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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 06:00

 

Nos amis américains, grands libéraux, adorent les taxes : pour les autres… Les fromages, le Roquefort, les vins&spiritueux, étant leurs cibles favorites. Bref, maintenant qu’un armistice vient d’être signé sur le gel des mesures de rétorsion dans le conflit Boeing/Airbus, revenons au sciaccarellu d’Ajacciu.

 

 

Régionales en Corse : Les nationalistes ne s'accordent pas

 

Unies en 2015, les différentes composantes du mouvement nationaliste Corse n’arrivent pas à s’entendre. Le président autonomiste sortant, Gilles Simeoni, arrivé en tête du premier tour des élections régionales, a écarté lundi soir la possibilité d’une nouvelle coalition nationaliste, semblant poursuivre sa démarche en solo au deuxième tour.

 

Dans un communiqué, Gilles Simeoni a expliqué lundi soir avoir « proposé à l’ensemble des composantes de la majorité territoriale sortante une démarche commune basée sur six principes ». « Ces différents points n’ont pas été validés jusqu’à ce jour par les différents partenaires potentiels » de sa liste, indique Gilles Simeoni, ajoutant qu'« il semble donc difficile que ces questions essentielles, qui n’ont pu faire l’objet d’un accord malgré plusieurs semaines de discussions, puissent être entérinées en quelques heures ».

 

Dimanche, lors du premier tour des territoriales, Gilles Simeoni est arrivé en tête avec 29,2 % des suffrages exprimés, devant la liste unie de droite du maire d’Ajaccio Laurent Marcangeli (24,9 %), suivie de la liste du maire autonomiste de Porto-Vecchio Jean-Christophe Angelini (13,2 %) et celle, indépendantiste et refusant toute union au 2e tour de Paul-Felix Benedetti, à la tête du parti radical Core in Fronte (8,4 %). Ces quatre listes peuvent se maintenir au second tour. Sans revirement, quatre listes, dont trois nationalistes, s’affronteront au 2e tour.

 

Jean-Christophe Angelini a déposé sa liste en préfecture d'Ajaccio. Le leader du PNC a modifié l'ordre de cette liste puisqu'un accord sur une fusion avec Corsica Libera a été acté. Quatre noms indépendantistes figureront donc à des places éligibles : Josepha Giacometti, Petr'Antò Tomasi, Laura Maria Poli et Jean-Michel Simon. Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée sortant et tête de liste Corsica Libera ne figure pas sur cette nouvelle liste de fusion, tout comme Lionel Mortini. Avant de déposer sa liste, Jean-Christophe Angelini a rendu un hommage appuyé à Jean-Guy Talamoni devant les grilles du palais Lantivy.

 

Désolé de ce long aparté mais nous sommes en Corse…

 

 

Les preuves de la culture de la vigne et du vin dans la région d’Ajaccio se situent au premier siècle de notre ère d’après le professeur agrégé d’histoire associé au CNRS Fabien Gaveau : « dès le premier siècle de notre ère, la ville d’Ajaccio est une ville où l’on produit du vin. » Au bas Moyen Âge, au nord de l’appellation dans le golfe de Sagone, « on y a retrouvé quantité d’installations viticoles, dont des pressoirs liés à un domaine dont tout porte à croire qu’il était dédié largement à la production de vin », précise le chercheur.

 

Mais c’est au XVe siècle, sous l’influence des Génois, que le véritable élan viticole a lieu dans la région. Un siècle plus tard, les vins d’Ajaccio sont déjà renommés dans tout l’environnement proche de la Méditerranée. On les boit à la cour des papes. Dans sa description d la Corse en 1531, l’évêque Guistiniani met en évidence cette renommée : « La pieve de Valle-di-Mezzana fournit les excellents vins rouges, et les plus réputés sont ceux de Sarrola. »

 

À cette même époque, on retrouve aussi des trace écrites d’un cépage : le sciaccarello. Une époque où, hasard ou non, les modes sont aux vins clairs, les clairets. Pour l’historien, en 1740, « la ville d’Ajaccio est baignée entre la ville et la vigne comme on ne peut plus l’imaginer ! ». En 1788, cette même ville compte plus de 500 ha de vignes.

 

Au début du XIXe siècle, sur le port de New-York, les vins de Corse, dont ceux d’Ajaccio, sont soumis à des taxes parfois plus élevées que celles appliquées à des vins du Bordelais, preuve d’une renommée certaine. À partir de 1820, la cité s’agrandit, dévorant progressivement son vignoble qui est pourtant à l’origine de sa fortune. Quand la crise phylloxérique touche le vignoble ajaccien à la fin du XIXe siècle, le fléau représente une aubaine pour accroître l’urbanisation de la ville portuaire.

 

Pour Fabien Gaveau, la Première Guerre mondiale  a surtout acté : « l’abandon de l’idée que la vigne puisse être la base de la cité. C’est dans la tête que cela s’est joué, dans des choix d’orientation ». Toutefois, à contre-courant, de grandes familles tinrent à conserver l’empreinte viticole d’Ajaccio.

 

Dans les années soixante, comme partout en Corse, le vignoble d’Ajaccio subit une nette mutation à la suite du « Plan vigne » instauré par le gouvernement de l’époque, ainsi qu’avec l’arrivée des rapatriés d’Algérie, dont l’article sur Patrimonio (n°134) s’est fait l’écho. À cette époque, deux modèles s’opposent, celui d’une viticulture productiviste et celui d’une viticulture qui souhaite renouer avec son histoire et avec la qualité.

 

Face à ces nouveaux enjeux, le vigneron ajaccien François Mercury, en compagnie d’autres producteurs comme Louis de Poix du domaine Peraldi, Jacques Bianchetti du Clos Capitoro, et Pascal Albertini du Clos d’Alzeto, s’engage à défendre une tradition viticole enracinée dans les siècles, afin de produire des vins de qualité et de mettre en avant le cépage sciaccarello. Le Syndicat de défense des Coteaux d’Ajaccio voit ainsi le jour au milieu des années soixante. S’ensuit la naissance de l’AOC Coteaux d’Ajaccio en 1971 qui devient Ajaccio tout court en 1984.

 

 

Deux portraits à lire :

 

COMMUNOVIN

Sébastien Poly le petit-fils de Jacques Poly président de l’INRA / Domaine U Stiliccionu : des arbres (1000 plantés), des tailles hautes en échalas, un poulailler mobile (une centaine de poules), quatre ânes, une dizaine de ruches.

 

Vin, veau, resto: les frères Abbatucci, success-story de la gastronomie  corse - Le Point

Domaine Abbatucci ses cépages autochtones vendus en Vin de France.

Fabien Gaveau, professeur agrégé d'histoire, chercheur au CNRS.

Fabien Gaveau : "La force de la viticulture insulaire, c'est le nombre incroyable de cépages" ICI 

Par: Propos recueillis par Laurent Casasoprana

Jean-Guy Talamoni siégeait à l'Assemblée de Corse depuis 29 ans.

Régionales en Corse. Quatre listes présentes au second tour, Talamoni absent pour la première fois en 29 ans

Quatre listes, trois nationalistes et une d’union de la droite, s’affronteront dimanche prochain lors des élections régionales en Corse. Victime de la désunion nationaliste, Jean-Guy Talamoni sera le grand absent de ce scrutin, pour la première fois en 29 ans.

 

La désunion nationaliste aux élections territoriales de Corse a été fatale à Jean-Guy Talamoni. Le président sortant de l’Assemblée de Corse ne sera sur aucune liste au second tour dimanche prochain.

 

La liste autonomiste de Gilles Simeoni, arrivée en tête au premier tour (29,2 %), affrontera celle de Laurent Marcangeli, maire d’Ajaccio et chef de file d’une droite unie (24,9 %), celle de Paul-Felix Benedetti, à la tête du parti indépendantiste radical Core in Fronte (8,4 %), et celle d’union PNC-Corsica Libera emmenée par Jean-Christophe Angelini, qui avait obtenu 13,2 % des voix.

 

Quelques minutes avant 18 h, Jean-Christophe Angelini, maire autonomiste de Porto-Vecchio, a déposé une liste fusionnant son Partitu di a Nazione Corsa (PNC) avec les indépendantistes de Corsica Libera en incluant quatre de leurs candidats parmi les 15 premières places mais pas leur tête de liste, Jean-Guy Talamoni, a confirmé à l’AFP Vannina Borromei, colistière de M. Angelini.

 

Jean-Guy Talamoni, 61 ans, quitte ainsi l’Assemblée de Corse où il siégeait depuis 29 ans. Niant que sa candidature ait été refusée - « une telle requête […] n’a jamais été formulée » -, le leader de Corsica Libera a au contraire affirmé dans un communiqué mardi soir avoir lui-même « décidé de ne pas présenter (sa) candidature en cas de fusion ».

 

« Je ne peux être tenté de faire passer ma situation personnelle avant les intérêts supérieurs de la Corse », affirme M. Talamoni dans ce texte : « C’est la raison pour laquelle j’ai demandé […] de ne jamais faire de cette question un élément de blocage », poursuit le dirigeant indépendantiste, qui précise que son « engagement pour la Corse prendra d’autres formes »

 

Ce choix a été qualifié de « courageux » et « de raison » par Jean-Christophe Angelini, qui a salué une démarche prise « sans que cela ne soit demandé politiquement ».

 

La liste Corsica Libera avait obtenu 6,90 % des voix au 1er tour, un résultat en dessous des 7 % requis en Corse pour pouvoir être en ballotage (contre 10 % dans les autres régions) mais suffisant pour fusionner. Lundi soir, Gilles Simeoni avait écarté la possibilité de voir se forger une nouvelle coalition nationaliste dans l’entre-deux-tours avec les listes de MM. Talamoni et Angelini.

 

Aucun accord trouvé

 

Depuis le deuxième tour des territoriales de 2015, le parti de Gilles Simeoni, Femu a Corsica, et celui de Jean-Guy Talamoni, Corsica Libera, étaient associés dans une coalition nationaliste baptisée Pe a Corsica. Cette coalition s’était présentée unie dès le premier tour aux territoriales de 2017 et avait obtenu la majorité absolue au 2e tour.

 

Dans un communiqué de deux pages, Gilles Simeoni a expliqué lundi soir avoir « proposé à l’ensemble des composantes de la majorité territoriale sortante une démarche commune basée sur six principes » qui constitueraient « l’ossature indispensable de tout rapprochement durable et de tout contrat de mandature ».

 

Aucun accord n’ayant pu être obtenu « malgré plusieurs semaines de discussions », Gilles Simeoni a donc jeté l’éponge et décidé de partir seul au second tour : « Il semble difficile que ces questions essentielles […] puissent être entérinées en quelques heures 

 

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commentaires

Philippe 25/06/2021 19:01

J'ai voté parce que j'aime ça. Les gens bien qui tiennent la boutique, les bulletins sur l'étal, l'isoloir, le bruit de l'enveloppe qui tombe au fond.
J'ai voté en pensant à ma grand-mere qui a attendu 36 ans avant de pouvoir le faire et qui en éprouvait encore et toujours une colère blanche.
J'ai voté en pensant aux peuples qui en meurent d'envie.
J'ai voté parce que les droits, ça s'exerce.
J'ai voté parce que ça n'est jamais banal de voter.
J'ai voté par civisme

Pierre 25/06/2021 15:20

Franchement, si vous reveniez à l' essentiel !. Halte aux divagations!
Comme disait De Gaulle au président de la SNCF qui qui lui demandait à quel niveau il devait llui présenter le plan de reconstruction du réseau e chemin de fer: " Le plus élevé c'est le moins encombré"

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