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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 00:09

Le titre est de l’Express, « 18h10. On rassemble les brebis égarées: le Lou sort du bois » ça c’est le Télégramme. Pour la première fois, l'ex-Velvet Underground se produisait à Carhaix et ce devait être l'un des grands moments du vingtième anniversaire des vieilles charrues.

« La pluie, qui était tombée abondamment toute l'après-midi sur la plaine de Kerampuilh à Carhaix où sont installées les scènes du festival breton, s'était miraculeusement interrompue quelques minutes avant l'entrée en scène de Lou Reed. Lunettes rondes argentées posées sur un visage buriné, le rockeur américain, qui fêtera ses 70 ans en mars prochain, est apparu sur scène vêtu d'un jean, tee-shirt noir et fine veste en cuir, l'air fatigué et absent. » écrit le mec de l’Express ;

 

Mon commentaire : Lou Reed le prince de l’ombre dans un champ de patates détrempé, bide assuré ! Ça n’a pas fait un pli : la suite sous la plume de Samuel Uguen du Télégramme.

 

Pas une ride d'expression

 

« Sur scène, les musiciens poussent et envoient du bois, portant leur leader à bout de bras. L'ancien ouvrier de la Factory, lui, reste de glace, tirant une gueule de six pieds de long. Zéro «Emotion in action». Un petit sourire? Non. Définitivement, non. De la crème pour les anti-Reed qui n'en demandaient pas tant pour en remettre une couche. Bouffé au mythe, disent-ils. Au bout de vingt minutes de concert et seulement trois morceaux interminables, l'espoir du grand moment s'amenuise. Dépité, Ronan, fan de longue date, tressaille et s'inquiète: «C'est quand même pas le genre de vieux chanteur qui refusent de chanter ses tubes?» Hélas...

 

Un poil trop underground

 

Le «Rock'n'roll animal» qui sommeille semble ne pas vouloir se réveiller. De fait, le festivalier, non plus, bâillant à s'en décrocher la mâchoire. À l'approche de la fin du concert, un frémissement d'émotion parcourt toutefois le gros du public. Lou Reed sort enfin de sa réserve. C'est pas dommage. «Ecstasy» «Sunday morning», «Femme fatale» et «Sweet Jane»: voilà pour les tubes. Et puis rideau. «Walk on the wild side», oublié. «Perfect Day», absent. «Satellite of love», sans doute trop loin sur orbite. Lou Reed aurait pu jouer sur du velours en offrant un peu d'anthologie, sans se renier pour autant. Râpé. »

 

Mon commentaire : il ne fallait pas l’inviter les gars de Carhaix vous auriez du vous en douter le Lou Reed c'est pas une facile facile et votre carton d’invitation qui disait tout et son contraire annonçait trop la couleur :

 

« Attention, monument ! Compositeur aux textes magnifiquement crus et torturés, intelligents et provocants, chanteur minimaliste et guitariste inventif, Lou Reed  est une véritable icône, qui avec le Velvet Underground a suscité bien des vocations, toutes générations confondues. Après la tournée conceptuelle Metal Machine Music (l’intégralité du presque inécoutable expérimental album du même nom, joué en trio pour la formule live), retour à un format plus « classique » et abordable. A l’aube de ses soixante-dix ans (quand même !) Lou Reed a décidé de prouver une fois de plus que le rock conservait, en revisitant ses standards plus mélodiques, du Velvet à nos jours : « Sunday Morning », « Walk on the Wild Side »…des titres légendaires pour un concert carhaisien qui le deviendra certainement lui aussi ! »

 

Que conclure : rien bien sûr, sauf qu’il faut savoir s’arrêter comme l’écrit sur un forum un de ses admirateur. Je signe !

 

« Reed a eu des hauts et des bas (il a fait quelques bonnes mer...), mais dans ses grandes heures je n’ai jamais rien écouté de tel : guitares entêtantes, arrangements grandioses (collaboration avec des grands : Ezrin, Katz, Bowie, etc.) ou style dépouillé minimaliste, voix grave et superbe (plus maintenant. Je l’ai vu aux Vieilles Charrues, il devrait arrêter !), textes ciselés qui claquent dans un accent purement new-yorkais, mélodies parfois superbes (on oublie trop souvent qu’il peut être un très grand mélodiste), ... je m’arrête là, vous aurez compris que je le considère comme un génie à qui l’on peut passer des excès de comportements ! »

 

En bonus la question qui tue :

 

« Tu préfères Lou Reed ou John Cale ? » Telle est la question piège qui m’a été posée il y a quelques jours… Spontanément, j’ai répondu « Les deux ! ». Et face à l’incrédulité de mon interlocuteur, j’ai ajouté « C’est comme si tu me demandais de choisir entre mon père et ma mère, c’est trop cruel ».

 

En y réfléchissant a posteriori, je ne parviens effectivement pas à départager ces monstres sacrés de la scène alternative new-yorkaise des sixities. Lou Reed et John Cale. Le dépravé et le dandy. Le guitariste et le bassiste. L’un accro à l’héro, l’autre en permanence défoncé à la coke (du mois quand ils étaient jeunes et inspirés...). Mes disques préférés du Velvet Underground sont les deux premiers, The Velvet Underground & Nico et White light/White heat, les seuls où ils sont réunis. Les deux suivants, The Velvet Underground et Loaded, même s’il s’agit de bons albums, je les vois avant tout comme des disques de Lou Reed. Le grand Gallois n’est plus là pour soigner les arrangements, ajouter son violon désaccordé ou son piano déglingué par-ci par-là… Et surtout exacerber leur rivalité de compositeurs et d’arrangeurs, avec pour résultat de stimuler à l’extrême leur créativité. »

mardi 8 février 2011, par Jérôme Delvaux

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 11/10/2011 09:58



Moi aussi, j’adore « the King of New York ». A
propos, savez-vous que c’est Michael Brecker qui prend le solo au ténor sur « Walk on the Wild Side » ?  Bon, certains affirment que
c’est Ronnie Ross (un des profs de Bowie à ses premiers moments). Moi je n’étais pas dans le studio.



laurentg 10/10/2011 14:30



Je suis un immense fan de Lou Reed.


Il faut notamment écouter ou réécouter un album peu valorisé : ecstasy.


Et le Live in Italy ...


Je l'ai vu il y a pas mal d'années sur sur scène à Toulouse : il ne brilla pas par son charisme.



bof 09/10/2011 17:32



nico et philippe garrel.......... souvenirs, souvenirs



Cyril 09/10/2011 14:19



Merci Jerome pour cette retranscription. Cela ne m'etonne pas trop effectivement


Remettons dans le contexte; l'homme a toujours etait bougon plus habitué a reciter des poesies qu'a faire le kéké de service chatonnant des tubes, il a 70 balais et la demarche est haletante.
Meme a Paris au Grand Rex il a fallu attendre un bon moment avant qu'il libere, avec bonne humeur (et oui!)  ses bons vieux titres devant un public conquis d'avance (c'est peut etre ce sont
il aurait eu besoin aux vieilles charrues). Ce qu'il fait n'est rien d'autre qu'un adieu  sans fioritures, aux aromes de punk bien en phase avec son terroir.



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