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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 00:09

« Actuellement, certaines personnes qui ne peuvent se payer un produit griffé se contentent d’acheter un sac d’emballage pour transporter leurs affaires personnelles en frimant. Sur Internet, on s’arrache tout ce qui a trait aux produits de marque (les tickets de caisse, les notices d’utilisation, les étiquettes, etc.), et cela se négocie à des prix clairement affichés. On parle à ce sujet de « consommation pour sauver la face ». Le centre d’enquêtes sociales du Zhongguo Qingnian Bao (« Journal de la Jeunesse chinoise ») a effectué un sondage auprès  de 1104 personnes. Il en ressort que 84,2% des sondés affirment que, parmi les jeunes de leur entourage, cette consommation pour sauver la face est un phénomène très répandu. »


L’article est signé de Huang Chong de Pékin qui ajoute « nous avons pu constater qu’un site de vente en ligne proposait une gamme complète de sac et d’accessoires de griffes célèbres, comme Hermès et Cartier, à des prix variant entre 2 et 200 yuans (de 0,2’ à 24 euros). Une cyberboutique vend des « sacs carton de marque de luxe » à 100 yuans (12 euros) pour des sacs neufs de petite ou moyenne taille et à 30 yuans (3,70 euros) pour des sacs en bon état ; les stocks sont actuellement épuisés. Un magasin de produits de qualité contrefaits a également en rayon des sacs en carton de bonne imitation, une combinaison de produits très appréciés des acheteurs. » Voilà donc un magnifique marché qui s’ouvre pour des jeunes entrepreneurs du web, comme l’avait compris bien avant tout le monde Pierre Castel à Vinexpo, répandre sur les jeunes chinois, via des cyberboutiques, des sacs floqués aux armes des GCC ou des boîtes d’emballages vides de grandes de marques de Champagne. Ça ferait plaisir à nos candidats redécouvrant le made in France que de bons produits fabriqués en notre beau pays déferlent sur la jeunesse chinoise et la pervertisse.


Je plaisante à peine. Comme l’écrit un internaute chinois « Les gens n’achètent pas un sac, mais un statut social, un état d’esprit et une apparence. » alors pourquoi diable nos GCC avec leur icone Lafite en tête ne profiterait pas, comme les produits de luxe dont ils font partis, de cet engouement de la jeunesse chinoise pour la consommation frime. Alors, puisque l’objectif c’est de faire un max de pognon, pourquoi se priver de fourguer des leurres, des ersatz, à la génération née dans les années 90, une génération du web, une génération « sous verre » qui n’a jamais connu le moindre trouble politique.

 

Quelques chiffres pour éclairer la lanterne des conquérants de marché : 150 millions de jeunes chinois de 12 à 19 ans, enfants uniques pour la plupart, soit 11% de la population. 70 millions vivent dans les villes. Ils dépensent 201 yuans par semaine (25 euros). En 2011, 6,6 millions d’étudiants sont sortis diplômés des universités et 1,2 million de Chinois poursuivent des études à l’étranger. 1/3 des jeunes surfent quotidiennement sur le Net et 83% utilisent un téléphone mobile. Environ 62% ont ouvert un compte sur un microblog. Plus de 80 % des jeunes pensent que la Chine « est le pays le plus important du monde » et se disent fiers de ses traditions. 60% se déclarent parallèlement intéressés par « la culture et les modes de vie d’autres pays. »


Franchement les jeunes ambitieux, au-lieu de faire les cons sur Face de Bouc, de Tweeter comme des malades ou d’ouvrir le 572ième site de vente de vins sur le Net à destination de nos concitoyens qui boivent de moins en moins pourquoi ne pas vous lancer dans un Buiseness qui ne demande pas beaucoup de moyens mais qui pourrait déboucher, comme on dit dans les magazines, sur une success story. Bien sûr il vous falloir manier le mandarin* ou bien épouser une jeune chinoise en lui proposant un marché gagnant-gagnant : puisque beaucoup d’entre elles se posent la question « Comment attraper un mari plein aux as ? » (Journal Nanfang Zhoumo de Canton) vous devriez facilement vous entendre sur les termes du contrat de mariage se résumant en un beau retour sur investissement. Cynique moi, sans doute un chouïa, l’âge sans doute qui me permet de manier la dérision sans risque d’être tenté par mes préconisations. Yao Chen, star du microblog en Chine (voir la photo) écrit « le principal problème de la société chinoise ? Tout va trop vite ! » et dire que les Maos en 68 raillaient le slogan « Cours, camarade. Le vieux monde est derrière toi ! »

Guo Jingming : l’écrivain millionnaire à 28 ans 24,5 millions de yuans (environ 3 millions d’euros) de droits d’auteur en 2011. Depuis le début de sa carrière il a gagné 97 millions de yuans (plus de 1é millions d’euros). Des bluettes d’amour et d’aventures pour jeunes, pas très littéraires, de purs plagiats parfois…

 
Note du chroniqueur : toutes les infos sont extraites de « à quoi rêvent les jeunes chinois » Courrier International.
 

 

*Le mandarin « (en sinogrammes simplifiés : 官话 ; en sinogrammes traditionnels : 官話 ; en pinyin : guān huà, « langue des officiels », en sinogrammes simplifiés : 北方话 ; en sinogrammes traditionnels : 北方話 ; en pinyin : běifāng huà, « parlers du Nord »), est une catégorie des langues chinoises parlée dans le nord et le sud-est de la Chine continentale. Envisagée comme une langue, c'est celle qui compte le plus grand nombre de locuteurs dans le monde. Il s'écrit au moyen des sinogrammes et on le transcrit maintenant le plus souvent en pinyin, mais aussi en zhuyin (bopomofo). Même s'il est aujourd'hui enseigné à tous les Chinois, les Chinois plus âgés ne parlent pas tous le mandarin mais d'autres langues chinoises, comme le cantonais. Le mandarin, que les dirigeants communistes ont désigné comme la langue véhiculaire de leur nation entière en une version standardisée (dénommée 普通話 pǔtōnghuà, « langue commune »), était d'abord celle de communautés chinoises du Nord du pays. Bien que possédant aussi une ancienne histoire littéraire, elle ne dérive pas de la langue écrite classique littéraire et artificielle (文言 wényán), abandonnée en 1919 après avoir été utilisée comme langue écrite officielle et littéraire pendant plus de deux mille ans : en effet, c'est d'une langue vernaculaire parlée (白話 báihuà, « langue simple ») que le mandarin procède. » source Wikipédia

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 18/01/2012 18:24


J’en connais qui vont rire jaune devant cet humour ... débridé.

Egmont Labadie 18/01/2012 09:27


A mon avis il faut se méfier...Ne reproduisons pas avec la Chine la bêtise qui fut la notre quand nous exportâmes tous nos surplus de mauvais vins aux quatre coins de la planète,ouvrant ainsi la
voie très large aux autres vignobles du monde, par exemple sur le marché anglais, dont le consommateur était beauocup plus avisé que ce qu'on pensait. Un mauvais vin reste un mauvais vin.


 


Et apparemment le vent est en train de tourner, le consommateur chinois amateur de vins est en train de comprendre, pour preuve la baisse du Lafitte, qui a commencé:


http://french.china.org.cn/business/txt/2012-01/16/content_24420733.htm

JACQUES BERTHOMEAU 18/01/2012 09:30



Désolé Egmont mais dans la chronique il n'était pas question de vin mais d'emballages... Mais bon chacun fait selon sa petite affaire et poursuit son chemin comme bon lui semble.



Olivier Borneuf 18/01/2012 08:18


Édifiant ou effrayant toujours est-il qu'on est dans la m… ! Jacques, si vous m'autorisez à faire un peu de réclame, je vous invite à prendre connaissance de mon dernier post (oui j'ai décidé moi
aussi de jouer sur la toile !) : http://buller.over-blog.com/


 


Amicalement


Olivier

Michel Smith 18/01/2012 08:14


eh oui, tout ça c'est du chinois...

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