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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 17:00

Le cheval à la cote auprès de la nouvelle génération de vigneron. Le cheval lourd, le cheval de trait que l’on croyait remisé par la mécanisation dans la pénombre de nos magnifiques Haras Nationaux, retrouve une place, certes modeste, dans le paysage des pays développés : débardage du bois, travail de la vigne, maraîchage…

vigne.jpgvigne2.jpg

 

Quelques infos sur la traction animale pour ceux que ça intéresse puis, en fin de chronique, deux photos sur l’utilisation  de la Traction 11CV

 

Sur environ 1,3 milliards d’agriculteurs au monde (Source FAO - 1998) :

 Près de 30 millions bénéficient du trio mécanisation / intrants synthétiques / irrigation,

  270 millions utilisent la traction animale et la fertilisation animale, peu l’irrigation,

 Le milliard restant travaille manuellement de diverses manières (grattage, bâton à fouir… = travail humain)

 

9 races de trait : L’Ardennais, l’Auxois, le Boulonnais, le Breton. Le Cob Normand, le Comtois, le Percheron, le Trait du Nord et le Mulassier poitevin. Pour plus de renseignements : origine, morphologie, zone d’élevage, aptitudes et utilisations link

 

Selon France-Trait Union des associations des 9 races françaises de Chevaux de Trait

 

Une paire de chevaux laboure environ 50 ares par jour avec une charrue à un seul soc.

        Environ 80 chevaux-vignerons en France en 2005. (si vous avez des chiffres plus récents merci de les communiquer)

        Un cheval nécessite 72 à 100 h de travail/ha.

        En Bourgogne, 11 prestataires de services travaillent avec des chevaux sur différents domaines.

 

La modernité de la traction animale « La préoccupation des temps modernes est le respect de l’environnement : moins polluant, plus respectueux des sols et plus rentable pour les petites surfaces, le cheval devient l’outil le plus moderne qui soit !

 Particulièrement bien adapté au travail de la vigne ou des cultures maraîchères (champs de petite superficie, inter-rangs étroits) »

 

Le site de France-Trait link rappelle quelques principes élémentaires.

 

«  L'effort fourni par l'animal va donc dépendre de la masse à déplacer ainsi que du terrain sur lequel on se déplace, ainsi que du dimensionnement de l'outil (résistance plus ou moins importante du sol, dans le cas d'un outil de travail du sol) ainsi que de nombreux facteurs: température, vent (pour les véhicules volumineux), humidité, nombre de démarrage (coup de collier). A noter qu'un sol sec et dur pénalisera un travail à la charrue, mais favorisera le déplacement du cheval et d'un véhicule. Au contraire le sol humide favorisera le travail à la charrue et pénalisera le déplacement. Par-contre un sol détrempé pénalisera les deux.  La force augmentera considérablement en fonction de la pente, en gros pour une pente de 5% on multipliera l'effort par 3, pour une pente de 10% par 6 et par 9 pour une pente de 15%.  Le travail, sera proportionnel à la distance parcourue.  La puissance nécessaire augmentera en fonction de la vitesse. A noter que les animaux expérimentés ralentissent lorsque l'effort augmente. Une règle approximative donne pour la capacité de traction d'un cheval 10 à 15 % de sa masse, pour un travail de 6h00/jour au pas (cette règle est approximative car 2 chevaux de 500 kg ont une capacité de traction supérieure à un cheval de 1000 kg). »

 

« La compétence du meneur est essentielle pour détecter les signes de fatigue, sachant qu'un surmenage léger mais quotidien entrainera une « usure » prématurée de l'animal. Faire travailler un animal ne s'improvise pas, même si aujourd'hui aucune qualification particulière n'a de caractère obligatoire. »

 

 Du côté du matériel utilisable en traction animale, qui a peu évolué, l'utilisateur devra souvent utiliser du matériel ancien, qui a fait ses preuves, qui est le fruit d'une longue adaptation aux réalités du terrain, et qui a été à l'épreuve d'un usage intensif, mais qu'il faut souvent le remettre en état et dont il est difficile de trouver des pièces de rechange. Les constructeurs de matériels modernes de traction animale, sont peu nombreux (moins de 10 en France). La construction est souvent le fait de passionnés, qui chacun dans son atelier développe, avec beaucoup d'ingéniosité les outils dont ils ont besoin.

 

Reste les 11CV pour le tonneau ou les collabos...

Dimanche à Paris 019 

 

Dimanche-a-Paris-018.JPG

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Trait Maraicher 18/01/2012 18:49


Bonjour et merci pour cet excellent article,


j'aurais aimé le publier sur facebook, mais c'est impossible?


Bonne soirée


Lorette pour Trait maraicher

Chigard 17/01/2012 21:26


http://www.facebook.com/photo.php?fbid=2575114773420&set=a.1612434187007.2076488.1120841604&type=3&theater


Certains sont là aussi tous les jours et même dans des pentes à 15 % ,et la seule photographe était une amie ...

Alain Drillat 17/01/2012 18:44


Oupss... désolé, pas pensé à ça. La fatigue.


Mais cool, c'était pas une agression, j'ai juste cru à une erreur du genre changement de photo de dernière minute en oubliant de changer la légende. C'est quelque chose qui m'arrive fréquemment.


Mais tu as raison, il faut que je fasse plus gaffe dans mes interventions, qui peuvent sembler agressives. C'est que j'ai l'impression de te connaître depuis le temps que je te lis, alors que ce
n'est évidemment pas réciproque. Mais y va falloir toi aussi que tu tiennes compte de ça : tu es en train de devenir connu, bientôt tu ne seras plus tranquille à la terrasse de ton bistro, des
inconnus vont venir te demander des autographes... Rassure-toi, pas moi. Par contre si on se croise sur un salon, je trinquerai volontiers avec toi.


 

Alain Drillat-boulot 17/01/2012 17:31


Collabos les FFI ?

JACQUES BERTHOMEAU 17/01/2012 18:20



Explication de gravure : utilisation de la Traction n°1 on y charge un tonneau, utilisation n°2 les FFi y chargeaient les collabos... Franchement le titre n'a rien d'ambigüe si on prend le temps
de le lire...



EmbusCad 17/01/2012 17:27


Vous avez oublié les taxis de la Marne, certes des Renault pour l'essentiel et non des citroen


Quant aux chevaux dans les vignes... s'il est vrai qu'il y en a, certains ne sont là que les jours où un journaliste vient faire un reportage photo...

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