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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:09

J’ai le goût du paradoxe. Ce matin en un raccourci saisissant je pars de la Tour d’Argent pour associer le Canard de Challans aux navets du Pardailhan. Comme vous le savez peut-être, la recette du canard au sang, qui est aujourd'hui la spécialité de La Tour d’argent, fut inventée en 1890 par Frédéric Delair. Les canards, élevés dans les marais de Challans, sont tués à huit semaines par étouffement, ce qui leur permet de garder tout leur sang. Chaque canard est numéroté et l'on remet à chaque convive une carte à signer. Challans c’est le Marais Breton, celui de la Terre qui Meurt de René Bazin, en Vendée bien sûr.  04-canardier.jpg

Le Navet du Pardailhan – du, pas de – est un légume oublié remis au goût du jour, un navet noir Lo Nap en languedocien. Sa qualité est reconnue depuis le 18ème siècle. Il est cultivé sur le plateau du Pardailhan entre Saint Chinian et Saint Pons. « Aujourd’hui, de jeunes producteurs prennent la relève d’une culture confidentielle pour relancer la consommation de ce produit rare et ancien. Il évoque justement pour beaucoup la douceur de l’enfance... Tendre et délicat, son goût rappelle la noisette ou le pignon.

Le Navet du Pardailhan se récolte en automne et en hiver, profitez-en maintenant Il doit toujours être taillé en long, dans le sens des fibres. On le mange cuit, froid en vinaigrette, ou chaud en ragoût, velouté ou confit.

L’association des producteurs des Navets du Pardailhan est née il y a une dizaine d’années et compte aujourd’hui 18 exploitants. »

index_21.jpg 

Je ne vais pas vous faire l’injure de vous donner la recette du canard de Challans aux navets du Pardailhan : ce n’est inscrit Françoise Bernard ici – ne pas confondre avec Catherine Bernard de Saint-Drézéry http://www.berthomeau.com/article-catherine-bernard-vigneronne-a-saint-drezery-referencee-a-paris-a-la-contre-etiquette-55645098.html– mais vous demander d’aller faire votre marché le 

Samedi 27 novembre 2010, le Marché d’Hiver de la Maison des Vins du Languedoc au Mas de Saporta à Lattes (Montpellier) sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir le Navet du Pardailhan, star de la saison

Du marché d’hiver...

Etalage de saison autour d’une quinzaine de producteurs qui présentent le meilleur du terroir des alentours : Ail Rose de Lautrec, Safran du Tarn, Lentille Blonde de Saint Flour, Pélardon du Larzac, Miel du Pardailhan, Noix du Haut Quercy... Et bien sûr, le Navet du Pardailhan, guest star de la journée. A leurs côtés les vignerons des AOC Languedoc, «Terrasses du Larzac», «Pic Saint Loup», «Grés de Montpellier», «Pézenas», «La Clape» et des AOC Saint-Chinian, Faugères, Muscat de Saint Jean de Minervois. De quoi repartir avec un panier à faire fondre les gourmands...

 

...A la dégustation

L’entrée est gratuite et ouverte à tous. Des assiettes de dégustations sont servies entre 13h et 15h et un dîner «tout navet» clôture la journée. Les gourmets en quête de saveurs oubliées sont à la fête. Dans l’après midi, un atelier du goût est proposé par l’association Slow Food France, pour tout savoir sur le Navet L’association, militante pour la sauvegarde des aliments traditionnels, a crée un projet de sauvegarde et de relance du Navet Noir du Pardailhan

 

Bref, une fois que vous aurez rempli votre panier de toutes ces merveilles languedociennes il ne vous restera plus qu’à trouver le palmipède challandais pour régaler vos convives. Pas facile me direz-vous ? Certes, mais j’ai une suggestion à faire à nos amis du Sud, adeptes de Slow Food : vous avez qu’à inviter Thierry Michon du Domaine Saint-Nicolas à Brem sur Mer www.domaine-saint-nicolas.com . C’est un vigneron biodynamique donc un gars qui vous va comme un gant les gars. Comme ça il vous apportera les canards de Challans et des flacons de Fiefs Vendéens 

 

- Le Haut des Clous Brem blanc 2007 est remarquable

- La Cuvée Jacques Brem rouge 2006 s’impose en mon honneur.

 

Ainsi, un beau trait d’union, une splendide diagonale reliera le Mas de Saporta à ma Vendée natale, célébrant l’union de deux pays que tout sépare. Le génie du vin ne se nicherait-il pas dans ce type de partage ? Essayez-donc !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Denis Boireau 26/11/2010 16:47



Eh, les commentaires 4 et 5: c'est navet du Pardailhan, pas de Pardailhan.



stan 26/11/2010 13:42



oui, j'avi bien compris mais on ne sait jamais  trop...



stan 26/11/2010 12:17



J'aurai aimé lire  la recette du canard aux  navets de Pardaillan... Merci



JACQUES BERTHOMEAU 26/11/2010 12:51



C'est un canard aux navets et c'est simple comme une recette simple et ici ce n'est pas écrit Françoise Bernard



Marco Bertossi 26/11/2010 11:40



Tout celà me parle, un, parce ce que j'ai travaillé comme sommelier à La Tour d'Argent pendant 6 ans et que des canards j'en ai vu passer des centaines et des centaines,deux , parce que
je mange du navet de Pardailhan presque tous les jours (soupes, garniture, pot au feu...) trois parce que je vais chaque année Aux Sables d'Olonnes et j'en profite pour aller rendre une
visite à la famille Michon et acheter quelques flacons et quatre, enfin parce que j'habite Montpellier et que j'ai dirigé le restaurant de Saporta il y a de cela une quinzaine d'années.....il
n'est pas impossible que j'aille faire un tour demain à la rencontre d'un navet qui vaut le détour....



Luc Charlier 26/11/2010 11:10



Douloureux post, Jacques, à deux titres au moins.


Il est TRES tentant de se rendre à Lattes demain, mais le temps (matériel) et les finances font un peu défaut. Ma compagne est
effectivement originaire de Saint-Pons de Thomières, où son grand père exploitait jadis la carrière, et une vignette, après avoir émigré de sa lointaine Campanie. Voilà une belle occasion de se
retremper dans le Pardailhan (au figuré) et dans le Faugères (au propre). Merci de l’information, j’avais « zappé » cet événement.


Ensuite, je suis « interpellé » - en bon français, surpris, étonné – par la remarque de Clavel qui, je cite,
« révéla l’origine juive » de quelqu’un. Je suppose qu’il n’y pense pas à mal mais ce trait de la mentalité française – pays des droits de l’homme et patrie de l’immense Robert Badinter
et de la gigantesque Simone Weil – me surprend depuis que je vis Outre-Quiévrain. Nous sommes tous des xénophobes, Belges y compris, et il faut se battre contre cette tendance. L’autre,
l’étranger, nous dérange, nous menace, peu ou prou. Je ne fais pas exception. Mais les différentes formes de racisme ciblé sont beaucoup plus spécifiques, beaucoup plus dangereuses et beaucoup
plus enracinées. Nous disons encore « les Boches » alors que 80.000 Belges ont l’allemand comme langue maternelle. En France, on sent une discrimination anti-juive très marquée, qui
n’existe pas en Belgique à titre collectif (cela ne veut pas dire qu’il n’y existe aucun individu antisémite). Attention, je désappouve totalement la position politique actuelle de l’état
israélien, proche du fascisme, et je réprouve l’extrémisme de la religion judaïque et sa misogynie. Je raconte volontiers des « blagues juives » que je trouve très savoureuses. Je les
tiens d’ailleurs souvent d’amis juifs eux-même.  Mais on ne peut pas « révéler » l’origine juive de quelqu’un, pas plus qu’une homosexualité
éventuelle. Ce sont des particularités banales, évidentes et qui ne méritent même pas mention, pas plus que le fait d’être ambidextre ou gaucher.


Pour une fois, mon propos ne fait pas dans la provoc. Il traduit mon effarement sincère qui me laisse un peu désemparé devant ce
hiatus culturel.



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