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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 00:09

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Avant de me tomber dessus à bras raccourcis merci de tenir compte des guillemets, cette profession de foi n’est pas de moi mais d’une charmante jeune fille : « Solange Te Parle »


Le bobo voilà la cause de tous les maux de notre vieux pays gaulois perclus de rhumatismes. Mot valise par excellence il est devenu l’insulte par excellence de la France rance…


Philippe Vandel dans La « bobo » parisienne… Même pas mal ! dresse une liste non limitative des griefs « De tout bord on leur tombe dessus. « Ce n’est pas moi qui ai fait le lit du FN en 2002. Les coupables sont ceux qui se sont détournés des ouvriers, ceux qui s’occupent des bobos et ont laissé tomber le populo », Jean-Pierre Chevènement. « Le mariage homosexuel est un caprice de bobos », Philippe Monnier, député UMP. « Ferme ta gueule ! Moi je parle à tout le monde. Tu n’y connais rien. Tu ne connais que les bobos », Nicolas Sarkozy à Chantal Jouanno, cité par L’Express (30/10/2012). « Les bobos typiques célèbrent le métissage et vivent dans des forteresses », Alain Finkielkraut.


Ces scuds proviennent du livre de Laure Watrin et Thomas Legrand : La République bobo  chez Stock dont le Taulier vous a déjà causé link

 

Il existe même un blog : www.bobodemerde.com

 

La suite de la chronique de Philippe Vandel ICI link

 

Revenons à « Solange Te Parle » qui, comme toute jeune fille d'aujourd'hui qui se respecte, poste sur les réseaux sociaux avec la légèreté d’un petit oiseau :


-        elle blogue link 


-      elle  fait des entrechats sur  face de bouc bien sûr link,


-        Twitte sur Twitter link 


-        et cause sur YouTube link 


Dans la vidéo ci-dessous  elle égrène avec  humour les grands thèmes de la République BOBO de Laure Watrin et Thomas Legrand.


41KuV+CGs5L.

 

Les auteurs, se revendiquant eux-mêmes Bobos, s’essaient, avec un certain bonheur, à mieux cerner la nébuleuse bobo et la boboïtude.


« Dans certains cas, le bobo gentrifie les quartiers dans lesquels il s’installe. Dans d’autres, il participe à la mixité sociale et même la renforce. »


En simplifiant le bobo gentrifieur est plus bourgeois que bohème, et le bobo mixeur est plus bohème que bourgeois…


J’ai sélectionné un exemple que je connais : la Place des Fêtes, au sommet de la Butte de Belleville, dans le 19e arrondissement de Paris, qui offre selon les auteurs « un patchwork (sinon le mélange) social et ethnique » se tisse.


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« La place des Fêtes est un vaste carré, une dalle entourée de deux côtés formés de barres de logements sociaux et de deux côtés de petits immeubles typiques du haut Belleville. D’un côté de la pente, au-delà du carré, la rue de Belleville et le parc des Buttes-Chaumont ; de l’autre, le versant qui mène porte du Pré-Saint-Gervais, avec le quartier de la Mouzaïa, foyer bobo historique constitué d’anciennes maisons ouvrières individuelles. Des pavés, des lampadaires, des fontaines Wallace… Le décor des poulbots peints à Montmartre. Les ancêtres des bobos ont racheté à bas prix, dès les années 1970, ces bicoques ringardes tout en meulière, brique, ferronneries et marquises tarabiscotées, pour en faire de mini-hôtels particuliers, maisons de ville, petits temple de l’esthétique parigote, du « bon goût » et de la récup […]


Mais revenons place des Fêtes au centre de cette multitude. À côté des commerçants traditionnels des marchés « bien de chez nous », volaillers, charcutiers, poissonniers, maraîchers – « elle est belle, ma salade, elle est  beeelle ! »  –, et autres fleuristes, on trouve des bouchers hallal, les vendeurs d’épices, de produits orientaux, et les étals des marchands de produits bios. Les poireaux des retraités à casquette et fichu dépassent de leurs cabas à carreaux. Les poussettes des bobos sont pleines de légumes « oubliés » ou d’œufs « plein air ». Ils apprennent les saveurs du marché à leurs enfants. Ils passent devant le boucher hallal sans s’arrêter mais n’oublie pas de prendre des olives fraîches, du taboulé libanais et du tarama chez le Tunisien du bout de l’allée, qu’ils appelleront tout  en bas en rigolent entre eux le « salafiste » parce que son visage est masqué par une épaisse et inquiétante barbe noire. Ici, différents groupes sociaux se côtoient, vivent non pas ensemble mais sur un même territoire. La mixité n’est pas privée, elle est publique mais c’est déjà ça. Elle est à l’évidence un facteur d’équilibre social et de cohésion, de reconnaissance mutuelle dans ces quartiers et villes investis par les bobos… »


C’est une réalité qui dépasse les clichés et il serait imbécile de se contenter de la railler car elle existe. Elle n’est ni une image d’Epinal pour sanctifier les bobos, ni une exception mise en avant pour masquer la dureté sociale d’autres lieux ghettoïsés…


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Joe jack 05/09/2016 18:31

ok alors pour toi, "toute jeune fille d'aujourd'hui qui se respecte, poste sur les réseaux sociaux avec la légèreté d’un petit oiseau"..; super donc ce serait le modèle à suivre... une génération de narcissiques névrosés qui parlent de leurs histoires de cul sur youtube.. super.. on comprend pourquoi la vieille garde soixante-huitarde est pas prête de laisser la place... allez...

JACQUES BERTHOMEAU 05/09/2016 18:47

Nous n'avons pas gardé les vaches ensemble camarade...

Roger Feuilly 15/03/2014 07:31


Oui, les bobos... Avant, dans les années 60-70, nous avions les NAP (Neuilly-Auteuil-Passy pour ceux qui n'étaient pas nés) qui, eux, se sont bien ghettoïsés, faute d'avoir su évoluer et prendre
place au-delà de leur périmètre naturel. Mais le souhaitaient-ils vraiment ? En fait, ils ont laissé le champ libre aux bobos qui, en définitive, ont essaimé dans tout Paris, ou faut-il écrire le
Tout-Paris. Quoique ils me semblent bien absents de la zone NAP qui ne s'est pas trop laissée envahir... Les NAP vous emmerdent !

patrick axelroud 15/03/2014 07:26


Allo Maman bobo ! Dans son besoin irrepressible de bouc émissaire la société  relayée par les médias toujours en mal de copie ,a, aujourd'hui, rassemblé sous le "label" bobo un certain
nombre de comportements tout à fait réspectables mais qui mis bout à bout peuvent préter à sourire et ,porté au paroxysme ou à la profession de foi porter hostensiblement en oriflamme, à lasser
voir excéder ou importuner au regard d'autres problèmes plus urgents. Au super marche BOBOSHOP chacun pourra trouver des articles qui lui seront très seillant sans pour autant en faire un
bobo.Aujourd'hui c'est le bobo ! Une fois encore, avec l'Ecclesiaste, constatons qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil : bobo ? héritier des Frustrés de C.BRETECHER ?de GERARD & MARIE
CHANTAL  de J.CHAZOT ? plus loin des Meveilleuses et des Incoyables ? des Précieuses Ridicules ? ou plus récement des Beatniks, des Hippies etc. etc. ? Quant au texte de MURRAY, aussi
talentueux soit il , on peut préférer Femme libérée de COOKIE DINGLER ( le régional de l'étape pour nous alsaciens ) bobo avant l'heure car bohème et fils de famille .

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