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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 10:40
Le « penalty manqué » par Faruk Hadzibegic le 30 juin 1990 à Florence, les Yougoslaves affrontaient en1/4 de finale les Argentins de Maradona.

Rappeler un fait d’histoire enterré et ignoré, surtout par les Français, ce n’est pas faire injure au présent, ni verser dans la stigmatisation d’une équipe de football.

 

Le football yougoslave m’a toujours séduit et passionné, un régal pour ceux qui aiment le beau jeu.

 

Dans cette Coupe du monde j’ai visionné peu de matches mais le hasard veut que j’aie vu jouer la Croatie qui possède l’essentiel des talents de cette Yougoslavie oubliée. Avec la Belgique, elle est sans contestation une grande équipe.

 

Elle s’est qualifiée à plusieurs reprises après prolongation et tirs au but.

 

Les tirs au but ne sont pas des pénaltys car ce sont des fusils à un coup.     

       

« Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois… » Albert Camus

 

« On se souvient de ce titre magnifique du roman et film éponyme de l'écrivain autrichien Peter Handke : «L'angoisse du gardien de but au moment du penalty».

 

Gigi Riva, dans son livre le Dernier Penalty écrit :

 

« Dans les Balkans, dire que le sport est comme la guerre n’est pas une métaphore. La guerre est la continuation du sport par d’autres moyens.

 

Le Dernier Penalty, est une formidable enquête, histoire de football et de guerre, ne manque pas de le rappeler, l’explosion de la Yougoslavie, «une idée romantique à l’agonie» alors, bruissait depuis quelque temps – dix ans après la mort du dirigeant Tito, la fédération socialiste n’était maintenue à flot qu’à coups d’illusions. Ainsi, ça avait chauffé fort lors d’un match entre le Dynamo Zagreb et l’Étoile Rouge de Belgrade. Dans le stade, les supporters avaient déployé des banderoles avec des slogans identitaires et créé une émeute.

 

Gigi Riva est rédacteur en chef de l’hebdomadaire italien L’Espresso, homonyme d’une légende de la Squadra Azzura et il a couvert la guerre des Balkans. Son livre raconte comment foot et politique se sont croisés durant un demi-siècle, jusqu’au paroxysme de Florence en 1990.

 

En 1990, l’Italie accueille le Mondial de foot, le 30 juin à Florence, les Yougoslaves affrontent, en quarts de finale, les Argentins de Maradona. Au coup de sifflet final, le score est nul. La séance des tirs au but s’achève sur ce qui a été qualifié à tort le penalty raté du capitaine, Faruk Hadzibegic.

 

Ce sera l’ultime apparition de l’équipe nationale d’un pays en voie d’implosion. C’est dans les virages des stades, tenus par la pègre, qu’ont été formés, en Serbie et en Croatie, les groupes paramilitaires, dont les méfaits, dans les années 1980, préfigurent les conflits de la décennie suivante.

 

Ce « penalty manqué » par Faruk Hadzibegic devenait soudain une histoire de football et de guerre. Le symbole, le déclencheur de l’éclatement d’un pays.

 

Croates et Serbes jouaient sous le même maillot, celui de la Yougoslavie – ce fut la dernière fois, une fin précipitée par le dernier penalty… Dans les mois qui suivirent, tant et tant de supporters devinrent les miliciens d’une guerre civile. Une guerre durant laquelle les nationalismes se sont affrontés dans le sang, sous les bombardements. »

 

Ce sont des pages d’Histoire les rappeler n’entache en rien le moment d’une finale de Coupe du Monde, que le meilleur gagne et quel qu’il soit, loin des excès de nationalisme chauvin, lever un verre de vin naturel de Croatie me va, j’aime ça comme j’aime l’eau de Vichy aussi.

FARUK HADZIBEGIC ICI

né le 7 octobre 1957 à Sarajevo, Yougoslavie, en Bosnie-Herzégovine fut un footballeur international yougoslave d'origine bosnienne, mais désormais de nationalité française, qui évoluait au poste de libéro. Il s’est reconverti en entraîneur depuis 1995.

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commentaires

pax 16/07/2018 09:19

La France vient de gagner sa 2 éme Coupe du Monde de football.
Les Croates n’ont rien lâché et ont vendu chèrement leur peau. 4 à 2 pour la France ;
Cette France tellement ridiculisée et méprisée par tant de Français eux mêmes.
Cette France qui, mondialement, était à peine dans ce qui en France serait une division nationale.
La voilà champion pour la deuxième fois, à l’image de l’Allemagne éliminée très tôt malgré la légende : le foot c’est ce truc qui se joue à 11 joueur contre 11 et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne.
Au sortir du « fan zone » de Collioure un de ces esprits forts à l’évidence amoureux de leur pays.
Nul !, Nul ! Complètement nul !
Certes, ce ne fut pas facile. La France au début semblait paralysée alors que les Croates maîtres du ballon enfilaient attaques sur attaques.
On oublie, n’en déplaise aux spectateurs qu’une défense bétonnée est aussi une technique de jeu.
De plus, les attaquants tout à leur agressivité, oublie quelque peu leur défense, permettant à l’équipe adverse de se créer quelques opportunités et de construire des attaques couronnées de succès.
C’est ce qui s’est passé. Bravos Les Bleus dont l’exceptionnelle jeunesse nous promet de beaux championnat d’Europe et de future Coupe du Monde.
Cette victoire qui devrait être la 3 éme dans l’histoire des Bleus me donne l’occasion de revenir sur cet impardonnable coup de boule de Zidane à quelques minute de la fin de la Coupe de 2006 geste, impardonnable pour un joueur de cette envergure. Ses fans de toujours et fidèles, l’excusent en évoquant les faiblesses humaines.
Hier matin, relevé une citation dudit Zidane rapportée par Djibril Cissé : « Comme a dit Zizou , dans le football, les performances individuelles, ce n'est pas le plus important.On gagne et on perd en équipe. Ben voyons.
On ira fêter et noyer tout ça en dégustant un bouteille de Prosek vin croate que Bruxelles voulait voir débaptisé en raison d'une confusion possible avec le Proseco italien. Ces braves Croates ont refusé tout net..
Bien fait na ! Ils ont le temps de se voir emmerdés par les bruxelocrates aussi maniaques qu'anonymes.

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