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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 00:09

Talmont-et-paysans--clair-s-007.jpg

 

Ces derniers jours les vins d’Anjou ont fait un bond de notoriété grâce au tam-tam médiatique du procès d’Olivier Cousin. Même que les gars de Libé qui ne reculent jamais devant rien, même les approximations, ont titrés : « Olivier Cousin, vigneron en appellation d’origine incontrôlée » Pour avoir appelé son vin de table «Anjou», ce viticulteur  se retrouve au tribunal face à la fédération viticole et ses collègues labellisés AOC.link


Le sieur Pousson dans sa grande sagesse a pondu une chronique « Nul n'est censé ignorer la Loi(re). » qui me va bien au teint.link


Moi j’avais pondu en  2006 une petite chronique ironique « Vins de Paysans éclairés : tiens v'là Olivier Cousin ! »link


Puisque l’Anjou est sous les feux de l’actualité  le président de la FAV, Fédération viticole de l’Anjou, » Répond aux questions d’Angers-mag www.angers.info C’est ICIlink 


La FAV « syndicat professionnel auquel adhèrent librement les vignerons d’Anjou-Saumur (900 sur environ 1 100), qui œuvre pour la défense du métier et de son image dans la région. C’est sa première fonction. Mais depuis cinq ans, elle a un peu évolué, puisqu’elle est devenue aussi Organisme de défense et de gestion des appellations d’origine d’Anjou-Saumur. Elle joue un rôle de garant vis-à-vis de l’Inao (Institut national des appellations d’origine) dans la démarche de qualité des appellations. » 

 

Je trouve ses réponses intéressantes et à méditer par ceux qui mettent en avant l’Histoire de nos belles AOC pour contrer nos amis les hygiénistes… En Anjou on sait faire, non comme grand-mère un bon café, un vin “tendance”, facile d’accès qui plait aux femmes, aux jeunes... J’ai nommé le rosé d’Anjou. Et puis, ce qui est étonnant c’est que notre président en a même oublié le nom et le prénom du paysan-éclairé faut dire qu’il n’est pas de ses cotisants et qu’il ne participe pas avec ses CVO au développement de la notoriété de l’Anjou. Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de sous pour l'Anjou blanc cher à Patrick Baudouin...

 

Quel est le poids de la viticulture dans l’économie du département ?

 

« C’est à peu près 20 000 hectares de vignes dont 18 000 en AOC. En année normale, on produit 900 000 hectolitres ; ce qui nous situe à la cinquième place des départements français en production de vins d’appellation d’origine et à la première pour ce qui est du Val de Loire. D’un point de vue économique, nous sommes la première production végétale du département avec un volume d’activités autour de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires pour près de 10 000 emplois directs ou indirects. Au delà de la dimension économique, je tiens à souligner la place de la vigne dans la façon dont est aménagé notre département. Depuis une quinzaine d’années, on a replanté dans des coteaux abandonnés, là où rien d’autre ne poussait hormis des friches. J’aime à dire que nous sommes des architectes du paysage et que nous l’entretenons. »

 

Et quel vin domine la production ?

 

« Incontestablement les rosés. En particulier les rosés demi-secs, qui représentent la moitié du volume produit en Anjou-Saumur, avec notamment le cabernet d’anjou. En 10 ans, ce vin a doublé ses volumes de production et de commercialisation. On en produit désormais 300 000 hl. C’est un vin “tendance”, facile d’accès qui plait aux femmes, aux jeunes... C’est souvent un vin qui permet d’entrer dans le vin où on a parfois trop intellectualisé la dégustation, notamment des rouges. Avec le rosé, c’est simple. Pas besoin d’être connaisseur. Mais pour cela, on a une vigilance absolue sur la qualité des produits qui doit être irréprochable. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Patrick Baudouin 08/10/2013 11:30


Un bug informatique nocture a complètement tronqué mon commentaire..le voici.


En vendanges en ce moment, au Domaine, on trie du chenin pour faire du chenin sec, de l'Anjou...Quelques balises pour réfléchir à l'équation : notoriété/anjou/rosé..


SUR LA CULTURE DE LA VIGNE CAVOLEAU 1827 (le premier "guide" du vignoble français)


"Les vins d'Anjou sont le produit du pineau blanc. Les bons vins d'Anjou ne sont pas estimés ce qu'ils valent. Il est peu de vins blancs en France qui leur soient préférables. Dans tout le
département, excepté à Saumur, il ne se fait que du vin blanc. Dans l'arrondissement d'Angers, les vins de première qualité sont ceux des coteaux schisteux du Layon."


L'ANJOU SES VIGNES ET SES VINS Dr P. MAISONNEUVE 1925


"Le Vin d'Anjou" c'est le vin blanc fait avec le Chenin ou Pineau de la Loire. Un usage séculaire a consacré ce terme, et quand on parle de "vin d'Anjou", on n'entend pas autre chose. Qualité
toujours bonne ; remarquable si le terrain et l'année s'y prêtent ; souvent alors ils devient un grand vin, un des premiers de France."


PIERRE MARIE DOUTRELANT "LES BONS VINS ET LES AUTRES" 1976


"Mais où sont les anjous d'antan ? Aujourd'hui on dit avec une grimace : "l'anjou, ce rosé sucré, bon marché, qui donne mal à la tête." Hier on s'exclamait : "Quel grand vin
blanc et qui vieillit si bien !" Voilà une vingtaine d'années que la viticulture angevine subsiste en tirant le diable par la queue. Elle se débrouille, elle traficote, elle vit entre deux
vins...Avant la guerre, hormis la production d'un petit "rouget" destiné à la consommation locale, l'anjou n'était que blanc."


Cette transformation de nos vins, je l'ai vue dans ma famille. Gamin, j'ai bu de ce "rouget". Dont Doutrelant dit, commentant les effets de la désaffection des consommateurs pour les "moelleux de
comptoir" : "La viticulture angevine se découvrit une position de repli sur les rosés, dont la production lui était commode, de par l'existence de ces petits rougets à usage local. Pourquoi avoir
choisi la production de rosés moelleux alors que la mode volait déjà au secours des vins secs ? "Raisons oenologiques" répond M. Rémy, négociant près de Saumur : "le terroir donne des vins unn
peu trop acides dont il faut atténuer la verdeur par un peu de douceur". "Un peu, ajoute Doutrelant, comme on met du sucre pour agrémenter le jus du citron."


Relire Doutrelant, pour réfléchir...


Aujourd'hui, le rosé, de sec à moëlleux, c'est 50% des vins d'aoc angevins. Le chenin sec tranquille, tout confondu, 5%. Liquoreux et bulles font autour de 30%.


Si on parle vins d'aoc, 18000 ha en aoc sur 20000, cela fait 90ù d'Aoc. Un autre angevin assez connu, qui fut président du Comité vin de l'INAO, René Renou, dans la ligne de pensée du fondateur
des AOC, J Capus, pensait que 50% d'aoc, c'était un problème, cela ne correspondait pas à l'éthique, à l'exigence, aux réalités, de l'AOC. Il me souvient qu'au même moment, en 2001, un certain
contrôleur général des offices, J.B., avait commis un rapport, dont nous fûmes plusieurs à nous emparer, qui contenait si mes souvenirs sont bons une phrase du genre : "sous la grande ombrelle
des appellations se cachent des vins qui n'en sont pas dignes" (corrigez moi si ma mémoire flanche..)


Bien sûr, le marché, les jeunes, les femmes..mais parfois, si j'ose dire, ils ont bon dos. et puis les rosés en Anjou se sont sans doute améliorés. Mais je fais partie de ceux qui sont persuadés
que les vins de notre belle province ne retrouveront pas leur notoriété d'antan sans la réhabilitation de leurs chenins, qui est leur vrai étendard..Et aujourd'hui, si on parle marché, cela passe
aussi par une renaissance des chenins secs...PBaudouin


 

guillaume desmurs 08/10/2013 06:43


Beuark! c est un coup a prendre une taloche dans le groin par Rene Moss, ce que personne ne peut decement pas vouloir eviter a tout prix.

Patrick Baudouin 08/10/2013 01:03


En vendanges aujourd'hui,  au Domaine on trie du chenin pour faire du sec, de l'Anjou..blanc. Quelques balises pour réfléchir à l'équation : notoriété/anjou/rosé..



Denis Boireau 07/10/2013 11:03


Ha oui, Jacques: encore un bon point pour toi!


Alors oui! un commentaire sur cette progression de l'Anjou: il surfe sur la grosse progression de la demande de rose, avec le Cabernet d'Anjou gluant qui encrasse le gosier. Pan! sur le nez trop
long de nous autres snobs du vin! Nous meprisons ce vin ,aucun d'entre nous n'en parle, je n'ai pas vu lourd de chroniques sur ce vin dans les blogs vineux, et pourtant il participe grandement a
l'extension du domaine du vin, et encore plus terre-a-terre: il fait vivre de nombreux viticulteurs.


Tu nous le rappelles souvent, cher Taulier, et le Cabernet d'Anjou en est un exemple magnifique: nous autres amateurs ou professionnels du vin devont ouvrir nos oeilleres si on veut
developper le monde du vin.

Denis Boireau 07/10/2013 10:42


Le President de la FAV fait son boulot, Olivier Cousin fait le sien. Que pourrions-nous commenter?

JACQUES BERTHOMEAU 07/10/2013 10:44



la notoriété de l'anjou qui progresse 



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