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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 00:03

Ce matin, dans ma chronique, ce n'est pas la célèbre dictée, lue par notre fine et cultivée descente Bernard Pivot, que je vous propose, mais celle contenue dans le petit opus de Gabet&Gillard (voir ma chronique du 11 mai les vignerons) à la suite des exercices de lecture et de vocabulaire. C'est un texte de Victor Hugo : l'abus du vin. De cette proposition, à vous d'en faire bon usage : par exemple vous pouvez la proposer à vos collègues devant la machine à café ou chez vous au dessert ou à votre équipe de vente lors d'un séminaire de motivation. Je ne sais, mais ce dont je suis certain, bien sûr, c'est de l'objectif à atteindre : zéro faute !

3.- Dictée (à préparer) : L'ABUS DU VIN

Quand un grand personnage, un maréchal de France, un prince, un duc et pair, traversait une ville de Champagne, le corps de ville venait le haranguer et lui présentait quatre gondoles d'argent dans lesquelles on avait versé de quatre vins différents. Sur le premier gobelet on lisait cette inscription : vin de singe ; sur le deuxième : vin de lion ; sur le troisième : vin de mouton ; sur le quatrième : vin de cochon. Ces quatre légendes expriment les quatre degrés que descend l'ivrogne. La première ivresse est celle qui égaye ; la deuxième, celle qui irrite ; la troisième, celle qui hébète ; la quatrième, celle qui abrutit.

Victor Hugo. Oeuvres.

Questions contemporaines :

1° Claude Evin a-t-il lu Victor Hugo ?
2° Hervé Chabalier va-t-il commettre un nouveau rapport parce que son copain Kouchner est au gouvernement ? (le précédent était lié à sa rencontre avec Douste-Blazy alors qu'il était Ministre de la Santé et quand il l'a publié celui-ci était aux Affaires Etrangères. Suivez mon regard Bernard a fait le même parcours)
3° Pensez-vous que Berthomeau va vous fourguer ces 4 titres dans ses futures chroniques ?
4° Pourquoi ces 4 crus bestiaux de vins ne constitueraient-ils pas une nouvelle catégorie de vins venant s'ajouter aux AOC régionales, communales et autres, aux VDQS, aux vins de pays de grande zône, de petite zône, de département, de France (...) ?

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Anne-Sophie 08/06/2007 08:45

Le coq est mort, le coq est mort (bis)Il ne dira plus "Cocodi cocoda" (bis)Il ne dira plus "Cocodicoda". (bis)
Lou gau es mau, lou gau es mau (bis)Fara plus jamai "Cocodi cocoda" (bis)"Cocodicodi cocodicoda" (bis)

gus 06/06/2007 19:59

et à gaillac, nous avons le "vin de coq",ce bel emplumé à la crète fière et au croupion avenant qui meme par temps de crise continue à chanter les deux pattes dans la m....

Laetitia 06/06/2007 16:14

Non, s'il te plait, pas de mauvais esprit ni d'élitisme béat ! Ces 4 types de crus ne doivent en aucun cas constituer de nouvelles catégories.
Ils doivent au contraire être démocratiquement accessibles à toutes les dénominations existantes. Cela permettra de clarifier un peu plus l'offre à l'intérieur de chaque catégorie.
Je m’explique.
Sachant que V. Hugo citait la Champagne, l’utilisation concomitante du nom de ces 4 animaux sera réservée à l'AOC Champagne (qu'ils soient BSA, millésimés, blanc de blanc, blanc de noir, crus ou autre). Cela permettra de mieux les différencier des Cognac Petite Champagne qui utiliseront « Ouistiti », « Lionceau », « Agneau » et « Porcinet » alors que les Cognac Grande Champagne auront droit à « Gorille », « Bêlier » et « Pourceau (épicurien, tu t’en doutes) ».
Les Bourgognes, que l’on qualifie souvent de plus féminins, s’orienteront vers « Guenon », « Lionne », « Brebis » et « Truie ». C’est logique et on ne peut pas se tromper.
Question en suspens : les Beaujolais et Vins de Pays des Gaulles étant en réflexion stratégique et en recrutement de personnel (Interpro, Syndicat…), ils risquent de déposer trop tard leur dossier de demande de reconnaissance de la terminologie Bourguignonne auprès de leur centre régional Inao : le temps que celui-ci transmette à la Commission Permanente qui le fasse mettre à l’Ordre du Jour du Comité National, qui le renvoie ver Viniflhor pour validation, il n’est pas sûr que les 4 ministres concernés puissent signer dans les temps. Il faudra alors donner pour mission à Ernest & Jeune de mettre sur pied un groupe de travail chargé de définir le cahier des charge de l’appel d’offre de l’agence qui proposera 4 animaux spécifiques aux vins produits dans cette région à base exclusive de Gamay (évidemment, les AOC Bourgogne produits en aire AOC Beaujolais pourront, eux, bénéficier des termes bourguignons, c’est pourtant simple).
A Bordeaux, ils exigeront de n’utiliser que le nom du Roi des animaux. Faut pas déc…, hein, c’est Bordeaux, quand même. Ils légifèreront donc sur 4 autres qualificatifs bestiaux : « Vin de Roi Lion », « Vin d’Empereur Lion », « Vin de César Lion » et « Vin de Lion Tsar », sauf pour les GCC qui ajouteront la catégorie « Lion Monarque » pour les vins blancs et « Lion sultan » pour les seconds vins vendus en AOC communale (sachant que cela ne leur enlève évidemment pas la possibilité d’utiliser les 4 autres catégories, sauf pour les satellites de St Émilion et les Côtes de Bordeaux qui auront été éjecté des négociations et qui se contenterons des 4 autres animaux déposés à l’Inpi pour l’ensemble du Bassin de Production : Zèbre, Okapi, Ours Polaire et Truite).
Si les second vins des GCC sont vendus en AOC régionale, la mention d’animalité sur l’étiquette ne devra pas dépasser de 27 % de la taille de la mention de la dite appellation.
Les crus bourgeois, quant à eux, réintroduiront la catégorie « Vin de singe » pour consoler les châteaux ayant chut dans le classement après appel auprès de la cour pénale internationale. En outre, ils peuvent avoir droit à utiliser le terme « Vin d’Empereur Lion » s’ils sont issus d’assemblages provenant d’exploitations qui mentionnent au moins 17 ares de Petit Verdot sur leur déclaration de récolte (modifiable, du coup, jusqu’au 12 octobre de l’année suivant la récolte) et dont le maitre de chais est roux et diplômé de l’université de Bordeaux ou de l’Enita (les diplômés de l’Agro Montpellier devront revendiquer au moins 50 ares de petit verdot ; les autres 47).
Puisqu’on parle de Montpellier, abordons dans cette région le chapitre « Réforme de spécification animale pour une clarification de l’offre : cap sur une stratégie de pilotage par l’aval ».
D’abord, les discussions vont tourner cours et chaque famille professionnelle va décider de sa propre terminologie, car « le consommateur a le droit de savoir si ces vins proviennent d’une coopérative gabegique, d’un négoce fraudeur ou d’un honnête et laborieux petit vigneron qui a su maintenir toutes les pratiques traditionnelles tout en sachant faire profiter ses nectars de l’assurance qualité offert par les méthodes les plus modernes ».
Certains, sous couvert d’anonymat, essaieront de déposer directement auprès des autorités chinoises l’exclusivité des termes « vin de singe en Ray Ban », « vin de lion en santiags », « vin de mouton en cagoule » et « vin de cochon en Tongs ». Mais on apprendra plus tard que c’était une manœuvre dilatoire engagée pendant que des négociations secrètes, initiées par Monsieur Rapport revenu aux affaires, se tenaient sous les lambris de Matignon.
Au final, même si les noms ne seront trouvés qu’après dix ans de négociation (Bordeaux ayant déposé la liste complète des passagers l’Arche de Noé juste pour contrarier ses copains non-chaptalisateurs), on peut se réjouir que seulement 7 séries de dénominations cohabiteront en « Sud de France » dont quatre pour les VDP d’Oc (eux-mêmes subdivisés en collection, style et séduction) avec selon qu’ils soient issus de cépages dits bordelais 5 catégories (on intercale « Vin de Baudroie » en hommage à l’estuaire) et de cépages méridionaux 6 dénominations car on ajoute « vin de Taureau » et « vin de Drac ». Notons que cela n’est pas valable dans les PO qui leur préfèrent « Vins de Cap de Bouro » et « Vins de Babau ».
Mais je ne rentre pas dans le détail car ce serait trop long et qu’au final ce ne sera pas plus clair.
Faisons juste un saut dans la Vallée du Rhône, pour constater que les Côtes du Rhône se plient sagement aux recommandations ministérielles, mais aménagent des différences d’animaux en fonction de la segmentation « fruité/corsé » pour les Côtes du Rhône (par exemple « babouin fruits rouges » et « rhésus fruits cuits ») et créent une catégorie par Côtes du Rhône village avec nom de commune et une par appellation communale (qu’ils appellent « crus »). Cela fonctionne assez bien, sauf pour les AOC de la Nouvelle École de la Vallée du Rhône qui, à cette occasion, seront radiées des adhérents d’Inter-Rhône mais auront droit à continuer à verser leur CVO, qui seront directement investies dans la légendaire fête du Côtes du Rhône primeur, parrainé cette année par C. Jérôme.
Notons que Châteauneuf du Pape fait cavalier seul en reprenant à son compte « Vin de la mule de Clément VI » « Vin de la mule d’Urbain V », « Vin de la mule de Benoit XIII » et « Vin de la mule de Grégoire XI »
 
Mais je vois qu’il se fait tard… tout ça pour te dire que je te trouve toujours aussi éclairé et que malgré ma consultation très dilettante de ton blog, je suis toute disposée à t’aider dans ta réflexion de filière comme j’espère l’avoir fait aujourd’hui.
 

Bises mutines.

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