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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 08:52

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« La Nouvelle Vague » ça ne dit peut-être pas grand-chose aux petites louves et petits loups même si un film de Godard, l'enfant terrible de la Nouvelle Vague devenu un mythe du 7e art,  Adieu au langage est présenté au festival de Cannes. Le vieux briscard a étrillé Tarantino en le traitant de faquin et s’est fendu d’une bafouille à Gilles Jacob et Thierry Frémaux : « Mon cher président, mon cher directeur, chers vieux camarades, encore une fois merci de m'inviter à monter vos augustes 24 marches (...) Vous le savez bien, je ne fais plus, et depuis longtemps, partie de la distribution et je ne suis pas non plus où je suis encore là où vous croyez que je suis encore »


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Bref, l’une des égéries de la Nouvelle Vague, Alexandra Stewart, née dans une famille anglophone de Montréal, arrivée à Paris en 1958, d’où elle n’est jamais repartie, compagne du cinéaste Louis Malle, et qui, bien sûr, a fait partie de ce Tout Paris honni par la Terre entière et la Province réunis. « Pour elle, devenue avec les décennies la plus parisienne des Nord-Américaines « Boris Vian était d’une drôlerie irrésistible, il était d’une méchanceté hallucinante ! » et c’était un compliment suprême pour Louis-Bernard Robitaille auteur du livre Les Parisiens sont pires que vous ne le croyez.


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Je suis assez d’accord avec ce qu’il écrit :


« En bord de Seine, ayez l’humour méchant, personne ne vous en tiendra rigueur, sauf peut-être ceux qui ont été victimes de vos brillants sarcasmes, et encore. La galerie applaudira vos bons mots, on assistera pour vous prêter de l’argent, on recherchera votre compagnie. Si l’on dit de quelqu’un c’est un vrai méchant, il faut l’entendre comme un compliment. Car s’il était un méchant banal et vulgaire, on dirait plutôt : c’est un sale con. La preuve : si l’on préfère dire lui c’est un méchant con, le choix de la formule comporte une nuance presque admirative, suggérant que la connerie du susdit dépasse les normes habituelles et atteint des proportions épiques. Être méchant à Paris signifie avoir du caractère, savoir ce qu’on veut, ne pas s’embarrasser de scrupules inutiles. À l’inverse, si l’on dit de vous il est gentil ou c’est un gentil garçon, vous avez du souci à vous faire. Cela veut dire qu’on vous prend à tout le moins pour un naïf, voire pour un benêt ou un idiot. Le gentil, ne sait jamais rien, même pas qu’il est cocu, le méchant est malin, au courant de tout ce qui se passe d’important dans les arrondissements qui comptent. Les Parisiennes fantasment volontiers – un peu à la blague – à propos du grand méchant loup. Le méchant a bonne presse. Surtout s’il est drôle,  ce qui souvent le cas. »


« Les Nord-Américains et bien d’autres étrangers, notamment d’Europe du Nord, croient volontiers que tous les Français parlent comme Dominique de Villepin – mais le Villepin du célèbre du célèbre discours si noblement tourné devant le Conseil de Sécurité en février 2003, pas celui déclarant à ses conseillers « La France est comme une femme, il faut la prendre par le bassin ! »


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« Rassurons-nous pourtant : quand on entendit une bande de mâles surexcités scander « Baisse ton slip, salope ! » pour saluer le passage de Dominique Voynet, alors Ministre de L’Environnement du gouvernement Jospin, ce n’était pas l’Assemblée Nationale, mais au Salon de l’Agriculture en 1998, où de braves militants syndicalistes de la FNSEA entendaient faire connaître leur hostilité aux politiques écologistes. »


Lors de la célèbre émission Droit de Réponse de Michel Polac sur ce qui était alors la 1ère chaîne « Le « milliardaire rouge » Jean-Baptiste Doumeng, en plein état de siège en Pologne, se permit d’injurier copieusement un représentant de Solidarnosc, arguant du fait que les Polonais sont les Mongoliens de l’Europe ».


Je ne cite pas bien sûr le féroce Stéphane Guillon qui fit les beaux jours de la matinale de France Inter de Nicolas Demorand viré par Philippe Val ex-patron de Charlie-Hebdo lui-même viré en  direct par le nouveau patron de Radio-France…


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Roger Feuilly 24/05/2014 11:11


Boris Vian était-il d'une méchanceté allucinante ? Il avait la langue bien pendue. Ainsi dans la querelle des anciens et des modernes qui l'opposait à Hugues Panassié, fondateur du Hot Club de
France (avec Charles Delaunay dont celui-ci s'est rapidement débarrassé), il s'employait à se moquer de son ennemi avec délectation. A propos d'un article de "Melody Maker" consacré à Panassié,
il écrivait le 22 mai 1954 * : "Panassié revient sur l'eau. Il avait eu, faut avouer, quelques mots malheureux. Je ne cite pas tout, mais enfin, il se fait engueuler proprement par Duke
Ellington, Oscar Petitford, Stan Kenton, pour ne citer que des musiciens, et je ne parle pas des critiques. A ceux qui me reprochent (c'est ses cousins) de le faire trop souffrir, je ne puis
conseiller que de lire le "Melody Maker" : quatre colonnes d'engueulade, c'st plus que je n'en ai jamais fait. Je trouve ça injuste et révoltant." Celui qu'il nommait "un certain Panassié" ou
encore "Gugusse Peine-à-Scier" était toujours gâter à la hauteur de sa bêtise, de son ignorance et de sa méchanceté. * "Chroniques de jazz", éd. La Jeune Parque, 1967. Allez, en avant la zizique
! Et bon appétit et... large soif !

Roger Feuilly 23/05/2014 23:28


Un bel exemple de la "méchanceté hallucinante" de Boris Vian est l'acharnement qu'il manifestait à l'endroit d'un "certain Panassié" comme il le surnommait. Hugues Panassié - qu'il avait aussi
affublé d'un "Gugusse Peine-à-Scier", fondateur du Hot Club de France (avec Charles Delaunay dont il s'est rapidement débarassé) -, pour Boris Vian, était un sujet de contoverse sans fin. Il cite
ainsi, le 22 mai 1954, un article paru dans "Melody Maker" à son propos ; son commentaire est digne des salons du XVIIIe siècle (ceux où l'on distillait encore plus d'esprit qu'on y buvait de
champagne). Lisons plutôt : "Panassié revient sur l'eau. Il avait eu, faut l'avouer, quelques mots malheureux. Je ne cite pas tout, mais enfin, il se fait engueler proprement par Duke Ellington,
Oscar Petitford, Stan Kenton, pour ne citer que des musiciens, et je ne parle pas des critiques. A ceux qui me reprochent (c'est ses cousins) de le faire trop souffrir, je ne puias que conseiller
de lire le "Melody Maker" : quatre colonnes d'engueulade, c'est plus que je n'en ai jamais fait. Je trouve ça injuste et révoltant". Que ceux qui ne connaissent pas "Chroniques de jazz"* de Boris
Vian trouvent là un vin généreux d'une force inaltérée. * Publiées en 1967 aux Ed. La Jeune Parque avec des textes établis et présentés par Lucien Malson. En avant la zizique !

patrick axelroud 23/05/2014 09:55


Long à la détente le Simplet de service .Ce n'est qu'à la deuxième parution qu'il vient de s'apercevoir de ce qui est proche d'un couronnement de carrière pour le Taulier accédant au statut d'
"Empereur à la Barbe Fleurie" Long règne à lui...

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