Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 00:09

J’adore ce dialogue entre amoureux

-         Quoi me faire avaler ça ? Des couilles d’agneau ? Tu rigoles ? Jamais de la vie !

-         Allez, juste une bouchée. Tu vas voir, c’est délicieux…

-         Non ! Beurk ça me dégoûte ! Comment tu peux aimer ça ?

-         J’aime ça parce que c’est bon…

 

Dialogue où, à priori, c’est la madame qui fait beurk mais qui est totalement réversible avec Isa qui a «  une faim de louve » qui «  croque à pleines dents les restaurants. » dont l’estomac crie et dont le bout de la langue frémit. Allez donc voir sur son blog link En effet, les oreilles de cochon, les rognons, les ris de veau et sans nul doute les couilles d’agneau elle est capable d’en proposer au petit déjeuner à son chéri.

 

Ce dialogue est extrait du livre culte « Beurk ! c’est bon » de Julien Fouin et Blandine Boyer aux éditions Rouergue sur lequel j’avais commis une chronique d’anthologie link


Livre-Beurk.jpg 

 

Avec tout ce qui précède je prends un shaker, j’agite : le bout de ma langue, les couilles d’agneau et je vous coltine une chronique sur les langues d’agneau tièdes, à la sauce ravigote en ce mois de novembre au cours duquel nos tripiers nationaux tentent de redorer le blason de leur profession www.lesproduitstripiers  auprès d’une population qui ne bouffe qu’avec les yeux ce qui n’est pas, affirmons-le, le meilleur moyen de manger bon.

langues-dagneau-tiedes-sau.jpg

Cuire à petits bouillons  pendant une bonne heure les languettes d’agneau dans l’eau froide salée avec gros oignon puis égoutter et retirer la peau.

La ravigote c’est un piquant mélange d’œufs durs hachés, d’échalotes hachées, d’herbes hachées (persil, ciboulette…), de petits cornichons croquants non pasteurisés hachés, des câpres que l’on mélange avec le vinaigre de vin blanc et l’huile…

Fastoche ! Servir tiède. C’est beau et c’est bon.

 

Pour les accompagner je vous recommande Le Clou 34 2009 de… j’ai le nom sur le bout de la langue mais je vous le donnerai dans une autre chronique, sauf que l’un d’entre vous dévoile le pot aux roses…

Zangs 009

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article

commentaires

Luc Charlier 07/11/2011 22:30



Il y a du flou sur la ravigote, ce qui vaut mieux, à tout prendre, que de tirer un coup avec une vieille bigotte ! Je n’ai rien
voulu dire pendant toute la journée, affairé que j’étais à cyber-repousser mes créanciers.


 


Nous sommes tous d’accord pour penser – et écrire – que la ravigote contient des oeufs durs écrasés (ou en mimosas, c’est plus joli),
des câpres, onions et cornichons, une foule d’herbes aromatiques (au choix) mais avec du persil et du cerfeuil, au moins, une réduction de vinaigre et ... badaboum, les opinions divergent. Ma
grand-mère nourricière, née Germaine Demeulenaere en 1903, cela ne s’invente pas, grand cordon bleu de l’ordre du délice, non pas devant l’Eternel mais plutôt devant le Grand Architecte de
l’univers, la faisait en version chaude, en incorporant tout cela dans ce qu’il faut bien appeler un roux blond (appareil associant un féculent  -
farine de blé, maïzena ou autre – du beurre et un liquide pour l’émulsion, sans que l’on laisse colorer trop le tout). Elle avait l’habitude de forcer un peu sur le vinaigre. La dernière fois que
j’ai mangé de la tête de veau aux Halles – il y a très longtemps – la ravigote ressemblait  très fort à celle de ma grand-mère.


Mas il existe aussi de la ravigote froide et ... je te rejoins, Jacques, de la ravigote ne devant rien aux roux et autres beurres,
mais tout à une espèce de vinaigrette, où c’est l’huile et le vinaigre qui servent de point de départ.


 


Ah, bien sûr, cela ne vaut pas le lard d’Yvan Colonna que choisit Groin-groin quand on lui offre des truffes pour accompagner son
blanc de blancs et ces petits morceaux de sel parfumés au poisson ou à la poutargue que l’on trouvait jadis dans la Caspienne et qui portent le nom de « c’est-vous-le-gars »,
« bein, il-est-où-le-gars » ou même «ô, si-être » !


Bon, cette dernière strophe ne s’adresse qu’aux initiés. Allez, je retire mon tablier et vais dormir. Adéu, Ca bagi be !



Denis Boireau 07/11/2011 13:13



Luc, un gars de la Marine? Il nous mene en bateau!



Denis Boireau 07/11/2011 13:11



@ Jacques: j'ai goute l'aligote des filles Naudin assez regulierement; j'y passais une fois par an il y a quelques annees. Mais ca ne devait pas etre cette cuvee Les Clous. Donc oui,
faudrait que je l'essaye avant de critiquer! En general j'aimais bien les vins de ce domaine mais je les trouve franchement trop chers par rapport a leurs confreres et consoeurs. C'est pour ca
que j'ai mentionne ci-dessus deux autres aligotes dont je serais bien surpris que le rapport qualite/prix ne soit pas meilleur.


@Luc: non, je n'ai pas goute celui de Jean-Rene Nudant. En fait depuis que je prend le Bouzeron de de Vilaine ca suffit a mon bonheur, je ne cherche plus d'autre aligote. Mais je suis tombe par
hasard sur celui de Chevalier l'autre jour et ca aussi c'est du grand vin, loin du cote varietal des "petits" aligotes. Et Chevalier, comme Nudant, est une sacree personnalite.



Luc Charlier 07/11/2011 12:46



@Forgeron : C’est Fleury Michon, en Vendée, Michel ! Tu g(l)obes tous les challenges, toi.


Allez, des clous, à la bouffe, maintenant : un fish-stick de Captain Igloo ... avec de l’Ali godé. C’est vrai quoi, ils se la font bien mettre, avec la fête de l’Aïd-el-Khebir. Ok, pas très poitiquement correct, cette dernière rmq. C’est pour
rire. J’essaie d’attirer les ... Marine sur ce blog.



Luc Charlier 07/11/2011 12:38



Eh bé mes p’tits amours ! Léon est contagieux ! Faudra que la mère Bachelot trouve un vaccin contre la déconne, et
vite !


@ Denis : mon (ex ?-) ami Jean-René Nudant vinifie à Ladoix aussi un Aligoté tout à fait particulier. Petit rendement,
maturité réelle, bois neuf 100 %. Bon, je ne sais pas si vous considérez encore cela comme un aligoté mais, chaque fois qu’il m’en a fait goûter, on se trouvait dans une catégorie qui n’enviait
rien à son Ladoix 1er Cru (Gréchons, je crois).


 


Nb : j’ai précisé (ex?-) car nous ne nous sommes plus vus depuis longtemps, il a changé de vie, il est devenu quelqu’un de très
important .... Une grande gueule, mais un bonhomme vrai et un excellent vigneron. Moi, je lui ai gardé toute ma sympathie.



  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents