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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 06:00
Les Horiot des Riceys, Marie et Olivier, à la Une du LeRouge&leBlanc « Nos valeurs primordiales, l’humain et le temps. Pour nous il est essentiel de prendre son temps dans tout ce qu’on entreprend… »

Cette chronique est l’histoire, non romancée, de mon amitié avec Marie et Olivier Horiot, elle citoyenne adoptée, lui citoyen natif des Riceys.

 

La phrase exacte du titre est « Nos valeurs primordiales, ce sont l’humain et le temps. Pour nous il est essentiel de prendre son temps dans tout ce qu’on entreprend. Et humainement, à nos yeux, la réussite d’un millésime, c’est aussi une ambiance solidaire et joyeuse entre vendangeurs. »

 

Au temps lointain de ma carrière de blogueur, où j’arpentais les dégustations, un charmant et sémillant jeune homme, Olivier Borneuf, animait une petite société, Brittle, aujourd’hui il a disparu de mon radar car je sens sans doute trop le soufre, m’a fait découvrir le Rosé de Riceys d’Olivier Horiot.

 

 

C’était en décembre 2010, ce jour-là mon regard fouineur découvrait le livre du photographe Michel Jolyot Les Riceys en Champagne un terroir d’exception préfacé par Jean-Paul Kauffmann, fidèle lecteur.

 

« Apercevant pour la première fois les Riceys il y a une quinzaine d’années, je n’en croyais pas mes yeux. De vieilles maisons vigneronnes bien tenues, ornées de ferronneries, d’admirables façades ne laissant rien deviner du dedans, un vignoble intensément travaillé, un air de superbe et de secret. Comment un tel village à la beauté intacte pouvait-il encore exister en France ? Un village ou plus exactement trois villages en un seul. Je faisais connaissance avec la redoutable complexité ricetonne, presque aussi difficile à concevoir que le mystère de la Sainte Trinité. Trois bourgs distincts et consubstantiels formant une entité unique et indissoluble. Trois appellations d’origine contrôlée aussi (Champagne, Rosé des Riceys, Coteaux Champenois), aucune autre commune champenoise ne peut se prévaloir d’une telle originalité. La complexité qui partout ailleurs est l’indice d’un échec ou d’un désagrément est historiquement aux Riceys un avantage et même un privilège, en tout cas un défi. La singularité de ce lieu et de ce vignoble qui l’incarne tient dans cette complexité fièrement acceptée. Une difficulté - mais non un embarras - qu’on lui envie secrètement.

 

Les Riceys aiment jouer sur les deux tableaux. C’est la nature profonde de ce village. La place a appartenu tantôt à la Bourgogne, tantôt à la Champagne. Et, pour rendre les choses encore plus simples, souvent aux deux à la fois. L’histoire des Riceys abonde en anecdotes (1) où dans la même construction l’on est bourguignon du côté sud, champenois au nord. Il y a dans la mentalité de cette terre une espièglerie, une gaieté libre et truculente, presque rabelaisienne, qui a beau se dissimuler sous un certain quant-à-soi mais n’en est pas moins heureuse et conviviale comme il sied à un pays où l’on cultive la vigne. »

 

La suite ICI 

 

Puis un beau dimanche je suis allé dans ma petite auto aux Riceys pour voir ce fameux terroir, pas un chat, sauf des gros tracteurs avec des machines pleines de tuyaux, un village quasi-mort, même pas possible de s’acheter du Chaource, et ne parlons pas du champagne ou du fameux rosé des Riceys. Un peu déçu que j’étais mais je me suis dit, mon loulou, faudra que tu y retournes.

 

En mai 2014 je faisais une autre découverte : son Coteau Champenois En Valingrain 2011 dégusté lors d’un dîner de haute qualité organisé O Château par Alexandre Savoie avec Olivier Horiot. Très belle soirée, passionnante, autour d’une table avec un vigneron qui nous a captivés Claire du Lapin Blanc et moi. ICI 

 

 

 

Et puis en juin 2015 je franchissais un nouveau et grand pas, j’embarquais 3 nanas dans une auto rouge, direction Les Riceys. Et ce jour-là j’ai rencontré Marie Horiot, qui n’est pas que la femme d’Olivier, mais une vigneronne à part entière qui tient son rang. Ce furent deux journées, avec une longue soirée comme en témoignent les photos, mémorables.

 

 

À cet instant, je vais placer un couplet féroce à l’attention du petit monde du vin : mais où sont les femmes ?

 

Certes on en trouve une petite poignée dans les vignes et dans les chais, voir ICI 7 novembre 2014

 

Femmes je vous aime : des photos de naturistes à couper le souffle des amateurs de GCC… ICI  

 

Du côté de celles et ceux qui font le lien 2 filles qui se démènent : Fleur Godard et Camille Delaunay.

 

Du côté des cavistes ramenards, les stakhanovistes du clavier, les révolutionnaires de comptoir, c’est morne plaine, les mâles dominent largement le panorama. Bien sûr Agnès, Claire et quelques autres sont l’exception qui confirme la règle.

 

De temps en temps on exhibe une sommelière.

 

Ça en dit plus long qu’un long discours sur l’entre soi du monde du vin.

 

 

Si vous souhaitez découvrir ces deux jours passés aux Riceys allez ICI  

 

Et puis le 6 novembre 2015 il y eut Eureka j’ai trouvé des vins tranquilles et des vins excités des Riceys sur Saturne ! ICI
 

 

Et puis le 20 mai 2017 il y eut H comme Hulot, H comme Hugo, H comme Horiot… j’explore les Contrées des Riceys ! ICI 

 

 

Depuis, en 2018, pas de Marie et d’Olivier Horiot, faut dire que j’ai passé les ¾ de l’année allongé sur un lit étant donné mes exploits de cycliste urbain.

 

Je suis heureux de les voir à la Une du dernier numéro du LeRouge&leBlanc.

 

Comme à l’accoutumée c’est bien documenté, il ne manque aucun boutons de guêtre, faut vous abonner mes cocos.

 

Le focus vin est sur le rosé des Riceys, avec en bonus une reprise d’un article de Serge et Claudine Wilikow Le Rosé des Riceys, tradition et exception en Champagne.

 

De la dégustation qui s’est déroulée fin mars 2018 dans les locaux de l’hebdo en présence de Marie et Olivier Horiot j’extrais 3 commentaires sur les vins tranquilles qui ne sont pas notés – j’ignore pourquoi mais j’avoue que ça me plaît beaucoup.

 

  • Coteaux champenois Riceys blanc En Valingrain 2015 (Chardonnay et Pinot blanc)

 

Nez délicatement fruité (poire, mirabelle) et floral (fleurs blanches). Pointe d’oxydation élégante. En bouche, un équilibre idéal entre la maturité et la tension délicate du vin. La matière, plutôt ample, se complexifie sensiblement après quelques minutes sur des notes de peaux de raisins, de curry, de safran, de poivre, de citron confit. Finale salivante et un certain potentiel de vieillissement.

 

  • Rosé des Riceys En Valingrain 2013

 

Nez très floral (notes de roses un peu fanées), des arômes mentholés, de fruits rouges très frais (fraise, groseille). Un très bel équilibre délicat ; en bouche, on retrouve la fraise, la rose et même le litchi (« un fruité presqu’alsacien, remarque l’un d’entre nous). Très joli toucher de bouche, « un côté terrien enrobé dans du satin » pour un dégustateur. Un vin fin et gai avec une jolie finale dynamique sur la cerise à l’eau de vie.

 

  • Coteaux champenois Riceys rouge En Barmont 2015

 

Petite réduction au premier nez, suivie de notes de petits fruits noirs (mûre) avec des touches ferrugineuses et fumées. Bouche pleine et juteuse, matière d’une belle maturité équilibrée, un superbe toucher de bouche à la fois dense et délicat, avec une pointe de gourmandise. Un vin très savoureux sur la tomate séchée, l’orange sanguine, et une belle longueur en finale, avec un caractère qui évoque un vrai terroir. « À faire pâlir certains grands noms de Bourgogne », s’enthousiasme l’un d’entre nous. Très belle bouteille.

 

Bien, on est aussi, presque, entre garçons au LeRouge&leBlancBon courage Sonia !

 

 

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commentaires

pax 28/12/2018 06:54

Bien sur, hier,en lisant mon exemplaire de le Rouge et le Blanc , j'ai eu aussitôt une pensée pour ce cher Taulier dont je connaissais la passion des Riceys en général et de la Maison Horiot en particulier. Je n'imaginais pas que cela allait déclencher une telle chronique qui déborde d'amitié joyeuse et gourmande . Un vrai chant d’amour quoi. Je connais les Riceys depuis longtemps et c'est pourquoi, pour une fois, je ne vais pas m'y précipiter comme à chaque fois que ce bougre de Taulier nous fait part d'expériences qui peuvent piquer notre curiosité. par contre, je ne peux que recommander d’y songer à tous ceux en quête d’une destination pour un ouiken hors des sentiers battus.

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