal, je vis en reclus, de peu ; je suis un Charles de Foulcauld contemporain en quelque sorte, l'amour en plus. Carlotta me ressource. C'est ma muse et mon mécène, l'alliance du corps et de l'esprit, la soie et l'éthéré, mon chemin de Damas semé de roses. Bref, puisque vous fites irruption - ne protestez pas - dans mon ermitage sous la conduite de mon lamentable géniteur, je vais être avec vous d'une redoutable franchise. Ne sachant pas ce que me vaut, l'honneur ou le désavantage, de votre visite, avant que vous m'éclairiez, je vais vous balancer le fond de ma pensée. D'accord, je vous le concède ce n'est pas du Bossuet (incise du narrateur).


" Tout d'abord, permettez-moi de solder la partie familiale de cette rencontre inopinée. Mon Pochon de père, en dehors de son patronyme, m'a donné le goût du pouvoir. Lui, c'est dans sa nature, il a vécu en concubinage notoire avec nos gouvernants, quels qu'ils soient. C'est un chancre. Il vit sur la bête, grassement. Ne jamais déplaire, dire non, se contenter d'être au bon endroit au bon moment pour faire semblant d'être important et ramasser la mise. Le pouvoir pour luin n'est qu'une vache à lait qu'il trait avec habileté et constance. Mon propos à son endroit est, comme vous le constatez, très désagréable, et pourtant, il ne bronche pas : c'est un édredon. Il est ma croix mais, comme je n'ai aucun goût pour le Golgotha, j'ai depuis toujours largué les amarres. Monsieur Pochon, ici présent, est un has been et pour la suite de la conversation nous l'ignorerons.

à demain... 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

S.COUREAU 23/09/2006 21:57

Avec ce discour deux cas soit on est en présence de gens ayant un peu d'esprit et ils partent sans rien dire mais n'en pensant pas moins ; pour eux le type est fou, et il peut crever dans sa solitude sociale ....
Soit on est en présence d'individus basique, et s'il y a un couillu dans l'assemblée, la visite tourne au pugilat !
 

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