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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:00

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Qui a dit que cette expression bien française est vulgaire ? J’en connais un mais je tairais son nom.


Elle vient de loin : « En effet, c'est au XVIIe siècle qu'on trouve l'expression « tortiller sa pensée » pour désigner de façon imagée des cheminements de pensée compliqués. Par opposition, pour signifier qu'on allait droit au but, sans hésiter, on pouvait donc dire « il n'y a pas à tortiller sa pensée », assez vite raccourci en un « y'a pas à tortiller » attesté en 1756 et qu'on trouvera chez Vidocq, par exemple.


Mais avant, à la fin du XVIIe siècle, on trouvait déjà un « tortiller du cul », appliqué aux femmes qui marchent en se déhanchant tout en sachant l'effet que cela produit sur des mâles en rut.

La combinaison des deux a donné, à la fin du XVIIIe siècle, un y'a pas à tortiller du cul avec le même sens que notre expression.


Quant à la version étendue, elle est citée en 1977 par François Caradec dans son « Dictionnaire du français argotique et populaire ». On ne sait pas si l'ajout des compléments avait pour but de faire rire ou de choquer, mais ils ont certainement plu puisque, au moins pour le premier, ils sont restés dans le langage familier. »


Certains donc excellent dans l’art et la manière de « tortiller leur pensée », en voici un bel exemple tiré d’un excellent tonneau de chêne français de la forêt de Tronçais :


« Voilà que Bettane et Desseauve publient un papier anti-vins sans soufre ajouté dans Gambero Rosso, le magazine italien qu’on aime bien. L’affreux Nossiter, cinéaste tremblotant, tout défrisé par cette remise à niveau, s’en fait l’écho sur Facebook sur le ton grandiloquent d'un Castro montant à l’assaut du capitalisme, en appelant au réveil des peuples, la mauvaise foi en sautoir, grotesque comme il sait faire et ça n’a pas raté, toutes les chaisières du mondovino y ont été de leurs petits cris, ça se tortillait dans tous les sens, ça criait au scandale en remuant des abattis comme autant de bébés oiseaux apprenant à voler et, à défaut d’arguments, ce sont les injures qui volaient bas. Du coup, moi, vous me connaissez, je n’ai pas pu m’empêcher de m’en mêler. Une belle baston où, comme toujours, les intelligents link se sont distingués des bas du front. Et là, je ne parle pas des gens qui sont d’accord avec moi/nous. Je ne parle que de ceux qui ne sont pas d’accord. Il y a ceux qui ont quelque chose d’intéressant à nous dire même si j'ai du mal à adhérer à leurs propos et les autres, ceux qui n’ont que des insultes à faire valoir, ce qui montre le niveau, mais j’ai peur qu’il s’agisse d’une seconde nature chez ces gens. Cela dit, je persiste à défendre la liberté Internet malgré ces trolls inaudibles. »


Questions du Taulier qui n’a pas moufté sur Face de Bouc sur cet important sujet des «rouges qui puent» et des blancs «encore pires» «mort-nés» pour cause d’oxydation prématurée. 


-  Qui sont les chaisières du mondovino ?


- Qui sont les intelligents ? Puisqu’il y a pluriel, ils sont donc plusieurs : forcément l’auteur de l’article cité Guerre : grands crus « chiants » contre vins naturels « tarés » Antonin Iommi-Amunategui, Guillaume Nicolas-Brion, Olivier Grosjean dit Olif, Lilian Bauchet qui sont cités…

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N’y en aurait-il pas des qui seraient un peu les 2 ?

 

Je sais qu’au dire du cardinal de Retz « l’on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment » mais un peu de simplicité ne saurait nuire à la clarté même d’une belle baston sinon le risque est grand de se faire l’allié de ses pires adversaires ou de foutre sur la gueule à ses prétendus amis : pas vrai le père Pousson grand adulateur de Nossiter.


Bref, je reste un farouche partisan du « Il ne faut pas tortiller du cul pour chier droit dans une bouteille » et d’appeler un chat, un chat…

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Vincent Pousson 14/01/2013 15:10


J'aime plus le vin que la politique, la mode ou les convenances. Je ne lis ni les guides, ni les avis, ni les commandements. Je refuse en tout cas d'accepter les yeux fermés le règlement
intérieur de tel ou tel "club de pensée" pinardier, on m'en fait suffisamment le reproche d'un côté comme de l'autre. Donc, indifféremment, en fonction de mon humeur ou de mon désir, je bois des
vins "qui puent" ou des vins "internationaux. Suivant des critères subjectifs dont je suis seul juge. Si c'est ça, "tortiller du cul", ça me va bien, moi, j'appelle ça de l'indépendance d'esprit,
éventuellement de la liberté.


Ce sujet, je l'évoquais il y a quelques jours, dans ce billet:
"Je pense par exemple qu'on a le droit de disqualifier les vins qui puent la vanille, le pain de mie toasté ou le caramel et de décréter que les échantillons qui présentent ce type de défauts
sont à classer dans la catégorie des "petits" et non des "grands". On peut même décider de noter 0/100 les vins trop denses, trop extraits, noirs: imaginez que votre palais ait été élevé au pinot
noir apparemment fluet des Teurons de Beaune, au cinsault vibrant mais quasi-transparent des environs de Vacqueyras, au cot tourangeau, évanescent, et qu'on soumette à votre jugement un épais
Sirop Typhon du genre de ceux que veulent ériger en principe, en archétype, certains des nouveaux maîtres de Saint-et-Millions… Vous trouverez ça vulgaire et le soi-disant grand cru que
vous lirez comme un "vin de routier" se retrouvera par terre, le nez dans le ruisseau.
De la même façon (l'excuse du "Salon des Indépendants" ne justifie pas tout!), vous aurez parfaitement le droit de trouver parfaitement imbuvable, "petit", donc, un chardonnay aussi pétillant et
parfumé à la pomme qu'un cidre fermier du Pays de Brocéliande. Il est parfaitement possible dans votre échelle personnelle de la grandeur de considérer que les odeurs de poulailler,
d'écurie, de vinaigre sont repoussantes."


VPo.
PS: c'est drôle, on en parlait ce matin avec Jonathan Nossiter…)

Michel Smith 14/01/2013 14:11


Moi, j'suis courageux du cul et je ne me souviens même plus de cette dispute internettisée...

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