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17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 06:00

MASH - M.A.S.H. - Glandeur Nature

« Avec le recul, le film n’a rien perdu de sa maestria visuelle, bien que son pouvoir transgressif opère différemment. Impossible, à l’heure de #Me Too, de ne pas voir en « M.A.S.H. » un dédain manifeste envers les femmes, instrumentalisées sans exception en purs objets sexuels. Plutôt qu’une relecture sévère, il faut y voir là l’inconscient en marche d’une part de cette génération pourtant si sûre d’elle. »

Guillaume Loison L’Obs le 16 août 2021

« M.A.S.H. », portrait d’une jeunesse des Trente Glorieuses, manifeste esthétique et bras d’honneur adressé à tout ce que l’Amérique compte de bigots, d’hypocrites et de culs serrés. Praticiens dragueurs et décomplexés, « Œil de lynx » (Donald Sutherland) et « Trapper John » (Elliott Gould) détraquent la machine militaire tels des Marx Brothers hippies : ils montent un canular contre un odieux petit chef (dont ils diffusent les ébats sexuels en direct à la radio) et malmènent sa maîtresse infirmière en chef, déterminée à mettre le camp d’équerre.

 

Aujourd’hui c’est « M.A.S.H » (1985)

 

Affiche de cinéma française de MASH - 120x160 cm.

 

Pourquoi ce film ?

 

Les Américains osent tout c’est à cela ça qu'on les reconnaît.

Pendant que nos ganaches galonnées poussent des cris d'orfraie tel des vierges effarouchées à la moindre manifestation * qu'elles soupçonnent d'être de nature à « entacher leur honneur  » regarder la vérité en face n’est pas leur fort.

 

Les Américains n'hésitent pas à affronter leurs démons, comme pour se laver des énormes erreurs commises. On se rappelle, entre autres, « Voyage au bout de l’enfer » 1978 de Michael Cimino. Mieux encore, l’autodérision ne leur fait pas peur.Loin de là.

 

MASH illustre cette qualité.

 

 

*N’oublions que le film de Stanley Kubrick « Les Sentiers de la gloire » 1957 n’a été autorisé en France que 18 ans plus tard soit en 1975. Nous aurons peut-être l’occasion d’y revenir.

 

 

Dans le même esprit rappelons que la chanson « Le déserteur »  1954 de Boris Vian et chantée par Mouloudji fut censurée de 1958 à 1962, même dans la version pacifiste qu’en fit cet interprète.

 

Quelle est l’histoire ?

 

 

À l'automne 1951, on affecte au 4077e Mobile Army Surgical Hospital, un hôpital de campagne de l'United States Army, deux nouveaux chirurgiens : les capitaines « Hawkeye » Pierce (Donald Sutherland) et « Duke » Forrest (Tom Skerritt). Dès leur arrivée, ils apparaissent comme rebelles, coureurs de jupons et malicieux, n'hésitant pas à enfreindre les règles (ils « empruntent » une Jeep et commencent immédiatement à flirter avec le personnel infirmier). Néanmoins, ils se révèlent rapidement très compétents. Le film narre leurs aventures, naissant souvent de leur attitude provocatrice vis-à-vis de l'autorité.

 

Réalisation

 

Elle est assuré par Robert Altman qui est également producteur et scénariste car il rompit rapidement avec « l’usine à rêve » ne trouvant aucun intérêt à faire des films « son et lumière » selon la formule de Joseph L. Mankiewicz c’est à dire des productions dont le seul but est de cracher du cash.

En marge donc, il réalisa des films aussi connu que « John McCabe » 1971 « Le Privé » 1973    un western et un film policier, rompant, à chaque fois avec les conventions du genre.

 

Ou encore « Nashville » 1975 qui fit connaître le style expérimental spécifique de Altman.

 

Citons encore, pour bien marquer les esprits  des films comme « The Player » 1992 satire d’Hollywood « Prêt-à-Porter » 1994 qui a pour cible la « Grande couture » ou enfin « Gosford Park » 2001. Il ne s’agit jamais de film à thèse. Altman, très habilement raconte simplement une histoire en accentuant, très légèrement quelques traits et tout devient différent.

 

Wikipédia dans une note sur la réalisation de ce film nous fournit de quoi comprendre l’originalité de Robert Altman : « Ingo Preminger et le président de la Twentieth Century Fox dressent une liste des réalisateurs susceptibles de mettre en scène cette histoire peu banale et extrêmement controversée. Tour à tour Fred Zinnemann, Joseph L. Mankiewicz, David Lean, Arthur Penn, Mike Nichols, Stanley Kubrick, George Roy Hill, Franklin J. Schaffner et Bob Rafelson sont contactés. Tous refusent la proposition soit par indisponibilité (Kubrick travaille sur Orange mécanique, Roy Hill sur Butch Cassidy et le Kid, ...), soit par peur de la controverse.

 

Le dernier de la liste est alors Robert Altman. À 45 ans, le cinéaste a une certaine carrière cinématographique derrière lui mais aucun véritable succès. Engagé sur le projet, Altman met certaines choses au clair : Pour lui, le film est une occasion d'agresser le public et par extension la race humaine qu'il tient pour responsable de toutes les atrocités perpétrées dans le monde. » Un grand vous dis-je un des plus grands.

 

Avec Henri-Georges Clouzot et Michelangelo Antonioni il est le seul à remporter, les prix suprêmes des trois principaux festivals européens (Cannes, Berlin et Venise), réalisant le grand chelem des festivals.

 

MASH en streaming direct et replay sur CANAL+ | myCANAL

 

Qui fait quoi ? 

 

Lors du casting Altman exigea de n’avoir que des acteurs inconnus. Le succès du film leur permis de démarrer leur carrière. Les petits curieux se reporteront sur leur encyclopédie préférée pour voir de quoi il retourne. En ce dimanche après-midi couleur d’automne Ciné papy se sent soudain victime d’une grosse fatigue.

 

M.A.S.H., une comédie primée à Cannes

 

Donald Sutherland         capitaine Benjamin Franklin « Hawkeye » (Œil-de-Lynx) Pierce

 

On avait déjà pu le voir dans « Les Douze Salopards » 1967 « Klute »1971 d'Alan J. Pakula où il partage l’affiche avec Jane Fonda

 

Elliott Gould :          capitaine John Francis Xavier « Trapper John » (John le Piégeur) 

 

Il avait déjà tourné avec Altman assurant le rôle-titre  dans « Le Privé » 1973. Altman fit encore appel à lui pour quelques  autres films.

 

MASH de Robert Altman | argoul

McIntyre          chirurgien chef

 

Altman exigea de n’avoir que des acteurs inconnus… certains le sont restés du moins, au niveau international 

 

 

Sally Kellerman      major-infirmière en chef Margaret « Hot Lips » (Lèvres en Feu)                                       O'Houlihan

 

Altman exigea de n’avoir que des acteurs inconnus… certains le sont restés du moins, au niveau international 

 

Pin on Team mirror

Robert Duval           major Franck Burns

 

Il s’illustra par la suite dans les films de Francis Ford Coppola comme dans les films de « Le Parrain » 1972 , « Conversation secrète » 1974et « Apocalypse Now » 1979.

 

Jo Ann Pflug             lieutenant Maria « Hot Dish » (Régal) Schneider

 

Temps forts

 

Ils se succèdent à un rythme qui vous empêche de reprendre votre souffle tant vous êtes encore en train de rire des précédents.

 

Mais il y en a deux incontournables

 

Celui ou le major Margaret Houlihan (Sally Kellerman), qui est l’infirmière nouvellement promue chef du camp. Elle se révélera être autant rigide que le major Burns. Tandis que Houlihan et Burns s'apprêtent à rédiger un rapport incendiaire sur l'attitude des militaires du camp, ils cèdent à leurs propres passions refoulées et ont une relation sexuelle. Celle-ci est diffusée sur le système de sonorisation et tout le camp entend leurs ébats, notamment Houlihan disant à Burns « Franck, baise mes lèvres en feu ! », ce qui lui vaudra le surnom de « hot lips » durant le reste du film.

 

Celui, également, ou prenant un douche, la cabine en toile s’effondre soudain révélant le rigide major dans la plus stricte nudité.

 

M.A.S.H., quand Robert Altman nous raconte des salades.

 

Remarques

 

Avec ce film on est loin des pochades genres « Polices Academy » 1984. Le monde du cinéma ne s’y est pas trompé .L'American Film Institute a classé ce film à la 54e place de son classement des meilleurs films américains de l'histoire Le film reçut la Palme d'or lors du 23e Festival de Cannes. 

 

En 1996, le film est sélectionné pour être conservé par le National Film Registry de la Bibliothèque du Congrès américain pour son «importance culturelle, historique ou esthétique» 

 

Pax

 

Prochainement « Tuer Charley Varrick »

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 06:00

 

J’ai visionné ce film pour la première fois à l’école d’agriculture dans le cadre de « Cinéma&Culture. Ce programme en sus de la projection du film nous proposait un 4 pages d’une grande qualité, malheureusement je n’en ai gardé aucune trace dans mes archives, c’était un forme du Wikipédia cher à PAX. En dépit d’une sono calamiteuse, je pris conscience de l’importance de la bande son dans un film, que le compositeur n’était pas là pour faire joli. Un de ces 4 je chroniquerai sur eux pour faire concurrence à Ciné papy.

Aujourd’hui c’est « Le train sifflera trois fois » (1952)

 

Le Train sifflera trois fois en DVD : Le train sifflera trois fois -  AlloCiné

Pourquoi ce film ?

 

En reprenant les fiches de Ciné papy on pourrait croire que ce dernier n’aime pas les westerns. Il n’en est rien. Il a même un faible pour ce curieux réalisateur, Budd Boetticher qui, à titre personnel, fâché avec le système des studios hollywoodiens en a réalisé cinq avec son acteur fétiche Randolph Scott. Passionné par ailleurs de corrida il s’est ruiné a vouloir réaliser un film sur la carrière et la vie de ce matador de légende, mexicain mais triomphant dans toutes les arènes du monde que fut Carlos Arruza. C’est vous dire.

 

Mais pour en revenir au western, comment choisir ? Le monde du western recouvre tellement de genres différents. Film de cowboy et/ou de cowboy et indien, d’abords ennemis puis fraternisant. Autre sujet, la conquête de l’Ouest, les diligences, la Wells Fargo et le Poney Express puis le chemin de fer. Les bandits, les tireurs d’élite et autre fines gâchettes. Difficile aussi de choisir entre les réalisateurs quand les plus grands tel John Ford ont excellé dans le genre.

 

 

Quelle est l’histoire ? (selon Wikipédia)

 

 

À dix heures trente du matin, dans la petite bourgade d'Hadleyville, le shérif Will Kane (Gary Cooper) vient d'épouser la jeune quaker Amy Fowler (Grace Kelly). Alors qu'il s'apprête à rendre son étoile de shérif, Will Kane apprend l’imminent retour en ville de Frank Miller, un homme qu’il avait jadis arrêté et qui avait, par la suite, été condamné à mort. Finalement libéré au bout de cinq ans, Miller est en route pour Hadleyville avec la ferme intention de régler son compte à l'ancien shérif. Miller doit arriver par le train de midi à la gare, où trois de ses complices l’attendent.

 

 

Will Kane et sa femme projettent d'ouvrir un magasin dans une bourgade voisine mais, en définitive, le sens du devoir l'emporte. Malgré les supplications de sa femme, Kane décide de rester et tente de recruter des hommes auprès des habitants de la ville. Mais, l'un après l'autre, tous lui font défaut, par lâcheté, intérêt ou amitié pour le bandit. C’est donc seul qu’il devra livrer le combat face aux quatre hommes. Seul jusqu'à ce que son épouse comprenne, grâce à l'intervention de l'ancienne maîtresse de son mari, que sa place est auprès de lui. À l'arrivée du train, les rues de la ville sont désertées et se transforment en champ de bataille. Le combat se termine par la victoire du shérif, secondé par sa femme qui tue un des quatre hommes. Sans se retourner, Will et Amy Kane quittent Hadleyville.

 

 

Réalisation

 

Mon cher Fred Zinnemann est aux commandes. 

Les afficionados de Ciné papy se souviendront que nous avons déjà rencontré ce très grand réalisateur, moult fois oscarisé. On se reportera à la fiche  « Un homme pour l’éternité » 1966

 

Qui fait quoi ?

 

PHOTO LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS - GARY COOPER REF (COO190820141) | eBay

 

Gary Cooper:          le shérif Will Kane

 

Curieux acteur que ce Gary Cooper. D’abord cascadeur il est vite repéré et devient rapidement un acteur confirmé et recherché. Curieusement, d’un côté il gagne et fait gagner des millions à ses producteurs. De l’autre, il manque totalement de flair et passe à côte de  rôles importants et significatifs qui ont servi la gloire de confrères.

 

Grand ami d’Ernest Hemingway ce dernier en parlait ainsi à son éditeur : « Coop est un homme bien ; aussi honnête, droit, aimable et intègre qu'il le paraît. Si on inventait un personnage comme Coop, personne n'y croirait. Il est juste trop bien pour être vrai ». 

 

Un exemple illustre parfaitement cet éloge. En 1947, il est interrogé par la commission des activités anti-américaines chassant les communistes, mais, bien qu'avouant ressentir une certaine influence communiste à Hollywood, il ne livre aucun nom.

 

Son rôle du Shérif Will Kane est considéré comme son meilleur rôle.

 

De 1925 à 1961 il participe à quelques quatre-vingt films avec les plus célèbres réalisateurs tel Fritz Lang, Frank Capra, Henry Hathaway ou Ernest Lubitsch car il joue aussi bien la comédie que les films d’aventure ou autres.

 

Trois fois oscarisé en 1999, l'American Film Institute le désigne1a plus grande star masculine de tous les temps.

 

Le Train sifflera trois fois - film 1952 - AlloCiné

 

Grace Kelly:             Amy Fowler Kane  - Elle est l’épouse craintive du shérif.

 

 

On ne présente pas cette icône du cinéma et actrice fétiche d’Alfred Hitchcock. On notera que le rôle d’Amy Fowler Kane est son premier grand rôle.

 

Les grands remakes - Le train sifflera trois fois

 

Katy Jurado:            Helen Ramírez – Elle est une femme d’affaire mexicaine. Elle a été quittée par le shérif qui vient tout juste d’épouser Amy.

 

 

Katy Jurado outre ses qualités d’actrice présente une personnalité des plus intéressantes. Cette belle mexicaine va être abonnée aux rôles de femme fatale. Son premier film aux États Unis sera  « La Dame et le Toréador » 1951 réalisé par, tient tient , Budd Boetticher. En 1952  son rôle de maitresse de Gary Cooper dans « Le train sifflera trois fois » qui lui vaudra un Golden Globe Award, attribué pour la première fois à une Mexicaine. On ne s’étonnera donc pas que les grands metteurs en scène du moment l’ont inscrit dans leur générique. Ainsi, par exemple, John Huston dans « Au-dessous du volcan » 1984 aux côtés d’Albert Finney.

 

Le Train sifflera trois fois - Manifestations

 

Dimitri Tiomkin :       Compositeur de la musique du film et de la célèbre chanson « Si toi aussi tu m’abandonnes » il mérite une mention spéciale. C’est un compositeur majeur de l’âge d’or d’Hollywood. Il reçut plusieurs oscars dont un pour « Le train sifflera trois fois »

 

 

Temps forts

 

Compte tenu de la structure particulière du film* il n’y a pas à proprement particulier de temps forts. On assiste à une succession de lâcheté, de mauvais prétextes, de conseils de «  faux culs » pour abandonner le Shérif à son sort.

 

Pour le fun (et les féministes) on s’amusera de la manière dont Helen Ramirez congédie son jeune « compagnon de lit »

 

Le Train sifflera trois fois (High Noon - Fred Zinnemann, 1952) - Le Monde  de Djayesse

 

*Le train sifflera trois fois se déroule approximativement en temps réel, comme l'illustrent les plans récurrents montrant le cadran de l'horloge du bureau du shérif. L'action du film débute en effet à 10 h 40 pour se terminer peu après midi, et sa durée est de 85 minutes.

 

 

Remarques

 

 

Le film porte bien la marque de son talentueux réalisateur. Le réalisateur Fred Zinnemann compose Le train sifflera trois fois de trois éléments visuels récurrents : tout d'abord, le plan fixe sur la voie ferrée, qui signifie la menace attendue. Ensuite, le parcours désespéré du shérif qui cherche de l'aide dans toute la ville. Enfin, les horloges, de plus en plus grosses à l'image et de plus en plus souvent montrées au fur et à mesure que la menace se rapproche, nous dit Wikipédia

 

 

Pour l'historien du cinéma Leonard Maltin, Le train sifflera trois fois se démarque complètement des westerns de l'époque : le héros admet avoir peur, le film ne comporte que très peu de scènes d'action (sauf à la fin) et il est tourné en noir et blanc, ce qui était rarissime pour les westerns en 1952. D'autres éléments distinguent ce film des autres westerns : une bande-son dépouillée, une image très sobre, un ciel laiteux. Le personnage d'Helen Ramirez n'était pas banal pour l'époque, puisqu'il s'agit d'une femme d'affaires mexicaine.

 

 

L'acteur John Wayne a profondément détesté ce film qu'il qualifia de « un-American », par sa condamnation de la majorité silencieuse et d'une certaine lâcheté citoyenne. Détestation partagée par Howard Hawks

 

 

En 1989, fin des polémiques, le film, déjà 4 fois oscarisé , a été sélectionné pour préservation au National Film Registry par la Bibliothèque du Congrès en raison de son « importance culturelle, historique ou esthétique ».

 

Pax

 

Prochainement « Mash »

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 06:00

Dinde grosse

La Part animale - film 2006 - AlloCiné

Je sais, je sais, comme chantait le Gabin, jusqu’où vais-je pousser la provocation, qui n’en est pas une, croyez-moi « Non, non, je ne fais pas dans le porno zoologique, c'est écrit dans le très sérieux journal Le Monde : « Il n'y a pas de sot métier. Le héros de ce film dérangeant masturbe les dindons dans un hangar, en Ardèche, afin de recueillir leur sperme et d'inséminer des dindes... » signé Jean-Luc Douin qui n’est pas un plaisantin.

 

Pour justifier ma provocation qui n'en est pas une j'ai souvenir que Pax a découvert les vins nu chez Pierre Jancou avec un vin nu de l'Ardèche, un chardonnay qui avait bien vieilli... 

 

27 octobre 2007

Masturbateur de dindons en Ardèche...

 

Pour vous prouver ma bonne foi je vous cite aussi  Télérama, l'organe des bien-pensants, ex-membre, avant de tomber dans l'escarcelle du Monde, du groupe la Vie Catholique, qui sous la plume de Pierre Murat, se fait plus précis :

 

«  Masturber les dindons, c'est pas un métier. Pourtant, c'est ce que fait Etienne, chaque jour : il branle des mâles trop nourris, donc trop lourds pour pouvoir s'accoupler, toujours habillé de vert, parce que les dindons aiment cette couleur.

 

« Quand ils te voient, ils te prennent pour une dinde? «  persifle Claire, sa femme, qui, après avoir ironisé, puis patienté, finit par désespérer... »

 

C'est un film : La part animale  de Sébastien Jadeau, pas le Jadot avec un O, inspiré par un roman d'Yves Bichet Folio Gallimard.

 

Amazon.fr - La part animale - Bichet,Yves - Livres

 

24 octobre 2007 en salle / 1h 27min / Drame

De Sébastien Jaudeau

Par Sébastien Jaudeau, Yves Bichet

Avec Anne Alvaro, Niels Arestrup, Rachida Brakni

 

Photo de Niels Arestrup - La Part animale : Photo Niels Arestrup, Sava  Lolov, Sébastien Jaudeau - AlloCiné

 

PRIX & FESTIVALS

 

Prix du Jury au Festival d'Annonay 2006 - Rencontres du cinéma Européens d'Aubenas 2006- Projections ACID Cannes 2007

 

SYNOPSIS

 

Arrivé avec femme et enfant en plein cœur de l’Ardèche, Etienne voit sa vie basculer aux premiers jours de son embauche dans un élevage ultramoderne de dindons Douglas.

 

Au contact de Chaumier, son nouveau patron, et des bêtes dénaturées de l’exploitation, Etienne se change …

 

LA PHRASE DU RÉALISATEUR

 

« Pour Yves Bichet comme pour moi, entre l'humain et l'animal, le plus sage des deux n'est pas forcément celui qu'on croit... »

 

Mais j’ai trouvé aussi ceci :

La part animale - (France – 1h27) de Sebastien Jaudeau avec Niels Erestrup,  Sava Lolov, Rachida Brakni… - Journal VentiloL'ACID - La Part animale

Les pires métiers du monde : La routine masturbatoire des «branleurs de dindons»
ICI 

 

L’élevage industriel génère des effets perturbateurs inattendus sur les espèces qui en sont la proie. Prenez la dinde par exemple. Volatile au mauvais caractère importé d’Amérique, sa viande est très consommée de nos jours. Rien qu’en France, environ 95 millions de spécimens sont abattus chaque année. Dans les usines géantes à viande blanche, les dindes sont parquées dans des hangars par dizaines de milliers. Elles étouffent, développent des pathologies respiratoires, sombrent parfois dans le cannibalisme. La volaille est électrocutée, ébouillantée avant d’être égorgée. Dans cet environnement, les dindons reproducteurs sont sélectionnés depuis des décennies notamment pour leur volume de chair. Leurs cœurs lâchent prématurément, les os ne suffisent plus pour supporter leur masse. Trop énormes, ils s’avèrent même aujourd’hui incapables de se reproduire normalement. C’est là que l’huile de coude de l’humain entre en jeu…

 

« J’m’en vais branler le dindon cet été » dit-on, parait-il, dans les régions de grand élevage. C’est synonyme de job alimentaire, de travail pénible, répétitif, temporaire et mal payé. L’homme moderne se voit également transformé par l’élevage industriel. Le printemps venu, avec la saison des amours, certains revêtissent une combinaison verte,-la couleur plaît aux dindons-, s’arment d’un tabouret et vont se planter dès l’aube au milieux d’accouvages bondés dont on distingue à peine le sol. Dans les élevages “de pointe” voici à quoi ça ressemble :

 

La suite ICI 

la part animale

LA PART ANIMALESébastien Jaudeau  Lauréat 2001 ICI
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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 06:00

Le saviez-vous ? : Rita Hayworth, emblème de la "bombe atomique"

“ I have always felt that one of the secrets of real beauty is simplicity.

 

« J'ai toujours pensé que l'un des secrets de la vraie beauté est la simplicité. »

 

In article écrit en tant que chroniqueur invité pour Arlene Dahl, intitulé "Rita Hayworth Sees Simplicity As Part Of Beauty" dans The Toledo Blade (11 mars 1964)

Aujourd’hui c’est « Gilda  » (1946)

 

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/3f68d6d5-56cd-4001-891c-9cfc3554fcf8_2.jpg

 

Pourquoi ce film ?

 

Tel le Petit Poucet, Ciné papy sème, parmi ses fiches quelques chefs d’œuvres.

 

C’est de l’un de ceux-ci qu’il est question ici. Il peut être considéré comme La Référence dans la catégorie des films noirs

 

Affiches, posters et images de Gilda (1946) - SensCritique

Quelle est l’histoire ?

 

 

Réalisation

 

Charles Vidor est le metteur en scène. Né en Hongrie il fait partie de tous ces juifs qui ont émigré aux États Unis  tenter fortune ou pour fuir le nazisme. « Gilda » est son morceau de bravoure. Les curieux trouveront sur Wikipédia sa filmographie indiquant quelques titres célèbres tel «  L’Adieu aux armes »  1957 d’après Hemingway. Il y avait déjà eu une première version en 1932 de Frank Borzage, avec Gary Cooper et Helen Hayes.

 

 

Qui fait quoi ?

 

Gilda (1946) – The Movie Screen Scene

 

Rita Hayworth :        Gilda Mundson Farrel - Femme fatale s’il en est. Elle entretient une                                  liaison orageuse avec Johnny Farrell dont à qui elle a été fiancée.

 

« Elle est l'un des grands sex-symbols féminins des années 1940. Surnommée « la déesse de l’amour », elle devient une actrice mythique du cinéma américain avec son rôle principal dans le film noir Gilda » Ainsi commence l’article que Wikipédia consacre à cette actrice prodigieuse.

 

Elle est l'un des grands sex-symbols féminins des années 1940. Surnommée « la déesse de l’amour », elle devient une actrice mythique du cinéma américain avec son rôle principal dans le film noir Gilda.

 

Lucide, elle conclue elle-même : « J'ai toujours été utilisée et manipulée par les hommes », 

 

« Le premier qui m'ait exploitée était mon père ! Il savait que de m'exhiber à ses côtés ne pouvait que plaire au public. Il savait que cela lui rapporterait un peu plus d'argent. Et nous en avions besoin ! »

 

Au sujet de l'image érotique qui lui collera à la peau toute sa vie : elle confie, amère : « Les hommes s’endorment avec Gilda et se réveillent avec moi. »

 

Sa vie fut un roman. Elle se maria cinq fois dont une fois avec Ali Khan qui voulait surtout l’exposer comme ses propriétés, ses voitures ou comme ornement de son énorme train de vie. Tout le contraire de Rita, chaque chose égale par ailleurs rêvait d’une vie simple.

 

Elle épousa aussi l’immense Orson Welles qui ne se contenta pas de ce trophée. Il commença par lui couper les cheveux et en fit une blonde en sacrifiant sa splendide chevelure rousse.

 

Welles conscient cependant de l’aura de Rita, même après leur divorce dira : « Peut-être vivrai-je si longtemps que je finirai par l’oublier. »Avec Rita, Welles tourna cet autre film mythique tout à la gloire de cette artiste hors norme : « La dame de Shanghai » 1947.

 

Idole de GI’S son nom fut inscrit sur une bombe atomique lors d’essais à Bikini, après avoir été la « Pin-Up » de référence.

 

Toujours manipulée, mal conseillée par ses proches qui ne l’utilisaient que pour leur gloire personnelle elle passa à côté de grand rôle.

 

Sa fin de vie fut tragique. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, mal connue à l’époque. On mit ses difficultés professionnelles sur le compte de l’alcool. À cette période Robert Mitchum lui est venu un peu en aide. Plus tard, c’est la fille qu’elle a eue avec Ali Khan, devenue une riche princesse, qui l’a prise en charge.

 

Voilà l’histoire d’une jeune, ravissante et talentueuse danseuse de flamenco qui atteint les sommets de la renommée pour terminer, déchue, abimée par la maladie.

 

GILDA – Charles Vidor (1946)

 

Glenn Ford :              Johnny Farrell – Héros de l’histoire on ne peut être que de son côté tout en étant jaloux de sa femme Gilda dont il est jaloux puisqu’elle a épousé Ballin.

 

Glenn Ford est un géant du cinéma américain. Il n’a cessé de tourner de 1939 à 1989. Il a endossé tous les rôles possibles, cowboy dans de nombreux western, soldat ou officier dans des films de guerre. Il est aussi bon dans l’armée de terre, dans la marine ou l’US air Force. On le trouve souvent comme inspecteur dans des films policiers ou victime dans des films noirs. On le rencontre aussi dans des comédies ou il tient sa place plus qu’honorablement. Son jeu s’adapte plus facilement au sujet du film que cet autre géant mais parfois monolithique John Wayne.

 

Une mention particulière pour «Règlement de comptes » 1953 archétype du film noir sur lequel Ciné papy se réserve le droit de revenir.

 

GILDA – Charles Vidor (1946)

 

George Macready:   Ballin Mundson - C’est  le méchant de l’histoire. Propriétaire du Casino il va vite associer Farrel, joueur professionnel. C’est lui qui va faire entrer Gilda dans l’histoire puisque, l’ayant épousé il la ramène à Buenos Aires, la présente à Farrel qui reconnaît son ex maitresse.

 

 

Il s’agit d’un acteur prolifique qu’on reconnaît quand on le voit, souvent, à l’écran. Sa dernière apparition au cinéma fut dans  « Tora ! Tora ! Tora »  1970 de Richard Fleischer après quelques trente-six films tournés avec, entre autre Fred Zinnemann, William Wyler, Henry Hathaway Joseph Mankiewicz ou encore Stanley Kubrick dans  « Les Sentiers de la gloire » 1957 et Vincente Minnelli. Que du beau monde n’est-ce pas ? Ciné papy espère que chacun de ces noms dit quelque chose au lecteur en, par exemple se souvenant de tel ou tel film dont il fut le réalisateur. C’est cette accumulation d’information à propos d’un film que doit permettre à chacun de se créer sa propre cinémathèque.

 

Steven Geray :          Oncle Pio – Employé philosophe du Casino. Il se prend pour le   protecteur de Gilda. A la fin il tue Ballin qui menaçait Farrel         permettant à Gilda et Farrel de partir pour New York.       

 

Acteur de seconds rôles il figure ici car important dans l’issue du film. Second rôle peut-être mais apprécié de grands metteurs en scène comme Hitchcock, Joseph von Sternberg, Fred Zinnemann, Nicholas Ray, Joseph Mankiewicz par exemple.                    

 

Temps forts   

 

Gilda en scène, chantant : « Put de Blame en mame » * tout en dansant et en enlevant ses grands gants noirs façon striptease. Un régal !

 

 

* La chanson évoque une femme fatale, Mame, à laquelle reviendrait la faute de tous les maux du monde, le grand incendie de Chicago en 1871, le grand blizzard de 1888 qui a dévasté New York aussi bien que le tremblement de terre de San Francisco en 1906, et même la mythique fusillade de Dan Mac Grew (en) qui aurait eu lieu en 1905 durant la ruée vers l'or du Klondike. Le refrain dénonce à chaque fois les explications qui ont été données de la catastrophe en précisant que la véritable responsable, ce serait « Mame » Nous dit Wikipédia

 

Pax


Prochainement « Le train sifflera trois fois »

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 06:00

 

 

Moi, c’est la gueule de faux-derche de Walter Matthau, avec une moustache ballet de chiottes, dans Charade de Stanley Donen avec la belle Audrey Hepburn déboussolée et l’intriguant Cary Grant qui change de nom comme de chemises.

 

Walter Matthau and Audrey Hepburn in CHARADE 1963 | Charade 1963, Walter  matthau, Audrey
 

Cary Grant, qui, dans l’histoire, ne fait que lui mentir, la contemple longuement, très lon­guement sur le Bateau-Mouche où il l’a entraînée, prétendument pour lui dire la vérité.

 

« Qu’est-ce que j’ai ? », demande Audrey.

 

« C’est juste que vous êtes adorable », répond Cary.

 

Et, à cet instant, on est certain qu’il ne ment pas.

Aujourd’hui c’est «Jeux d'espions (Hopscotch)» (1980)

 

 

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour changer d’air et se distraire un peu d’avec les imposantes fiches fleuves de ces derniers mercredis. Mais aussi pour faire plus ample connaissance avec Walter Matthau  célèbre acteur américain spécialisé dans les rôles de méchants ou de comiques. C’est dire l’étendue de son talent.

 

Quelle est l’histoire ?  (Selon Wikipédia)

 

Miles Kendig est un agent de la CIA en fin de carrière. Il est mis sur la touche au service des archives par son patron. À l’esprit affûté et indépendant, il va prendre sa revanche en prenant la fuite et en publiant ses mémoires dans lesquelles il dévoile des événements qui ne sont à l’honneur, ni de son chef, ni des services de la CIA qu’il ridiculise. Durant sa fuite qui l’entraîne dans de nombreux pays du monde occidental, c’est lui qui va constamment tenir les rênes et manipuler ses adversaires. Ironiquement dans cette affaire, l’espion russe va se trouver l’allié de la CIA et faire cause commune avec eux tout en restant ami avec Miles Kendig.

 

Réalisation

 

Derrière la caméra nous trouvons Ronald Neame. C’est un bon cinéaste du second rayon comme on peut le dire d’ouvrages littéraires qui n’atteignent pas la notoriété de certains sans démériter pour autant.

 

On retiendra parmi ses réalisations les plus marquantes des films comme : « L'Aventure du Poséidon » 1972 ou « Le Dossier ODESSA » 1974 d'après le roman de Frederick Forsyth, auteur évoqué par le Taulier dans sa chronique du 07/09/2020 (Comme le temps passe !)

 

Jeux d'espions (Hopscotch) (1980) de Ronald Neame - Shangols

Qui fait quoi ?

 

Walter Matthau : Miles Kendig

 

Il n'y a pas moins sérieux que Walter Matthau, adepte des loufoqueries les plus pendables.

 

Wikipédia précise : « Raffolant des farces, Walter Matthau a lancé des rumeurs que son nom était à l'origine Matuschanskayasky »

 

Cet aspect de son caractère se retrouve dans son jeu ce qui le rend éminemment sympathique même quand il interprète « le méchant » de l'histoire.

 

Il a participé à quelque 50 films dont certains sont mémorables alternants tours à tours des rôles comiques ou plus sérieux.

 

Il est connu pour avoir, avec Jack Lemmon tourné 9 films ensemble dont 3 sous la direction de Billy Wilder grand metteurs en scène de comédies irrésistibles telle le chef d’œuvre « Certains l'aiment chaud » 1959

 

Regarder Jeux d'espions en direct - Play TVOù regarder Hopscotch en streaming complet et légal ?

 

Glenda Jackson :          Isobel                

 

C’est la petite amie, complice et modératrice de Kendig dont l’humour, souvent potache, pourrait lui jouer des tours.

 

Nous vous avons déjà rencontré cette actrice à la forte et sympathique personnalité dans « Un dimanche comme les autres. » 1971. Pour vous éviter de plonger vos archives à la recherche de la fiche correspondante soigneusement rangée, vous trouverez ici ce que Ciné papy en disait.

 

« Encore une actrice hors du commun. Elle a joué pour de grands metteurs en scène avec des partenaires de sa trempe. Alan Bates bien sûr, Dirk Bogard, Vanessa Redgrave, Lauren Bacall. Dans « Une Anglaise romantique » (1975 - The Romantic Englishwoman en V.O de) Joseph Losey, elle a pour partenaire Michael Caine et Helmut Berger. Pour moi, son physique, très agréable, dénote sa forte personnalité. Elle reçue deux Oscars. Le premier dans « Love » (1969) d’après de roman de D.H.Lawrence et le second dans « Une maîtresse dans les bras, une femme sur le dos » (1973 -A Touch of class en V.O.) de Melvin Frank; film pour lequel elle remporte un deuxième Oscar. N’oublions pas non plus son rôle de l’épouse nymphomane de Tchaïkowski dans « La symphonie pathétique » (1971 – Music Lovers en V.O) Deuxième film de Ken Russel.

Personnalité atypique Glenda Jackson donne l'image d'une femme intelligente, libertaire et aristocratique, souvent ironique et pince-sans-rire, associant caractère affirmé, froideur et érotisme troublant nous dit Wikipédia.

 

Ce fut également une redoutable femme politique de 1092 à 2015 .Elle a siégé à la Chambre des communes pour le compte du Parti travailliste comme députée de Hampstead and »

 

Sam Waterston :  Cutter

 

Les amateurs de séries américaines, ici, « New York, police judiciaire » seront étonnés de reconnaître l'inusable procureur. Il ne faudrait pas oublier que cet acteur, selon la formule consacrée, a tourné avec les plus grands metteurs en scène. Sa carrière démarre vraiment à l'occasion de sa participation à « Gatsby le magnifique » 1974 aux côtés de Robert Redford. Il a également beaucoup tourné avec Woody Allen.

 

Temps forts

 

Quand Walter Matthau subtilise des archives avant de quitter l’immeuble de la CIA.

 

À vrai dire ce film est une succession de « temps forts » puisqu'avec ingéniosité, subtilité et humour Miles Kendig mène ses poursuivants par le bout du nez. Ce qui est fort réjouissant.

 

La dernière scène dans une librairie est carrément burlesque  et confirme, si besoin était que c’est bien un film anglais.

 

Pax

 

Prochainement « Gilda »

 

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 06:00

 

Dressé pour tuer (Samuel Fuller - 1982) - Page 9 - Dvdclassik : cinéma et  DVD

Aujourd’hui c’est Dresser pour tuer

 

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour continuer la série des films racontant une histoire et donc divertissants en ce sens mais aussi pour entrer, par la petite porte, dans le monde d’un fabuleux metteur en scène ?

 

Samuel Fuller est un homme hors norme comme seuls les USA, semble t’ils peuvent produire. Mais aussi parce que le film, encore une fois, est tiré d’un roman de Romain Gary « Chien blanc » Gallimard 1970.

 

Ce film ne sera jamais projeté aux États Unis. Sommé de le remanier Fuller refuse et s’enfuit au Mexique avec les négatifs.

 

Dressé pour tuer (White Dog) (1982) de Samuel Fuller - Shangols

Quelle est l’histoire ?

 

Wikipédia nous dit : À la période du mouvement américain des droits civiques, Julie Sawyer heurte accidentellement un chien de berger blanc. Après que le vétérinaire l'a soigné, Julie l'héberge dans sa propriété afin de retrouver ses maîtres. Un intrus essaie de l'agresser, mais le chien lui porte secours. Elle décide de devenir sa maîtresse, mais son petit ami Roland Graele ne le supporte pas. On apprendra que le chien a été dressé par un mystérieux propriétaire raciste blanc pour tuer les gens de couleur. Le chien sort dans la nuit hors de la propriété et tue un camionneur noir. Au studio, Julie emmène le chien avec elle et il blesse une actrice noire devant des gens. Julie transfère le chien chez un professionnel nommé M. Carruthers qui insiste pour euthanasier le chien. Un autre dresseur noir de chiens, nommé Keys, cherche à éduquer le chien : il porte une protection et séquestre le chien à l'intérieur d'un grand enclos, ce sera Keys qui le nourrira et non Julie.

 

Réalisation

 

C’est l’immense Samuel Fuller qui est aux commandes notons qu’il est également le scénariste comme il le sera pour tous ses films. Américain il est né aux USA en 1912 et où il mourut 85 ans plus tard en 1997.

 

Ce phénomène à presque tout fait pendant toutes ses années. De grouillot dès 12 ans dans les grands journaux de New York , il devient vite « pisse copie » pour les ainés puis pleinement journaliste. A 17 ans il sera le plus jeune chroniqueur judiciaire de l’histoire de la presse. La fréquentation de ce milieu lui inspirera « Violence à Park Row » 1952 considéré aujourd’hui comme un des meilleurs films de Fuller. En parallèle il ne cesse d’écrire des récits, des nouvelles ou comme nègre. À partir de 1936 il entre en contact avec Hollywood à qui il fournit des scénarios. Pendant la seconde guerre mondiale Il sert dans la 1re division d'infanterie américaine la célèbre « Big Red One ». Il y est à la fois soldat et reporter de guerre. Pendant ce temps, sa mère lui trouve un éditeur pour son premier roman. C’est un polar qui attire l’attention d’une maison de production qui en achète les droits. Non seulement Fuller combat mais il tourne des documentaires ce qui ne fait pas de lui un planqué pour autant. Il sera blessé deux fois au combat. Il recevra la Bronze Star, la Silver Star et la Purple Heart, "pour conduite héroïque".

 

Cette expérience du front lui permet de réaliser des films comme «Au-delà de la gloire» (1980), témoignage autobiographique au sujet du front européen. Ce film est moins connu que d'autres grands films de guerre, un peu trop « son et lumière » comme « Apocalypse Now »,1979 ou « Platoon » 1986 Ce film n’a rien à envier à« Full Metal Jacket » 1987, ou « Voyage au bout de l'enfer.»1978. En effet, pour les vrais amateurs de films de guerre « Au-delà de la gloire » est considéré, comme l'un des meilleurs films dans cette catégorie.

 

Après la guerre, il devient salarié de la Warner Bros comme scénariste. Cependant peu de scénarios passe au stade de la production qui, souvent même, ne va pas jusqu’au bout. C’est avec son troisième long métrage, « J'ai vécu l'enfer de Corée » 1951 que viendra la reconnaissance et que sa carrière de cinéma démarre. C'est le premier film sur la guerre de Corée dans lequel le silence est également brisé sur les camps d'internement pour les Nippo-Américains durant la seconde guerre mondiale C'est un succès financier aussi, avec un budget de 100 000 dollars, le film en rapporte 2 000 000 nous dit Wikipédia. Fuller signe alors un contrat avec la 20th Century Fox et Darryl Zanuck avec lesquels il devient coproducteur, scénariste, metteur en scène de ses films.

 

C’est de cette époque que date « Le Port de la drogue » 1953, qui recevra un Lion d’Or à Venise. « La Maison de bambou » 1956 date de la même période. En effet, peu après il fonde sa propre société de production. Ce qui lui permet de financer un western, « Le Jugement des flèches ». 1957

 

La reconnaissance de Fuller en Europe, notamment par les Cahiers du Cinéma démarre avec ce film et se confirme avec un film de guerre « Porte de Chine », 1957 puis « Quarante Tueurs »1957 Il renoue avec la Warner Bros pour « Les Maraudeurs attaquent » 1962 Mais surtout deux films aujourd’hui cultes qui vont lui valoir les foudres des critiques et mis au ban des sociétés de production. Il s’agit de « Shock Corridor »1963 et de « Police spéciale » 1964. Bien sûr, il ne reste pas inactif. Il se consacre à la télévision et continue, çà et là être acteur.

 

À l’occasion de ses séjour en France, on le voit tenir son propre rôle dans « Pierrot le fou » 1965 de Jean-Luc Godard. Plus tard on le verra dans des longs métrages de Wim Wenders et de Claude Chabrol. Il poursuit également sa carrière d’écrivain. Tous croient sa carrière finie. Mais ce diable d’homme trouve quand même de quoi financer un film qui lui tient à cœur depuis 1956 : « Au-delà de la gloire » qui relate son histoire au sein de la première division d'infanterie américaine « The Big Red One » 1980 au cours de la Seconde Guerre Mondiale. C’est un succès aussi grand que « J’ai vécu l’enfer de Corée » Il rentre en grâce à Hollywood et réalise alors « Chien blanc ». Ce sera la rupture définitive avec « La fabrique de rêves »

 

Il finit par s’installer à Paris, toujours actif et tournera « Les voleurs de la nuit » 1984 en France. « Sans espoir de retour » 1988, ironie du sort, est son dernier film européen. Il ne retournera en Amérique qu’en 1994 pour y mourir 3 ans plus tard diminué par un AVC.

 

Qui fait quoi ?

 

Les acteurs, dans l’ensemble, sont des acteurs de films plus ou moins de série B. Bien sûr ils sont connus aux USA. Les nombreux films tournés et/ou les séries leurs assurent une notoriété certaine mais qui ne dira rien aux spectateurs français de film mais peut-être un peu plus aux amateurs de séries. Pour la petite histoire on pourra noter que Kristy McNichol : qui tient le premier rôle, Julie Sawyer, a tourner avec le cinéaste français Edouard Molinaro une bluette : « Just the Way You Are » 1984 dans lequel elle tient le premier rôle : Susan Berlanger

Dressé pour tuer de Samuel Fuller - Olivier Père

Temps forts

 

Il n’y a pas, à proprement parler, de temps fort. Le suspense est quasi constant. Une scène de répit ne l’est jamais vraiment car on ne sait quand va se dérouler la prochaine scène violente. On ne sait même pas si « la scène de répit » ne va pas brusquement évoluer en scène de violence.

 

C’est tout l’art de Fuller de nous mener comme il veut, là où il veut et nous faire comprendre la folie qui s’empare de ces dresseurs de « chiens blanc »

 

Remarque : De tout temps, Fuller fut un homme d’action. C’est sur ses expériences qu’il a bâti une œuvre. Il n’a eu de cesse de dénoncer sur tous les sujets toutes les hypocrisies des discours qui masquent la réalité. Sa vision pessimiste et sans concession de son pays s'exprime dans « Les Bas-fonds new-yorkais » 1960, le dernier film produit par sa société de production Globe Enterprises. Hollywood ne le considérait que dans la mesure où il rapportait beaucoup de dollars. C’est dans ses gènes comme on dit aujourd’hui. Souvenez-vous des paroles de Michael Cimino à ce sujet. Fuller fut toujours un homme libre doublé d’une grande gueule qui ne mâchait pas ses mots. C’était peut-être dans sa nature mais lui, au moins, a toujours payer comptant cette liberté et le droit de « l’ouvrir »

 

Pour terminer : On peut lire dans le livre « Je suis en train de me rendre compte que le problème noir aux États-Unis pose une question qui le rend pratiquement insoluble : celui de la Bêtise. Il a ses racines dans la plus grande puissance spirituelle de tous les temps, celle de la Connerie.»

 

Pour conclure« Qu’est-ce que j’ai à faire des noirs, je ne suis pas raciste »

 

Pax

Prochainement «Jeux d'espions (Hopscotch)»

 

 

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 06:00

 

 

 

Aujourd’hui c’est «Le Procès du siècle » (2017)

 

 

Pourquoi ce film ?

 

Vous vous rendez compte, un film très contemporain ! Vieux d’à peine 4 ans !

 

Il infirme les préjugés de Ciné papy à propos d’une soit disant sédimentation par le temps pour qu’émergent les bons films. Rien que pour cela c’est déjà une excellente raison.

 

Parce que le sujet est grave mais traité, avec une infinie délicatesse. Ce n’est pas un film à thèse. On y voit que des faits, rien que des faits.

 

Au regard de la tragédie qu’il sous-tend, on a du mal à utiliser le mot enchantement. Mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Comme au bon vieux temps, une fois la projection terminée, chacun, pour des motifs aussi divers que personnels, reste songeur.

 

Deborah Lipstadt: «Les génocides ne commencent pas avec des balles, mais  avec des mots» - Le Temps

 

Quelle est l’histoire ?

 

Ce  paresseux de Ciné papy cède la place à Wikipédia.

 

Deborah Lipstadt, historienne américaine et auteur reconnu, enseigne l'histoire et la mémoire de la Shoah. Elle se voit confrontée à un écrivain extrémiste, avocat de thèses négationnistes sur le régime nazi, le Britannique David Irving, qui la met au défi de prouver l'existence de la Shoah. Deborah Lipstadt ayant dénoncé dans un livre les manipulations et les préjugés idéologiques de David Irving, celui-ci l'assigne en justice pour diffamation. Elle se retrouve dans la situation incroyable de devoir prouver que ce qu'elle a écrit sur Irving est vrai et fondé, notamment qu'il ment sciemment en niant notamment l'existence des chambres à gaz. Comment, en restant dans les limites du droit, faire face à un négationniste prêt à toutes les bassesses pour obtenir gain de cause, et l'empêcher de profiter de cette tribune pour propager ses théories nauséabondes ?

 

Elle est d’autant désappointée que, assignée en Grande Bretagne, c’est là que va se dérouler la procédure et qu’elle n’y connaît rien en droit anglais. Les verdicts sont rendus par un juge unique ou collégial qui se prononce sur les faits, en son âme et conscience et des jurisprudences existantes. Cette affaire passionnante va se dérouler sur de plan. Les points de procédure d’une part et les faits d’autre part.

 

Le Procès du siècle, négationnisme à la barre

 

Réalisation

 

Inconnu jusqu’à la rédaction de cette fiche. À cette occasion Ciné papy apprend que ce réalisateur/producteur anglais est le metteur en scène de « Bodyguard » 1952 avec Kevin Costner et Whitney Houston dont c’est le premier film. C’est un énorme succès mondial tout comme la chanson « Will Always Love You » (signée musique et parole par Dolly Parton) et la bande originale. Elle est signée d’un des plus grands noms de compositeur de musique de film contemporain : Alan Silvestri

 

Qui fait quoi ?

 

Le procès du siècle», classique et brillant | Tribune de Genève

 

Rachel Weisz                     Deborah Lipstadt

 

Une quarantaine de films pour cette actrice anglais naturalisée américaine depuis son mariage avec Daniel Craig. Selon l’expression consacrée elle a tournée et tourne avec les plus grands - Bernardo Bertolucci, Wong Kar-wai1.En 2005, elle joue dans The Constant Gardener, une adaptation cinématographique du roman homonyme de John le Carré dont l’histoire se déroule dans les bidonvilles kenyans de Kibera et Loiyangalani (glaçant !). Elle décrochera un Oscar pour son rôle

 

Tom Wilkinson                 Richard Rampton

 

«Le Procès du siècle», pour en finir avec le négationnisme - Le Temps

 

Un des deux avocats maniant tour à tour le sérieux de leur mission réservant une affectueuse bienveillance à Deborah. Il semblerait tenir le rôle de  « l’avoué »

 

Timothy Spall                   David Irving

 

Les lecteurs de Ciné papy connaissent à présent cet excellent acteur britannique. Il en a été question dans la fiche  « Le discours d’un roi ». Ici, il est hallucinant, totalement convaincu de la qualité de ses travaux d’historien. Imbu de sa personne, il n’a confiance qu’en lui-même. C’est sans doute pour cela qu’il compte assurer sa défense seul, malgré les mises en garde du magistrat

 

Andrew Scott                     Anthony Julius

 

Le second avocat qui mérite les mêmes commentaires que pour Tom Wilkinson ci-dessus. Son rôle serait celui de l’avocat qui plaide. Sous toute réserve, Ciné papy n’étant pas un spécialiste du fonctionnement de la justice britannique

 

Alex Jennings                         Sir Charles Gray

 

Une note particulière pour cet acteur qui interprète le « juge unique » de ce procès

 

Temps forts et bons moments

 

Quand les avocats de Deborah lui signifient que la parole ne sera pas donnée aux survivants de la shoah qui pensent que leurs témoignages seuls  confondraient Irving. Les reproches qu’elle doit endurer, elle dont le métier est d’enseigner l’histoire dont celle de la shoah.

 

La manière dont elle est acclamée par les mêmes quand, à la fin du procès, ils se rendent compte que justice leur a été rendue.

 

Le cheminement, serein mais déterminer des avocats fonctionnant en binôme. Si j’ai bien compris ils fonctionnent, comme autrefois en France. D’un côté l’avoué qui prépare le dossier et, de l’autre, l’avocat qui plaide.

 

Quand Deborah, en cours et en fin de procès, comprend le travail de ses avocats qui ne lui parlaient pas de l’affaire et pourquoi ils ne lui disaient rien.

 

Ou l’on voit que le thé ne semble plus être à la mode. Il semble que toute rencontre soit l’occasion de boire du vin qui est servi dans des grands verres. La bouteille est rangée dans l’armoire, comme pour éviter de se resservir la dose dans  le verre devant suffire.

 

Conclusion : Un film toute en intelligence et en équilibre pour aborder un sujet grave mais sans pathos. Il est tout en élégance Il sait illustrer les pires choses avec délicatesse et certaine légèreté. À voir et à revoir. Un très bon moment surtout avec un grand verre de vin à portée de main.

 

Pax

 

Prochainement « Dresser pour tuer »

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 00:06

La Femme au Tableau | Le Cabinet de Curiosités de Madeleine Miranda

 

J’ai beaucoup aimé Elizabeth McGovern dans « Il était une fois en Amérique »

Aujourd’hui c’est « La femme au Tableau » (2015)

 

Pourquoi ce film

 

Et pourquoi Ciné papy, féministe de toujours ne commencerait-il pas une série de films incluant le mot femme ? Plus sérieusement évoquons le cinéma de pur divertissement mais qui n’a rien à voir avec « Les Charlots » ni tire à la ligne avec « Les gendarmes » Surtout quand ces films sont faits avec beaucoup d’intelligence, de sensibilité et parle de faits historiques.

 

La Femme au Tableau": un combat pour la restitution du "trésor nazi" -  rts.ch - Culture

 

Quelle est l’histoire ?

 

Maria Altmann, rescapée de la shoah, vit en Amérique. Elle apprend que, en Autriche, le Musée du Belvédère de Vienne qui abrite une riche collection de tableaux s’enorgueillit de posséder, entre autre, un superbe Klimt connu sous le nom de la « La femme en or » Ce nom a été attribué pour cacher son vrai nom « Portrait d’Adèle Bloch-Bauer » la tante de Maria. Elle reconnaît le portrait de sa tante que celle-ci lui avait donné. La famille de Maria a été exterminée par les Nazis. Son oncle, parti un peu avant la rafle, a pu la sauver. Elle se remémore alors ce que fut cette période, les inquisitions nazies dans les habitations, les confiscations de tableaux de « peintres dégénérés » mais aussi le mobiliers, l’argenterie, les bijoux et tout ce qui pouvait avoir une valeur marchande.

 

Maria décide de demander la restitution de ce tableau ainsi que quatre autres inventoriés dans la succession « Ferdinand et Adèle Bloch-Bauer »  dont elle a été spoliée. Elle s’adresse au musée qui fait la sourde oreille. Elle se rend sur place et s’adresse au gouvernement qui à son tour oppose une fin de non-recevoir. Maria porte l’affaire devant les tribunaux. C’est l’histoire de cette procédure qui nous est contée là. Pour l’Autriche, tous les coups sont permis, des points de droit pour savoir quel tribunal, dans quel pays est compétent jusqu’aux mensonges les plus éhontés en passant par le déni de réalité et la mise en accusation de Maria dont la vrai motivation serait une basse vengeance.

 

La femme au tableau avec Helen Mirren : Un combat (juridique) décevant

 

Réalisation

 

Simon Curtis, est un réalisateur et producteur de cinéma britannique. Il est notamment connu pour son film « My Week with Marilyn » 2010. Il fait aussi beaucoup de mise en scène de théâtre. Cela semble être habituel dans le monde du spectacle britannique qui paraît moins cloisonné qu’en France. Actuellement il travaille sur « Downton Abbey 2 » dont la sortie est attendue pour 2022. Accessoirement Ciné papy qui ne crache pas, de temps en temps, sur les potins, indique que Simon Curtis est le mari d’Elizabeth McGovern depuis 1992.

 

Qui fait quoi ?

 

Helen Mirren                                Maria Altmann

La Femme au tableau - Film (2015) - SensCritique

 

C’est l’une des plus grandes actrices anglaises actuelles. Tout ceux qui ont vu « The Queen » 2006 de Stephen Frears se souviennent de son interprétation de la Reine Elisabeth II rôle pour lequel elle reçut un Oscar. Elle a également été remarquée dans  « Gosford Park » 2001 de Robert Altman.

 

Ryan Reynolds                  E. Randol Schoenberg

Ryan Reynolds Biographie Filmographie - CinéDweller

 

Un acteur qui se cherche et dont le début de carrière est aussi tumultueux que sa vie sentimentale. Toutes pleines de hauts et de bas. Il touche à tout, longs ou courts métrages, comédies ou drames, série ou blockbusters. Il est très convaincant dans le rôle d’Éric Randol Schoenberg, avocat américain qui va défendre la cause de Maria Altmann. Éric Schoenberg est le petit-fils du Musicien Arnold Schoenberg Là, il change de registre par rapport au film d'action « Sécurité rapprochée » 2012 avec Denzel Washington film assez convaincant lui-même. Depuis 2010 il collectionne un certain nombre de nominations à différentes récompenses

 

Daniel Brühl                                  Hubertus Czernin

 

Acteur prolifique, peu connu de Ciné papy. Sa prestation dans le rôle du journaliste autrichien mérite d’être soulignée

 

Katie Holmes                                 Pam

 

Avec une méchanceté que certains ne soupçonneraient pas ciné papy dirait que cette actrice est connue pour sa notoriété. Elle tient un certain nombre de rôles dans des séries télévisuelles qui assurent autant cette notoriété que les faits divers qui entourent sa carrière. C’est la série « Dawson » qui constitue sa plus célèbre participation. Elle a joué également dans une trentaine de longs métrages dont aucun, sauf erreur, n’a marqué l’histoire du cinéma

 

Elizabeth McGovern                   la juge Florence-Marie Cooper

 

C’est toujours un régal de voir ou revoir cette actrice au jeu particulier. Ciné papy qui n’est pas à une goujaterie près, souligne qu’elle a 60 ans. Sa carrière ayant débuté avec un film de Robert Redford en 1980 comprend une trentaine de film. D’abords « Ragtime »1981 : de Milos Forman  puis « Il était une fois en Amérique », 1984 de Sergio Leone ou encore « La Servante écarlate » 1990 de Volker Schlöndorff. Sans oublier, bien sûr, son rôle de Cora Crawley, Comtesse de Grantham dans « Dowton Abbey » série anglaise au succès planétaire de 2010 à 2015

 

Temps forts

 

La vie d’une grande famille juive dans la Vienne d’avant le désastre.

 

La panique des Autrichiens peu de temps avant le verdict. Ils redoutent à présent de tout perdre et qui propose une transaction, eux qui hautainement, avaient jusque-là refusé.

 

LA FEMME AU TABLEAU de Simon Curtis : la critique du film [Champs-Élysées  Film Festival]

 

Remarque

 

Ce film a le mérite de mettre en lumière, sans pathos ni fioriture, un problème auquel l’Autriche n’est pas prête à mettre fin. L’Autriche n’a pas été dénazifiée. Elle a immédiatement joué le rôle de victime annexée, oubliant le caractère festif et généralisé de « l’Anschluss ». Les Américains, par peur de voir ce pays rejoindre le bloc de l’est, a admis ce mensonge. Et c’est avec ce mensonge que ce peuple vit depuis quelques soixante-quinze ans.

 

Un nazi à l'ONU, le scandale Kurt Waldheim

 

En 1985 démarre l’Affaire Waldheim. Kurt Waldheim est chancelier d’Autriche et/ou candidat à cette fonction. Les recherches d’historiens ou de personnalités éminentes mettent en évidence, non pas la participation directe aux crimes contre l’humanité des nazis mais sa connaissance effective de ce qui se passait . La preuve est faite de son inertie devant ces faits atroces. La polémique fut mondiale. Les faux témoignages abondants, défendus bec et ongles par ses compatriotes. ICI 

 

J’aime l’Autriche, en général tous les pays d’Europe centrale, mais avec un faible pour Vienne, Salzbourg et l’Autriche J’aime les Autrichiens peuple de grande culture qui ont si bien participé à leur façons à la survenance de l’art moderne avec par exemple « la Sécession » mais quand je suis dans ce pays ou parle de l’Autriche j’ai le cœur qui se serre pour cette sourde infamie.

 

Pax

 

Prochainement « Le procès du siècle»

 

 

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:00

 

Aujourd’hui c’est « La Femme à abattre» (1951)

 

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/sheet_media/movie/7_834360.jpg

 

Pourquoi ce film ?

 

Pour aborder un genre caractéristique du cinéma américain et que nous allons retrouver assez souvent : Le film noir

 

La Femme à abattre (1951) de Bretaigne Windust et Raoul Walsh – L'Oeil sur  l'écran

 

Quelle est l’histoire ?

 

Mendoza se caractérise par un cynisme hors du commun est sans aucun état d’âme a mis au point une structure de meurtres sur commande inattaquable.

 

Cette structure est extrêmement simple.

 

            - le meurtrier n’a aucun lien avec la victime donc pas de mobile possible

 

            - le meurtre ou « le contrat » se déroule dans une autre ville que la résidence habituelle du meurtrier.

 

            - Le contrat doit exécuter sa victime ou « la mise » sans arme à feu qui laisse des traces utiles à l’élucidation d’un crime.

            - C’est le pic à glace qui est l’arme recommandée. En cas d’arrestation le port de pic à glace n’est pas un crime.

 

            - La structure est bien hiérarchisée. Seules se connaissent, les « petites mains » qui           jouent aux cartes en attendant «  les contrats »

 

            - Ils sont drivés par Rico qui reçoit les instructions de Mendoza par téléphone.

 

            - C’est Mendoza qui démarche les « contrats »

 

La Femme à abattre - Films Sans Frontières

 

Rico est l’homme de confiance de Mendoza. Mendoza, a tué, devant lui, avec un couteau emmailloté « pas d’empreinte, pas d’empreinte ! » un pauvre commerçant ouvert la nuit. Il lui a démontré la faisabilité de sa technique.

 

Seul hic c’est que ce meurtre, a eu des témoins. Un père et sa toute jeune fille, entrant dans le magasin, voient le cadavre et le couteau sur le sol et crient alors même que Mendoza et Rico sortent de la boutique.

 

Cependant, certaines « petites mains » craquent et ne supportent pas l’accumulation des meurtres malgré des conditions de travail de qualité. « Un fixe par semaine, contrat ou pas contrat – une prime + les frais quand il y a contrat » annonce Rico à une nouvelle recrue. Il poursuit, « Si tu as des problèmes avec les flics on te fournit l’avocat. Si tu vas en tôle tu continues à toucher ta paye. Si tu es marié on s’occupe de ta femme et de tes gosses »

 

Cependant la belle machine s’enraille. Un gars de la bande se présente dans un commissariat dans un état d’excitation proche de la folie et s’accuse d’avoir tué sa petite amie. On l’aurait forcé ! Quelques vérifications plus tard le jeu de piste se met en place et Martin Ferguson ébranle, morceau par morceau la belle structure mis au point par Mendoza. Il finit par être arrêté.

 

À quelques heures du procès, il est sûr de lui .Sans aucun témoin à charge – il a fait assassiné le père témoin d’origine (et la petite croit-il), Rico est mort en cherchant à fuir ce qu’il croît être la toute-puissance néfaste de  Mendoza, Fergusson peut bien aller se faire foutre ! Mendoza rigole et nargue le policier. Fergusson se ronge les ongles et passe en boucle les enregistrements des interrogatoires de Rico. Soudain il tombe sur cette précision : Les yeux bleus de la petite… bleus ! Ça y est, Fergusson se reporte au le dossier de celle que Mendoza a fait assassiner (confusion de nom) ; il lit : « ...yeux marrons ! » Il sait où trouver cette jeune femme et se lance à sa recherche. Mendoza aussi. Elle devient aussitôt « La femme à abattre. »

 

La Femme à abattre (The Enforcer)

Réalisation

 

Bretaigne Windust connu pour ses mises en scène, au théâtre et au cinéma des grands noms du répertoire. Raoul Walsh à, de manière non officielle codirigé ce film. Il a dirigé Bogart dans « LA grande évasion » 1941et une autre fois dans « Les Fantastiques années 20 « 1939 de Raoul Walsh. De 1914 à 1964, il n’arrête pas de tourner commençant par être assistant de D.W. Griffith. Il s’illustra en tournant « Les nus et les morts »1958 adaptation du premier livre de Norman Mailer.

C’est lui qui donna son premier grand rôle Rock Hudson et à John Wayne avec lequel, par la suite, il tourna plusieurs westerns

 

Qui fait quoi ?

 

Ciné-Club Jean Vigo à Montpellier | La femme à abattre | Raoul Walsh et  Bretaigne Windust

Humphrey Bogart:            Martin Ferguson

 

Ce n’est pas le moindre intérêt de ce film que d’avoir «  Bogey » au générique. Qui ne connaît pas cet acteur devenu mythique. Il est classé par l’American Film Institute comme étant la plus grande vedette de cinéma masculin de tous les temps. Le film Casablanca, dans lequel il joue le rôle principal, est régulièrement cité parmi les cinq meilleurs films de l'histoire du cinéma. Avec Lauren Bacall Bogart qui devint sa femme il forma un couple tout aussi mythique. Avec elle il a tourné plusieurs films notamment « Le Port de l'angoisse » 1944 et « Le Grand Sommeil » 1946

 

Ciné papy fatigue. Il laisse le soin aux infatigables et pointilleux lecteurs des fiches d’aller surfer sur interlope pour savoir qui est qui. La liste ci-dessous permettra à ceux qui s’empresserons de visionner ce film – ce que je ne saurais trop recommander – de s’y retrouver d’emblée et de mettre un nom * sur des têtes que l’on a pu ou pourra voir par ailleurs dans d’autres films

 

Zero Mostel :                     "Big Babe" Lazich

Ted de Corsia : *   Joseph Rico

Everett Sloane :* Albert Mendoza     Hihihi ! VF Louis de Funès

Roy Roberts :                     Capitaine Frank Nelson

Michael Tolan :*   James 'Duke' Malloy

King Donovan :      Sergent Whitlow

Bob Steele :                       Herman

Adelaide Klein :    Olga Kirshen

Don Beddoe :                     Thomas O'Hara

Tito Vuolo :                         Tony Vetto

John Kellogg :         Vince

 

 

Temps forts

 

Quand Mendoza et Rico sortent du magasin, Rico se met à courir. Il est aussitôt retenu et rappeler à l’ordre : « Ne cours pas. Si tu cours on te court après ! » Signe de l’effrayant cynisme du personnage et de son « professionnalisme »

 

Le film est ponctué de temps fort qui maintiennent habillement un suspense haletant en recourant, ce sera la forme narrative du film, à la technique du flashback. Abuser du flashback peut devenir lassant et compromettre le plaisir et la compréhension du film Ici c’est sa force ainsi que quelques images comme le reflet dans la porte vitrée d’une cabine téléphonique que voit Fergusson qui tourne le dos à l’entrée. Cela lui permet d’avoir un temps d’avance sur les tueurs de Mendoza et de les éliminer. Happy End !

 

 

 

Pax

 

Prochainement « La femme au Tableau»

 

 

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 06:00

Une femme disparaît de Alfred Hitchcock - Olivier Père

… et l’actrice, Dame May Whitty, ressemble étonnamment à l’écrivaine britannique, avec sa physionomie de vieille dame indigne en tweed. L’action se déroule principalement à bord de l’Orient-Express : un complot entre voyageurs semble se tramer…

 

J’adore les films qui se déroulent dans un train.

Aujourd’hui c’est « Une femme disparait» (1938)

 

Affiche belge d'« Une femme disparaît » (Alfred Hitchcock, 1938) - La  Cinémathèque française

Une femme disparaît (1938) de Alfred Hitchcock – L'Oeil sur l'écran

 

Pourquoi ce film ?

 

Parce qu’il serait temps que Ciné papy s’attaque à quelque géant interplanétaire du cinéma tel Sir Alfred Hitchcock, grand gourmet devant l’éternel qui n’avait pas assez de louange pour les fours à vitre panoramique qui permettaient de voir monter les soufflés et de les sortir, juste au bon moment

.

Mais, bien sûr, ce n’est pas par la face nord que cette montagne va être abordée. Ce n’est pas à la portée de votre serviteur. Les « Vertigo », « Fenêtre sur cour » et autre « Psychose » ont déjà fait suffisamment l’objet d’études et d’analyses éclairées et doctes. Inutile d’en rajouter.

 

Vous connaissez Ciné papy qui va vous compter une drolatique « œuvrette » du Maître

 

Une femme disparaît — Wikipédia

 

Quelle est l’histoire ?

 

Quelquefois les rédacteurs des articles de Wikipédia savent écrire de bons résumés.

Profitons-en.

 

« En Bandrika, pays imaginaire d'Europe centrale, dans le train qui les ramènent en Angleterre, Iris Henderson retrouve miss Froy, une vieille dame, britannique comme elle, dont elle a fait connaissance à l'hôtel la veille. Au cours du voyage, miss Froy disparaît mystérieusement. La jeune femme s’inquiète, mais personne ne veut la croire et on tente de la convaincre qu'elle a tout imaginé. Seul Gilbert Redman, un musicien rencontré lui aussi à l'hôtel, sera en mesure de l'aider. Quatre autres Britanniques seront embarqués dans l'histoire : deux amateurs de cricket obsédés par l'idée d'arriver à temps à Londres pour un match, et un couple d'amants qui souhaitent rester discrets. »

 

Une femme disparaît - Manifestations

 

Tout tourne également autour d’une mélodie revendiquée par le héros du film et vilipendée par les autres dont ce couple d’Anglais comme on ne peut en voir que dans ce genre de film et qui se ridiculisent par leur suffisance à l’égard des circonstances. Cette histoire un peu complexe et aussi très drôle

 

Réalisation

 

C’est Alfred Hitchcock qui est derrière la caméra.

 

On connaît Sir Alfred, surtout pour son sens du suspens. Il passe pour en être le maître absolu. On connaît moins son sens de l’humour comme celui d’apparaître furtivement – un « cameo » en terme technique – dans chacun de ses films * Ici, on le voit à la fin du film fumant une cigarette à Victoria Station.

 

Mais, pour Ciné papy c’est dans « Les oiseaux » 1963 qui est plus proche d’un film d’épouvante que d’une joyeuse comédie que se trouve une scène d’une drôlerie irrésistible En outre elle nous est présentée, l’air de pas y toucher.

 

Dans une oisellerie Mitch Brenner  Rod Taylor) fait connaissance de Mélanie Daniels. Il se renseignait sur ce type d’oiseau appelé des inséparables. Mélanie souhaite le revoir et pour se faire, achète, dans une cage, un couple d’inséparables.

 

Le tout est posé sur le sol de la place passager avant. Et la voiture se met en route pour rejoindre Bodega Bay.

 

A chaque virage, à droite ou à gauche, gros plan sur la cage ou l’on voit, comme un train pendulaire, les oiseaux, ensemble, pencher à droite ou à gauche. Irrésistible !

 

* Dans « Life boat » 1944 qui se passe intégralement à bord d’un canot de sauvetage ce petit futé de Sir Alfred s’arrange pour apparaître sur une coupure de presse qui traîne à bord.

 

Une femme disparaît (Alfred Hitchcock, 1938) - La Cinémathèque française

 

Qui fait quoi ?

 

Margaret Lockwood                  Iris Mathilda Henderson

 

Actrice éminemment anglaise sans carrière internationale. Elle joua 3 fois pour Carol Reed le metteur en scène du « Troisième Homme » 1949 d’après Graham Greene avec Joseph Cotton, Orson Welles et Trevor Howard et Alida Valli sans oublier la célèbre musique d’Anton Karas.

 

Michael Redgrave                      Gilbert Redman

 

Né dans une famille de théâtre c’est ici son tout premier rôle et le seul film qu’il tourna avec Hitchcock. Acteur cependant non négligeable il joua pour :

 

            - Orson Welles en 1955                 « Mr Arkadin »,

            - Fritz Lang en 1948                                  « Le Secret derrière la porte »

            - Joseph Losey en1957                   « Temps sans pitié » et en 1970 « Le Messager »

            - Joseph L. Mankiewicz en1958   « Un Américain bien tranquille »

            - Sydnet Lumet en 1965                « La Colline des hommes perdus »

            -Tony Richardson en1962                        « La Solitude du coureur de fond »

            - Guy Hamilton en 1969               « La Bataille d'Angleterre »,

            - Richard Attenborough en 1969            « Ah Dieu ! que la guerre est jolie »

            - Anthony Mann en 1965              « Les Héros de Télémark »

            - Henri Verneuil en1967               « La Vingt-cinquième heure »

 

Que des films notables et une valeur sûre à ce qu’on voit  A la lecture de ce palmarès je suis sûr que vous commencez à mettre un visage sur le nom de Michael Redgrave

 

1960s Archives - The Last Drive In

 

Dame May Whitty :        Miss Froy

 

C’est elle la disparue. Elle fut aussi Carol Beldon héroïne tragique de « Madame Miniver » film de William Wyler devenu culte et qui fut l’occasion de son premier Oscar de metteur en scène

 

Cecil Parker :                    Eric Todhunter

 

Déjà cité dans la fiche « Lady L » Physique type de l’Anglais, il joua 2 fois pour Hitchcock ainsi que Stanley Donen et Henry Hathaway

 

Charters and Caldicott | Premium Hollywood

 

Naunton Wayne :            Elmer Caldicott

 

L’un des deux Anglais obsédés par le match de cricket.

 

Basil Radford :    Charters

L’autre Anglais obsédé. A eux deux ils forment un couple des plus drôles.

 

Les bons moments

 

Les scènes avec les deux Anglais espèces de Dupond et Dupont, obsédés par le grand match de criquet auquel ils doivent assister.

 

Le flegme qu’ils affichent devant les évènements qu’ils rencontrent et l’analyse qu’ils en tirent parfois. Voir la séance au restaurant de l’hôtel

 

Les quiproquos façon commedia del arte de leurs relations avec la soubrette qui, en raison de la sur-occupation de l’hôtel, leur a prêté sa chambre mais y a laissé ses affaires.

 

L’enregistrement des musiques et traditions populaires par Redman, dans une chambre de l’hôtel, au-dessus de celle d’Iris Matilda

 

Pax

 

Prochainement « La femme à abattre»

 

Attention ! Si vous chercher à voir ce film sur Youtube. Il titre « Une femme disparaît » un film qui, en fait, est toujours d’Hitchcock, mais qui est, en réalité  « Jeune et innocent » Il s’agit, d’une charmante et amusante bluette du Maître mais qui n’a rien à voir avec le morceau de bravoure que représente, pour Ciné papy, « Une femme disparaît »

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