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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 06:00

Bette Davis Eyes est une chanson écrite par Donna Weiss (en) et Jackie DeShannon et rendue populaire par l'interprétation de Kim Carnes en 1981. La chanson reste 9 semaines numéro 1 du Billboard Hot 100 et se classe numéro 1 dans plusieurs autres tops nationaux.

 

Bette Davis eyes / Vinyl single : Kim Carnes: Amazon.fr: CD et Vinyles}Bette Davis'eyes" de Kim Carnes - Le blog de Du soleil sur la page

 

Après que cette chanson soit devenue un single à succès, Bette Davis a écrit des lettres à Kim Carnes et aux auteurs-compositeurs pour dire qu'elle était une fan de la chanson et les remercier de l'avoir « intégrée à l'histoire moderne ». L'une des raisons pour lesquelles l'actrice légendaire a aimé la chanson est que sa petite-fille pensait que sa grand-mère était « cool » d'avoir écrit une chanson à succès sur elle.

 

La voix rauque de Carnes a conduit de nombreux auditeurs à croire que Rod Stewart était le chanteur.

Aujourd’hui c’est « Ève » (1950)

Titre original « All about Ève »

All About Eve [DVD] [1950] by Bette Davis: Amazon.fr: DVD et Blu-rayEve en Blu Ray : All About Eve Blu-ray - AlloCiné

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce que c’est un des chefs d’œuvre de Mankiewicz et qu’il a bien fallut en choisir un pour illustrer son talent.

 

Quelle est l’histoire ?

 

À son début le film nous fait assister à la remise d’un grand prix d’interprétation type « Molière pour l’ensemble de son œuvre» à Ève Harrington. Dans la salle Margo Channing, ancienne lauréate déchue n’applaudit pas. Commence alors un flashback * qui nous montre la soirée où c’était Margo Channing qui était couronnée. Lorsqu’elle rejoint sa loge elle y trouve Ève qui lui avoue qu’elle a vue chacune des représentations de la pièce qui vaut à Margo Channing le triomphe de ce soir. La pauvre enfant émeut Margo qui la prend à son service plus ou moins comme secrétaire/dame de compagnie. Ève se montre d’abord «au petit oignons» pour sa bienfaitrice. Elle est d’une prévenance stupéfiante. Elle apporte le thé juste avant qu’il ne soit demandé et à la bonne température. Même chose pour le taxi. Ève informe Margo qu’il est en route au moment même ou Margo exprime le désir d’avoir un taxi. Peu à peu Ève, qui a su se rend indispensable, imite Margo, attitude, vêtements, diction etc. Un soir que, par malchance les circonstances empêchent Margo d’entrer en scène, Ève se propose de la remplacer. Elle connaît parfaitement le rôle pour avoir fait répéter Margo. C’est un triomphe et la carrière d’Ève s’envole éclipsant au fur et à mesure, une Margo à qui on ne propose plus de rôle.

 

Une fois couronnée, Ève, regagnant sa loge et y trouve une jeune admiratrice…

 

C’est une autre façon de raconter, avec talent cependant, cette histoire qui se passe au Kremlin ou une révolution de palais amène l’ancien dirigeant sur le départ à avertir son successeur qu’il a préparé trois enveloppes à son intention ceci, en prévision des coups durs.

 

Arrive un premier coup dur et le dirigeant ouvre la première enveloppe. Il y trouve une note sur laquelle il peut lire : « Dit que c’est la faute à Lénine» et tout s’arrange.

 

Même chose quand le mécontentement gronde à nouveau. Il ouvre la deuxième enveloppe et lit : « Dit que c’est la faute à Staline » et le calme revient.

 

Plus tard, arrive un troisième fort mécontentement dû à une famine qui s’annonce tant les récoltes de blés ont été mauvaises.

Il recourt à la troisième enveloppe contenant la note habituelle mais où il peut lire : «Prépare trois enveloppes»

 

Eve (Joseph L. Mankiewicz, 1950) - La Cinémathèque française

 

Réalisation

 

Joseph L. Mankiewicz – On a presque tout dit ou au moins l’essentiel, pour se contenter de rappeler que c’est un cinéaste hors normes et surdoué. Pour le reste, on se reportera à la précédente fiche « Guêpier pour trois abeilles » 1967

 

Pour la petite histoire son frère, Herman « Man » est le coscénariste de « Citizen Kane » 1941avec Orson Welles lui même

 

* Le flashback, est une technique importée de la littérature, et employée pour la première fois au cinéma par le Français Ferdinand Zecca pour son film « Histoire d'un crime », réalisé en 1901. Il a été, par la suite, très couramment utilisé dans les films muets, Mais les producteurs s’inquiètent… On leur reproche d’interrompre le « flot narratif car le spectateur passe tout son temps à tenter de mettre de l’ordre dans les faits rapportés. Welles a trouvé la parade en faisant précéder les flashbacks de « bandes d’actualité » et/ou « des coupures de presse » relatant les faits dont il va être question dans le flashback.

 

LE FILM CULTE - « Ève » : Tant qu'il y aura des femmes - Maze.fr

 

Qui fait quoi ?

 

Bette Davis :                       Margo Channing

 

Véritable « Monstre sacré » du cinéma elle a longtemps détenu le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars en tant que meilleure actrice (dix fois), avant d'être détrônée par Katharine Hepburn (douze fois) puis par Meryl Streep (16 fois).

 

Elle a obtenu deux Oscars : l’un pour « L'Intruse » 1935 d'Alfred E. Green et le second pour « L'Insoumise » 1938 de William Wyler. Elle n'a jamais réussi, malgré ses fréquentes nominations, à en décrocher un troisième, ni pour ce qui est considéré comme le rôle le plus abouti et le plus talentueux de sa carrière dans Ève de Joseph L. Mankiewicz, ni pour sa dernière grande interprétation marquante, dans « Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? » 1962 de Robert Aldrich.

 

Gena Rowlands, épouse de John Cassavetes et passionnée de toujours par Bette Davis :

La présente comme cela « Elle était dure, elle adorait les conflits, ils lui donnaient son énergie »

 

Elle même déclare à propos d’Ève : « Dès le premier tour de manivelle aucun film ne me donna autant de satisfaction… Ce fut un grand film, dirigé par un grand metteur en scène, avec une distribution idéale… Après la projection, je pus dire à Joe (Joseph Mankiewicz), qu’il m’avait ressuscitée. »

Tout sur Eve | Intrigue, distribution, récompenses et faits

 

Anne Baxter:                      Ève Harrington

 

46 films pour cette actrice. En 1947, elle obtient l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa composition dramatique dans « Le Fil du rasoir » (1946) réalisé par Edmund Goulding. Elle est connue pour avoir été une interprète de prédilection de Joseph Mankiewicz, Jean Renoir, Orson Welles, Billy Wilder, Ernst Lubitsch, Otto Preminger, Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou Fritz Lang. Aucune autre actrice dans l'histoire du cinéma n'aura été dirigée par autant de metteurs en scène de renom.

 

En 1953, elle tourne coup sur coup « La Loi du silence » d'Hitchcock où elle forme un couple émouvant avec Montgomery Clift, et « La Femme au gardénia » de Fritz Lang, deux perles du film noir.

 

George Sanders:              Addison DeWitt

 

Cet acteur britannique qui a partagé sa carrière entre Angleterre et États Unis a remporté l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa composition de critique raffiné et sarcastique dans All About Ève de Joseph L. Mankiewicz.

 

Sanders, qui a si souvent incarné au cinéma les gentlemen au flegme tout britannique et à l’esprit cynique, se suicide le 25 avril 1972 en Catalogne dans sa chambre d'hôtel à pour abréger les souffrances d’une longue maladie. Il laisse ce mot pour expliquer son geste : « Je m’en vais parce que je m’ennuie. Je sens que j’ai vécu suffisamment longtemps. Je vous abandonne à vos soucis dans cette charmante fosse d’aisance. Bon courage » Cynique, vous avez dit cynique ?

 

Céleste Holm:           Karen Richards

 

Surtout actrice de théâtre et/ou de télévision (Téléfilms et série).

 

Comme Thelma Ritter, ci-dessous elle joua également dans cet autre chef d’œuvre de Mankiewicz « Chaines conjugales » 1949

 

Marilyn Monroe :            Miss Casswell

 

Remarquée par Joseph L. Mankiewicz, qui distingue en elle un « grand talent », elle est engagée par ce dernier dans « Ève » aux côtés de Bette Davis. Compte tenu du succès de ses derniers films, Marilyn négocie un contrat de sept ans avec la 20th Century Fox en décembre 1950. Cela ne l’empêcha pas d’être déçue par l’ensemble de sa carrière. Comme Ava Gardner elle est victime de « La machine à rêve » que constitue Hollywood.

 

Thelma Ritter :                 Birdie Coonan

 

Elle fut nominée 6 fois aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, ce qui fait d'elle l'actrice la plus souvent nominée dans cette catégorie. Elle est notamment connue pour son rôle de Stella dans « Fenêtre sur cour » 1954, ou pour celui d'Isabelle Steers dans « Les Désaxés ».1961 de John Huston.

 

Elle joua également dans cet autre chef d’œuvre de Mankiewicz « Chaines conjugales » 1949

 

Walter Hampden :          le vieil acteur

 

Acteur, metteur en scène, producteur et directeur de théâtre américain il s’est essentiellement consacré au théâtre avec beaucoup de succès.

 

Outre « L'Affaire Cicéron » 1952, Joseph L. Mankiewicz l’employa encore dans « Ève ».

 

Il figure également au générique de deux films à succès « Quasimodo » 1939, aux côtés de Charles Laughton et Maureen O'Hara où il tient le rôle de l’Archevêque de Paris; et celui du patriarche Oliver Larrabee dans « Sabrina » 1954, avec Humphrey Bogart, William Holden et Audrey Hepburn. 

 

Solve ALL ABOUT EVE - 1950 - BETTE DAVIS, ANNE BAXTER,GEORGE SANDERS jigsaw  puzzle online with 70 pieces

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

 Ici, il s’agit de Alfred Newman qui composa plus de 150 musiques de films et reçu 9 Oscars.

 

À ses débuts, il a travaillé à Broadway avec George Gershwin et Cole Porter. En 1930 il part pour Hollywood rejoindre Irving Berlin. Un moment il obtient le poste de directeur musical des studios United Artists. En 1931, il orchestre la musique écrite au piano par Charles Chaplin pour Les Lumières de la ville.

 

Pax

 

Prochainement « Été Violent »

 

 

 

 

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 06:00

Guêpier pour trois abeillesGuêpier pour trois abeilles

Critique : Guêpier pour trois abeilles, de Joseph L. Mankiewicz - Critikat

Capucine, une ombre est passée
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SOUVENIRS

Blaise Hofmann consacre un livre à Capucine, mannequin et actrice tombée dans l’oubli

 

Rappelant que la lumière parvient d’étoiles éteintes depuis longtemps, l’exergue relève de la poésie et de l’astronomie. Elle donne la juste tonalité de Capucine. Porté par une nostalgie antérieure à sa naissance et un sentiment d’empathie pour une icône oubliée, Blaise Hofmann, la pâtre d’Estive, le voyageur de Marquises, accomplit le devoir de mémoire en dédiant un livre à Capucine, étoile filante du mannequinat et de Hollywood.

 

Le «Héron hautain

 

Née en 1928, à Saint-Raphaël, Germaine Lefebvre grandit à Saumur et s’ennuie vite dans une vie trop étriquée pour ses rêves. Elle monte à Paris mener la vie de bohème. Un jeune couturier, Hubert de Givenchy, repère sa silhouette élancée. Celle que la presse surnomme le «Héron hautain» fait la une des magazines. Sur les traces de Marlene Dietrich, elle embarque pour l’Amérique. À Hollywood, cornaquée par le producteur Charles Feldman, elle tourne des films qui connaissent de grands succès comme Le Bal des adieuxLe Grand Sam et naturellement La Panthère rose dans lequel elle incarne l’épouse de l’inspecteur Clouseau. Incarnation de l'«élégance parisienne» participe aussi à Quoi de neuf Pussycat, le premier scénario de Woody Allen porté à l’écran. De retour sur le vieux continent, elle joue dans le Satyricon de Fellini. Et puis plus rien, ou si peu…

 

Capucine passe les trente dernières années de sa vie à Lausanne, au chemin de Primerose. Fait de la figuration, voit sa grande amie Audrey Hepburn, et d’autres vedettes hollywoodiennes vieillissant sur les bords du Léman – Yul Brynner, David Niven, Peter Ustinov… Dépressive, redoutant la vieillesse, elle se jette du huitième étage de son immeuble le 17 mars 1990.

 

Traces furtives

 

Pour rendre vie à cette étoile sortie des mémoires, Blaise Hofmann mène l’enquête. Il revient sur les traces de Capucine à Saumur. Il retrouve la maison de son enfance et le bistrot de quartier où elle avait ses habitudes. Il enregistre des témoignages souvent ténus («J’arrosais ses pétunias…») auprès de célébrités (Givenchy) ou d’inconnus (voisins), visionne des films oubliés, lit des coupures de presse. «Mon héroïne manque d’épaisseur, c’est un fait», note l’écrivain. Et sa biographie peine à tenir ses promesses. Elle n’atteint pas au niveau du Limonov de Carrère ou du Dora Bruder de Modiano, ces sublimes portraits fantasmatiques intégrant la subjectivité de l’auteur. La pâte de la littérature ne monte pas. Merci toutefois pour cette anamnèse élégiaque.

 

Capucine, de Blaise Hofmann, Zoé, 216p

Guêpier pour trois abeilles, une étincelante comédie de J.L. Mankiewicz en  version restaurée ・ La Filmothèque du Quartier Latin

Aujourd’hui c’est « Guêpier pour trois abeilles » (1967)

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour voir que l’on peut faire une autre adaptation de la pièce Volpone de Ben Jonson que celle de Jules Romain et Stephan Zweig portée à l’écran par Maurice Tourneur avec Louis Jouvet et Harry Baur. Mais aussi pour une introduction à l’œuvre de Joseph L. Mankiewicz, un des plus grands et fins réalisateurs, scénaristes et producteurs du cinéma américain.

 

Régalons nous.

 

Quelle est l’histoire ?

 

Comme pour le Volpone de Ben Johnson l’histoire de passe à Venise.

 

Le richissime Cecil Fox regarde un soir, à la Fenice, la pièce Volpone qu'il s'est fait représenter pour lui tout seul. Cela semble lui donner des idées.

 

Le lendemain, il embauche William McFly, en qualité de secrétaire particulier, et le charge de faire venir, dans son palais vénitien, trois anciennes maîtresses, en leur faisant miroiter qu'il est mourant et pourrait léguer sa fortune à l'une d'elles.

 

Celles-ci arrivent bientôt : Mrs Sheridan - avec sa dame de compagnie Sarah Watkins -, la princesse Dominique et Merle McGill.

 

L'affrontement psychologique commence avec elles, aussi avides et hypocrites l'une que l'autre. Mais un matin, Mrs Sheridan est retrouvée morte...

 

 

Réalisation

 

Voici professionnel exceptionnel de l’univers du cinéma plusieurs fois Oscarisé alors qu’il ne réalisa que 22 films de 1946 à 1972. Films dont il fut souvent le scénariste voir le producteur.

Aucun de ses films ne passa inaperçu alors que, comme dit Wikipédia : « ses films se caractérisent par une quasi absence d’action, au sens hollywoodien du terme, et l’importance prépondérante des flashbacks, des dialogues et des rapports entre les personnages. »

 

Ses têtes d’affiches couvrent le gotha de l’époque (Marlon Brando, Elizabeth Taylor, Bette Davis, Ava Gardner *, Humphrey Bogart, Montgomery Clift, Gene Tierney, Vincent Price) avec une prépondérance d’acteurs britanniques : George Sanders, Rex Harrison, Cary Grant, Richard Burton, Laurence Olivier, Michael Caine, James Mason Maggie Smith… »

 

C‘est avec « Chaînes conjugales » 1949, qui remporte les Oscars du scénario et de mise en scène qu’i rencontre le succès. L’année suivante il réitère la performance, obtenant exactement les mêmes prix pour « Ève », 1950 qui remporte également l’Oscar du meilleur film.

 

En 1951, après avoir tourné « L’Affaire Cicéron » avec James Mason. Puis il quitte Los Angeles pour aller s’installer au calme sur la côte Est. En 1952, il adapte le « Jules César » de Shakespeare avec Marlon Brando en vedette.

 

Réalisateur et scénariste surdoué, aborda tous les genres, comme un western, le savoureux

 

« Le Reptile » 1972 avec, entre autre, Kirk Douglas Henry Fonda. En 1972, il tourne son dernier film, l’intrigant « Le Limier », dont la distribution se limite à deux acteurs (Laurence Olivier et Michael Caine) sans pour autant que cela ressemble à du théâtre filmé.

 

* Ce qui nous permet d’évoquer son chef d’œuvre le fascinant « La Comtesse aux pieds nus » avec Ava Gardner et Humphrey Bogart dont Mankiewicz dira lui-même :  « « J’ai essayé de faire un conte de fées qui corresponde à la vie d’aujourd’hui, une version amère de Cendrillon. Le prince charmant aurait dû, à la fin, se révéler homosexuel, mais je ne voulais pas aller aussi loin. » Et qui s’attira des critiques comme celle de Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier « On n’oubliera pas de sitôt (…) le chant passionné de La Comtesse aux pieds nus, éblouissant film sphinx aux mille facettes, combat désespéré d’une héroïne à l’inutile splendeur contre un monde sordide… »

 

Ce cinéaste de premier ordre était aussi un Monsieur.

 

« En 1950 alors qu’il est président de la Screen Director Guild, Cecil B. DeMille profite d’une période où Mankiewicz est absent pour tenter une offensive pro-maccarthysme. À son retour, Mankiewicz s’oppose à la manœuvre et, soutenu par John Ford, repousse l’attaque»

(Wikipédia)

 

Pour la petite histoire il obtient son étoile sur le Hollywood Walk of Fame le 8 février 1960

 

Guêpier pour trois abeilles - Manifestations

 

Qui fait quoi ?

 

Rex Harrison :           Cecil Fox

 

Acteur britannique à la vie privée mouvementée ce qui ne l’empêchera pas d’être anobli par la Reine Élisabeth II  en 1989.

 

On se souviendra de lui dans « My Fair Lady » 1960 et du rôle du Professeur Henry Higgins qu'il joua dans la comédie musicale, inspirée de la pièce de théâtre Pygmalion, de George Bernard Shaw auprès de Audrey Hepburn. Son rôle dans l'adaptation cinématographique lui valut de remporter l'Oscar du meilleur acteur.

 

Humoriste par prédilection il s’illustra aussi dans des films historiques ainsi il tint le rôle de Jules César dans « Cléopâtre » de Mankiewicz en 1963, face à Elizabeth Taylor, ou celui du pape Jules II dans « L'Extase et l'Agonie » de Reed en 1965, face à Charlton Heston dans le rôle de Michel-Ange. Harrison retrouvera Mankiewicz dans  « L'Aventure de madame Muir » 1947 avec Gene Tierney. Sa stature, son flegme font de lui l’exemple type de l’Anglais distingué, tout comme David Niven

 

 

Cliff Robertson:         William McFly

 

Une quarantaine de film et non des moindres pour cet acteur américain qui obtint l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle tout en finesse avec beaucoup de sensibilité dans le film « Charly » 1969 de Ralph Nelson.

 

Maggie Smith:            Sarah Watkins

 

Elle est considérée comme l'une des plus grandes actrices britanniques du XXe siècle en raison de la variété de ses rôles et de la longévité de sa carrière, elle est aussi l'une des plus récompensées, ayant reçu deux , entre autre deux Oscars, et je ne sais plus combien de Golden Globes, BAFTA, Elly Awards et Tony Award.

 

Elle est tout simplement, une fois de plus admirable dans le passionnant « Gosford Park » 2001 de Robert Altman qu’il n’est pas exclu de trouver prochainement en fiche. Plus récemment on a pu l’apprécier dans la série «Dowton Abbey » où elle est Lady Violet Crawley comtesse douairière de Grantham, mère de Lord Grantham

Ne ratez pas : "Guêpier pour trois abeilles"

Susan Hayward:               Mrs Sheridan

 

Cette superbe actrice a été une habituée des films de Joseph Mankiewicz, Henry King, Edward Dmytryk et surtout Henry Hathaway. Elle tourne avec Gregory Peck dans « David et Bethsabée » 1951 et « Les Neiges du Kilimandjaro » 1952 de Henry King. Elle est complimentée pour des rôles difficiles. Elle joue ainsi la femme dépressive du président Andrew Jackson dans « The President's Lady » 1953. Son interprétation de l'actrice alcoolique Lillian Roth dans « Une femme en enfer » 1955 lui vaut le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes en 1956. Elle reçoit l'Oscar de la meilleure actrice en 1959 pour son rôle de la meurtrière Barbara Graham dans « Je veux vivre ! ».

 

Capucine :                    La princesse Dominique

 

Tout aussi superbe est cette actrice française qui est aussi mannequin.

 

Son rôle le plus marquant de cette période, demeure celui de Simone Clouseau, épouse du célèbre inspecteur interprété par Peter Sellers dans La Panthère rose de Blake Edwards en 1963 (et deux de ses suites, vingt ans plus tard).

 

Mais on oubliera pas « Le Grand Sam » où la critique américaine remarque que « Capucine, la svelte actrice française engagée pour jouer « Ange », apporte au film une heureuse touche de classe » auprès de son partenaire John Wayne et que « Capucine met beaucoup plus d’intensité dans son interprétation de fille de dancing terreux qu’elle ne l’a fait précédemment dans son rôle larmoyant du « Bal des adieux » » 1960 selon The New York Times » Faut le faire ! Bravo Madame !

The Honey Pot (1967)

Edie Adams:                Merle McGill

 

Une dizaine de films ( beaucoup, beaucoup plus de télévision et de téléfilm) pour cette curieuse femme d'affaires américaine, chanteuse et humoriste, comédienne à Broadway et actrice à la télévision et au cinéma.

 

Adolfo Celi:                 L'inspecteur Rizzi

 

Tout le monde mettra rapidement un visage sur cette acteur italien quand on saura qu’il joua le méchant dans « Opération Tonnerre » 1965 ou il joue le milliardaire borgne Emilio Largo.

 

Avant cela il fut un important metteur en scène de théâtre en Amérique Latine.

 

Par la suite on le retrouve en officier britannique dans « Le Roi de cœur »1966 de Philippe de Broca. (voir fiche)

 

Hugh Manning:         Volpone

 

Acteur de théâtre et un peu de cinéma avec seulement 9 films à son actif. Non des moindres cependant puisqu’on y trouve : « Les Briseurs de barrages » 1955de Michael Anderson, 1959  « Notre agent à La Havane » de Carol Reed, 1973  « Le Piège de John Huston » 1973 « Elephant Man » 1980 de David Lynch, excusez du peu.

 

Pax

 

Prochainement «  Ève »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mars 2022 7 27 /03 /mars /2022 06:00

 

 

Volpone ou le renard, joué pour la première fois en 1606, est l'une des comédies les plus brillantes de Ben Jonson (1572-1637), poète et dramaturge dont la réputation fut équivalente à celle de Shakespeare en son temps. Il s'agit de sa comédie peut-être la plus exubérante, où il donne libre cours à son génie satirique pour montrer les effets de la soif de l'argent, et notamment la perversion des relations entre les individus.

 

Volpone ou le renard - Ben Jonson - SensCritique

 

En 1928, adaptée par Jules Romains et Stefan Zweig, la pièce connut un grand succès auprès du public français, Volpone y prenant les traits de Charles Dullin. Suivit en 1939 une version cinématographique par les soins de Maurice Tourneur, avec Harry Baur dans le rôle-titre et Louis Jouvet

 

Volpone - Film (1941) - SensCritique

Aujourd’hui c’est « Volpone» (1941)

 

 

Quelle est l’histoire ?

 

C’est l’histoire d’une vengeance.

 

Volpone le levantin  avait été jeté en prison par ses créanciers. Pour se venger il met sur pied un efficace et diabolique dispositif. En prison, il avait fait la connaissance d’un peu recommandable parasite du nom de Mosca. C’est ce dernier qui deviendra le deus ex machina de l’affaire. Avec son accord il fait croire que Volpone est à l'article de la mort. Il fait miroiter alors l'héritage aux rapaces qui entourent Volpone.

 

Mais c’est lui finalement qui tirera les marrons du feu. Désinvolte et cynique, c’est lui qui empochera l'argent.

 

 

Réalisation

 

Maurice Tourneur est né en 1876. Il fut un très grand réalisateur international à l’époque du muet puis du parlant : une quinzaine de film. Il est le père du cinéaste franco-américain Jacques Tourneur lequel fit l’essentiel de sa carrière aux États Unis.

 

Maurice tourneur fait partie des très rares artistes français à avoir été honorés par une étoile au Hollywood Walk of Fame à Los Angeles.

 

Volpone (Maurice Tourneur, 1940) - La Cinémathèque française

Qui fait quoi ?

 

 

Louis Jouvet :           Mosca, confident et homme à tout faire de Volpone

 

Comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français, professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique Louis Jouvet est une des plus grandes personnalités du monde du théâtre et du cinéma. Il épouse totalement cet univers qu’il incarne avec force sérénité et une certaine grâce. Certains conseils qu’il donne à ses élèves dans « Entrée des Artistes » 1938 sont, à l’évidence tirés de son vécu. « Soyez léger, vous serez lourd » « Vous entrez dans la vie quand de rideau se lève, restez y quand il se ferme.

 

Volpone - Blog de Films-et-stars-Vintage

 

Jacqueline Delubac :            Colomba, la femme de Corvin

 

Actrice de talent au théâtre comme au cinéma elle fût la troisième * femme de Sacha Guitry, qui venait d’être lâchée par Yvonne Printemps**, il la fit jouer dans 23 pièces. Elle fut aussi une grande collectionneuse de peinture dont une partie fut légué au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

 

Réputée une des plus belles et élégantes femme de Paris, sa garde-robe «  griffée » (600 pièces) a été offerte au Musée de la mode et du textile de Paris.

 

* Guitry qui a 50 ans, soit 23 de plus qu'elle. Le faire-part comporte ce mot du Maître : « « J'ai le double de son âge, il est donc juste qu'elle soit ma moitié »

 

** On raconte le dialogue entre Guitry et Yvonne Printemps lors d’un petit déjeuner à l’époque de leur vie commune :

 

       Guitry - « Vous savez chère, cette nuit j’ai rêvé de vous. J’ai pensé, enfin froide ! »

 

        Elle     - «  Comme c’est curieux, moi aussi j’ai rêvé de vous. J’ai pensé enfin raide ! »

 

Colette Régis :          la marquise lors du banquet

 

Quelque soixante-quinze films en trente-quatre ans de carrière pour cette actrice abonnée aux seconds rôles essentiels son emploi étant celle de femme revêche et/ou un peu excentrique

 

Harry Baur :                     Volpone, le commerçant levantin

 

Un des plus grand acteurs de théâtre et de cinéma de l’entre-deux guerre et reconnu comme tel. Il tourna 40 films en douze ans  et fut un réel « Monstre sacré ». Hélas, il est tombé dans l’oubli victime de la vindicte antisémite de l’époque alors que ni ses origines (Alsacien marié à une Lorraine) ni sa généalogie ne prêtent à confusion. Il fut également victime d’une animosité personnelle de Goering contre lui car ce dernier redoutait la supériorité du cinéma français sur celui du Reich. Les maltraitances subies furent telles qu’il mourut six mois après sa Libération ou l’on eut la cruauté suprême de lui dire que ses tortionnaires et leurs supérieurs savaient fort bien qu’il n’était pas juif.

 

Il reste un inoubliable et convaincant Commissaire Maigret dans « La tête d’un homme » 1932 de Julien Duvivier.

   

 

Charles Dullin :               Corbaccio , l'usurier

 

Homme de théâtre et de cinéma en tant qu’acteur et/ou metteur en scène ou encore directeur de théâtre comme le théâtre du Vieux Colombier avec Jacques Copeau, le Théâtre de l’Atelier, le Théâtre Sarah Bernard ou encore le théâtre de la Cité, Il participa à beaucoup d’aventure dans ce domaine avec Louis Jouvet, Gaston Baty et Georges Pitoëff. En 1927, il fonde le « Cartel des Quatre », visant à faire entendre le théâtre non mercantile Il y avait déjà, à l’époque l’opposition au Théâtre « de boulevard ». Le Cartel des Quatre, au côté d'André Barsacq, Jean-Louis Barrault, Jean Vilar et Jean-Paul Sartre, impulse le mouvement de renouvellement français qui aboutira à un « théâtre décentralisé populaire ».

  

Fernand Ledoux :           Corvino, le mari jaloux

 

Grand acteur de théâtre formé et lauréat du Conservatoire national d’art dramatique il devint Sociétaire de la Comédie Française. Cependant c’est au cinéma avec 80 films tournés qu’il devint populaire. Il jouait aussi bien la comédie que les drames.

 

On le remarque dans « La Bête humaine » 1938 de Jean Renoir ou aussi « Les Visiteurs du soir » 1942 de Marcel Carné ou encore   « Le Jour le plus long » 1962 de Darril Zanuck

 

Jean Temerson :             Voltore, le notaire

 

Après une carrière en dents de scie en raison de l’époque et de sa confession juive, son dernier film  fut  « Les Diaboliques » 1955 de Henri-Georges Clouzot ou il joue un garçon d’hôtel. C’était la troisième fois qu’il jouait pour Clouzot

 

Alexandre Rignault :             le capitaine Léone, fils de Corbaccio

 

Grand acteur de théâtre par la grâce de Louis Jouvet à qui il avait écrit. Jouvet l’a engagé en tant qu’utilité. Pendant une quinzaine d’années, le jeune comédien est distribué dans des œuvres signées Nicolas Gogol, Marcel Achard ou encore Jules Romains, et participe à la création de trois pièces de Jean Giraudoux : Amphitryon 38 (1929), Intermezzo (1933), à la Comédie des Champs-Élysées, et Ondine (1939) au Théâtre de l’Athénée. Après la Seconde Guerre mondiale, on le voit encore dans plusieurs pièces, de Paul Claudel entre autres, présentées au théâtre du Vieux-Colombier. Avouez que ce n’est pas rien.

 

Il eut aussi une brillante au cinéma. Pour ses débuts, en, il interprète le critique d’art Langelard dans « La Chienne » 1931de Jean Renoir, un drame social et réaliste avec Janie Marèse et Michel. Il n’eut pratiquement jamais de rôle de premier plan ce qui ne l’empêcha nullement d’être apprécié des réalisateurs pour toutes sortes de rôles.

 

Pierre Sabbagh :             un Vénitien

 

Qui eut cru que cet homme journalise et présentateur de télévision avait tâté du cinéma. Volpone est son seul film, celui qui lui fit renoncer au cinéma sur les conseils de Charles Dullin.

 

Roger Blin :                       un Vénitien

 

Quelque 90 films au palmarès de cet étrange acteur que l’on a déjà rencontré dans « Entrée des Artistes » 1938. C’est aussi un homme de théâtre comme directeur de salle et metteur en scène. C’est à lui que Samuel Beckett confiera, entre autre, le manuscrit de « En attendant Godot

 

Charles Denner :             un valet

 

Volpone est le tout premier contact de Charles Denner avec le monde du spectacle. Sa carrière au théâtre n’est pas négligeable mais c’est au cinéma qu’il obtint la reconnaissance du public.

 

Il fut un acteur fétiche de Claude Lelouch qui le fit tourner dans cinq films. Mais, alors que beaucoup de ses films sont inoubliables avec sa voix un peu rauque et sa diction hachée autant qu’empressé, il restera l’inoubliable « L’homme qui aimait les femmes » 1977, un des meilleurs films de Truffaut.

 

 

Bons Moments

 

Presque chaque scène avec Jouvet. Il est extraordinaire quand il fait miroiter un gain important à l’un ou à l’autre en prenant le complice du moment pour témoin. On ne sait si le clin d’œil de circonstance est adressé à ce dernier, à lui-même de contentement ou au spectateur. Avec beaucoup de finesse c’est Guignol qui demande aux enfants s’ils n’ont pas vu le gendarme alors que lui-même vient de mimer un coup de bâton sur le bicorne du pandore.

 

Silence, je regarde Volpone il ne faut rien rater.

 

Pax

 

Prochainement « Guêpier pour trois abeilles »

 

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19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 06:00

Marcel Dalio

Ne pas confondre comme je l’ai longtemps fait Henri Jeanson le dialoguiste avec Francis Jeanson, figure de proue des "porteurs de valises" du FLN ICI 

Le réseau Jeanson (porteurs de valises) - Algerie-dz.com

Collaboration « chaude » ou collaboration « froide » ? Le cas d'Henri Jeanson (1938-1947)

Laurent Martin dans Vingtième Siècle. Revue d'histoire 2005/2 (no 86), pages 91 à 106

 

Photos de Henri Jeanson - Babelio.com

 

Réévaluer la place exacte que Henri Jeanson, journaliste et homme de cinéma, tint sous l’Occupation : tel est le défi relevé ici. L’itinéraire de cet intellectuel pacifiste et anticonformiste est passé au crible afin de cerner son degré de compromission avec le régime de Vichy et avec l’ennemi. Plus largement, c’est à une réflexion sur le sens de la collaboration, entre collaborationnisme acharné et petits accommodements, qu’est convié le lecteur de l’article.

 

Voilà déjà quelques mois, un ouvrage dirigé par Marc Olivier Baruch faisait le point sur l’état de la recherche historique en matière de collaboration et d’épuration dans la France des années 1940 ; recueil d’études passionnantes et neuves, il passe en revue divers professions et milieux en s’efforçant d’en replacer le comportement collectif – et, parfois, les écarts individuels à la moyenne – dans le contexte national.

 

Une poignée de misérables.…. Les lacunes, selon cette logique même, étaient inévitables ; en particulier, les spécialistes de l’histoire de la presse ont pu regretter l’absence d’articles concernant ce champ de recherche, un champ il est vrai déjà largement défriché dans les années qui ont précédé la parution de cet ouvrage.

 

« L’épuration…. Nous voudrions ici apporter notre contribution à cette entreprise collective en examinant le cas d’un homme de presse et de cinéma, dont le parcours singulier à la fois reflète et s’écarte du destin de la communauté nationale : Henri Jeanson. Sur cet intellectuel pacifiste et anticonformiste, né en 1900 et mort en 1970, nous disposons d’assez peu d’études, hormis celle, savante mais qui tient davantage de la recension des sources disponibles que d’une biographie raisonnée, de Christophe Moussé la découverte et à l’exploitation des archives Jeanson, nous sommes en mesure de renouveler substantiellement ce travail qui reste cependant très précieux

 

La suite ICI 

Chroniques du Cinéphile Stakhanoviste: Entrée des artistes - Marc Allégret ( 1938)

Aujourd’hui c’est « Entrée des Artistes » (1938)

 

Pourquoi ce film ?

 

Ciné papy a envoyé plus de cinquante-deux fiches à son metteur en images préféré. À raison  d’une par semaine cela va donc faire un peu plus d’un an que ce vieux graphomane s’est mis à  la tâche. 

 

Un an déjà ! Il y a donc, semble-t-il, un anniversaire à fêter.

 

Au commencement (in illo tempore…) dans sa fraiche naïveté Ciné papy a présenté des films  chers à son cœur dont deux très grands films « La Rose et la flèche » 1976 et « Un homme  pour l’éternité » 1966 qui fut qualifié de chef d’œuvre tout comme « Quai des Orfèvres » 1947.

 

Tout au long de ses fiches Ciné papy s’est attaché à montrer sa passion pour les acteurs. Aujourd’hui, pour marquer cette année de production nous passons à la catégorie chef  d’œuvre hors compétition avec un des plus grands acteurs français, déjà croisé dans « Quai des  Orfèvres », Mesdames Messieurs voici, sous vos applaudissements : Monsieur Louis Jouvet

 

Quelle est l’histoire ?

 

François, Cœcilia et Isabelle sont élèves de la classe d'art dramatique du conservatoire que  dirige le professeur Lambertin. François est amoureux d'Isabelle qui l'aime également, mais il est poursuivi par Cœcilia, son ancienne maîtresse. C’est une nouvelle illustration de la pièce  de Musset dont le titre est devenu adage « On ne badine pas avec l’amour ». S’y mêle  également une mince affaire policière qui permet de maintenir l’intérêt du spectateur et de  trouver une fin à ce qui apparaît parfois comme un marivaudage.

 

Entrée des artistes, un film de 1938 - Télérama Vodkaster

 

Réalisation

 

Marc Allégret

 

68 films en 43 ans de carrière ! Ce cinéaste prolifique a été un réel découvreur de talents.  Fernandel, Raimu, Jean-Louis Barrault, Joséphine Baker ont débuté au cinéma dans un film  de Marc Allégret. Il est le premier à avoir confié des rôles importants à Simone Simon et à  Michèle Morgan, qu'il a révélées. Il a fait jouer dans ses films des acteurs alors en devenir,  tels que Bernard Blier, Louis Jourdan, Danièle Delorme, Gérard Philipe, Daniel Gélin,  Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Patrick Dewaere ou encore Johnny  Hallyday. Roger Vadim a été son assistant.

 

Il a également fait tourner Micheline Presle, Odette Joyeux et Fernandel  Il dirige notamment Jeanne Moreau avec Jean Marais, Danielle Darrieux, mais aussi Annie  Girardot et Robert Lamoureux mais encore Bourvil et Catherine Deneuve. Cette longue liste illustre son importance dans le paysage cinématographique français de cette  époque qui s’acheva avec « La nouvelle vague » de Truffaut poursuivant « La qualité  française » de sa vindicte.

 

à la ville Marc Allégret est le frère aîné du cinéaste Yves Allégret et l'oncle de Catherine Allégret, la fille de Simone Signoret et d'Yves Allégret. * C’est dire son milieu naturel. * On sait tous le couple quelle formait avec Yves Montand qu’elle appelait « Montand » pour  bien savoir, de qui on parlait.

 

Entrée des Artistes de Marc Allégret - 1938 - Shangols

 

Qui fait quoi ?

 

Claude Dauphin : François Polti

 

C’est un de ses premiers rôles. Bilingue il eut une activité non négligeable au sein des forces  de la France Libre. Acteur doué donnant l’impression de jouer avec une facilité déconcertante  il sut conquérir l’Amérique grâce à ce bilinguisme. Il va ainsi tourner pour Joseph L.Mankiewicz, Peter Ustinov, John Frankenheimer, Otto Preminger, Roman Polanski ou  Stanley Donen. Sa carrière française n’en fut pas oubliée pour autant. Un de ses rôles les plus  célèbres est le maquereau de Casque d'or de Jacques Becker aux côtés Simone Signoret. Il  joue également la même année dans le classique Le Plaisir de Max Ophuls.

 

Janine Darcey : Isabelle Didier

 

« Entrée des artistes » est pratiquement son premier film avec un rôle de premier plan.  Jusqu’à cette date elle tenait des petits rôles de figuration. Une carrière discrète avec un  palmarès cependant de 60 films

 

Odette Joyeux : Cœcilia Prieur

 

Actrice de cinéma, comédienne de théâtre elle débute avec Louis Jouvet dans « Intermezzo » Elle écrit abondamment notamment des romans et un roman en forme de biographie : « Entrée d'une artiste » aux Éditions Payot couronné par l’Académie française. Wikipédia mentionne qu’une rose porte son nom la variété « Odette Joyeux »

 

Louis Jouvet : Lambertin, professeur au Conservatoire

 

En roue libre ! Tout le monde s’accorde à penser qu’il tient là son propre rôle de professeur de  théâtre du Conservatoire et qui est presque un reportage sur l'art de Jouvet. Alors silence on savoure les cours du Maître !

 

André Brunot : M. Grenaison, l'oncle d'Isabelle

 

Je ne connais pas particulièrement cet acteur. Il mérite cependant de retenir notre attention  tant il est remarquable dans les scènes qui l’oppose à Jouvet. Avoir autant de présence juste,  sans emphase, il faut le faire. Bravo l’artiste « Soyez léger, vous serez lourd »

 

Louis Jouvet - Entrée des artistes | Facebook

Julien Carette : Lurette

 

Il a joué dans plus d'une centaine de films qu'il a marqués par sa forte personnalité et son  accent parisien. C’est idéalement un « second rôle » essentiel

 

Je me souviens de lui dans les films de Jean Renoir. Il est un titi parisien dans « La Grande Illusion »1937, un volontaire dans « La Marseillaise », 1938 Pecqueux, le chauffeur du mécanicien Lantier dans « La Bête humaine » 1938, et surtout Marceau, le braconnier  magnifique, qui se joue du garde-chasse Schumacher, dans « La Règle du jeu » 1939.  Il devient aussi un acteur fétiche pour il devient le comédien fétiche de Claude Autant-Lara.  On se souvient bien sûr de « L'Auberge rouge » 1951, aux côtés de Fernandel et Françoise  Rosay, il campe avec conviction l'inquiétant patron assassin de l'auberge de Peyrebeille.

 

Marcel Dalio : Le juge d’instruction

 

Un Sale Juif ! * Ses origines vont lui ouvrir, puisqu’il est contraint de s’exiler les portes d’Hollywood. Il est à présent inscrit, pour l’éternité au génériques de film devenus cultes.  Ainsi « Casablanca » 1942 de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.  Marcel Dalio y joue Émile, un croupier mais aussi « Le Port de l'angoisse » 1944 d'Howard  Hawks, ou encore « Les Neiges du Kilimandjaro » 1952 d’Henry King ou « Les hommes  préfèrent les blondes » 1953 d’Howard Hawks. Tout cela ne l’a pas empêché de jouer pour  Jean Renoir les chefs d’œuvres que sont « La Grande Illusion » 1937 et « La Règle du jeu » 1939.

 

Ici, il campe un juge d’instruction avec des inventions qui en font un grand numéro d’acteur.

 

* Sa carrière française prometteuse est cependant interrompue lorsque l’Allemagne envahit la  Pologne le 1er septembre 1939. D’origine juive, Marcel Dalio s’enfuit avec sa femme. Après  moult péripéties ils gagnent Montréal. Pendant ce temps, l’Allemagne a envahi la France où  s'est installé le gouvernement de Vichy La propagande antisémite tire de quelques photos  publicitaires de Dalio une série d’affiches où il fait figure de « Juif typique ».  Réalisé en 1938, le film « Entrée des artistes » ressort sur les écrans, en juillet 1944, après  que l'on a pris soin de retourner avec un acteur non-juif, Alfred Pasquali, toutes les scènes où  Dalio apparaissait, tout en gardant sa voix sur la bande-son. Bêtise que de crime on commet  en ton nom !

 

Entrée des artistes – Marc Allégret (1938) | citylightscinema

 

Roger Blin : Dominique

 

Bernard Blier : Pescani

Ciné papy va finir par détester cet acteur au 200 films. Marre de le rencontrer à chaque coin  d’un générique des attachants films auquel il a participé. Fidèles lecteurs à vos fiches si vous  voulez en savoir un tout petit peu plus.

 

André Roussin : Giflard

Oui, oui, c’est bien Le Célèbre André Roussin de l’Académie Française. Il est surtout auteur  de pièce de théâtre à succès aussi bien comique que polémique. Il est plein de fantaisie et de  drôlerie. Il est joué dans le monde entier

 

Michel Vitold : Gabriel

 

Acteur de cinéma et de théâtre ou il est parfois metteurs en scène. Sa carrière s’étend des  années trente à quatre-vingt-dix. Il participa à la première aventure du Festival d’Avignon. Après avoir échoué deux fois au Conservatoire mais passionné par le théâtre, il fut un temps, pensionnaire de la Comédie Française.

 

Noël Roquevert : Pignolet, un vigile

 

Déjà rencontrée cette « gueule » typique avec sa moustache. On le retrouve toujours avec  plaisir . Voir aussi la fiche sur « Marie Octobre » 1959

 

Dora Doll : Elève du conservatoire

 

Elle est la première épouse de l'acteur Raymond Pellegrin, avec qui elle se marie en 1949, ils  ont une fille Danielle, l'année suivante. Ils divorcent en 1954, année où elle commence une  liaison avec Jean Gabin qui dure deux ans. La rumeur lui prête également une relation avec  Marlon Brando. Elle se marie ensuite avec François Deguelt

 

Voilà pour Dora Doll « à la ville »

 

On l’a déjà rencontré dans « Le quai des Orfèvres » 1947 dont la fiche, sauf erreur ne  mentionne pas qu’elle a tourné dans près de 170 films dont quelques-uns aux Etats Unis. N’oublions pas que c’est Louis Jouvet qui lui mit le pied à l’étrier.

 

Monique Mélinand : Une élève du conservatoire

 

Même chose que ci-dessus. Elle fut l’élève de Louis Jouvet puis à la défection de Madeleine  Ozeray, elle la remplace dans ses rôles et dans le cœur de Jouvet. Elle a fait surtout une  grande carrière au théâtre. 

 

Roland Piétri : un élève du Conservatoire

 

Essentiellement acteur et metteur en scène de théâtre il n’a que deux films à son actif Il compte parmi le monde du théâtre pour avoir été le metteur en scène de Jean Anouilh

 

Sans oublier le dialoguiste Henri Jeanson qui est également le scénario avec André Cayatte.

 

Il fit parler les acteurs dans près de quatre-vingt-cinq films dont il fut parfois également le  scénariste. Il se démarque d’un autre dialoguiste célèbre, Michel Audiard, car Jeanson adapte ses répliques aux personnages et aux situations. Ils restent pourtant, chacun dans leurs genres,  auteurs de répliques cultes dans « Les tontons flingueurs » pour l’un et « Atmosphère…  atmosphère… est ce que j’ai une gueule d’atmosphère dit par Arletty dans « Hôtel du Nord » 1938 ou « Moi j’ai dit bizarre ? Comme c’est étrange. - Je vous assure mon cher cousin que  vous avez dit bizarre bizarre. - J’ai dit bizarre ? comme c’est bizarre » Dialogue entre Louis  Jouvet et Michel Simon dans « Drôle de Drame » 1937

 

Dialoguiste préféré de Louis Jouvet ils étaient aussi de grands amis.

 

Voir aussi la fiche sur « Marie Octobre » 1959

 

N’oublions pas non plus les décors Alexandre Trauner et Jacques Krauss.

 

En cette fin de fiche, l’épuisement et la flemme aidant, j’m’en va faire un thé et vous laisse  avec Wikipédia.

 

Bons Moments

 

Les scènes d’enseignement au Conservatoire 

 

La scène dans la blanchisserie. Venu défendre la cause d’une de ses élèves particulièrement  douée mais contrariée par un oncle et une tante blanchisseur, Jouvet croit l’affaire entendue  alors qu’il s’est laissé emporté par ses souvenirs et a tout gâché.

 

La scène où il quitte la blanchisserie en dévisageant chacune des jeunes blanchisseuses et  leurs attribut un emploi au théâtre : « Coquette…amoureuse…soubrette…intrigante… » et  une chute dont, pour l’instant, je en me souviens pas.

 

Quelques belles tirades.

 

Jouvet quittant « La boutique »

« Laver le linge des autre, en famille ! pouah, comment peut-on être blanchisseur ? »

 

Jouvet terminant le récit de sa visite chez les blanchisseurs seule famille d’Isabelle « Voilà à peu près ce que j’aurai du dire à mes parents quand j’avais dix-sept ans mais je n’au  plus dix-sept ans parce que vous avez dix-sept ans et des dix-sept ans, il n’y en à pas pour tout  le monde

 

« Soyez léger vous serez lourd » conseil aux élèves qui en font trop

 

« Quand le rideau se lève votre vie commence » faites qu’elle continue quand il se baisse »

 

Pax

 

Prochainement « Volpone »

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 06:00

Le Convoi - la critique

Ernest Borgnine OSCAR DU MEILLEUR ACTEUR EN 1955

 

Né le 24 janvier 1917 à Hamden, dans le Connecticut, dans une famille d'immigrés italiens, il avait reçu l'Oscar du meilleur acteur en 1955 pour son rôle dans Marty, également récompensé par les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.

 

Ernest Borgnine avait débuté sa carrière cinématographique en 1953 avec le rôle du sergent "Fatso" Judson dans le film Tant qu'il y aura des hommes. Il avait ensuite joué dans des dizaines de films, dont certains sont devenus des classiques (Les Vikings en 1958, Les Douze Salopards en 1967, La Horde sauvage en 1969, L'Aventure du Poséidon en 1972) et de nombreux téléfilms et séries de télévision (Supercopter de 1984 à 1986). Le comédien s'était marié cinq fois et avait quatre enfants.

 

« Jouer, pour moi, c'est très simple. Vous devez juste utiliser ensemble votre cœur et votre tête », confiait-il en 2007. Dans la même interview, il conseillait néanmoins aux apprentis acteurs « de se chercher un vrai travail avant d'essayer de décrocher un rôle ».

 

Ernest Borgnine en 2008.

 

Ernest Borgnine, la mort d'un grand de Hollywood ICI

Par Assma Maad

Publié le 09/07/2012

 

 

LE CONVOI -AFFICHE DU FILM 1978-ORIGINALE 120 X 160-TBE | eBay

Aujourd’hui c’est « Le Convoi » (1978)

 

Pourquoi ce film ?

 

C’est Frédéric Schiffter,* le « Philosophe sans qualité » de Biarritz qui m’a donné l’idée de parler de ce film compte tenu dit-il de l’actualité des mouvements de mécontentements.

 

Frédéric Schiffter, philosophe sans qualités: novembre 2012

* Prof de philo à Biarritz, dont le cheval de bataille est le doute selon Montaigne ou Clément Rosset et qu’un certain pax a déjà évoqué dans ses commentaires en vous recommandant de le lire toutes affaires cessantes. Dilemme : lire Schiffter ou regarder le Convoi ? Les deux valent le coup…

 

Quelle est l’histoire ?

 

En Arizona, des camionneurs forment un convoi contestataire par solidarité avec Rubber Duck, l’un des leurs en butte aux persécutions du shérif Wallace. Après le passage au Nouveau-Mexique, les forces de l'ordre se déploient pour disperser les manifestants, mais la résistance s'organise en même temps que l'affaire prend de l'ampleur. (Wikipédia)

 

Il fait savoir qu’aux States, comme au Canada les chauffeurs sont propriétaires de leurs camions. Il existe peu de « flotte de camions de transport » comme en Europe. Ce qui explique, entre autre, le blocage subit par le Canada du fait de camionneurs exaspérés.

 

 

Réalisation

 

Sam Peckinpah

 

Un cinéaste hors norme, inclassable, plein d’apparentes contradictions et surtout de malentendus. Exemple criant : « Convoi »ignoré et/ou démoli par la critique fut le plus gros succès public de Pechinpah.

 

En général on lui reprochait une «  apologie » de la violence illustrée par « La Horde sauvage » 1969, un western élégiaque et ultra-violent pour l'époque. « Au début, un massacre. À la fin, un carnage », écrira le critique de L'Express nous dit Wikipédia.

 

Le film,  est aujourd'hui son film la plus célèbre. Il fait naître une controverse. L'extraordinaire violence qui y règne, témoigne de certains aspects essentiels de la nature humaine et ne s’arrête pas à glorifier cette violence.

 

Un autre exemple de cette conviction profonde de Peckinpah est le film « Les Chiens de paille » 1971. Ce film tourné en Angleterre nous montre un jeune mathématicien américain pacifiste, incarné par Dustin Hoffman, qui se voit contraint de puiser en lui un instinct de tueur dont il ignorait l'existence.

 

Le Convoi - Film de Sam Peckinpah (Convoy, USA, 1978) de Sam Peckinpah  (Film d'action) : la

Qui fait quoi ?

 

 

Kris Kristofferson                             Rubber Duck

 

Chanteur et acteur américain, entre répétions et tournées, concerts et enregistrements il a trouvé le temps de tourner près d’une soixantaine de films dont certains mémorables. Avec Peckinpah dont « Pat Garrett et Billy le Kid » 1973  « Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia » 1974 de Sam Peckinpah ou encore « Alice n'est plus ici » 1974  de Martin Scorsese mais aussi « La Planète des singes »  1980 de Tim Burton sans oublier l’éblouissant

 

 

« La Porte du paradis » 1980 de l’immense Michael Cimino  ni, quoique de moindre importance, le passionnant «  Payback » 1999 de Brian Helgeland avec Mel Gibson excellent remake du tout aussi passionnant  « Le Point de non-retour » 1976 de John Boorman avec Lee Marvin. Kristofferson, très, avec des yeux bleus et immédiatement reconnaissable surtout, que je ne lui connaît pas d’autre couleur de cheveux que le blanc.

 

Il a osé !: Le Convoi

Ali MacGraw                               Melissa

 

On ne présente pas cette beauté à la vie et la carrière chaotique.

 

Débuts fulgurant pour cette carrière avec des succès commerciaux tels que  « Goodbye Columbus » 1969 et « Love story » 1970 qui lui assure une célébrité internationale.

 

Sur le tournage de  « Guet-apens » 1972 de Sam Peckinpah du « bad goy » Steve McQueen. Va commencer une passion destructrice. Entre autre il lui interdira de tourner. Las de d’être cantonnée à la maison et de ses cuites, ses infidélités et ses coups,  elle finira par divorcer.

 

Elle renouera avec le cinéma avec «  Le convoi » qui fut un échec au box-office. La suite de sa carrière sera essentiellement alimentaire.

 

Burt Young                                  Love machine

 

Acteur fétiche de John Ford et de Pechinpah, sa carrière fut quand même couronnée par un Oscar. Ne pas confondre avec le Don Johnson de la série « Deux flics à Miami »

 

Jean Dorel regarde des films: Le Convoi (Sam Peckinpah, 1978)

 

Ernest Borgnine                        le shérif Lyle Wallace

 

Tout le monde connaît la face rubiconde de cet acteur au physique imposant. Son visage présente une bouche en forme de grande balafre ouverte sur une dentition qui permet de douter des intentions du personnage. C’est pourquoi, ses rôles sont ceux d’un balourd un peu benêt souvent pervers ou carrément d’un vrai méchant, la figure devenant alors patibulaire à souhait. C’est l’illustration parfaite du proverbe arabe :  « Si du lion tu vois les dents, ne croit pas qu’il sourit. »

 

Ici quelques un des films qui permettront à ceux à qui ce nom ne dit rien de réaliser de qui il s’agit. « Tant qu'il y aura des hommes » 1953  « Les Douze Salopards » 1967 et « L'Empereur du Nord » 1973 de Robert Aldrich : « Nom de code : Oies sauvages » 1984 . Un choix au sein d’une carrière s’étalant sur cinquante ans celle d’un «  méchant » qui curieusement, à la ville, était connu et reconnu comme un vrai gentil.

 

Seymour Cassel                         le gouverneur Jerry Haskins

 

Acteur ami et fétiche de Cassavetes. Il fait partie de sa bande ou l’on trouve aussi Ben Gazara et Peter Falk (L’inspecteur Colombo)

 

 

Bons Moments

 

C’était l’époque de la Cibi et, en France, celle d’une émission radiophonique « Les routiers sont sympa » créée et animée par Max Meynier de 1972 à 1983 sur les ondes de RTL.

 

Dans le film, les échanges entre chauffeurs par ce moyen donnent des dialogues pas piqués des vers.

 

Le traitement infligé à la poulaille et à leurs véhicules.

 

Avis de Ciné papy

 

Un film curieux dans la filmographie de Peckinpah, cinéaste de la violence. « Le Convoi » est un film des grands espaces américains qui vous ballade et dont l’intérêt croit à la mesure de l’enthousiasme que ce convoi suscite dans la population des bourgs traversés.

 

Jubilatoire.

 

Pax

 

Prochainement «  Entrée des Artistes »

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6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 06:00

Total Western - film 2000 - AlloCiné

Total Western - film 2000 - AlloCiné

Aujourd’hui c’est « Total Western» (2000)

 

Pourquoi ce film ?

 

Ciné papy, sauf erreur due à son grand âge et dont vous voudrez bien l’excuser, n’a pas encore  abordé ce genre qui pourtant occupe une grande place dans l’histoire du cinéma. Le ringard  revendiqué parle du western bien avant le cinéma purement technique ou numérique. Avant que l’I.A. et les faiseurs de fric comme Netflix et con sorts ne viennent faire perdre sa spécificité à la fabuleuse autant que maléfique « machine à rêves » qu’était Hollywood

 

Total Western (Eric Rochant, 2000) | TALKING WADE

 

Quelle est l’histoire ?

 

Gérard Bédécarax, dit Bédé, travaille pour une organisation criminelle parisienne où il est  chargé de récupérer l'argent de la "protection". Son chef, Bergosa, lui demande de conclure un  achat avec un autre groupe de malfrats mais la rencontre tourne au carnage à cause du neveu  de Bergosa. Seul survivant du massacre, Bédé récupère l'argent de la transaction et, sur les  recommandations d'un ami, part se mettre au vert dans un centre d'hébergement pour jeunes  délinquants dans l'Aveyron près de Millau, où il se fait passer pour un éducateur. Au milieu  d'un petit groupe de jeunes difficiles et d'une poignée d'autres éducateurs, Bédé pense pouvoir  souffler mais Ludo Daes, un redoutable malfrat, se lance sur ses traces avec acharnement pour  récupérer l'argent.

 

Réalisation

 

Total western - Film d'action sur Télé 7 Jours

Éric Rochant

 

C’est un « jeune metteur » en scène pour un Ciné papy qui faisait l’école buissonnière pour  aller au « cinoche » dans les années soixante. Avec « Un monde sans pitié » 1989, césarisé, il  met publique et critique dans sa poche. L’engouement est tel que toute une génération s’identifie à ses personnages. Je l’ai découvert avec « Les Patriotes » 1994 qui ne trouve pas  son public ni sa critique et se termine par un sérieux échec commercial. (Ciné papy et son  fils préféré, pour des raisons différentes l’ont bien aimé tant leurs plaisent les films d’espionnage et/ou policier ou encore gangster). Ses films sont d’ordinaire fort bien  documentés. Avec cette verve, il est l’auteur, avec succès de la série « Le bureau des  légendes »

 

Total Western (Eric Rochant, 2000) | TALKING WADE

Qui fait quoi ?

 

Samuel Le Bihan : Bédé

 

Acteur doué et intelligent de théâtre et de cinéma il fut non seulement compagnon de route de  la Comédie Française mais eut la curiosité d’aller fréquenter « l’Actors Studio ». c’est avec  des metteurs en scène comme Bertrand Tavernier, Alain Corneau, et Tonie Marshall que le  cinéma le découvre .Il quitte alors la Comédie-Française, mais revient très vite au théâtre en incarnant Stanley Kowalski dans la pièce « Un tramway nommé désir » de Tennessee  Williams avec la superbe et vénéneuse Caroline Cellier.

 

Il devient Norbert, l'officier raisonnable de « Capitaine Conan » 1996, pour lequel il est  nommé aux Césars, et qui marque le début de sa carrière cinématographique. Puis viennent  « Vénus Beauté » (Institut) 1999, pour lequel il obtient le prix Jean-Gabin, et « Le Pacte des loups », qui le consacrent aux yeux du public.

 

Jean-Pierre Kalfon : Ludo

 

Acteur et chanteur français

Ciné papy a découvert cet acteur, dans le film de Michel Cournot « Les gauloises bleues » 1968 (Quel pied ! On avait le temps de ne pas quitter les salles de cinéma) Comme souvent pour ce genre de film, je n’y ai rien compris. J’ai compris par la suite et me suis senti consolé. L’histoire de ce film vaut son pesant de peanuts.

 

On glane ceci sur Wikipédia

 

Les Gauloises bleues est le seul film réalisé par Michel Cournot, à l'époque critique de cinéma  au Nouvel Observateur *. La production souhaite que le rôle principal soit tenu par Annie  Girardot, à l'époque une vedette, mais le réalisateur impose son épouse, l'actrice russe Nella  Bielski dans ce rôle.

 

Le film est sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes 1968. Il est soutenu  notamment par Gilles Jacob, alors critique de cinéma, qui a pu le voir avant le festival et qui  titre en une des Nouvelles littéraires « L'Année Cournot ». Mais le festival est définitivement  interrompu par les événements de Mai 68 avant que Les Gauloises bleues ait été projeté1. Quelques mois plus tard, à sa sortie en France, Les Gauloises bleues remporte un assez  maigre succès d'estime et n'obtient qu'un succès commercial limité2. Le film est accueilli par  des moqueries, comme en témoigne par exemple l'article du Canard enchaîné avec son titre «  Les Gauloises bleues… fumeuses » ; certains auteurs de cinéma, notamment Michel Audiard  que Cournot attaquait en tant que critique, ne se privent pas de le tourner en dérision.

 

* Hebdomadaire où, en matière culturelle c’était le règne de l’antre soi. C’est de ce film que date mon aversion pour cet acteur. Il est, apparemment recherché par les  cinéastes car il a joué dans plus de 65 longs métrages. Abonné aux personnages troubles, il  tourné avec Jacques Rivette « L'Amour fou), François Truffaut « Vivement dimanche ! » ou  Claude Chabrol « Le Cri du hibou » alternant films d'auteur et films populaires.

 

Jean-François Stévenin : Jean-Mi

 

Acteur et réalisateur français aimé des professionnels comme du public. Il devient une figure incontournable du cinéma français dans les années 1980, se consacrant  particulièrement aux films d'auteur : « Une chambre en ville » 1982 de Jacques Demy,  « Passion » 1982 de Jean-Luc Godard, « Notre histoire » de Bertrand Blier et « 36  Fillette » 1988 de Catherine Breillat. En 1986, il passe pour la seconde fois derrière la caméra  et met en scène le film policier « Double messieurs », 1986 avec Carole Bouquet. Deux ans  plus tard, il tient le rôle principal du drame « Peaux de vaches », 1989 de Patricia Mazuy et  partage pour la toute première fois l'affiche avec sa fille, Salomé Stévenin, qui tient là son  premier rôle.

 

Acteur inclassable, il alterne dans les années 1990 polar avec « Le Grand Pardon »2 1992 d'Alexandre Arcady, , et films plus populaires avec « Les Bidochons »1996 de Serge Korber

 

Souvent confiné dans les seconds rôles, il est, les années suivantes, à l'affiche de nombreux  films grand public, dont « Le Pacte des loups »2001, où il joue avec Vincent Cassel et Samuel  Le Bihan, « De l'amour » 1981aux côtés de Virginie Ledoyen, « L'Homme du train » 2002  réalisé par Patrice Leconte, « Pas si grave » 2003 de Bernard Rapp,

 

Il est mort l’an dernier.

 

Alexia Stresi : Kristelle

Actrice, scénariste, romancière française élevée dans un milieu artistique. Depuis 1992, elle  œuvre surtout comme actrice dans de nombreux films. À ses débuts, les films dans lesquels  elle joue ne font pas de bonnes entrées, ce qui la fait peu remarquer : « La Petite Apocalypse »  par Costa-Gavras 1993, « Grande Petite » par Sophie Fillières, sorti en 1994. En 1998 elle est  révélée par « Trop (peu) d'amour » de Jacques Doillon

 

à la ville, comme on dit, elle est la compagne de François Berléand depuis 2004, 4 ans après  leur rencontre sur le tournage de « Promenons-nous dans les bois » 2000

 

Marc Andréoni : José

 

De 1987 à 1989, il fait partie de la Ligue d'improvisation française. En 1994, il écrit la pièce  « Zonzon », créée au Café de la danse. La pièce sera adaptée quatre ans plus tard au cinéma  par Laurent Bouhnik, avec Jamel Debbouze, Pascal Greggory et Marc Andréoni lui-même en  directeur de prison. Pour mettre un visage sur ce nom souvenez-vous de Serge Touati, un  psychologue d'entreprise, dans la série Caméra Café. C’est ainsi qu’il devient connu aux yeux  du public.

 

Total Western (Eric Rochant, 2000) | TALKING WADE

 

Philippe Khorsand : Bergosa

 

Fidèle comédien de Jean-Michel Ribes, il doit sa popularité à la série « Palace » Encore un  physique qu’on ne peut oublier. Souvenez-vous, il joue en 1982 pour le petit écran dans la  série télévisuelle Merci Bernard de Jean-Michel Ribes sur FR3. Six ans plus tard, avec la  même équipe ce sera « Palace », diffusée en 1988 sur Canal+. Il y interprète « John Lox »,  directeur de l'hôtel qui donne avec Éva Darlan des conseils de savoir-vivre aux téléspectateurs  pour « être palace chez soi », et doit faire face à un client éternellement insatisfait1. Il  reprendra dans les années 2000 ce rôle dans une publicité pour la compagnie d'assurance  MAAF inspiré par la scène récurrente « Appelez-moi le directeur ! » auquel Marcel Philippot  répond à la fin « Je l'aurai un jour… Je l'aurai ! » 

 

Jean-Marie Winling : Le colonel

 

Prolifique acteur de cinéma, de théâtre et de télévision.

Au cinéma et dans les téléfilms c’est un de ces seconds rôles essentiels ambigus à souhait  avec un physique et une voix qu’on n’oublie pas.

 

Marco Prince : Ange

 

Mention à part car c’est également l’auteur de la bande musicale du film Emmanuel Avena : Aliocha

 

Pensez à « Largo Winch » pour mettre un visage sur ce nom. En effet sa consécration  intervient en 2008 avec la sortie de « Largo Winch »adaptation cinématographique de la  bande dessinée. Il y campe le rôle d’Isham, le majordome de Mikhail Korsky (un sulfureux homme d'affaires russe).

 

Qui fait quoi bis

 

Le casting de ce film est vraiment long. Il serait fastidieux de consacrer une notice à chacun des acteurs d’autant que parfois on manque d’information soit parce qu’ils sont encore jeune  et nouveau dans la profession soit que leur carrière n’a pas encore vraiment décollée. Il serait  aussi injuste de ne pas évoquer leur très vivante participation y compris les spécialiste de kick  boxing et autres sports de combat.

 

Bons Moments

 

Quand Farida reprenant ses esprits dans la cuisine, après avoir été castagnée par les gangsters,  sur l’instigation d’un jeune ligoté sur la table, est convaincue d’intervenir s’ils veulent tenter  de s’en sortir. Elle nargue leur gardien en révélant que ce dernier qui avait l’avait violé en  réalité, n’y était pas arrivé. Fureur du gardien qui perd le contrôle de la situation et prend des  coups de poêle en pleine tronche.

 

Quand un autre jeune, poursuivi par un gangster se réfugie dans un local de douche. On voit  le gangster, qui a compris se diriger vers le local en savourant sa victoire. Il ouvre la porte et  voit le jeune à genoux face au bac à douche comme s’il vomissait. L’autre rigole et savoure  l’instant quand le jeune se redresse et lui assène, sur le crâne et en pleine tronche une arme  redoutable constituée d’un savon au fond d’une chaussette longue.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

Auteur-compositeur, musicien, chanteur et comédien français, Marco Prince a signé, de  manière récurrente la musique de film pour Eric Rochant, Mathieu Kassovitz ou Cédric  Klapisch ou encore Francis Weber. Il fait aussi de la pub comme pour le soixantième  anniversaire de la maison DIOR, sortie du nouveau parfum « Midnight Poison ».Il se  spécialise également dans l’événementiel : Coupe du monde de rugby, musique de la  cérémonie d'ouverture au Stade de France.

 

Il n’abandonne pas la scène pour autant ni la création de musique de film ou série ni de  poursuivre une petite carrière d’acteur.

 

Dans la série de qui se moque-t-on ?

 

Les détracteurs des westerns se plaisaient à ironiser sur le fait que les revolvers tiraient plus  de six coups sans qu’ils ne soient rechargés, comme si cela était l’essentiel.

 

Plus subtilement, il en va de même avec les poursuites automobiles dans les films policiers.  Les véhicules ne tombent jamais en panne d’essence. Il est vrai que tous les automobilistes,  nous tous y compris partent de leur domicile, chaque matin avec le réservoir plein. Ça m’énerve…De qui se moque ?

 

P.S. A ma connaissance il n’y a qu’un film qui prenne en compte, et en joue, ce problème de  réservoir. Basé sur une histoire vraie « Ordinary Decent Criminal » 2000 de Thaddeus  O'Sullivan avec Kevin Spacey dans le rôle du gangster Cahill. Il s’amusait, par mille ruses, à  ridiculiser la police. C’est ainsi qu’on le voit se laisser poursuivre par la police jusque dans les montagnes. Il les abandonna une fois leur véhicule en panne de carburant alors que lui roulait  dans un véhicule avec double réservoir. Mais il est vrai que c’était la réalité et non du cinéma.

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 06:00

Chaussure à son pied - Transmettre le cinéma

Cinéma : merci monsieur Claude-Jean Philippe !

Claude-Jean Philippe, présentateur du "Ciné-club", est mort

Il était au cinéma ce que Bernard Pivot est à la littérature. Un passeur, un découvreur, un homme possédé par sa passion. Lui, c'était le cinéma. Ou plutôt, les  cinémas. Il évoquait Carné, Lubitsh, Lang, Capra, Kurosawa ou Satyajit Ray avec une même flamme heureuse au fond des yeux.

 

Et l'on se régalait.

 

Il était presque minuit. On attendait le générique du Ciné-club,  sa fameuse signature musicale et sa farandole de visages célèbres : la suite ICI 

Chaussure à son pied - Film (1954) - SensCritique

Aujourd’hui c’est « Chaussure à son pied » (1954)

 

Pourquoi ce film ?

 

La fiche précédente parlait de « The Shop Around the Corner » or un magasin au coin de la rue possède deux vitrines. Alors, voici la seconde.

 

https://focus.telerama.fr/967x550/100/2021/08/24/2771d1aebf2bc211b8e17fe7c691fa8a3d292809.jpg

 

Quelle est l’histoire ?

 

Fin du XIXe siècle, en Angleterre, Henry Hobson est le patron et propriétaire d'une boutique de chaussures, et y travaille avec ses trois filles. Usé par les années et meurtri par la perte de sa femme, il fréquente de plus en plus assidument le pub au détriment de son échoppe. Après s'être vu refuser la dot qu'elle lui demandait, l’aînée de ses filles se révolte contre son père et entame une relation avec l’un des employés de ce dernier. Elle projette alors d'ouvrir un commerce concurrent. A y bien regarder c’est une adaptation amusante du «  Roi Lear » de Shakespeare

 

 

Réalisation

 

David Lean est derrière la  caméra et c’est une autre raison de parler de ce film qui permet de présenter un cinéaste important .Il a été l’exemple du renouveau du cinéma britannique. Le British Film Institute l’a classé neuvième par dans sa liste des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma

 

Il est reconnu pour avoir réalisé des œuvres majeures qui font partie des classiques du cinéma mondial, dont « Brève Rencontre », 1945 « Le Pont de la rivière Kwaï », 1957 film aux sept Oscars « Lawrence d'Arabie »,1962 avec encore sept Oscars « Le Docteur Jivago » 1965 avec cinq Oscars et « La Route des Indes » 1984 plus que deux Oscars.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, cette moisson de lauriers n’est pas due à un savoir-faire commercial.

 

On est loin des films « Sons et Lumières » dont se moquait Mankiewicz ce fin observateur du monde du cinéma hollywoodien et par ailleurs grand cinéaste lui-même. Cette reconnaissance, tant critique que publique, au niveau mondial, est dû à un à un énorme travail exigeant et tout en finesse , d’un cinéaste qui fatiguait et/ou usait tout le monde, lors des tournages. Les films sont peut-être énormes par leur ampleur mais la méticulosité mise à les réaliser, ne l’ai pas moins.

 

Nous aurons l’occasion de revenir sur ce personnage.

 

Et sur Mankiewicz aussi…

 

Chaussure à son pied - Film (1954) - SensCritique

Chaussure à son pied (Hobson's choice) – de David Lean – 1954 | Play it  again, Sam

Qui fait quoi ?

 

Charles Laughton :                         Henry Horatio Hobson

 

Acteur au physique ingrat mais reconnaissable entre tous. Lucide, il savait en jouer avec art interprétant des personnages les moins sympathiques comme le capitaine Bligh dans « Les Révoltés du Bounty » 1935 ou Quasimodo dans « Quasimodo, le bossu de Notre-Dame » 1939

 

Ou encore, la même année dans son importante filmographie : « La Taverne de la Jamaïque » mais aussi en 1962 « Tempête à Washington » film politique d'Otto Preminger et « La Vie privée d'Henry VIII » pour lequel il reçut, en 1934, l’Oscar du meilleurs acteur.

 

Laughton est aussi le réalisateur de « La Nuit du chasseur » 1955 avec les lettres L.O.V.E et/ou H.A.T.E tatouées sur la naissance des doigts sur le dos des mains. Ou encore avec les lancinants et doucereux «  Children…Children… Children .. » émis par Robert Mitchum qui cherche les enfants. Seule réalisation de Laughton aux USA car ce fut un échec critique et commercial.

 

Aujourd’hui ce film réussit a acquis un statut de film culte, notamment grâce à la prestation de Robert Mitchum.

 

         - Les critiques ont classé La Nuit du chasseur parmi les plus grands films de tous les temps : 71e dans la liste des 500 Greatest Films of All Time du magazine Empire4.

 

         - Ce film fait partie de la liste du BFI des 50 films à voir avant d'avoir 14 ans établie en 2005 par le British Film Institute, intégrant même le top 10 de cette liste5.

 

         - En 2008, le film se place au deuxième rang de la liste des 100 films pour une cinémathèque idéale, créée à l'initiative de Claude-Jean Philippe pour les Cahiers du cinéma.

 

         - Et en 1992, le film est sélectionné par le National Film Registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ».

 

John Mills :                               Willie Mossop

 

C’est un acteur qui apparaît de 1932 à 2003, notamment dans plusieurs films de David Lean dont « La Fille de Ryan »1970, qui lui vaut un Oscar

 

Brenda De Banzie :                        Maggie Hobson

 

Pour mieux l’identifier souvenez-vous de « L'Homme qui en savait trop » 1956 d’Alfred Hitchcock . C’est l'un de ses rôles plus connus. Elle interprète Lucy Drayton, face à James Stewart et Doris Day.

 

Richard Wattis :                     Albert Prosser

 

Acteur anglais à la carrière internationale pour des seconds rôles essentiels. On le retrouve dans « L'Homme qui en savait trop » 1956 d’Alfred Hitchcock. Souvenez-vous aussi du « Jours le plus long » 1962. Le parachutiste suspendu au clocher de Sainte-Mère-Église, c’est lui.

 

Helen Haye :                                      Mme Hepworth

 

Cette actrice britannique à l’abondante carrière cinématographique et théâtrale joua, entre autre, pour Alfred Hitchcock dans : « The Skin Game » 1931 et « Les 39 marches » 1935

Mais aussi dans : « The Girl in the Taxi » 1937  du réalisateur français André Berthomieu

 

Joseph Tomelty :                             Jim Heeler

 

Acteur nord-irlandais à la carrière internationale qui joua pour les plus grands tels Carol Reed, John Huston et deux fois pour Lean

 

Un bon moment

 

La fille ainée de Hobson, s’est, secrètement, amourachée du premier ouvrier de son père, dont elle a repéré les talents et les qualités professionnelles. Celui-ci c’est laissé mettre le grappin dessus par une n’importe quoi, poussée par sa mère, véritable mère maquerelle.

 

Dans un décor et un univers à la Dickens elle lui fait rompre ses « fiançailles » en deux coups de cuillère à pot. Avant de quitter ces bas-fonds pour bien faire comprendre à son futur ce qu’il en est, elle l’embrasse en public mais quand même abrités dans l’encoignure d’une porte. Hop, l’affaire est pliée, passons aux choses sérieuses dont affectueusement, l’éducation d’un mari issu d’une classe inférieure. En plein univers victorien !

 

 

Pax

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 06:00

Ernst Lubitsch

Je l’ai vu.

 

J’ai beaucoup aimé.

 

Arbre généalogique et généalogie de l'acteur James Stewart

 

James Stewart : la star a espionné ses amis acteurs pour le compte du FBI et de J. Edgar Hoover

 

Fou d'aviation, James Stewart devient pilote en 1935, à l'époque où il entame sa brillante carrière hollywoodienne. Religieux et patriote, son engagement dans l'armée, alors que les Etats-Unis entrent en guerre, ne fait aucun doute. Chef d'état-major à la tête d'une escadre de bombardiers, il effectue vingt missions au-dessus des territoires occupés par les nazis et survole même, en la bombardant, l'Allemagne hitlérienne. Aussi, le retour à la vie civile, en 1945, a pour lui un goût amer. Et même le film qu'il tourne dans la foulée, "La Vie est belle", signé Frank Capra, témoigne de son désabusement. Devenu avec le temps un classique, cette comédie-dramatique est, lors de sa sortie, un échec qui fait douter Stewart. C'est dans ce contexte de profonde remise en cause qui précède de peu son mariage avec celle qui deviendra la femme de sa vie, Gloria, que survient un événement important.

 

Combat contre la mafia

 

'Jimmy' Stewart a 39 ans, en 1947, lorsque le tout-puissant patron du FBI, J. Edgar Hoover l'approche pour lui demander de le servir et débusquer les gens potentiellement subversifs et dangereux ayant infiltré la communauté hollywoodienne. "Jim, racontera son épouse Gloria, avait escaladé pieds nus la montagne et vu le buisson ardent - seulement Dieu avait revêtu l'apparence de J. Edgar Hoover." Ce dernier parle à Stewart de Mafia et de gens qui, tels Bugsy Siegel, le fondateur de Las Vegas, auraient pervertis les valeurs de l'industrie du cinéma. "Quand Hoover a réalisé que Jim était prêt à combattre le crime organisé, ajoutera Gloria Stewart, il a joué sur cette corde là. Jim aurait tout fait pour expulser ces gangsters de la côte ouest." Petit problème : si certains artistes marchent main dans la main avec les chefs mafieux, tel Frank Sinatra, d'autres se contentent de sympathiser avec eux, fréquentant leurs établissements mais sans en retirer de bénéfices personnels. A l'image d'un proche de Stewart : Cary Grant. "Jim, poursuivra sa veuve, était préoccupé de ce qui pourrait arriver à des amis comme Cary, qui avait noué des relations d'amitiés avec des gens tels que Siegel."

 

Chasse aux communistes

 

Mais à l'aube du maccarthysme, Hoover poursuit en réalité un autre but. Le crime organisé n'est qu'un prétexte. Les chefs mafieux et le patron du FBI se tiennent dans un subtil équilibre de la terreur. Ces derniers connaissant les turpitudes privées d'un Edgar adepte de mœurs qu'il ne cesse par ailleurs de dénoncer. Hoover manipule en fait Stewart dans sa chasse aux communistes. Un combat qui convient tout autant au comédien. Stewart ne partage pas, par exemple, la sympathie de Cary Grant pour ces "gauchistes" que sont Clifford Odets ou Charlie Chaplin. Il ne comprend pas que son metteur en scène fétiche Frank Capra, pourtant à droite, collabore avec le trop "progressiste" Sidney Buchman, scénariste de ses meilleurs films. Une exception, pourtant, à ces anathèmes. Jimmy a pour meilleur ami... Henry Fonda, fervent démocrate et homme de centre-gauche. Lorsque "Hank" découvre l'action inavouée de son quasi-frère, c'est la rupture. Une brouille qui va durer presque une décennie. Avant que les deux hommes de réconcilient, au début des années 1960. Ce qui ne fera guère changer Stewart de braquet. En 1966, il effectue ses derniers largages de bombes au-dessus du Vietnam "rouge". Et lorsque son beau-fils meurt au combat, il s'en pare comme d'une gloire. Plus radicale, encore, que l'ultra-droitier John Wayne.

 

 

Jusqu'au bout, et sa mort en 1997, Jimmy Stewart, tout en gardant secret son recrutement par le FBI, restera rivé à ses idéaux. Sans que jamais sa popularité en pâtisse...

 

Aujourd’hui c’est « Rendez – vous » (1940)

Rendez-vous - Film (1940) - SensCritique

 

Pourquoi ce film ?

 

Line Renaud chantait : « Combien pour ce chien dans la vitrine ? » Aujourd’hui Ciné papy  vous invite à jeter un coup d’œil dans une autre vitrine, sympathique moyen d’entrer de plein  pied dans l’univers de ce très grand cinéaste qu’est Ernst Lubitsch qui avait intitulé son film  « The Shop Around the Corner » pauvrement traduit par « Rendez-vous »

 

Quelle est l’histoire ?

 

Personne d’autre que Wikipédia ne vous résumera mieux le synopsis

 

À Budapest, Alfred Kali et Klara Novak travaillent dans la boutique de maroquinerie de  Monsieur Matuschek. Les deux employés ne s'entendent guère. Alfred correspond par petites  annonces avec une femme qu'il n'a jamais vue. Il découvre bientôt que cette mystérieuse  inconnue n'est autre que Klara, l'employée qu'il déteste au magasin. Sans révéler à celle-ci la  vérité, il cherche à se rapprocher d'elle et à s'en faire aimer.

 

Réalisation

 

Ernst Lubitsch est un réalisateur américain d'origine allemande, émigré aux États-Unis en  1922.

 

Réalisateur prolifique, il a tourné plus d'une cinquantaine de films en trente ans. Il a marqué  l'histoire du cinéma par ses comédies, avec notamment « Sérénade à trois » 1933,  « Ninotchka » 1933 avec Greta Garbo qu’on entend rire pour la première fois. « Jeux  dangereux (To Be or Not to Be) » 1942, « Le ciel peut attendre » 1943.

 

Il commença par être acteur comique dans sa jeunesse allemande avec un succès équivalent  d’Harold Lloyd voir Chaplin aux États Unis ou Max Linder en France. C'est un travailleur  acharné et chaque film semble surpasser le précédent, en qualité et en succès (critique et  commercial). Par la suite, sa verve, son humour, son imagination mais aussi son ironie  contribua à ce qu’on va appeler la « Lubitsch Touch »

 

La « Lubitsch Touch » se caractérise par une retenue élégante des sentiments, rien n'explose, c'est ainsi que Lubitsch cultive l'ellipse, l'attente, la surprise, allant ainsi contre  l’expressionnisme du cinéma allemand et de façon générale du cinéma muet C'est également  un art de vivre, une certaine manière de vivre les échanges, les relations aussi bien entre les  personnages dans le film qu'entre le film et les spectateurs. C'est également une expression de  l'humour juif, une façon de résister avec élégance aux agressions de la bêtise humaine. C’est  ainsi qu’en parle Wikipédia qui donne par ailleurs une douzaine de définition élaborée par des  critiques et/ou historiens du cinéma.

 

Ernst Lubitsch est considéré comme l'inventeur de tous les codes de la comédie moderne3sa  postérité est donc impossible à mesurer. On peut cependant penser que, En France, Philippe  de Broca (voir la fiche de Ciné papy « Le roi de Cœur ») en est un héritier direct. Son succès en France est considérable.

 

Il existe de nombreuses affinités et liens d'amitié réciproque entre Ernst Lubitsch et la France.  Déjà en 1936, lors du tournage de La Huitième Femme de Barbe-Bleue, Lubitsch avait été gratifié de la Légion d'honneur. Un peu moins de 60 ans plus tard, en 1992, lorsque la revue  de cinéma Positif, tenta de statuer sur les vingt films les plus importants de l'histoire du  cinéma, elle mit « Jeux dangereux » (To Be or not To Be) »1942 à la 17e place Cet amour est réciproque. Entre 1930 et 1939 la quasi-totalité de ses films se déroulent en  France. Mais on parle aussi, beaucoup français chez Lubitsch (dans « Le ciel peut attendre » 1943, et dans « Sérénade à trois » 1933, une scène entière se passe dans la langue de  Molière). Il est enfin à noter que Lubitsch a beaucoup usé d'interprètes français comme  Maurice Chevalier, Claudette Colbert, ou encore Charles Boyer et d'auteurs français inspirant  ses scénarios.

 

Rendez-vous (film, 1940) — Wikipédia

 

Qui fait quoi ?

 

Margaret Sullavan : Klara Novak

 

Assez peu connu en France sauf pour les passionnés des films de Frank Borzage avec qui elle  tourna quatre films (sur 17 que compte sa filmographie ) En 1939, elle est nommée à l'Oscar  de la meilleure actrice pour son rôle dans « Trois camarade s » justement de Frank Borzage.  C’était un spécialiste des mélodrames et des films « d’amour » au cinéma.

 Rendez-vous - Film d'Ernst Lubitsch (The Shop around the corner, USA, 1940)  de Lubitsch Ernst (

 

James Stewart : Alfred Kralik

 

Ciné papy est pris de vertige à l’idée d’évoquer ce monument du Septième art. James Stewart est classé troisième plus grand acteur du cinéma américain de tous les temps  par l'American Film Institute en 1999.

 

Il eut une carrière aussi riche qu'éclectique. Son nom est associé à des chefs-d'œuvre tels que  « Mr. Smith au Sénat » de Frank Capra1939, « Indiscrétions » 1940, « La vie est belle » 1946,  «La Corde » d’Alfred Hitchcock 1948, « Winchester 73 » 1950 d’Anthony Mann ,« Fenêtre  sur cour » 1954, « L'homme qui en savait trop » 1956, « Sueurs froides » 1958, ces trois  dernier encore d’Alfred Hitchcock « L'Homme qui tua Liberty Valance » 1962 ou encore « La  Conquête de l'Ouest » 1962 ces deux derniers de John Ford encore.

 

Il est l’acteur ayant le plus grand nombre de films présents dans les 100 plus grands films  américains de tous les temps.

 

Avec ça, bon père, bon mari à la vie privée aussi irréprochable que discrète. Et en plus citoyen responsable il s’engea et connut une belle carrière militaire dans l'armée de  l'air américaine au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fut honoré des plus hautes  distinctions et se retira en tant que brigadier général.

On va en rester là pour cette fois car, c’est sûr, on le rencontrera encore dans les prochaines  fiches

 

Frank Morgan : Hugo Matuschek

 

Surtout connu en France pour son interprétation dans « Le Magicien d’Oz » 1939. Joseph Schildkraut : Ferencz Vadas

 

Cinquante films de 1915 à 1964 avec des metteurs en scène peu connus en France à  l’exception de Lubitsch et de Cécil B.DeMille. Il est aussi le Capitaine Dreyfus dans « La Vie  d’Émile Zola » 1937 de William Dieterle Oscar du meilleur film en 1938, Ce film rafla 3 dont l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour Joseph Schildkraut. Le troisième Oscar fut celui du scénario.

 

Charles Halton : le détective (engagé par Kralik pour suivre Klara Novak dans sa  recherche pour savoir qui est « la dame de ses pensées » de cette dernière.

 

Une carrière qui comporte quelques cent soixante-quatorze films dont quelques muets .Il fut  tourna ainsi, trois fois pour Hitchcock, trois fois pour John Ford, quatre fois pour William  Wyler et trois fois pour Lubitsch. Citons pour mémoire les grands pour lesquels il ne tourna  qu’une fois comme Curtiz, Vidor, Cukor ou Huston.

 

Et si pour une fois on parlait musique

 

La musique joue un rôle fort important chez Lubitsch.

 

Il existe plusieurs compositeurs attitrés de Lubitsch : le premier est Oscar Straus, un auteur  d’opérettes contemporain de Franz Lehár Lubitsch commence par faire une version  cinématographique d’une de ses opérettes créée en 1907 « Le Lieutenant souriant », 1931  puis fera à nouveau appel à lui pour composer la musique originale d’ « Une heure près de toi » 1932

 

Le second est Friedrich Hollaender compositeur allemand puis britannique, qui rédigera la  partition de « Désire » 1937 et, surtout, celle d’ « Anges. 1937 avec Marlène Dietrich. Enfin, Werner R. Heymann, musicien plus obscur mais qui se prêtait fort bien au langage  cinématographique. Il fut le plus utilisé par Lubitsch avec quatre film à son actif: « Ninotchka, » 1933 « The Shop Around the Corner, »1940 « That Uncertain Feeling » (Les Illusions perdues) 1941 et « To Be or Not to Be. » 1942

 

Remarques

 

La « Lubitsch Touch » n’empêche pas la profondeur. A cette époque, à Hollywood, les films avait, généralement pour cadre la haute bourgeoisie américaine (comme « Indiscrétions » 1940 de Cukor, sorti la même année)

 

« Rendez-vous » met en scène des employés, personnages ordinaires. Leur fragilité, mais aussi  leurs mesquineries, sont observées avec humour et humanité par Lubitsch.  C'est l'un des rares films de l'époque à aborder le thème du chômage.

 

Qu’en pensent-ils ?

 

Billy Wilder *, à son enterrement, aurait sangloté « Plus de Lubitsch », se voyant répondre par William Wyler « Pire que ça : plus de films de Lubitsch ».

 

* Immense scénariste/metteur en scène du cinéma américain. Incontestablement un des plus  grands. Parmi tous ses succès on compte « Assurance sur la mort » 1944 dont Hitchcock  dira : « Depuis assurance sur la mort, les deux mots les plus importants du septième art sont  Billy et Wilder » Nous aurons l’occasion d’y revenir souvent dans les futurs fiches.

 

Billy Wilder, encore, qui définit, à sa manière, la « Lubitsch Touch » : « C'était l'utilisation  élégante de la super blague. Vous aviez une blague et vous vous sentiez satisfait, puis il y  avait une autre grosse blague dessus. La blague à laquelle vous ne vous attendiez pas. C'était  la Lubitsch Touch... »

 

Pour Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon, « Rendez-vous » est « sans conteste l'un des grands chefs-d'œuvre » du réalisateur. Les scènes de Margaret Sullavan et James Stewart « laissent percer […] un engagement vis-à-vis des sentiments et des personnages assez rare  chez ce cinéaste du détachement et de l'ironie ».

 

Mais on n’est jamais si bien servi que par soi-même.

 

« Pour la comédie humaine, je n'ai rien produit d'aussi bon. Je n'ai jamais fait non plus un film  dans lequel l'atmosphère et les personnages aient été plus réels que dans celui-ci » disait  Lubitsch.

 

Pax

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 06:00

Base de données de films français avec images

De Francis Blanche

 

Pierre Dac et Francis Blanche "Le parti d'en rire"

 

“Je me suis marié deux fois : deux catastrophes. Ma première femme est partie. Ma deuxième est restée.”

 

“Plus je connais les hommes, plus j'aime les femmes.”

 

“Etudiants, étudiantes, ne vous présentez plus au bac : prenez le Pont de Tancarville !”

 

“Oui, les cours d'art dramatique sont utiles... pour les professeurs.”

 

“Qui aime bien ses lunettes ménage sa monture.”

 

“Je me lève aussi facilement du pied gauche que du pied droit : je ne fais pas de politique.”

 

“Tout le monde court après sa jeunesse. A douze ans, on court après un cerf-volant. Puis, on court après son âme d'enfant.”

 

“Concupiscent : ce n'est pas un mot. C'est un rébus.”

 

“Sexologie : au logis ? Au logis ? Pourquoi au logis.”

 

“Un chameau, c'est un cheval dessiné par une commission d'experts.”

 

“Si Christophe Colomb n’avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant.”

 

Le repas des fauves (1964) - IMDb

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour continuer à explorer et découvrir et pour certain comme Ciné papy redécouvrir cette  galaxie cinématographique appelée « Qualité française ». Ce film peut aussi être rapproché  de « Marie Octobre » 1959 de Duvivier (voir fiche) de celui-ci, réalisé par Christian-Jaque  cinq ans plus tard. Où l’on voit que les films de « huis clos » sont un genre spécifique du  cinéma comme le démontre également « 12 hommes en colère » 1957 par Sydney Lumet  considéré comme le « maître du polar juridique ».

 

Quelle est l’histoire ?

 

L'Occupation, une ville de province. Sept personnes, des amis, se retrouvent réunies pour un  repas d'anniversaire. Durant la fête, un attentat a lieu et deux officiers allemands sont abattus.  Le capitaine de la Gestapo, le SS Kaubach, fait irruption dans la pièce et exige l'exécution de  vingt otages si les coupables ne sont pas trouvés. Il demande aux invités de désigner eux-mêmes deux d'entre eux comme otages. Alors, ces gens qui appartiennent à des milieux  différents vont s'affronter et s'entre-dévorer, chacun trouvant une bonne raison de ne pas se  porter volontaire. La tension ne va cesser de monter, transformant la réunion amicale en repas  de fauves où les moments d'espoir alternent avec les moments de folie.

 

Réalisation

 

Christian-Jaque

 

Drôle de bonhomme que ce metteur en scène/scénariste éclectique s’il en fut et prolifique. De  1932 « Le Bidon d'or » à 1977 « La Vie parisienne », il réalise pour le cinéma six courts métrages, trois sketches et cinquante-neuf longs métrages .De 1968 à 1985, il travaille sur une  soixantaine de téléfilms.

 

Il fit tourner les plus grands acteurs. Pour une fois la liste ne vous sera pas épargnée car, elle  vaut le coup.

 

On y trouve : Fernandel, Albert Préjean, Mistinguett, Erich von Stroheim, Michel Simon,  Raymond Rouleau, François Périer, Harry Baur, Renée Faure, Bernard Blier, Jean-Louis  Barrault, Renée Saint-Cyr, Jules Berry, Micheline Presle, Louis Jouvet, Viviane Romance,  Edwige Feuillère, Jean Marais, Gérard Philipe, Daniel Gélin, Maria Casarès, Charles Boyer,  Pierre Brasseur, Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Danielle Darrieux, Martine Carol, Claudia  Cardinale, Jean-Louis Trintignant, Michel Piccoli, Brigitte Bardot, Jacques Charrier, Francis  Blanche, Robert Hossein, Marina Vlady, Virna Lisi, Bourvil, Annie Girardot, Alain Delon,  Jean Yanne, entre autres.

 

Martine Carol, sex-symbol tragique du cinéma français -  philippelenoir-popculture.com

 

Il fit tourner la grande star française de l’immédiat après-guerre. Il épousa cette superbe  actrice dont, malheureusement l’aura disparu à l’arrivée de Brigitte Bardot. Beaucoup plus  tard Christian-Jaque fit tourner BB dans « Babette s’en va en guerre » 1959. Celle-là même qui éclipsa la très belle Martine Carol. Ce boulimique était loin d’être le dilettante qu’on  aurait pu croire. Il réalisa un certain nombre de film qui eurent un énorme succès public et  critique et qui resteront dans l’histoire du cinéma français.

 

Ainsi : « Les Disparus de Saint-Agil » 1938 « La Symphonie fantastique » 1942

 

« Fanfan la Tulipe » 1952 avec Gérard Philippe et Gina Lollobrigida« Nana » « La Tulipe  noire » 1964 avec Alain Delon et Virna Lisi. Selon Wikipédia un article du journal Le Figaro,  publié en 2013, affirmerait qu’il s'agit du film le plus rediffusé sur les chaînes de télévision  françaises, programmé 24 fois entre 1957 et 2013.

 

Qui fait quoi ?

 

Le repas des fauves | 1964

 

Claude Nicot : Victor, le libraire

 

Essentiellement acteur de théâtre il joua des seconds rôles au cinéma et fit beaucoup de  doublage de telle sorte que sa voie très reconnaissable permettait de croire qu’on le  connaissait bien quand il apparaissait à l’écran. Au théâtre il servit de très grands auteurs, tant  classique que comique.

 

Claude Rich : Claude, le professeur de philosophie

 

C’est de ce film que date la première rencontre de Ciné papy, alors jeune freluquet avec  Claude Rich. Coup de foudre pour cet acteur élégant et fin et pas seulement par ce qu’il est né  à Strasbourg. On le retrouve, sur le tard, au sommet de son art. En 1989, il joue Talleyrand  dans la pièce « Le Souper » de Jean-Claude Brisville, aux côtés de Claude Brasseur. Sa  prestation sera récompensée par le César du meilleur acteur en 1993.

 

Il fait partie de ces acteurs bénis des dieux issus du Conservatoire national supérieur d'art  dramatique, promotion de 1953. Il en sort avec le deuxième prix .Pour la petite histoire aucun  premier prix n'est décerné cette année-là. C'est là qu'il se lie d'amitié avec plusieurs élèves qui deviendront tous d'illustres acteurs : Jean Rochefort, Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Bruno Cremer Ensemble ils forment ce qui fut appelé la «bande du Conservatoire ». 

 

Dominique Paturel : Jean-Louis, le vétéran aveugle

 

Comédien dont le parcours s'étale sur six décennies, sa carrière est aussi bien marquée par sa  longévité que par sa diversité. Particulièrement présent au théâtre, il a diversifié les rôles et  les registres. À la télévision, il a notamment joué dans Chevalier de Maison-Rouge ainsi que  dans les feuilletons de « cape et d'épée » Lagardère et D'Artagnan, dont pour ce dernier, il  risques. Il a également participé à plusieurs feuilletons radiophoniques, livres-disques,  documentaires. C’est aussi une des grandes figures du doublage français. (Wikipédia)

 

Le repas des fauves | 1964

Francis Blanche : "Tonton" Francis, l'industriel

 

Humoriste hors pair ses gags comme « Le Sâr Rabindranath Duval » (1957) avec son  partenaire et complice Pierre Dac sont devenus culte. Parallèlement à sa carrière sur scène, il  tourne sans discontinuer dans de très nombreux films où il est souvent intervenu aussi comme  scénariste et dialoguiste. Sa composition la plus populaire est celle de l'Obersturmführer  Schulz face à Brigitte Bardot dans « Babette s'en va-t’en guerre » 1959. Il est un des acteurs  favoris de Georges Lautner, notamment fameux pour son rôle du notaire Maître Folace dans  « Les Tontons flingueurs » 1963 (On en sort pas !)

 

Sans oublier le dialoguiste

Henri Jeanson

 

Déjà rencontré dans des fiches précédentes c’est un dialoguiste plein de verve. Journaliste en  deux périodes au Canard Enchainé il est d’abord un homme libre, anti fascistes. Avec Jeanson, en tant que dialoguiste, au générique d’un film est l’assurance que le film ne  peut pas être tout à fait mauvais.

 

Pax

 

Dans la série « De qui se moque-t-on » Aujourd’hui le stationnement.

 

Stationner, se garer n’est un problème pour personne dans la vraie vie. C’est bien connu. C’est encore plus vrai au cinéma ou, comme par hasard, le héros ou le méchant, cela dépend  de la scène, trouve une place libre au pied de l’immeuble où il se rend. C’est sûr, c’est l’assistant metteur en scène qui vient de faire évacuer à la fourrière la voiture gênante pour le  besoin de l’action.

 

Ils m’énervent, mais ils m’énervent !

 

De qui se moque-t-on ?

 

Prochainement « Surprise * »

 

* Ciné papy ayant à présent plusieurs fiches en cours d’élaboration, celles-ci s’accumulent.  Leurs rédactions n’avancent qu‘au gré de la fantaisie, de l’inspiration et ou du bon vouloir de l’auteur. Il est plus simple donc, de ne plus indiquer « la prochaine » que d’essayer de  garder une cohérence entre les fiches sur le plan du « suivi ». En effet, les fiches, aussitôt  achevées, sont mises à disposition du metteur en page.

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3 février 2022 4 03 /02 /février /2022 06:00

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Avortements, violences conjugales, alcoolisme... Les tragédies d'Ava Gardner ICI

 

 

Elle a incarné le sex-appeal et la tentation pour des milliers d'hommes. Ava Gardner, la « Marilyn brune », était une femme avide de liberté et d'amour, refusant de faire des concessions. Mais derrière cette vie débridée et non-consensuelle se cachent de nombreux drames.

 

PAR CHARLINE BOUZON

Les 55 Jours de Pékin — Wikipédia

Pourquoi ce film ?

 

Soucieux de coller à la réalité, Ciné papy trouve indispensable de vous expliquer les raisons de  l’agressive renaissance de la Chine.

 

Alors, en avant ! Sonnez hautbois, résonnez musettes ! Même si c’est derrière nous. Attention au Barnum que va faire Ciné papy. Entrez dans la danse ! Vous allez assister à un  bal et ses violons et à des combats au son du clairon !

 

Quelle est l’histoire ?

 

Ciné papy qui vient de rédiger une de ses fiches les plus longues, va tirer au flanc. Il va citer,  sans vergogne, Wikipédia qui, soit dit en passant, est plus complet qu’Allo ciné.

 

« Pékin, 1900. La révolte des Boxers prend de l'ampleur et les autorités chinoises sont  divisées : le général Jung-Lu presse l'impératrice Tseu-Hi d'arrêter les fanatiques, tandis que  le prince Tuan lui conseille de les aider à chasser les étrangers. Face à la menace de conflit,  les délégations étrangères regroupées au sein du Quartier des légations, organisent leur  défense. Le major Matt Lewis arrive à Pékin à la tête d'un détachement chargé de protéger  l'ambassade américaine. Il y rencontre la baronne Natacha Ivanoff et l'ambassadeur  britannique, Sir Arthur Robertson. Le 20 juin, le siège du quartier des ambassades commence.  Il durera 55 jours. »

 

Réalisation

 

Nicholas Ray, Andrew Marton, Guy Green

 

Une vie cabossée que celle de ce scénariste, cinéaste et acteur américains. Le malaise  cardiaque qui le terrasse sur le plateau des 55 jours brise sa carrière. Restaurateur un moment, il devient alcoolique et joueur compulsif, il perd sa fortune. Il fait  faillite.

 

De réussites magistrales en faillites, des mariages ratés et de sérieux problèmes de santé  marquèrent son existence. Il est mort relativement jeune à 67 ans Malgré plusieurs opérations,  il décède d'un cancer des poumons le 16 juin 1973. Ses derniers mois de vie ont été filmés dans Nick's Movie par son ami Wim Wenders, qui l'avait fait jouer deux ans auparavant dans « L'Ami américain ». Cette fin tragique et cette connivence avec Wim Wenders illustre son  amour du cinéma et ce qu’il va apporter à cet art. 

 

Curieusement contrairement à ses contemporains qui commencent à innover il reste attaché  aux films de genre tels le western, le film policier ou encore le péplum. Mais il dynamite ces genres car il n’y a plus de héros mais que des personnages dont la chute semble inévitable. Il  influença un nombre considérable de jeunes cinéastes qui se revendiquent ouvertement de lui.  Ainsi Jean-Luc Godard est un grand laudateur du cinéaste qui "personnifiait le cinéma" à ses  yeux.

 

Martin Scorsese admire particulièrement « Johnny Guitare » 1954 et le célébrissime « La  Fureur de vivre » 1955 avec le mythique James Dean et « Derrière le miroir » 1956

 

Curtis Hanson apparaît dans un documentaire pour le DVD de « Le Violent, » 1950 exprimant son analyse du film qui était l'une des nombreuses influences pour la réalisation de  son « L.A. Confidential » 1997

 

François Truffaut a écrit sur Ray (très présent dans son livre Les Films de ma vie). Il affirme  que « Les Amants de la nuit » 1949 est le meilleur film de Ray, mais accorde une grande place  également à « Derrière le miroir » 1956 et « Johnny Guitare » 1954.

 

Wim Wenders est un autre de ses admirateurs européens, lui rendant hommage dans de  nombreux films. Il donne un petit rôle au cinéaste dans son film « L'Ami américain » 1977. Alors enseignant à la New York University, Ray eut Jim Jarmusch50 comme élève, le jeune  cinéaste indépendant devint son assistant. En retour, Jarmusch lui demanda conseil pour ses  scénarios.

 

Quentin Tarantino est également un grand admirateur de Ray dont il cite souvent l'influence  dans de nombreuses interviews « Les Amants de la Nuit » 1949 est d'ailleurs un de ses films  préférés. On trouve en effet, aussi bien dans ses films « Reservoir Dogs » 1992 que dans ses  scénarios tournés par d'autres « True Romance » 1993 (Scénario de Ray – film Tony Scott), la même dimension tragique de ces personnages prédestinés.

 

Un très grand cinéaste donc même si la forme classique de ses films pourrait en faire douter à  l’occasion d’un visionnage superficiel.

 

Un dernier exemple pour s’en convaincre. Ray tourne son deuxième film « Les Ruelles du malheur » 1949 avec Humphrey Bogart, et surtout, avec le même « Le Violent » en 1950. Déjà, tout au long du film on ne sait si on se dirige vers un happy end ou un drame.

 

Qui fait quoi ?

 

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/e6cbfb72d86896bfaf28e71dc2b73f3d-les-55-jours-de-pekin-film-historique-programme-tv.jpg?width=1260&sign=4c6ff8a5cc78035cf5594a666014b1d50a96b49d5528616d7324b9a35925549d&client_id=bpservices

 

Charlton Heston: Le major Matt Lewis

 

Personnalité complexe et pleine de contradiction que ce « Monstre Sacré » du Cinéma  américain. Il s’engage auprès d Martin Luther King dans les années soixante. Démocrate  jusqu’en 1972 il devient Républicain par la suite militant actif, jusqu’à en devenir président  puis membre honoraire à vie de la NRA cette association de défense du deuxième  amendement et donc de la vente libre des armes qui fait tant de ravage aux USA sans que  personne ne fasse quoi que ce soit de réaliste pour améliorer la situation. La puissance  financière de la NRA est telle que tout homme politique qui aurait des velléités à lutter contre  elle, sait que ce sera non seulement en vain mais qu’il ne sera jamais plus élu. Remarqué par le réalisateur Cecil B. DeMille ce dernier lui confie un premier rôle en tant que  directeur de cirque dans le long métrage « Sous le plus grand chapiteau du monde » 1952 ce  qui le révèlera au public. (A ne pas confondre avec « Le Plus Grand Cirque du monde » 1964  d'Hathaway avec Rita Hayworth, Claudia Cardinale et John Wayne)

 

Dès lors Il va rapidement devenir l'acteur spécialiste des rôles historiques dans les grandes  superproductions d'Hollywood des années 1950 et 1960. Cette spécialisation lui vient de sa  carrure athlétique et de son visage aux traits fermes et réguliers. Ainsi, au cours de sa carrière  Charlton Heston a été successivement Moïse, Le Cid, saint Jean Baptiste, Marc-Antoine (à  deux reprises), le général Gordon, le président Jackson, le roi Henri VIII et Richelieu. En 1956, il obtient la consécration avec sa participation au film « Les Dix Commandements » 1956 de Cecil B. DeMille puis « Ben-Hur » 1959 de William Wyler pour lequel il obtient  l'Oscar du meilleur acteur. Les autres films que sont « Le Cid »1961et « Antoine et Cléopâtre » (1972) (qu'il met lui-même en scène) confirment son intérêt pour les films à  grand spectacle.

 

Une fois passée la mode des films « historiques » Il participera, toujours en tête d’affiche à  des films de science-fiction ou d’anticipation tel le remarquable « Soleil vert » 1973 de Richard Fleischer ou encore « La Planète des singes » 1968 de Franklin J. Schaffner immense  succès critique et public avec notamment cette géniale image finale de la Statue de la Liberté  abattue, à moitié immergée en bordure de mer. Pour Ciné papy il s’agit là d’une image forte et  puissante comme seul ,ce me semble, les américains savent trouver. Elle rejoint, dans mon  album personnel, l’image du casque abandonné sur la plage, seul vestige semble t’il, du  débarquement réussi en Normandie.

 

Malgré ce panégyrique Ciné papy a assez peu de sympathie pour cet acteur. Il trouve quand  même grâce à ses yeux pour sa participation à « La Soif du mal » 1958 mis en scène par  Orson Welles qui transformera Charlton Heston (comme il a transformé Rita Hayworth dans  « La Dame de Shanghai » 1947. Il apparaît dans le rôle inattendu d'un commissaire mexicain  honnête, Ramon Miguel « Mike » Vargas, face à son homologue américain, Hank Quinlan  (interprété par Orson Welles), personnage énorme, bouffi, véreux et manipulateur. Ce film est  une exception noire, baroque, unique — comme sont uniques la moustache et les cheveux  noirs qu'il arbore — dans sa carrière où l'acteur, loin des fastes bibliques, historiques et  épiques, peut montrer une dimension humaine plus moderne.

 

Ciné papy explique son peu de sympathie pour Charlton Heston par l’impression qu’il donne  de savoir qu’il est Charlton Heston. Il se sert de ses rôles, pour montrer qui il est au lieu de  lui permettre de montrer ses talents d’acteurs.

 

Charlton Heston aurait pu faire sienne cette phrase de John Wayne autre Monstre Sacré  d’Hollywood : « J'ai joué John Wayne dans tous mes films et ça m'a plutôt pas mal réussi » Mais il n’avait certainement pas assez d’humour, pour ne pas parler d’auto dérision pour  cela.

 

Ava Gardner: La baronne Natacha Ivanof

 

Cette superbe femme doublée d’une grande actrice évoquait régulièrement son horreur des chaussures. « Je les mets pour danser mais je ne suis bien que pieds nus » (de mémoire) Le grand Joseph L. Mankiewicz en fera un film « La Comtesse aux pieds nus » 1954 dont il  sera également le scénariste . Ava Gardner est arrivée au cinéma presque contre son gré . Elle  ne s’est jamais sentie à sa place . Elle a été élevée ( formatée ?) chaque apport lui faisant  comprendre ,d’une par, que ce n’était pas elle et, d’autre part, confortait ses complexes.  Les paparazzi ne manquent rien de savie amoureuse chaotique ear elle semble savoir ce  qu'elle veut. Sa liaison torride et tumultueuse avec un Sinatra au creux de la vague va  déchainer contre elle les ligues de vertus car Sinatra était encore marié.  Cela ne l’empêche nullement de tourner des films qui deviendront de grands succès qui la  mèneront au succès international. Elle viendra habiter en Espagne et en Angleterre sans  arrêter de tourner :

 

- 1951 « Pandora » d'Albert Lewin

- 1952 « Les Neiges du Kilimandjaro » d’après Hemingway

- 1953 « Mogambo » de John Ford avec Clark Gable

Sans oublier - 1964 « La Nuit de l'iguane » de John Huston ou elle est ensorcelante Ni bien sur - 1954 « La Comtesse aux pieds nus » ou elle est sublimée par Mankiewicz qui  retrace la vie de celle qui fut dans la réalité sténo dactylo

Assez pour Ava Gardner qu’on retrouvera certainement d’en d’autres fiches

 

Mais pour finir en beauté, ce sont les autres qui en parlent mieux que Ciné papy.

 

 « Elle est extrêmement intelligente. Elle exerce une grande fascination mais elle est hantée  par le désespoir. C’est une femme dominée par la fatalité. Elle n’est pas en très bons rapports  avec elle-même et entre autres choses – elle se considère une mauvaise comédienne. C’est  bien triste. Dans La Croisée des destins, elle a joué de merveilleuses scènes érotiques ainsi  que je vous l’ai dit. Elle se brossait les dents avec du whisky, très vulgaire et très excitant.  Mais tout ça était coupé par les censeurs. »

— Citation de George Cukor, dans Cinéma d’aujourd’hui de Jean Domarchi, éditions  Seghers, 1965.

 

 « Je l'ai toujours admirée en tant qu'actrice, et j'ai toujours eu le sentiment qu'elle n'était  pas appréciée à sa juste valeur, parce que les gens étaient trompés par sa beauté et  n'attendaient rien de plus. Elle-même n'était pas très ambitieuse quant à sa carrière d'actrice.  Pourtant elle s'est constamment améliorée, et dans ses meilleurs films, je crois qu'on peut  légitimement la classer parmi les grandes actrices du cinéma américain. »

— Citation de Gregory Peck, dans Ava, Mémoires, 1990, page 291.

 

https://www.avcesar.com/source/actualites/00/00/88/92/11.jpg

 

David Niven: L'ambassadeur britannique, Sir Arthur Robertson

Cinquante ans de carrière pour cet acteur qui incarna si bien l’Anglais tel qu’on l’imagine  alliant flegme et humour. Ces quelques références vous permettrons de le mieux situer.

 

- 1969 « Le Cerveau » de Gérard Oury

- 1963 : « La Panthère rose » de Blacke Edwards

- 1978 : « Mort sur le Nil » de John Guillermin

 

Sans oublier - 1965 : Lady L de Peter Ustinov dont il existe une fiche de Papy ciné John Ireland: Le sergent Harry

 

Collectionneur de seconds rôles il n’est mentionné ici que par ce qu’il a participé à plusieurs  série que les aficionados reconnaîtront certainement s’ils ont suivi des « Petite Maison dans la  prairie » ou « Bonanza »

 

Pour la petite histoire il réalisa, avant l’heure, «The Fastand & Furious » 1955 titre repris par  les réalisateurs de la série contemporaine mais qui n’a rien à voir avec les vols de camions  et/ou problème de drogue de l’original.

 

Harry Andrews: Le père de Béarn

Ce serait une erreur, pire, une faute que de ne pas faire de place à cet acteur anglais à la carrière florissante au théâtre (presque tout Shakespeare) et à la gueule si reconnaissable au  cinéma (comme son compatriote Trevor Howard, par exemple). Les rôles pour lesquels  Harry Andrews reste celle d’officier comme Lord Lucan dans « La Charge de la brigade  légère » 1968

 

Paul Lukas : Le docteur Steinfeldt

Que personne, j’en suis sûr, ne connaît mais, il ne sera fait aucun reproche pour cette lacune.  D’autant que sa présence est dû à un caprice de Ciné papy. Paul Lukas est plus connu pour  avoir joué le professeur Aronnax dans le film « Vingt Mille Lieues sous les mers » 1954,  produit par Walt Disney avec également Kirk Douglas et James Masson en Capitaine Nemo,  film qui avait enchanté mon enfance.

 

à y bien regarder Il travailla ardemment dans les années 1930. On le vit le policier Grumpy,  dans « Une femme disparaît » 1938 d’Alfred Hitchcock. Son rôle majeur fut dans « Quand le  jour viendra », . 1935 lorsqu'il reprit le rôle qu'il avait déjà joué au théâtre d'homme luttant  contre les Nazis Il se permit de coiffer – excusez du peu –Bogey sur le poteau obtenant l'oscar  du meilleur acteur pour ce rôle, malgré la redoutable concurrence, avec Humphrey Bogart  pour « Casablanca », 1942 mais aussi Gary Cooper pour « Pour qui sonne le glas » 1943  Walter Pidgeon pour « Madame Curie » 1943 et Mickey Rooney – Immense vedette en son  temps et mari éphémère d’Ava Gardner - pour « Et la vie continue »1943.

 

Les 55 jours de Pékin de Nicholas Ray (1963), synopsis, casting, diffusions  tv, photos, videos...- Télé-Loisirs

 

Cerise sur le gâteau

 

Acteur mais curieusement non crédité au casting présenté par les sites consacrés au cinéma Walter GotelL . 

 

- Qui ça ? Walter GotelL

- Je ne vois pas !

- Mais si voyons Anatol Gogol à l’écran !

- Anatol … arrête de te foutre de nous Ciné papy

- Et si je vous dis Chef du KGB ?

- ???

- Et si je vous dis James Bond ? Et oui, il est le vilain dans sept films de 1963 avec   « Bon baisers de Russie » à 1987 avec « Tuer n’est pas jouer »

 

Ici il est l’équivalent du Major Lewis mais pour la légation Allemande et on le voit bien  distinctement dans plusieurs scènes mondaines (hall de l’hôtel) ou militaires (réunion des  représentant des légations et de leurs officiers supérieurs commandant les effectifs, font le  point

 

Des bons et beaux moments

 

La première apparition de la splendide Ava Gardner, royale, descendant l’escalier alors que son beau-frère se voit opposé par le directeur de l’hôtel un refus d’obliger une cliente à  descendre de sa chambre.

 

La réplique de David Niven à ses homologues représentants les autres concessions. Ils  donnent tous dans un drôle de chahut pour des diplomates, des raisons de partir. Ils somment  David Niven de leur dire ce qu’il va faire, lui. Il les écarte avec une détermination toute  diplomatique et répond : « Boire une coupe de champagne »

 

A son arrivée à l’hôtel le directeur remet au Major Lewis son courrier que celui-ci, sans plus  attendre, jette à la poubelle. Mais c’est le courrier de six mois s’exclame le directeur !  Réplique du Major « Vous ouvrez votre courrier, il vous faut le lire. Vous le lisez il vous faut  répondre « Voilà une corvée d’évitée. Et de poursuivre la façon de régler son problème de  chambre l’hôtel étant complet.

 

La façon dont David Niven, d’un négligent et discret coup de pied écarte le coussin que l’on  place au pied du trône pour s’adresser à l’impératrice Tseu-Hi.

 

Les 55 jours de Pékin Film 1963 - Télépoche

 

Et si pour une fois on parlait musique - aujourd’hui Dimitri Tiomkin

 

Dimitri Tiomkin est un des plus grands compositeurs de musique de film américain pendant  l’âge d’or du cinéma. Il a travaillé avec les metteurs en scène majeurs de la profession tels  John Sturges, Howard Hawks, William Wyler, Richard Fleischer, John Huston, Alfred  Hitchcock et Frank Capra. Il récolta trois Oscars.

Pax

 

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