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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 00:09

 

 

En parodiant Tartuffe j’ose écrire « Cachez-moi ce cul que je ne saurais voir... » afin de souligner l’hypocrisie des défenseurs de la pudeur qui pourraient m’accuser de manier trop facilement la provocation. Et pourtant boire cul sec au cul de la barrique est une pratique – certes réprouvée par la gente dégustatrice bouche en cul de poule – encore fort usitée dans le fin fond de ma Vendée crottée. Et qui peux nier que les bouteilles ont un cul ? En son temps j’ai même écrit une chronique « Elles montrent leur cul » link Je suis donc un récidiviste et j’aggrave mon cas en soulignant que les chansons paillardes accompagnant les libations n’ont jamais été avares de cette association.

 

Paul-Emile Debraux (1776-1831) employé à la bibliothèque de l’Ecole de Médecine (les carabins sont des paillards), chansonnier populaire et prolifique, auteur du Cul de ma blonde écrivait dans son premier couplet :

J’ai tâté du vin d’Argenteuil

Et ce vin m’a foutu la foire*

J’ai voulu tâter de la gloire

Une balle m’a crevé l’œil

Des catins du grand monde

J’ai tâté la vertu

Des splendeurs, revenu,

Je veux tâter le cul

De ma blonde, de ma blonde...

 

* foire = ici foria

 

Ce préambule posé pourquoi ai-je abordé ce matin ce sujet d’apparence fort scabreux. Le hasard chers lecteurs, comme toujours avec moi un hasard malicieux et bien sûr au moment où je m’y attendais le moins. Le « coupable », ou plus exactement celui par qui ce hasard est tombé sur moi, se nomme Michel Issaly. Je sortais d’une conférence de presse, fort intéressante, en compagnie de deux confrères, et sur une table dans un petit pochon en papier kraft une bouteille nous était proposée pour la nouvelle année. Chacun de nous en prend une, et mon pochon à moi rend l’âme, le flacon chute sans se briser le cul. Je le recueille avec tendresse et que vois-je sur l’étiquette : Bourgogne en Montrecul

 photo Montrecul

Que dit le BIVB là-dessus ?

 

Les noms de CÔTE SAINTJACQUES, MONTRECUL (ou MONTRE-CUL ou EN MONTRE-CUL), LE CHAPITRE ou LA CHAPELLE NOTREDAME ne peuvent être adjoints à celui de BOURGOGNE que pour les vins rouges ou blancs et à celui de BOURGOGNE CLAIRET ou BOURGOGNE ROSÉ que pour les vins rosés produits à l'intérieur de l'aire délimitée de l'appellation BOURGOGNE et sur certaines parcelles du territoire de 1 commune du département de l'Yonne et de 3 communes du département de Côte d'Or.

Sur l’étiquette, les mentions CÔTE SAINT-JACQUES, MONTRECUL (ou MONTRECUL ou EN MONTRE-CUL), LE CHAPITRE ou LA CHAPELLE NOTRE-DAME doivent être inscrites immédiatement au-dessous du nom de BOURGOGNE, BOURGOGNE ROSÉ ou BOURGOGNE CLAIRET en caractères dont les dimensions ne dépassent pas la moitié de celles des caractères utilisés pour ce nom.

 

LE VIGNOBLE

 

Situation

Commune de production

- BOURGOGNE CÔTE SAINTJACQUES : Joigny (Yonne)

- BOURGOGNE MONTRECUL : Dijon (Côte d'Or)

- BOURGOGNE LE CHAPITRE : Chenôve (Côte d'Or)

- BOURGOGNE LA CHAPELLE NOTRE-DAME : Ladoix- Serrigny (Côte d'Or)

 

Encépagement

vins rouges et rosés, Pinot noir

vins blancs, Chardonnay

 

Production

Superficie en production délimitées :

- BOURGOGNE CÔTE SAINT-JACQUES: 13,43 ha

- BOURGOGNE MONTRECUL : 16,11 ha

- BOURGOGNE LE CHAPITRE : 5,24 ha

- BOURGOGNE LA CHAPELLE NOTRE-DAME : 4,53 ha

 

Rendement maximum à l'hectare

rouges et rosés 55 hl

blancs 60 hl

Récolte moyenne annuelle

 photo-cul-du-loup.jpg

Rentré chez moi je me suis souvenu d’avoir acheté au magasin de la cave coopérative de Lourmarin « Le Cul-du-Loup » un AOC Lubéron et une petite recherche sur la Toile m’a permis de débusquer un « Cul de Beaujeu » un Sancerre dont il est dit sur le blog www.fou-rgeot-de-vin.com « Autrefois on parlait du Clos de Beaujeu. Cette belle pente des vignobles sancerrois, 45% s'il vous plaît, exposée sud-est, sur la commune de Chavignol, est aussi connue que la côte des Monts Damnées. Nous sommes ici sur des terres blanches du Kimméridgien. Le vin de Franck et Christine Laloue provient d'une petite parcelle d'un peu plus d'un hectare que leur cousin, Bertrand Paillard, leur a proposée en métayage en 2008.« Un vrai challenge que nous avons été heureux de relever » ont-ils commenté au dernier Salon des vins de Loire d'Angers autour d'un échantillon, déjà prometteur, de ce Cul de Beaujeu dont le premier millésime n'a été commercialisé que début septembre, après huit mois d'élevage en cuve. Cette parcelle du Cul de Beaujeu, il a fallu la travailler, la remettre en état, reprofiler les rangs, la nourrir d'un apport d'amendement organique et de pâturin, avec l'objectif d'enherber les rangs de cette vigne très pentue, qu'il faut vendanger avec un chenillard sur lequel sont disposées les caisses de raisin ramassé à la main fin septembre 2009. » 

 

À ce petit jeu j’ai trouvé :

- Cristia Cul de Sac 1905 VdP d’Oc de Baptiste Grangeon

- Cuvée Cul Sec la Réaltière Coteaux d’Aix 2009 Bio...

- Gratte-cul KLIPFEL mais c'est une eau-de-vie blanche à l'églantine...

- apéritif à base de vin au Gratte-Cul (cynorhodon)...

 

Cependant afin d’épuiser cet important sujet je lance ce matin, auprès de vous chers lecteurs de tous pays, un appel pour le recensement exhaustif de l’association Vin&Cul... Question subsidiaire : qu'elle est la belle qui se dévoile aux côtés de notre Fabrice des Hospices de Beaune ?

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

ledif trocas 21/01/2011 14:09



Φίλοκαλούμεν μετ’ ευθελειας .... και τήν πηνιαν όυκ όμολογουμεν άισχρον !  on sent bien les réminiscences de grec ancien
la langue a beaucoup changé et il faut du teùps pour se mettre au grec moderne...
j'habite  à une heure de Némée où le vin de base est appelé" le sang d'Héraclès". Le lion, de sa grotte, surveille les vignes d'un de es copains qui fait des vins exceptionnels : des cépages
autochtones(αγιοργιτικό, ροδίτης) mais aussi des cabernet-sauvignon, des syrha, des merlot. Tout cela travaillé avec le plus grand soin.
Si l'occasion se présente, je me ferai un plaisir de vos faire découvrir la région.
φιλικά



ledif trocas 21/01/2011 13:54



malheur aux vaincus?
peut-être, mais
bonheur aux vin-cul
qui n'a pas fait couler du vin des reins d'une callipyge pour l'emboucher tandis qu'il ruisselle dans le lit du Q est passé à côté d'un plaisir rare



ledif trocas 21/01/2011 13:35



Sarkubu et sa carla en tête à cul c'est plutôt un 61:
il faut qu(il se tende et qu'elle se courbe



Luc Charlier 21/01/2011 13:19



Bien lu, Ledif


Mon grand-père paternel était prof. de latin et de grec, formé chez les Jésuites, puis à la Faculté « Notre Dame de la
Paix » à Namur ... cela ne s’invente pas. Au lycée, j’ai fait 6 ans de latin (j’étais bien meilleur traducteur que tous mes profs et lisais le latin dans le texte à l’époque, sauf Tacite et
Tite-Live, très difficiles à cause des nombreuses ellipses) et 4 ans de grec ancien et je me destinais à devenir philologue ... sauf que mes parents m’ont « suggéré » une autre
voie ! En Grèce, je suis capable de comprendre le sens du journal. Par contre, lorsque la langue est parlée, je trouve que cela sonne comme de l’espagnol auquel on ne pige RIEN. Difficile
aussi le passage de tous ces alphas en epsilon (γαια ==> γεια), pauvre de moi. Heureusement : « Φίλοκαλούμεν μετ’ ευθελειας .... και τήν πηνιαν όυκ όμολογουμεν
άισχρον ! »


Je connais donc un peu la Grèce et ses vins, ainsi que les Commandaria. En ce qui concerne Némée, j’étais très pote avec le lion ...
avant qu’Hercule n’arrive. J’aimais beaucoup les palefreniers chez Augias aussi, mais il a fait place nette, le salaud. Heureusement, je suis (enfin j’étais, maintenant je suis tout chenu)
chatain foncé, sinon il m’aurait confisqué ma toison d’or, ce con. Et enfin, l’hydre de l’Erne et moi avions eu quelques moments intimes. Aucun contact avec le roi Minos, heureusement. Je ne suis
allé en Crête que bien plus tard, pensant que j’y ferais de vieux (Knoss)os.


Dis « flamand » plutôt que néerlandais. Les 2 langues ont entre elles le même rapport que l’anglais et l’américain, où le
français et le « français canadien », sauf que le néerlandais a terriblement APPAUVRI ce magnifique bas-allemand.


A propos du sarko, deux formules me plaisent. Celle d’Anne Roumanoff qui le compare à un cassoulet : « Une petite saucisse
et plein de fayots autour ! » et celle du chanteur ostendais décadent Arno qui prétend que : « Quand il fait un « 69 » avec Carla, il passe ensuite trois jours chez
l’ostéopathe pour traiter les contractures. »


Tu vois, la grivoiserie et même la vulgarité me plaisent (on dit : « me vont bien » dans les P.O.), mais le sexisme
beaucoup moins.


 



ledif trocas 21/01/2011 11:39



le mot "consomme" t'a choqué... pourtant ne dit-on pas "un mariage consommé"?
Pour moi, dans leur union, la Femme et l'homme se consomment l'un l'autre
et ausi, d'une certaine manière, se consument si l'embrasementde l'embrassement est suffisamment ardent;
c'est pourquoi certains conseillent de revêtir une tenue de pompier avnt de faire l'amour.
La France! je l'aime tellement que je l'ai quittée. Quoique je la considère  comme un des plus beaux pays du monde, je ne la supporte plus depuis qu'elle s'est abandonnée à un immode et
veule petit tyran.
J'ai de nombreux amis belges, très déboussolés en ce moment, qui ont de leur pays la même opinion que toi. Pourtant je trouve les dialectes néerlandais très utiles: c'est épatant pour se récurer
les oneilles et économique puisque ça permet de ne plus utiliser d'onéreux coton-tiges.
Connais-tu les vins rouges de Grèce (en particulier ceux du pays de Némée?

φιλικά και γεια σου



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