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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:00

Retrouvé un enregistrement au fond d’un tiroir… C'était en 1980, il y a 30 ans. Bernard Pivot recevait, en compagnie de quelques figures du monde gourmand de l'époque, Alexis Lichine et Émile Peynaud. Deux personnages qui ont laissé une trace durable dans l'histoire du vin. À cette époque, ils étaient mes héros, chacun dans son domaine. J’ai eu la chance de bien les connaître.  

 

Émile Peynaud fut notre conseil à Lynch-Bages dans les années 70. Il nous aida à comprendre et à maîtriser la vinification, à modifier le style de nos vins, à en améliorer la qualité et à moderniser nos installations, qui en avaient bien besoin.  

 

Alexis Lichine, qui fut un ami proche, était un promoteur infatigable et inventif des vins de France. Il parlait un nouveau langage et ouvrit à nos vins les portes du marché américain. A ces deux champions, le bordeaux d’aujourd’hui doit beaucoup. Ils ont bâti les fondations de la bonne santé actuelle du vignoble.  

 

J'ai réduit l'enregistrement à l’essentiel, une douzaine de minutes. Alexis y évoque la mondialisation du vin, phénomène qu’il était un des rares à percevoir à cette époque. Quand à Emile Peynaud, après un savant cours de dégustation comme il savait si bien les donner, sa performance « à l’aveugle et en direct » nous rappelle que le dégustateur se doit d’être prudent. Il nous permet aussi de vérifier le vieil adage , qui veut qu’ « en matière de dégustation, un rapide coup d’œil sur l’étiquette est plus utile que 40 ans d’expérience » !

 

J’espère que prendrez plaisir à revoir ces images, autant que j’en ai pris moi-même.

 

 Et acceptez tous mes vœux pour une excellente année 2011…

 

 Jean-Michel

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans à lire
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commentaires

Alain Leygnier 03/01/2011 15:58



Replacée dans le contexte actuel, cette émission met en perspective les choses du vin. En 1980, un Emile Peynaud modeste, scrupuleux, animé par le doute. Aujourd'hui, trente ans plus tard, une
vérité qui tombe de la bouche de "critiques" (!) et d'experts auto-proclamés.



irène tolleret 02/01/2011 17:55



Les particules ne seront jamais d'un autre âge en France, je l'espère, car non seulement c'est notre culture, notre histoire, notre patrimoine, mais aussi et surtout c'est à elles que nous devons
la révolution française. Dans la société dans laquelle nous vivons aujourd'hui, avec tous ces excès, tout ce que je souhaite c'est plus de particule pour plus de noblesse dans nos vies, dans nos
vins, à l'image de la réussite magnifique d'Embres & Castelmaure. Et si le problème du sud de la France c'était justement un manque de particules ? de culture ? d'ouverture d'esprit ? la
provocation n'est pas un monopole belge....Irène



Luc Charlier 02/01/2011 10:40



Et la provoc, bordel ?


Ceci dit, je m’attendais un peu à cette réponse, que j’ai même failli anticiper d’un petit avertissement. J’aurais dû, manifestement –
mea culpa. Vous n’avez pas suivi les « saillies » (est-ce bien cela qu’on dit en français ?) de Luc le Belge sur ce blog.


(i) Il n’y a aucun mépris, c’est un sentiment que j’ignore, toujours. Il n’y a de méchanceté qu’au premier degré, l’ironie la gomme.
Enfin, j’ai été escrimeur : oh, pas un champion mais une bonne lame (aux trois armes) et la devise de mon dernier club - le plus vieux d’Europe, fondé en 1613 avec les guildes gantoises et
tenant toujours ses entraînements dans la vieille Halle aux Draps sous le beffroi de cette belle ville flamande - est : « N’évite pas, jamais ne cherche ». Je n’évite pas une
petite réponse à vos reproches, d’autant plus que je les ai un peu « cherchés ».


(ii) La particule : en flamand, le « petit de » dans le patronyme ne signe pas toujours le sang bleu. Mais j’avoue que
sa persistance me paraît d’un autre âge. Je ne dis pas non plus « mon père » aux curetons, « maître » aux avocats, « excellence » aux ambassadeurs (j’en rencontre
quelquefois) ou « docteur » aux toubibs.


J’ai eu une réaction similaire, il y 10 ans environ, de la part de quelqu’un pour qui j’ai une grande estime : M. d’Estutt
d’Assay, le propriétaire du Ch. de Tracy à Pouilly. Après avoir écrit un billet très flatteur (et sincère), j’avais conclu gaillardement que « Il est heureux que ‘89 n’ait pas raccourci
cette famille-là ». Il m’a dit, longtemps après et un peu pincé malgré son grand humour, que « ses gens n’avaient pas apprécié ».


Vous en déduirez sans doute que cela ne m’a pas servi de leçon. Je pense plutôt que je suis fidèle à mes opinions ... et à mon
humour.


(iii) Pour tout le reste, mandarins, seigneurs, gourous de Talence, relations d’AXA millésimes etc ... persiste et signe.


Vous accepterez, j’espère, que, si le fond de mon propos demeure, il n’y avait aucun mépris à votre égard et que ma conscience de
classe ne va pas jusqu’à la méchanceté.



Patrick de MARI 02/01/2011 01:40



Autant de mépris et de méchanceté  pour un mot , certes un peu au-dessus de ma condition, et une particule, largement au-dessus de mes moyens?


Je m'incline sans combattre... 



Luc Charlier 01/01/2011 20:25



La France et ses mandarins !


Beaucoup d’admiration pour Bernard Pivot et une communion de vues avec Pierre Perret. Vous vous souvenez de son :


« J'ai eu envie de faire en m'amusant
Une petite chanson
A propos d'un monsieur qui vient souvent
Dans notre maison
Il s'agit pas du facteur du plombier
D'un représentant casse-pieds
Il rend intelligent même les plus sots
C'est Bernard Pivot. »


De l’estime pour Peynaud (et ses écrits).


Avais vu l’émission aussi – à l’époque, j’étais encore « belge » mais nous captons les chaînes françaises ... une
fois !


Mais de là à en faire des « seigneurs » !!!! C’est vrai, j’oubliais le slogan délicieux d’Andre Domine, subtil
journaliste oenologique allemand vivant en plein coeur du Fenouillèdes : « La France est le seul état membre de l’UE qui a réussi à éviter la révolution française ! »


Une deuxième chose que je n’avais pas vue, c’est la particule. On appelle cela une amaurose corticale. Ah, ça ira, ça ira ....



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