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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 06:00
L’alouette, la gentille alouette va-t-elle disparaître sous l’impact des pesticides alors que des changements simples réduiraient leurs impacts négatifs sur la biodiversité

Mercredi matin alors que je pressais mes oranges pour mon petit-déjeuner j’entends sur France Inter que nous risquions, faute aux pesticides, de ne plus entendre le chant mélodieux de l’alouette, j’en suis presque tombé à la renverse.

 

La journaliste indiquait que ce cri d’alarme émanait de chercheurs du Centre d’Ecologie et des Sciences de la Conservation (CESCO : Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / UPMC – Sorbonne Universités) qui ont étudié l’impact sur les chauves-souris et les oiseaux de différentes pratiques agricoles.

 

« La biodiversité dans les campagnes subit une sévère érosion dont l'intensification agricole est une des causes majeures. Pourtant, très peu d'études ont jusqu’ici comparé les effets de changements précis dans les pratiques agricoles sur les groupes d’animaux situés au sommet des réseaux trophiques.

 

Leurs résultats mettent en évidence les impacts négatifs de l’utilisation d’herbicides et du travail du sol sur deux groupes d’animaux, qui témoignent aussi d’une plus large perte de biodiversité (insectes notamment).

 

La biodiversité dans les campagnes subit une sévère érosion dont l'intensification agricole est une des causes majeures. Pourtant, très peu d'études ont jusqu’ici comparé les effets de changements précis dans les pratiques agricoles sur les groupes d’animaux situés au sommet des réseaux trophiques, constituant de bons indicateurs biologiques et rendant des services écosystémiques considérables. Les chercheurs du Centre d’Ecologie et des Sciences de la Conservation (CESCO : Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / UPMC – Sorbonne Universités) ont ainsi étudié l’impact sur les chauves-souris et les oiseaux de différentes pratiques agricoles.

 

En comparant l'activité des chauves-souris sur différents champs de blé conventionnels et un champ biologique en Ile de France, les résultats d’une première étude, publiée dans la revue Ecology and Evolution, montrent que l’activité est plus importante dans le système biologique, ainsi que sur les exploitations conventionnelles où le travail du sol a été réduit. De plus, le bénéfice dû à la diminution du travail du sol s’avère nettement plus important lorsqu’on diminue les passages d’herbicides, sans que cela n’affecte les rendements. Dans une seconde étude, publiée dans Agriculture, Ecosystems and Environement et menée sur des exploitations conventionnelles, les résultats indiquent que l’effet de la réduction du travail au sol sur l’abondance des oiseaux agricoles dépend de la méthode de contrôle des adventices utilisée. En effet, lorsqu’un couvert herbacé est utilisé, l’abondance des oiseaux est nettement plus élevée ; tandis que l’usage uniquement d’herbicides lui est très néfaste.

 

Ces travaux mettent en évidence les impacts négatifs de l’utilisation d’herbicides et du travail du sol sur deux groupes d’animaux, qui témoignent aussi d’une plus large perte de biodiversité (insectes notamment). Or, des améliorations importantes peuvent être facilement réalisées en agriculture conventionnelle, passant par la diminution du travail du sol et les types de gestion des adventices qu’elle engendre. Des changements de pratiques qu’il devient urgent de promouvoir pour sauvegarder la biodiversité agricole.

 

C’est en anglais, nos chercheurs ne publient qu’en anglais.

 

Tillage and herbicide reduction mitigate the gap between conventional and organic farming effects on foraging activity of insectivorous bats 

Authors

  • Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, François Chiron, Christian Kerbiriou

 

Weed control method drives conservation tillage efficiency on farmland breeding birds 

 

Kévin Barré Corresponding author at : Muséum national d’Histoire naturelle, Centre d’Ecologie et des Sciences de la Conservation, UMR 7204 MNHN-CNRS-UPMC, 61 rue Buffon, 75005 Paris, France.

Isabelle Le Viola, Romain Julliarda, Christian Kerbirioua

 

 

 

L’Alouette des champs est un oiseau terrestre, qui construit son nid au sol et qui recherche sa nourriture en fouillant la terre, pour s’alimenter d’invertébrés et de petites graines. Largement répartie sur le territoire métropolitain, cette espèce se rencontre dans les milieux cultivés, les prairies, les steppes ou les alpages. Elle niche aussi bien dans les parcelles de céréales des plaines agricoles intensives que localement dans les prairies sèches à pâturage ovin extensif.

 

L’Alouette des champs est emblématique du déclin des oiseaux communs en milieux agricoles. En France comme en Europe occidentale, elle est victime de l’intensification des pratiques agricoles, marquée par une surcharge en bétail dans les pâtures, des travaux du sol plus fréquents, des densités de semis plus fortes et une utilisation abondante de pesticides. Elle est également chassée, en particulier dans le sud-ouest de la France.

 

Son déclin en France, lent mais régulier, s’est traduit par une perte de 20 % de ses effectifs en moins de 15 ans. Initialement identifiée en statut “Préoccupation mineure” lors de la première évaluation de la Liste rouge nationale, l’espèce est désormais classée dans la catégorie “Quasi menacée” suite à la réactualisation de son statut.

PÂTÉ D’ALOUETTES DE PITHIVIERS

 

« Pendant des siècles, les pâtés de Pithiviers constituaient une des gloires de la ville. Au XVIIIe siècle, ils sont proposés dans Le Gazetin du comestible, journal de vente par correspondance : « Pâtés d’Allouettes de Pithiviers – Il y en a à tous prix, depuis 3 l. jusqu’à 24 l. – ils sont très estimés & très connus ; on en fait aussi de canards, chapons, dindes, &c. » Encore au début du XXe siècle, Lambling qualifie les pâtés de mauviettes [alouettes] de Pithiviers de « très délicats » en précisant que « la bonne saison pour ce genre de produit commence dans cette ville au mois d’octobre et finit au mois de janvier ».

 

Lire ICI http://www.cducentre.com/recette-pate_d_alouettes_de_pithivier

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commentaires

pax 20/01/2018 08:05

Me v'la quelque peu rassuré, si l'on peut dire. Je ne communiquai pas beaucoup , voir pas du tout sur le sujet tant je me sentais coupable d'avoir participé à cette disparition. Car des alouettes, qu'est ce que j'en avais plumé dans mon enfance ( patronage, louveteaux , boyscouts ) ....Et la tête, et la tête... Et les pattes, et les pattes.... Elles devenaient si rare que, bien avant les plats à la viande de cheval, on ironisait déjà sur le pâté d'alouette dont les ingrédients principaux auraient été : un cheval, une alouette, un cheval, une alouette etc.

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