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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 07:00
Berlin, le 7 novembre 1968, Beate Klarsfeld vient de gifler le chancelier Kiesinger. Elle sera immédiatement jugée.

Berlin, le 7 novembre 1968, Beate Klarsfeld vient de gifler le chancelier Kiesinger. Elle sera immédiatement jugée.

Le Centre de la Paix de Sacha, comme son appellation l’indiquait, ne draguait pas dans les eaux troubles et tumultueuses de l’activisme révolutionnaire poseur de bombes. On y débattait beaucoup, surtout des combats des camarades étudiants dans la Grèce des colonels, l’Iran du Shah et de sa sinistre Savak, et bien sûr dans l’Amérique de l’odieuse guerre du Vietnam qui, à Berlin, du fait de la présence visible de l’armée américaine, était un sujet plus que sensible. On y prenait des douches en commun. On y baisouillait dans des géométries variables. On tractait vaillamment aux coins des rues bourgeoises pour y fourguer des journaux indigestes. Ce n’était pas de tout repos car la petite et moyenne bourgeoisie de Berlin-Ouest en avait vraiment marre de voir ces étudiants privilégiés casser des vitrines, prôner la copulation en public, provoquer des embouteillages monstres et, le comble, baver en permanence sur ses sauveurs américains. Ils avaient droit à des insultes, à une vieille dame de la génération d’Auschwitz leur criant d’aller jeter leurs PQ là où ils seraient utiles, c'est-à-dire à l’Est de l’autre côté du mur, à des chauffeurs de taxis montant sur les trottoirs pour les mettre en fuite. Le comble pour ces partisans de la Grande Coalition présidée par un chancelier, Kurt Georg Kiesinger, membre du parti  nazi, qui avait travaillé sous les ordres de Goebbels, c’était de voir, moins de 25 ans après Hitler, leurs paisibles rues envahies par des bataillons de policiers antiémeutes, casqués et armés de matraques  face à des hordes de gauchistes sales et chevelus, au langage provocant « Tapez, tapez sur les flics, qu’ils soient plats comme des sandwiches » qui les lapidaient.

 

En dépit de sa bonne humeur affichée cette ville grise, découpée en tranches inégales, scindée en deux blocs par un mur ladre et couronné de barbelés, perdue dans une RDA sinistre et glacée, déprimait  Benoît. Tout ce qui s’y passait lui apparaissait irréel, ses colères lui étaient inconnues, son atmosphère lugubre s’ajoutant à l’humour macabre de ses camarades, toutes ces quêtes de grandes vérités l’enkystaient sans grand espoir de débouchés excitants dans ce troupeau d’égarés. Pour rajouter à son spleen Chloé menait son travail d’infiltration dans les eaux troubles des FAR et le délaissait. Il espérait beaucoup dans l’irruption du printemps pour sortir la tête de son pot au noir malheureusement la météo ne fut pas au rendez-vous. Des rafales de neige fondue balayaient leur sinistre horizon. La plupart du temps Benoît gisait frustré dans le réduit qui lui servait de chambre sans que ses petits camarades se préoccupent de son enfermement. Dans le creux d’un dimanche sinistre il entendait dans son demi-sommeil une voix qui me sommait de s’éveiller. Il tendait la main droite qui, au lieu de trouver le vide, rencontrait la fermeté glacée d’une fesse. Avant que ce qui lui semblait être un rêve ne se dissipa Benoît ouvrait les yeux pour découvrir, en surplomb, une Karen entièrement nue. Ses longs cheveux retombaient en cascade sur ses épaules étroites. Bêtement il  lui demandait « Qu’est-ce qui se passe ? Une descente de police ? » et l’entendais lui répondre, alors qu’il contemplait le lacis frisottant de sa chatte, « Pourquoi ? Tu as envie de faire l’amour avec les flics ? » Toujours aussi neuneu il l’assurait que non. Sans se soucier de son état d’hébétude elle l’interrogeait « Tu attends peut-être une autre fille ? » Là encore il la rassurait avec conviction « Mais non je n’ai pas d’autre fille » Elle se glissait alors sous les draps froissés en le prévenant « On va prendre notre temps. Tu es mon premier homme. Vous les français vous devez savoir faire cela avec les doigts » Benoît rectifiait « Tu veux dire avec doigté sans doute... » Elle se calait tout contre lui. « Tu ne diras à personne que nous avons fait l’amour car tous les hommes ici voudront passer sur moi... » En lui caressant la pointe dure de ses tétons Benoît l’assura de mon silence. « Tu seras mon amant secret et triomphant... » gazouilla-t-elle  alors que ses doigts glacés enserraient le sexe brûlant de benoît avant d’empoigner avec douceur ses gonades enflammées.

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