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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:00
Avec l’arrogance des méprisants sommes-nous en train d’oublier que le vin est d’abord une boisson !

Un ami vigneron m’écrit « Révélateur le torchon sur Guillaume Pire ! D’une bêtise sans nom, et dans le propos sur la personne et dans le contenu de la critique : quelle est la place du cidre dans l’imaginaire de ce monsieur ? Un truc pour gueux ? D’une insulte, il s’exhibe deux fois, et ce n’est pas beau à voir. »

 

Certains dégustateurs patentés et/ou autoproclamés, juchés sur leur art qui n’en est pas un, au fur et à mesure que leur influence s’effrite sous les coups de boutoir des « libertins » du vin qui se contrefichent de leurs notules pour choisir ce qui est bon pour eux, laissent percer, sous leur vernis de maîtres à « penser », tout le mépris qu’ils ont pour ces vignerons qui suivent d’autres chemins que ceux bien balisés.

 

Dérapage contrôlé ou incontrôlé, peu importe, ce qui compte c’est leur goût immodéré pour ce que nous aurions appelé dans les années 60 : l’impérialisme de leur manière de faire. Imposer la norme, calcifier le dogme, excommunier les déviants, et pire encore afficher avec morgue leur soi-disant supériorité.

 

Que des dégustateurs se réunissent en des forums, libre à eux, je n’en suis pas même si, lorsque je m’aventure sur leurs lignes, je ne puis m’empêcher de penser que c’est l’art d’ériger des propos de café du commerce en vérité avec ce qu’il faut de méchanceté : « j’écris donc je pense donc je suis ». Si ça les amuse et comble des vides dans leur vie, bien faire et laisser dire.

 

Reste, comme l’aurait mieux dit que moi le Général, le quarteron des faiseurs de guides qui, pour amorcer la pompe de leurs beaux salons où les grands amateurs se pressent, sont obligés d’aller à la pêche aux cochons de payants.

 

Alors, tout est bon pour se faire remarquer même le pire c’est le cas de le dire…

 

Quand vont-ils comprendre qu’après leur échec cuisant face à la déferlante Parker nous sommes en train de changer d’ère, que le temps des pontifiants est derrière nous et qu’il faut renouveler le genre en commençant par s’écouter et s’entendre ?

 

Mare des « bonne dégustation » lancées à la volée dans nos mangeoires et nos abreuvoirs !

 

Nous mangeons, nous buvons, nous apprécions ou non sans avoir besoin de béquilles pour appuyer nos choix…

 

Mon propos n’est en rien une condamnation du métier de critique mais une simple exhortation à un peu plus modestie et de politesse de leur part. Ce n'est tout de même pas trop leur demander.

 

Comme le disait, avec sa cruelle ironie, Sacha Guitry « Les critiques de théâtre sont comme les eunuques : ils savent parfaitement comment ça se fait, mais ils sont incapables de le faire. »

 

Alors, de grâce, si tout un chacun a le droit d’aimer ou de ne pas aimer, un vin, un cidre ou une bière, épargnez-nous, chers éminents critiques, vos saillies, vos oukases, vos hauteurs de vue qui se situent au-dessous de la ceinture et gardez-les pour vous et vos petites cours.

 

Les réseaux sociaux ne sont pas les bassins déversoirs de vos détritus… Allez Twitter ailleurs. Vos relents d’après boire ne présentent aucun intérêt.

 

Par avance : merci !

 

Pour finir ce billet d’humeur, permettez à l’ancien Président des cidres et des Calvados réunis élu alors qu’il n’avait jamais ni produit de pommes, ni élaboré de cidre ou du calvados, de conseiller à l’ignare de la maison B&D de lui conseiller de lire le Traité du vin et du sidre (De vino et pomaco) de Julien Le Paulmier de Grantemesnil, né en 1520, à Agneaux, près de Saint-Lô et mort en décembre 1588 à Caen, est un médecin français. Traduit en français par Jacques de Cahaignes. Réimprimé avec une introduction par Émile Travers. Rouen et Caen, H. Lestringant et P. Massif, 1896

 

Ça comblera son immense et insondable inculture.

 

« Persuadé, dit E. Haag, qu’« il était guéri par l’usage du cidre de palpitations du cœur qui lui étaient restées à la suite des journées de la Saint-Barthélemy où il avait vu périr plusieurs de ses amis et où il avait couru lui-même de grands dangers, il écrivit un traité sur le cidre pour préconiser cette boisson, que selon lui, on devait préférer au vin

 

Après diverses considérations historiques et médicales, il s’attarde dans ce traité sur les différents vins de l’époque en donnant leurs vertus : les vins de l’Île-de-France, vins de Château-Thierry, vins d’Orléans, vins de Bordeaux, vins de Montmartre et vins d’Argenteuil, vins de Bourgogne et vins d’Anjou. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

garandeau jacques 31/05/2015 15:19

Felicitation pour ces 10 ans d ecriture j ai apprécié le sujet des canaries foot...il y avait sans aucun doute des valeurs dans les joueurs et dirigeants de cette epoque

Didier 30/05/2015 17:00

Comme le démontre si bien l'émission passée la semaine dernière
Vin de France - Gueule de bois
Il est bien vrai que les plus grand vin du monde sont pour finir bien "traité"

http://news360x.fr/vin-francais-la-gueule-de-bois/

guigui 26/05/2015 16:34

Sous ma signature 100 000 vins dégustés, commentés par mon équipe ou moi même chez Gault Millau. Je n'ai JAMAIS autorisé une critique négative. Si on aime pas un vin on en dégoûte pas les autres et donc on en parle pas... Personnellement je n'aime pas ce qui relève de l'acétique. La faute à ce que mes parents sont omnivores mammifères. Il est possible de faire des vins nature "propres" c'est réalisable. Chacun est libre d'aimer cette déviance mais cela reste une déviance. Vendange peu saine, matériel mal nettoyé etc etc... Attention je ne dis pas que le vin de ce monsieur est dévié. Mais je profite de ce post pour m'exprimer sur le sujet... Alors vive les vins nature que j'adore quand ils sont bien fait. Vive la liberté de chacun d’aimer ce qu'il souhaite... Mais un vin dévié est un vin dévié et on ne me fera pas croire que c'est une oeuvre d'art c'est le résultat d'un manque de maîtrise... ;-)

Bernard Burtschy 26/05/2015 11:32

Un ouvrage incontournable, aisément téléchargeable.

William Munny 26/05/2015 08:28

Contre nos trahisons la nature en courroux
Ne nous donne plus rien sans peine ;
Nous cultivons les vergers et la plaine,
Tandis, petits oiseaux, qu’elle fait tout pour vous.
Les filets qu’on vous tend sont la seule infortune
Que vous avez à redouter.
Cette crainte nous est commune :
Sur notre liberté chacun veut attenter ;
Par des dehors trompeurs on tâche à nous surprendre.
Hélas ! pauvres petits oiseaux,
Des ruses du chasseur songez à vous défendre :
Vivre dans la contrainte est le plus grand des maux.

Extrait de "les oiseaux" de Antoinette Deshoulières

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