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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 09:23
« Alors là, j'en reste baba les gnaces ! Exactement comme une paire de ronds de flan. » me disait une tronche de vin répondant au nom de Nicolas-Brion.

Guillaume Nicolas-Brion a du Morgon dans les veines et il me pardonnera de le mettre dans la peau du célèbre commissaire San-Antonio cher à Frédéric Dard.

 

La répartie est tirée de « Fais gaffe à tes os » le 18e volume de la série des San-Antonio publié en 1956.

 

 

« Le Commissaire San-Antonio est sur les traces de criminels nazis. Secondé par l'ineffable Bérurier, dit l’enflure, spécialiste des filatures il doit retrouver et abattre Luebig, ex-bras droit d'Himmler qu’un certain Lefranc a reconnu aux actualités cinématographiques assistant au meeting d'aviation du Bourget… Aucun autre indice, à part ce film… C'est maigre… Quelques pistes semblent mener en Espagne... En route pour Barcelone où Bérurier disparaîtra et sera retrouvé piteux état dans un cul-de-basse-fosse.

 

« Fais gaffe à tes os, San-Antonio, me dit-il… cette histoire est à la c… comme un esquimau est à la vanille. »

 

Comme le disait dans les temps anciens les présentateurs à la télé sans transition passons de l’esquimau à la vanille au flan du même parfum cher aux papilles de Guillaume Nicolas-Brion qui dans une chronique du 2 février affirme que « Le flan de l'artisan Bruno Solques surpasse (et de loin) celui de Cyril Lignac »

 

 

Je n’en suis pas resté comme 2 ronds de flan, ni sur le cul pour faire vulgaire, car Bruno Solques je connais, sa boutique est au 243 Rue Saint-Jacques, près de l’hôpital du Val de Grâce à quelques encablures de chez moi où toutes les voies sont estampillées Saint-Jacques…

 

Mais, vous commencez à me connaître, je me suis dit que je ne pouvais en rester à ce simple duel entre une star pour bobo trentenaire et un bon artisan. Alors j’ai décidé de prendre mon petit vélo pour aller acheter 3 flans :

 

  • Celui de Poilâne rue du Cherche-Midi, (3) 

La numérotation est fonction de l’éloignement des boutiques de mon home.

 

  1. Poids : 153 g Prix : 2,30€

 

2. ​Poids : 230 g Prix : 2,50€

3. Poids : 222 g Prix : 3,50€

 

J’ai donc dégusté dans l’ordre de la numérotation 1 morceau de chacune des parts achetées hier matin.

 

- Le flan de Laurent Duchêne est sans grand intérêt, peu gouteux, ferme.

 

- Celui de Poilâne le surpasse aisément, il est onctueux, léger, un peu court en bouche.

 

- Enfin, le chouchou de GNB est bien tel que décrit par lui, aérien et très gouteux. Il n’y a pas une goutte de rhum dans ce flan cher Guillaume.

 

Reste son différentiel de prix avec celui de Poilâne : 1 € ce n’est pas rien. Est-ce le surcoût lié au statut de petit artisan ? Je ne sais…

 

Que choisir ?

 

C’est la gourmandise qui l’emporte : je vote Bruno Solques…

 

Si ça vous dit de vous taper une part de flan au dessert vous pouvez faire couler en vous offrant quelques gorgées de Crémant de mon chouchou Jean-Pierre Rietsch.

 

Le flan est une crème sucrée à base d'œufs, de lait et de farine que l'on fait prendre au four.

 

Voir la version vendéenne du flan : La Fiounaïe de mémé Marie 

 

« La femme tenait un large flan acheté chez un pâtissier de la chaussée Clignancourt»

 

Zola, Assommoir, 1877

 

L'expression « en rester comme deux ronds de flan » est apparue au tout début du XXe siècle. Son auteur serait-il alors allé piocher dans le vieux français pour construire cette expression ? Pourquoi pas.

 

Au XVIe siècle le flaon synonyme de la monnaie qu'on frappait et la métaphore tendrait à décrire une personne frappée d'étonnement comme la pièce de monnaie. Le terme rond quant à lui ferait référence à la forme de cette monnaie comme à la forme des yeux qui s'arrondissent suite à un événement qui provoque la stupeur.

 

Une autre explication tendrait à comparer cette expression française avec une autre qui fut l’une de ses variantes affirmant « rester comme du flan » signifiant devenir mou comme la pâtisserie en rapport à la « force d'étonnement ». Il se pourrait aussi que ce dicton ait un lien avec la forme des fesses représentées par les deux ronds de flan.

« Alors là, j'en reste baba les gnaces ! Exactement comme une paire de ronds de flan. » me disait une tronche de vin répondant au nom de Nicolas-Brion.
« Alors là, j'en reste baba les gnaces ! Exactement comme une paire de ronds de flan. » me disait une tronche de vin répondant au nom de Nicolas-Brion.

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