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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 06:00
en 2015 les 2 taulières entourent votre taulier

en 2015 les 2 taulières entourent votre taulier

Au tout début, le Lapin Blanc, dont je fus l’un des premiers piliers du bar, sans faire injure aux deux taulières Claire et Gaëlle, et au taulier tatoué le Stéphane, le Lapin Blanc tenait plus du bouiboui, certes bien tenu, que des bars à vins tendance qui fleurissaient dans Paris.

 

C’est ce qui faisait son charme même si pour s’y rendre, le cycliste que je suis devait se taper la plus belle côte de Paris, celle de la rue de Ménilmontant. Certes ce n’était pas le Mont Ventoux, il me fallait la monter au train à vélo puisqu’elle culmine à 104 m lorsqu’elle atteint la rue des Pyrénées. Longue de 1,230 km la rue de Ménilmontant est l'une des rues les plus abruptes de Paris. On l’enfile dans la prolongation de la rue Oberkampf, au métro Ménilmontant, où l’altitude est de 54 m, puis on la grimpe sans trop de difficulté jusqu’à la petite place de la rue Sorbier où elle atteint 75 m, ensuite la pente est très rude dans le dernier tronçon où se situe la cantine d’altitude qu’est Le Lapin Blanc.

 

 

Aller au Lapin Blanc ça se mérite, y’a pas de voiturier, il faut avoir du cœur et de bons mollets pour y accéder à pied ou à vélo mais, une fois entré dans le terrier, ce n’est que du bonheur à toute heure du jour et de la nuit, ou presque.

 

J’y ai à peu près tout fait à ce fichu Lapin Blanc, portier videur, essuyeur de vaisselle avec Emilie, danseur de rock avec la Claire, la cuisine pour mon anniversaire, pourvoyeur de vaisselle, coursier avec la Claire et Mr Fall pour l’approvisionnement, accoucheur de Barnabé le premier robot-mixeur, servir les clients, couper le pain, animer deux dégustations l’une sur les vieux GCC de Bordeaux extraits de ma cave, l’autre le soir funeste du Bataclan avec les vins de mes amis Alice et Olivier de Moor, Claire Naudin…, participer à des blind-test mémorables où j'étais lamentable, attirer le très chic et épicurien Pax et madame, et à ceux qui me disait « c’est qui le Lapin Blanc ? » je répondais invariablement « si vous saviez ! »

 

Avec le grand Philippe, pourvoyeur de jaja, d'abord en cubi, nous savions ce qu’était la galère des 2 Taulières mais nous ne pipions mots nous contentant d’être présents même les jours où la maison était désespérément vide.

 

Mais les filles n’étaient pas du genre à se lamenter, sur les réseaux sociaux elles inventaient, elles innovaient, reines de la communication la Gaëlle, et petit à petit le joyeux boui-boui est devenu un must parisien, infesté de vins nus, le genre de tripot à donner de l’urticaire au Pousson que nous « adorons » même que, comme dans les pubs anglais, il y a un jeu de fléchettes avec son ego pour cible (je déconne, c’est l’esprit Lapin Blanc).

 

 

Le tripot fermait officiellement à deux heures du mat mais que de fois sommes-nous restés derrière le grand rideau à sucer de la glace ; même qu’un petit matin Emilie voulait que nous allions prendre notre petit déjeuner à Trouville ; nous nous sommes contentés de débarquer à Versailles.

 

Bref, nous avons passé de bons moments au Lapin Blanc, je m’y suis fait une tripotée d’amis, surtout avec un e, mais voilà la roue tourne, les taulières changent de cap, et ce que je savais depuis longtemps arrive : clap de fin pour le Lapin !

 

Fin janvier c’est terminé.

 

Verserons-nous une larme, bien sûr que non, simplement le Vieux Con que je suis voulait dire merci à ces chevalières de l’impossible qui, au tout début, avec des bouts ficelles, un panier de dettes, mais un grand cœur, de l’amour, de la sueur et des éclats de rire, nous donné tout en haut de Ménilmontant des bouffées d’oxygène dans un monde qui en manque fichtrement.

 

Allez les nanas, taillez la route on se retrouvera pour siffler des canons, papoter…

 

Plein de bises sur vos belles joues…et le c'est propre de Stéphane me manquera 

 

Le Lapin Blanc chasseur de beaux vins nus sur les hauts de Ménilmontant : « mais oui madame c'est là que je viens retrouver mon âme, toute ma flamme, tout mon bonheur… » ICI

 

Claire et Gaëlle taulières du Lapin Blanc, ne chalutaient pas dans le Chantal Goya mais plutôt dans le Frank Zappa : Clap de fin !

Le Lapin Blanc et toute son équipe vous souhaite une très belle année 2018 !

 

Pour nous 2018 sera l’année d’un grand tournant : C’est avec un petit pincement au cœur que nous vous annonçons la fermeture prochaine du Lapin Blanc. Nous partons toutes les deux à la découverte de nouveaux horizons.

 

Nous avons passé 5 merveilleuses années à vos cotés : construire cet endroit de nos petites mains et avec tout notre cœur, découvrir un métier passionnant, se dépasser sans cesse, se passionner pour la cuisine, les beaux produits, les vins naturels… rencontrer des gens extraordinaires, VOUS rencontrer ! Devenir un refuge puis une famille.

 

Forcément, nous allons verser une petite larme, mais il nous reste un mois pour célébrer ensemble la fin de cette très belle aventure et nous comptons sur votre présence pour venir faire la fête avec nous, boire tout le stock, jouer au blind test, enflammer le dancefloor ! Le programme ci-dessous :

 

MERCI.

 

Amour à foison.

 

jeudi 4, 11 et 18 janvier, un (copain) chef d’un soir !

On peut déjà vous dire qu’il y aura l’aligot de Philippe Cuq le 18 janvier.

 

vendredi 5, 12 et 19 janvier, la boom !

Le fameux dancefllor du lapin va fumer.

 

samedi 6, 13 et 20 janvier,

Évidement les derniers blind test des titans !

 

---> Closing party le mardi 23 et mercredi 24 janvier <---

Plein d'infos à venir

Claire et Gaëlle taulières du Lapin Blanc, ne chalutaient pas dans le Chantal Goya mais plutôt dans le Frank Zappa : Clap de fin !

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commentaires

pax 05/01/2018 08:06

En v'la une nouvelle cher Taulier. On saura tout ! Ce n'est pas M.Le Trouadec sombre dans la débauche non , on est plus proche de la version masculine de la Vieille Dame mais quel santé !
De mon unique visite,avec les yeux quelque peu ébahis de provincial quelque peu bluffer d'être là, sur tes traces du Taulier d'une part et dans un lieux presque mythique d'autre part, je n'ai pu percevoir cette ambiance mainte fois narrée, ayant le tort de diner trop tôt.J'en garde néanmoins un bon souvenir qui n'a d'égal que d'avoir loupé un autre de tes lieux favoris le restaurant de Giovanni Passerini.( Rassure moi, il est pas près de fermer celui là ?)Comme j'ai l'habitude qu'il n'y en a que pour les parigots, je déplore de ne pas pouvoir y être mais penserai à vous tout ce mois de janvier. En attendant, merci de transmettre mon bon souvenir " Aux Biches" Je compte sur toi pour nous tenir informés des suites de l'aventure de ces dames.

Bernard isarn 05/01/2018 06:34

C'est très joli ce texte au levé, ça évoque. Créatrice d'esprit, c'est un beau metier malgré le panier de dette et cela me rappelle les paroles de Georges, le grand georges '' dans un coin pourri du pauvre paris sur une place''... lorsque l'on monte, ce paris est assez difficille a trouver, souvent par manque de temps. Dommage. En tout cas, meilleurs voeux Jacques et merci de ces evocations qui nous font bien commencer la journée.

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