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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 09:26

Encore emmitoufflé dans la ouatte du sommeil, ce matin j'entendais le journaliste de France Inter dire que notre Raie Mon national, l'ex-tatanneur des gazons, préparait sa défense " si nos pioupious cramponnés rentraient prématurément d'Allemagne ce serait la faute de l'arbitrage... " Bé voyons, comme dab, nous sommes des victimes, on nous refuse des pénalties indiscutables, des buts qu'un enfant de 5 ans aurait accordé, et ployant sous le fardeau de l'injustice nous ruminerons notre rancoeur si le Togo n'a pas le bon goût de nous offrir un carton. Que nous fussions un peu poussif, peu réaliste, verbeux et un chouiai arrogant sous la houlette d'un entraîneur qui ressemble plus à un adjudant de quartier de la coloniale qu'à un meneur d'hommes pèse très peu dans la très belle balance dont nous nous servons à tout propos pour tenter de justifier l'injustifiable. Le c'est pas de ma faute est notre credo national.

Vous me voyez venir avec mes gros sabots de vendéen crotté : on nage dans le même potage dans notre beau secteur... Yès ! J'en prends pour exemple " la quinzaine folle du CIVB " En lisant le papier de Compadre dans Sud-Ouest j'hallucine. Je ne porte en cela aucun jugement sur le résultat de l'élection. Non je constate simplement depuis des mois et des semaines que le débat de fond n'est jamais abordé. On fait comme si de rien n'était. On rame dans le strict conjoncturel. On se refuse à poser sur la table les questions qui fâchent. On perd du temps et, en l'occurence, le temps est une donnée qui est capitale pour nous permettre de reprendre l'initiative. En octobre 2003, dans Aquitaine Eco supplément de Sud-Ouest je me permettais de dire " ce qui est nouveau pour nous français, c'est que nous allons subir la première crise des vins dits de qualité qui ne trouveront plus preneurs car ils ne correspondront plus aux demandes du marché..."

Si ça vous dit je peux vous faire passer la suite de cette interview. Mon propos n'est pas ce matin de dire " j'avais raison avant tout le monde mais de demander instamment à ceux qui ont des mandats de responsabilité de bien vouloir assumer ces responsabilités tant au plan de leur région, qu'au plan national et communautaire. L'heure n'est plus aux estrades, ni aux discours mais aux travaux pratiques avec les opérateurs. Faute de vouloir et de rechercher des compromis solides, de choisir, nous laisserons la place aux autres compétiteurs, priverons notre pays d'une belle part de richesse et d'emploi, nous pourrons alors exporter les plus beaux fleurons nationaux de la justification, ceux qui clameront au monde qui s'en fichera pas mal que nous sommes les victimes des grands prédateurs mondiaux de la vigne et du vin. Comme j'aimais à le dire à un ami anglais du temps où au rugby nous nous plaignions de l'arbitrage : " la seule façon de faire avec vous c'est de vous battre "Gagner n'est pas un gros mot et perdre, en sport, nullement une catastrophe. En revanche, pour ce qui est de l'économie on ne vend pas des mots d'excuses mais du vin. 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

tchoo 23/06/2006 11:09

Vive le négoce quand il fait son travail et évite le double langage! Sinon opposer les deux familles est un sport viticole très courant, et encore, on a pas parlé de la troisième famille (très présente à Bordeaux)!...On pourrait croire que les hommes vont s'unir dans la difficulté, mais cela reste encore une utopie

Anne PARADIS 22/06/2006 10:59

Bravo Jacques pour ce langage vrai.
Le summum a été atteint samedi dans SUD OUEST où l'on pouvait lire je cite "lors de la venue du Ministre de l'Agriculture, à Saint Emilion des responsables syndicaux agricoles ont dit au ministre tout le mal qu'ils pensaienr de 2 négociants bordelais : JM CHADRONNIER et Christian DELPEUCH.
Où allons nous ?
Où serait BORDEAUX si il n'y avait pas le négoce ? Tous les vignobles qui se portent bien ou presque ont un négoce fort et puissant (Champagne, Bourgogne, Cognac, Bordeaux). C'est le négoce qui a fait BORDEAUX et qui permet de limiter le reflux des volumes aujourd'hui. Sans lui, on pourrait mettre des bovins dans l'Entre Deux Mers.
Bien sur, il y a des choses à améliorer (organisation de place obsolète, absence de politique marketing forte);
Mais, arrétons d'incriminer les uns et les et disons au ministre : Vive le négoce.

tchoo 21/06/2006 10:38

L'apathie et l'inertie de l'ensemble de la viticulture ( notament bordelaise) restera pour moi une enigme.Depuis 2001, début de la crise, je n'ai cessé d'espérer que le contexte allait faire réagir tout le monde, laisser de coté les rivalités rancoeurs et autres jouyeuseté, mais plus le jours passent, plus rien ne se passe! Pourquoi?Cela ressemble à un suicide collectif librement consentis.Comprend pas!Quand à Raie Mon, rappelons-vous Aimé et la qualif qui n'avait pas été facile non plus.Rien n'est perdu, tout reste à faire.....................

JACQUES BERTHOMEAU 21/06/2006 11:06

Cher Tchoo, Mémé c'était St Etienne, l'éthique métallo, pour le reste la glorieuse incertitude du sport mais le nous me gène, l'équipe se qualifiera, nous la supporterons sportivement et nous l'applaudierons si elle nous fait vibrer, quand à Raie Mon kil arète de selajoué intello taciturn... Une question subsidiaire : pourquoi le public français sifflait-il Christian Karembeu le Kanak ?  
 

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