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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 00:09

azincourtarchers.jpg

 

Dans un commentaire, un journaliste bourguignon de chez bourguignon, style conformiste, sur le mode flatté, s’étonnait que je le lise.


Étonnant, non ! Comme le disait Mr Cyclopède, alias Pierre Desproges, en chute de sa désopilante minute.


Oui, je suis de la vieille école, je lis, je lis beaucoup…


Et je lis même Pousson, c’est dire que je suis un bon garçon !


Certains me feront remarquer que si je vais consulter des idées liquides&solides c’est parce que le Pousson il affiche souvent du nichon.


Eh bien non, je suis plus adepte du poids des mots que du choc des photos et, même si Pousson a ses têtes, comme moi j’en ai aussi, je le lis.


Je lis, donc, y compris Pousson, mais je ne fais plus aucuns commentaires sur les murs de Face de Bouc où sévissent des bordées de langues de putes qui n’ont que ça à faire.


Ce matin je ne vais pas déroger à la règle que je me suis donnée pour 2015 mais me contenter pomper Pousson, en tout bien tout honneur, bien sûr, à l’aide de quelques citations de sa récente chronique du 27 janvier Roussillon bashing.


Pourquoi ?


Parce que j’aime le Roussillon où j’ai traîné de long mois mes guêtres de médiateur !


Parce que, comme l’éminent amateur qu’est Pousson, moi qui n’en suis pas un, je partage à 100% sa « dernière remarque, fondamentale à ses yeux, car elle concerne l'existence même de ces notes, de ces classements, de ces nomenclatures d'un autre âge. »


Comme il l’a déjà écrit « maintes fois à propos d'autre cotations du même tonneau, cet exercice de style, auquel comme beaucoup j'ai pu croire il y a si longtemps, est parfaitement ridicule, dépassé, ringard. Rosemary George elle-même, dans l'article sur le Roussillon, évoque le problème et, apparemment (ou poliment) embarrassée par les résultats émet quelques réserves. Elles sont bienvenues, ma chère, mais quand un système déconne, mieux vaut en changer! »


Comme l’écrit le Pousson d’au-delà des Pyrénées :


« Au fait! Évitons les propos liminaires, aussi chiants qu'une master class, et filons aux résultats. « Des résultats décevants" tranche Decanter qui note que sur les quatre-vingt-deux échantillons testés, aucun n'a été classé dans la plus haute catégorie établie par le magazine: « outstanding ». Pas de vins « exceptionnels », donc, seulement 6% de vins « hautement recommandés », et plus du tiers juste « correct »!


« S'ensuivent une brochette de lieux communs qui ne dépayseraient pas un chef de rayon de pousse-caddie (…) sans oublier la sacro-sainte typicité dont on semble quand même apprécier qu'elle ait été respectée par une majorité de vins*. »


Et une petite volée de revers et de bois vert pour Rosemary George MW, « l'experte », « qui, accusant les crus de manquer de fruit et de profondeur, explique que « l'on ne va pas en Roussillon pour l'élégance »


Bien d’accord avec Pousson : « les vignerons locaux apprécieront… »


Elle est le long de la ligne la volée « On ne va pas non plus nécessairement au pays des bouffeurs de jelly et de porridge chercher de fins palais… »

 

Entonnons la proverbiale chanson de Surcouf : « Buvons un coup, Mesdames, buvons en deux, Messieurs / À la santé des amoureux / À la santé du Roy de France / Et merde pour la reine d’Angleterre / Qui nous a déclaré la guerre ! »


Vengeons Azincourt lisons Pousson : c’est ICI link


azincourtpiquet.jpg

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

moi 22/05/2015 18:49

Les coqs piquent une colère face aux cheddar sans âme. Passé le chants gaulois, il serait bon de laisser la maivaise foi et l'égo à la ferme. On y parle du Roussillon qui fait de très beaux blancs sudistes alliant fraicheur et corps. Les rouges? Bons aussi parfois, rarement grands. Une moyenne qualitative assez basse comparés aux vins du Larzac, du Rhône sud. En d'autres termes, si tous les domaines phares du Roussillon n'ont pas été traité, ce classement, ces notes ( certains commentaires peuvent surprendre, quoi que...) ne sont ABSOLUMENT PAS CHOQUANTES ET DELIRANTES. Et c'est un bon français qyi adore les vins du languedoc Roussillon qui parle. Donc bon les gars, ou on parle vrai ou on fait son petit lobby a deux balles :)

JACQUES BERTHOMEAU 22/05/2015 19:45

commentaire à 2 balles

herve bizeul 02/02/2015 13:08


Ce qui est finalement assez drôle c'est que justement les vins les mieux notés, en tout cas dans ceux que je connais, jouent, et c'est bien leur droit, la carte de l'extraction. Amusant de voir
qu'elle encense les maury secs... Cet article est d'une grande hypocrisie...

JJSalvat 31/01/2015 09:55


Mon intervention précédente s'adressait à V.Pousson, qui fait une fixation sur le terme élégance.


Mais au fond, qu'est ce qu'un vin du Roussillon, quelle en est la perception du consommateur et des critiques,quelle en est la vision des vignerons , quelle est l'adéquation au climat, au sol ,
aux cépages et à l'histoire ?


M.Smith parlait des grands crus du

JJSalvat 30/01/2015 14:22


Oui, une jugement rapide , mais non dénué d'une certaine perspicacité.


En effet,historiquement, le Roussillon vient de loin ( vente en gros, rendements elevés, cépages mals vinifiés, coopération traditionnelle dominante, etc).


Les vignerons , avec le développement des caves particulières, la généralisation du froid, la baisse des rendements et la sélection économique des meilleurs,ont fait fortement élever la qualité
des vins, mais la pluspart sont encore formatés aux vins" solaires" (extraction, fort degrés, grenache et syrha, bois et recherche d'un classement Guide Hachette ou Parker pour les plus
ambitieux).


Cette perception et ces caractéristiques sont toujours présentes chez la plupart des producteurs. Je suppose que c'est cela qu'a voulu exprimer votre MW...


L'évolution vers la finesse, la féminité, les degrés moins élévés, une saine buvabilité , ne vient d'apparaitre que ces dernières années (es gens de Calce, Bizeul, Gardiés et quelques nouveaux
vignerons ayant une approche différente du vin)


Allez, on peut lui accorder les circonstances atténuantes....


PS: je n'ai pas lu l'article.

Hervé Bizeul 30/01/2015 14:05


Cher Monsieur Salvat. Pourquoi en effet ne pas se remettre en question ? Mais nous le faisons tous les jours, je pense, en faisant gouter nos vins à de vrais gens, des gens qui boivent ce qu'ils
aiment et qui, pour cela, sortent leur carte bleue, contrairement à Madame Georges qui n'a jamais acheté une bouteille de vin, peut-être, de toute sa vie de journaliste.


Je pense que cette remise en question, elle est pemanente, chez le vigneron. Et qu'il ne vend pas, sur une décennie, deux ou trois millions de bouteiles à des prix élevés, après les avoir fait
goutés, à des clientes enchantés qui reviennent.


Ne serait ce pas alors peut-être à certains Jounalistes, qui ne sont jamais confrontés "au marché" de ce remettre en question et de se "ré-étallonner" sur le gout de leurs lecteurs ? Et de ce
demander pouquoi des articles même TRES élogieux ne déclanchent AUCUNE vente ? Personnellement, si j'étais eu et si un article n'emmenaiis aucun cilent vers le domaine que j'ai conseillé, je
ferai une sacré remise en question... Ce n'est apparement pas à l'ordre du jour chez Décanter... Meme de se poser simplement la question : pourquoi les vins que je trouve si nuls se vendent si
bien ? Et si chers ?

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