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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, Sarkozy en Lybie « voulait claironner ses succès dans la campagne aérienne, alors que nous avions détruit toutes les défenses antiaériennes » Obama

Très dure semaine, bloqué chez moi par je ne sais quoi, le corps qui se crispe avant de basculer dans une langueur abyssale. Jeûne obligé, remède de bonne femme, tenir, attendre un temps plus clément. Impression d’être sur une île déserte perdu dans un océan sans horizon. Le ciel en rajoute une couche, mou, pluvioteux, misérable. J’me rappelle Aznavour, bien macho, qui chantait à sa rombière « tu te laisses aller », ouais je me laisse aller.

 

Ah! Tu es belle à regarder

Tes bas tombant sur tes chaussures

Et ton vieux peignoir mal fermé

Et tes bigoudis qu'elle allure

Je me demande chaque jour

Comment as-tu fait pour me plaire

Comment ai' j pu te faire la cour

Et l'aliéner ma vie entière

Comm'ça tu ressembles à ta mère

 

J’erre dans ma carré, pas douché, un peu crade, envie de rien…

 

Je mange des pommes cuites.

 

 

Jeannette et Maurice, qui se souvient de Maurice Thorez ?

 

Le Pas-de-Calais des mineurs de fond.

 

« Chaque ville, possède sa Bourse du Travail, chaque bourgade sa Maison du Peuple, chaque rue sa coopérative, chaque corps de métier son syndicat. L’esprit de groupement est chez nous une vieille tradition. L’homme isolé n’existe pas. On appartient à une chorale, une harmonie, une société de tireurs à l’arc ou à l’arbalète, de couloneux, de coqueleux… Ce sens du collectif, élevé au niveau supérieur, a permis aux ouvriers de créer des syndicats puissants (…) L’association n’est pas seulement une arme pour la défense des salariés. Grâce à elle, on voyage, on visite des villes, des monuments anciens, des cathédrales, des musées… Ainsi, moi, gamin, je m’étais inscrit à la fanfare locale où je soufflais dans un piston. Un beau jour, nous sommes allés jouer dans un port… Pour la première fois, j’ai vu la mer. »

 

Confidences de Maurice Thorez à Jean Fréville en 1946.

 

« Quelle différence entre ces terres fertiles de Picardie que traverse la Somme et les collines granitiques de la Creuse ! Sur les deux bords de la rivière, surtout aux environs d’Amiens, s’étendaient de petites îles, les « hortillons ». Les maraîchers circulaient dans leurs longs bateaux chargés à ras bord de légumes de toutes sortes. La terre était grasse, plantureuse, il semblait que les habitants d’une région aussi prospère dussent être tous riches. Je fus vite détrompé. Je retrouvais ici la même misère qu’ailleurs. À côté de la culture maraîchère, dont le damier multicolore s’étalait tout au long de la rivière, existaient les industries florissantes de la toile, du coton, du jute et du velours. Mais les fortunes insolentes des patrons s’édifiaient sur la pire exploitation humaine. Toute la population laborieuse de la vallée de la Somme (Ailly, Picquigny, Moulin-Bleu, Longpré, Pont-Remy, Abbeville et, plus au nord, Flixé, Saint-Ouen, Beauval) s’exténuait à des tâches ingrates, malsaines, parquée entre les murs d’ateliers étouffants. On trouvait encore, dans la banlieue d’Amiens, beaucoup de femmes « coupant » le velours à domicile. Les salaires ne dépassaient pas 40 à 50 sous par jour… À côté de ce dénuement, la vie pourtant si pénible des mineurs du Nord et des paysans de la Creuse me paraissait digne d’envie. »

 

Fils du peuple.

 

Je n’ai jamais été communiste, beaucoup de mes amis l’ont été, car c’était pour moi une nouvelle Église où régnait le dogme, l’infaillibilité du Parti. Les militants étaient admirables de dévouement, de courage et d’abnégation. Un temps, celui des combats contre les conflits coloniaux, j’ai fait partie du Secours Rouge et je les ai côtoyés. Jamais il ne me serait venu à l’idée d’aller m’engager dans la vieille SFIO de Guy Mollet, repaire de laïcards obtus, de fonctionnaires poussiéreux. C’était pourtant la Gauche, celle qui aujourd’hui implose, se délite sous le poids de ses contradictions longtemps masquées. J’ose l’écrire : c’est heureux !

 

Dieu que soudain Juppé me paraît soudain vieux !

 

Abondance de biens nuit à droite face au désert de la gauche capable de se mettre les mains dans le cambouis.

 

« Quelle stratégie permettrait à François Hollande de remporter l'élection présidentielle de 2017 ? Gérald Darmanin a sa petite idée. Le vice-président Les Républicains de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie estime en effet que la meilleure chance du président de la République passe par une démission. "Si j'étais François Hollande, je démissionnerais en expliquant qu'on m'empêche de réformer. Et je me représenterais dans la foulée, explique l'ex-député estimant que c'est sa seule chance, car il diviserait la droite et tuerait la primaire".

 

Grâce à cette stratégie, François Hollande accentuerait encore plus les divisions entre tous les candidats à la primaire de la droite et du centre. Ils se déchireraient pour savoir qui serait le meilleur pour la représenter. Du côté de la gauche, François Hollande aurait toutes les cartes en main. Il maîtriserait parfaitement la primaire, qui ne pourrait pas avoir lieu, faute de temps. »

 

Déluge de candidats sur la primaire de la droite

 

 « En ce printemps perturbé par un orage social à gauche, la droite traverse une zone d’averse très active. Sur les plateaux des « 20 heures » ou sur les scènes de meeting, un déluge de candidats s’abat sur la primaire. Un œil sur la météo médiatique, chacun a choisi sa fenêtre de tir. Si François Fillon et Alain Juppé se sont révélés précocement (en mai 2013 et août 2014), Nadine Morano, Hervé Mariton et Jean-Frédéric Poisson se sont, eux, lancés en août et en septembre 2015. Et, depuis le début de l’année, Frédéric Lefebvre, Jean-François Copé, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet ont rejoint la cohorte des ambitieux. Pour le moment, ils sont neuf. En attendant la suite…

 

Car Michèle Alliot-Marie y réfléchit, Henri Guaino se tâte. Et les adhérents de l’UDI votent la semaine prochaine pour faire participer l’un des leurs. De son bureau de la rue de Vaugirard, Nicolas Sarkozy observe cette agitation, notamment celle de ses anciens proches qui ont largué les amarres, et évoque ces « candidats à la candidature ». Il relativise en déclarant : « Que je ne sois pas candidat libère un certain nombre d’énergies, et je préfère les mouvements politiques où il y a de l’énergie à ceux où il n’y en a pas. »

 

Quand je vois le couple Mailly-Martinez flanqué du nouvel avatar de l’UNEF, dire que de mon temps il y avait une UNEF-idées ! Bergeron revient, y’a du grain à moudre !

 

Et puis il y a l’ignoble Barbarin, ce Prélat, grand défenseur de la famille et des enfants lors de la grande Manif, qui ne trouve rien à redire lorsqu’un curé plonge ses sales paluches dans le calbar d’un scout. Ah, oui, il prie. Son Dieu doit être heureux !

 

Il y a 5 ans Fukushima.

 

Estier le compagnon de route de Mitterrand vient de passer l’arme à gauche.

 

Aucune lueur à l’horizon

 

« Les moins de vingt ans ont sans doute oublié – et on les comprend ! – qu’à la fin du siècle dernier, à une époque où la réélection de François Mitterrand ouvrait, à gauche, la voie de la relève, le Nouvel Observateur, sous la plume de l’auteur de ces lignes, avait publié un article qui, pendant quelques jours, avait fait quelque bruit dans le Landerneau socialiste. Son titre : «La fusée Delebarre». On y décrivait par le menu – et avec un brin d’innocence – les ambitions et la stratégie d’un quadragénaire de talent, élevé sous l’aile protectrice de Pierre Mauroy, d’abord à la mairie de Lille puis à Matignon, et à qui la rumeur promettait ce qu’on appelait alors «un destin national».

 

Emmanuel Macron, comme Michel Delebarre et tant d’autres d’une moindre notoriété que l’Histoire a oublié depuis bien longtemps, appartiennent à la catégorie de ce que la presse appelait autrefois des «rénovateurs». C’est à dire, des responsables politiques dotés d’un parcours atypique, nouveaux dans le système en raison de leur âge mais ayant su profiter de leur rapide intégration dans les cercles les plus élevés du pouvoir pour développer un discours suffisamment hétérodoxe pour être perçu à la fois comme novateur, crédible et mobilisateur.

 

Le rénovateur est la figure inversée du frondeur. Son obsession n’est pas la fidélité à une tradition ou à des textes sacrés. C’est parce qu’il est différent, qu’il s’estime original. C’est parce qu’il se juge original qu’il croit être moderne. Enfin, c’est parce que souvent, en effet, il est original et moderne qu’il trouve dans le soutien de l’opinion, le carburant d’une popularité à laquelle ses aînés ne peuvent plus prétendre […]

 

Le ministre de l’Économie ne campe plus désormais aux portes de la politique traditionnelle. Il tenait à l’évidence à ce que cela se sache. Ce faisant, il saute à pieds joints dans ce qui en constitue le cœur battant – ou tout au moins, ce qui l’en reste –, c’est à dire la présidentielle et, avant elle, la primaire qui s’imposera à gauche, dés que François Hollande aura rendu les armes.

 

C’est d’ailleurs l’hypothèse désormais crédible du renoncement de l’actuel Président qui, en créant un vide, vient d’installer, par voie d’aspiration, Emmanuel Macron dans un nouveau rôle qui lui fait perdre tout ce qui, jusque-là, faisait son originalité et, partant, sa force de séduction auprès de larges secteurs de l’opinion. Dans pareil processus, il n’est pas le premier à abandonner, du jour au lendemain, les attributs réels de la rénovation tels qu’il les avait lui-même établis. Et après tout, pourquoi pas.

 

Emmanuel Macron vient de défroquer. Peut-être a-t-il bien fait, vu ce que l’on sait désormais de ses faibles capacités de résistance face aux lois du désir. La patience n’était manifestement pas sa qualité première. Comme Bruno Le Maire, son frère jumeau de la droite, il a «envie, très envie». Le voilà engagé sur un chemin dont il rêvait sans doute de longue date. En politique aussi, l’occasion fait le larron. L’occasion était là. Il l’a saisi au passage. Ce mouvement est trop brusque, trop net, trop en contradiction avec la posture qui avait été la sienne depuis quelques années, pour être susceptible, en tous cas, du moindre retour en arrière.

 

Lire ICI Macron ordinaire 

 

Au secours Onfray revient !

 

« La maladie de la demande d’amour est la marque de l’époque. Et Michel Onfray n’y échappe pas, qui manifeste la même incapacité sentimentale que Cyril Hanouna à supporter les attaques des ennemis. On peut être célèbre, riche, écouté, chacun dans son genre, qu’il s’agisse de philosophie ou de télévision, et souffrir au point de se poser en réincarnation du martyr de Saint Sébastien.

 

Le paradoxe est total. Onfray passe son temps à dénoncer le fonctionnement d’une machine médiatique gangrenée par l’argent, la complaisance, la connivence, la haine, le buzz, sans paraître intégrer l’idée qu’il se retrouve lui-même en vedette à la Une du Point pour les mêmes raisons qu’il vilipende.

 

Le buzz Onfray, qui repose sur la haine et la passion, c’est aussi une cash machine médiatique, d’où la complaisance objective à l’ériger en héros des temps modernes. Oui, n’en déplaise à l’intéressé, c’est bien le phénomène Onfray est mis en abyme de lui-même à la Une du Point. Et le lecteur qui s’empresse de lire en quête de bashing n’est pas déçu.

 

Quand on sort de la lecture de cette interview, empreinte d’une détresse émotionnelle à la limite du supportable, on pense à Maurice Pialat, Palme d’or sifflée du festival de Cannes 1986: « Vous n’aimez pas? Sachez que je ne vous aime pas non plus ».

 

Lire ICI 

 

« Je viens d'enlever mon alliance » NKM

 

L'actuelle présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris annonce dans les colonnes du magazine Elle son divorce avec son désor­mais ex-mari Jean-Pierre Philippe.  D'une simple formule, « je viens d'enlever mon alliance », elle entend couper court aux rumeurs qui pour­raient la toucher dans ces moments durs. La phrase semble également tirer un trait sur 12 ans de mariage, 19 ans de vie commune avec son mari, également « conseiller de l'ombre », avec lequel la femme poli­tique a tout vécu ou presque.

 

Jean-Pierre Philippe explique ce qui le fascine chez celle qui est alors encore son épouse: « Elle fait de la peinture à l’huile, de la tapisserie, joue du violoncelle, elle a tous les talents, je n’en ai aucun ».

 

Enfin un éclair de lucidité de ce cher JPP…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

pax 13/03/2016 09:27

Commentaires en vrac de la mouche du coche, celle qu'a toujours quequ'chose à rajouter au propos d'un Taulier d'habitude alerte et aujourd'hui patraque ( Courage Taulier c'est de saison ou plutôt de ces horribles mi saisons ou le temps se fout de nous ce qui, aujourd'hui encore et cette année plus que jamais,valide l'incontournable propos le Mam'Michu " Y a pus d'saison c'est la faute à tous ses spoutnik* qui z'envoient en l'air"
Allons y :
Sarko en Lybie ? Plutôt Sarko alibi tant cet inculpé récurent doit en rechercher pour éviter que ne s'abatte sur lui le glaive de la justice. Jusqu'à présent il s'en sort avec des non lieux ce dont lui et ses séides se gargarisent en n'oubliant et se gardant bien de rappeler que non lieu ne veut pas dire que le crime, le délit ou l'infraction n'ont pas été commis mais simplement qu'il n'y a pas lieu à poursuivre le dossier étant insuffisamment étoffé éléments à charge.
Barbarin ? quand je pense qu'il y en a qui parlent de vertu cardinale !
Maurice Thorez : Fils de famille comme on dit dans la bonne bourgeoisie le nom de Thorez ne m'était pas totalement inconnu pour en entendre parler à l'heure des informations sur ce qui était alors radio Luxembourg ou Europe 1,mais sans plus. J'ai pris conscience de l'importance du personnage à l'occasion de sa mort ( Il n'est jamais trop tard pour s'instruire). En juillet 1964 quelques mois après son décès, nous descendions le Danube sur un des bateaux de la KKDDG qui, comme un bus ou un train desservent villes et villages qui bordent le fleuve. Mon jeune compagnon de voyage était " de la haute " même de la très haute puisqu'il s'agissait d'un prince d'Aremberg excusez du peut ! Voyant le nom de Thorez sur un journal il lâcha : Bon débarras ! Le candide un peu sot que je suis demanda pourquoi et tout en approfondissant ses connaissances sur le Thorez en question pris conscience de la notion de classe sociale.Par la suite, tout au long de notre séjour à Vienne, en passant devant le palais Schwatzenberg et la superbe statue équestre du prince par exemple, il me présenta son ancêtre et ainsi de suite, de monument en monument..mazette ! Pour ma part je compris , ce jours là, que je n'étais que moi et que c'était déjà beaucoup et largement suffisant .
Onfray ? Ce n'est par indulgence en raison d'un mauvais état de santé que je reconnais la qualité du commentaire juste et non polémique. Bravo !
Les primaires LR ? Abondance de bien nuit ! Qu'ils continuent, ils vont imploser en plein vol. ( hihihi ! )
NKM ? Une grande fille toute simple : La Marie Chantal * de la politique ?

* Excusez les référence dues à l'âge le Taulier me comprendra
(Spoutnik : le premier satellite envoyé dans l'espace par les soviétiques et qui a fait enragé les ricains.)
( Marie Chantal : une créature de Jacques Chazot ( chercher vous même cette fois ) l'archétype de la snobinette évaporée.

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