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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 10:00

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C’est l’histoire d’un pauvre garçon parti sur les chapeaux de roue, doté d’un pseudo ridicule à la hauteur de ses ambitions, qui se voyait déjà dominer la blogosphère du vin mais, chemin faisant, il est à la peine, noyé dans le gros du peloton, sa surface médiatique se rétrécissant comme une peau de chagrin. Restait pour lui, afin d'émerger de l’anonymat, à tenter une échappée en suçant les roues des honnis, ceux qui l’exaspèrent, ces journalistes en mal de lecteurs, ces blogueurs voulant se faire connaître ces vignerons incapables de prendre du recul et de goûter sereinement leur production. « Bref, nous disait-il, comme on dit à la mode germanopratine, le sujet des vins naturels m’énerve. »


Grand bien lui fasse à ce brave garçon, même si Saint Germain des Prés n’est en rien un territoire de naturiste, au Flore c’est la maison Richard qui régale, mais sa charge outrée m’a semblée si cafouilleuse que sagement après l'avoir parcouru je me suis contenté de la virer sans faire de commentaires.


J’avoue que j’avais oublié l’énervé et son sujet « Les vins natures, une mode bobo-écolo ? » lorsque le sieur Grosjean lui portait un estoc tout à fait à mon goût « J'aime le vin naturel et je vous emmerde! »


Je trouve ça très reposant, « très cool », de voir se faire le boulot alors que moi je me dore le cul au soleil sur mon balcon « dans notre bonne capitale parisienne » (sic) en sirotant des vins d’évier bien frais comme aime à les qualifier un autre énervé niché de l’autre côté des Pyrénées.

 

Un détail : affirmer j'aime les vins nature ne signifie pas je n'aime que les vins nature...


Grand merci Olivier, moins j’en fais et mieux je me porte. Je mets tes lignes sur mes lignes.


Pannack_vice_669x375.jpg

 

« C'est curieux chez les soi-disant critiques de vin cette manie de faire des phrases ... anti vins natures. Le bashing, dénigrement à la mode, touche toutes les classes du Mondovino. Yohan Castaing, auparavant connu sous le pseudonyme pompeux d'Ambroise Chambertin, directeur éditorial de la revue Anthocyanes, rien ne l'exaspère plus que d'entendre sans arrêt parler de vin "naturel". Alors, comme il est énervé, il en parle.


Ben voyons!


Son texte n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle charge contre les biocons, article fondateur du plus grand dégustateur français du monde, dont il se réclame. On n'est pas près de grimper d'un level au jeu du plus (bio) con! Mais, n'est cependant pas Michel Bettane qui veut! Petite nouveauté, les blogueurs et les journalistes vendus à la cause du "nature" en prennent gentiment pour leur grade, de vils êtres en mal de « (re)connaissance ». Les amateurs de vins naturels? Forcément des bobos écolos, bonjour le poncif! On tient donc les responsables: les cavistes, sommeliers (non, pas toi Manu!), journalistes, blogueurs, qui, en encensant ce type de production, incitent les vignerons à en produire davantage. Je n'arguerai pas sur le fait qu'un journaliste d'un tel standing, soucieux de s'en prendre à l'étymologie, devrait un peu mieux soigner son orthographe, ce serait bas. Mais le soufre avec deux « f », c'est quand même disqualifiant d'entrée de jeu, surtout pour un professionnel du vin. »


La suite ICI link 


Olivier l’histoire de SolangeTeParle c’était aussi ICI  le 15 mars «Je suis bobo et vous emmerde !» j’achète mes poireaux à des retraités à casquette Place des Fêtes » link 

 

* Après le bain de William Bouguereau 

 

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 21/05/2014 17:05


Le vin, il y en a deux sortes, pas plus : le bon et la pas bon. Mais la limite entre les deux varie d’un individu à l’autre ou d’un groupe d’individus à un autre, ainsi que dans le temps. Je
suis un être sensé, mais parfois primaire. Après dix ans d’expérience (héhé, pas mal) j’encuve TOUT avec 6 gr/hl de solution, alors que ma vendange est PAR PRINCIPE saine. Les autres raisins ne
rentrent pas au chai. Ensuite, nada, rien, niente si ce n’est un poil (2 g/hl) à la fin des malo pour les rouges « s’ils en ont besoin ». Et ce dernier point, je le
détermine au feeling, c’est à dire de manière intuitive. Ne me demandez pas sur quelle base, je n’en sais rien. Je crois que cela varie d’après mon niveau d’angoisse personnel. Or, je
n’aime pas les vins « déviants » (reste à définir). Il y a 15 jours, des visiteurs m’ont invité chez Pierre-Louis Marin, le nouveau promu du Michelin à Montner. Nous y avons bu un pur
macabeu (comme mon blanc à moi) venant de Latour-de-France et ne contenant aucun sulfite. Le chef me l’a recommandé, et j’ai senti une hésitation chez le sommelier, qui l’a carafé dare-dare,
remué, senti et re-senti. J’en déduis qu’il avait eu sinon des pépins avec le vin, au moins des commentaires de certaines tables. Un poil d’oxydation et un poil de cidre, un rien trouble mais une
belle acidité, de la tenue et de la longueur. On a sifflé le flacon en une-deux-trois et Christine n’a pas eu les joues en feu ni mal au crâne. Avant-hier soir, j’y ai invité ma mère, 84 ans
bientôt, qui passe dix jours chez moi. Dame, la native de Coxyde qu’elle est n’est pas une révolutionnaire au niveau de ses préférences vineuses (Sancerre de chez Vacheron, Bourgeois ... ou
Menetou-Salon de Pellé, Chablis de Dauvissat, Vouvray de Foreau ... parfois Jurançon du Clos Lapeyre mais c’est moi qui lui ai appris). Je lui ai choisi la même bouteille – elle mangeait du sar
en barigoule – qui fut cette fois plus orangée et un peu plus madérisée mais fort bonne. Joli accord sur l’artichaut violet. Et ce midi, nous avons gezoeîpen (descendu) la
meilleure Kriek au monde (celle de Drie Fonteinen à Beersel, chez Armand, macérée avec des cerises de Schaerbeek) et puis une vieille Gueuze du même brasseur. Bien sûr, il y avait des
Brett dans tout cela mais ... de manière modérée sinon contrôlée.


Eh bien voilà, quand on veut : a priori, je ne suis pas un adepte du « vin nature » qui s’érige en secte ou en religion. Mais, d’une part je ne sulfite pas mes moûts après
l’encuvage, ni le vin en cours d’élevage ou à la mise, et d’autre part, je bois avec plaisir celui des autres ou des bières allant dans le même sens. Que c’est bon quand c’est bon et vive le
Cornas de Thierry Allemand !


 

Vincent Pousson 21/05/2014 12:17


Les vins d'évier, tu veux parler de Chapoutier
?





 


Ou de Vega Sicilia Unico ?





 


 


 

Guy Salmona 21/05/2014 12:11


Jacques, ne pensez-vous pas que, plutôt que de dire "J'aime les vins nature", il n'y a qu'à dire "J'aime des vins nature"... Nul besoin, dans ce cas, d'ajouter "et je vous emm...". Ce serait surjoué!


Seulement là, c'est trop consensuel, c'est trop ennuyeux puisqu'il n'y a plus matière à calomnie, à caricature, à amalgame, à détestation, à invective...


Seulement là, évidemment, plus de raisons pour les grands amateurs et experts de tous poils de s'agiter en tous sens, d'excommunier, de vouer aux gémonies, de rejouer encore et encore
des guerres picrocholines moisies.


Si on parlait de vin et de vignerons ?  

JACQUES BERTHOMEAU 21/05/2014 16:16



rien à voir mon titre rebondit sur le titre d'Olivier qui lui-même rebondit sur celle de la donzelle. Oui des mecs comme Anthocyanes je les emmerde. Pour le reste je n'excommunie personne, je ne
calomnie personne, j'invective personne. Si ça vous emmerde de me lire personne ne vous y oblige moi ça ne me fera ni chaud ni froid. Le concensus c'est mou.



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