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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 06:00
Kiersten Essenpreis NWT

Kiersten Essenpreis NWT

Je suis un homme du milieu, ou presque.

 

1948, à l’aube du milieu du XXe siècle, en juillet, donc juste après le milieu de l’année.

 

 

Baby-boomer je suis chargé de tous les péchés du monde pour avoir dit-on profité outrageusement des soi-disant 30 Glorieuses, d’avoir été cigale, d’avoir gaspillé, jeté l’argent par les fenêtres, dilapidé le capital national…

 

De 1948, je n’ai aucun souvenir.

 

1958 Souvenir de mon père, pas très gaulliste, inquiet de la tournure des évènements et de ma mère espérant que le Général fasse la paix en Algérie, c’est une année de crise pour la France. En avril, le gouvernement Félix Gaillard est mis en minorité. C’est le début de la crise politique, et personne ne souhaite devenir Président du Conseil. Le 13 mai, en réaction à cette instabilité politique - et à l'impuissance de la IVe République face à l'insurrection algérienne depuis 1954 - le général Jacques Massu constitue un Comité de salut public à Alger et exige la création en France d’un gouvernement d’exception. Le général de Gaulle accepte deux semaines plus tard de prendre la tête de l'Etat.

 

Sur le plan économique, la situation est également difficile.  Le Plan Pinay-Rueff d'assainissement financier est mis en oeuvre en décembre. Il s'accompagne d'une dévaluation de 17,5 % - la 7e depuis la Libération - et la création du nouveau franc.

 

J’ai 10 ans lorsque la Constitution de La Ve République entre en vigueur le 4 octobre 58.

 

1968, «  J'avais 20 ans en mai 1968 et que, contrairement à Paul Nizan dans Aden Arabie, aujourd'hui je n'écrirai pas « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie » De ce temps je ne suis ni fier, ni repentant, il reste pour moi le moment où la société française, sa jeunesse tout particulièrement, dans l'un de ses spasmes violents dont elle a le secret, explosaient les coutures d'un habit trop étroit. La société de consommation avait besoin qu'on brise les tabous pour prospérer, nous l'avons fait. Que voulez-vous, il faut que jeunesse se passe, et la nôtre fut celle qui osait écrire « nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui. » C'est vrai que nous n'étions guère préoccupés par nos retraites, nous étions des enfants de la Paix et, tout au fond de nous, sous notre couche de connerie verbale, la certitude d'un monde meilleur ne souffrait d'aucun doute. »

 

 

En 1968, nous étions dans la rue mais pas dans les urnes. Pour le vidage peu glorieux du Général, l'apport de la France moisie et revancharde a fait la différence. Pas nous ! Enfin, pour l'élection de Pompidou quelques remarques : avec le pâtissier rondouillard et madré de Jacques Duclos les ex-stal du PCF faisaient leur meilleur score - pauvre Marie-Georges - et surtout étaient à deux doigts d'être au 2ème tour. Dans quelle galère s'était fourré PMF avec Gastounet ? C'est la seule fois où Rocard s'est présenté et je n'ai pas pu voter pour lui - heureusement mémé Marie qui prenait ses consignes de vote auprès de son petit fils préféré l'a fait pour moi. Enfin, l'inconnu Ducatel faisait mieux que Krivine : il vrai que les Troskos n'étaient pas alors branché people, polo noir et belle gueule...

 

1978 mes 30 ans, je m’interroge sur mon avenir : privé ou public, où vais-je travailler ?

 

1988

 

4 mai : libération des 3 otages français enlevés au Liban : Marcel Carton, Marcel Fontaine et Jean-Paul Kauffmann, après 1 138 jours de captivité pour les deux premiers, et 1 077 jours de captivité pour le troisième.

 

5 mai : libération des 22 otages retenus prisonniers sur l’île d'Ouvéa par le FLNKS

 

8 mai : second tour de l'élection présidentielle, François Mitterrand est réélu à la présidence avec 54 % des voix contre 46 % à Jacques Chirac.

 

10 mai : Michel Rocard est nommé premier ministre.

 

Je rejoins dès le lendemain le 78 rue de Varenne en tant Directeur–adjoint du cabinet du Ministre.

 

14 mai : dissolution de l'Assemblée nationale.

 

12 juin : élections législatives : très courte victoire de la gauche et stratégie d'« ouverture ». Le parti socialiste n'a pas la majorité absolue et le gouvernement doit composer avec l'opposition.

 

J’ai 40 ans et je vais vivre les 4 années les plus intenses de ma vie.

 

1998

 

C’est la finale de la Coupe du monde de football qui voit la victoire du pays hôte, la France face au Brésil sur le score de 3 à 0 le 12 juillet 1998 au Stade de France à Saint-Denis devant 80 000 spectateurs.

 

C’est le jour de mon anniversaire : 50 ans.

 

2008

 

La crise de 2008 a débuté avec les difficultés rencontrées par les ménages américains à faible revenu pour rembourser les crédits qui leur avaient été consentis pour l’achat de leur logement.

 

Ces crédits étaient destinés à des emprunteurs qui ne présentaient pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux d’intérêt préférentiels (en anglais « prime rate »), mais seulement à des taux moins préférentiels (« subprime »).

 

L’endettement des ménages américains a pu s’appuyer sur les taux d’intérêt extrêmement bas pratiqués pendant des années par la Banque centrale des États-Unis (la « FED ») à partir de 2001 après la crise boursière sur les valeurs « Internet ». En outre, les crédits étaient rechargeables, c’est-à-dire que régulièrement, on prenait en compte la hausse de la valeur du bien, et on autorisait l’emprunteur à se réendetter du montant de la progression de la valeur de son patrimoine. Cela a soutenu la forte croissance des États-Unis.

 

Les crédits « subprime » ont été gagés par une hypothèque sur le logement acheté, l’idée étant que les prix de l’immobilier aux États-Unis ne pouvaient que grimper. Dans ces conditions, une défaillance de l’emprunteur devait être plus que compensée par la vente du bien hypothéqué.

 

Autre caractéristique, ces crédits ont souvent été accordés avec des taux variables. Plus précisément, les charges financières de remboursement étaient au démarrage très allégées pour attirer l’emprunteur. Elles augmentaient au bout de 2 ou 3 ans et le taux d’emprunt était indexé sur le taux directeur de la FED.

 

Ce qui s’est passé est finalement assez facile à comprendre :

 

La Banque Centrale américaine a progressivement relevé ses taux de 1 % en 2004 à plus de 5 % en 2006 pour tenir compte de l’évolution de l’inflation et de la croissance américaine. Les charges financières des emprunts se sont considérablement alourdies. Un nombre croissant de ménages n’a pu faire face.

 

« Les arbres ne sont pas montés jusqu’au ciel » et les prix de l’immobilier ont fini par se retourner à la baisse dans l’ensemble des États-Unis.Résultat : la valeur des habitations est devenue inférieure à la valeur des crédits qu’elles étaient supposées garantir. L’afflux des défaillances des emprunteurs et des reventes de leurs maisons hypothéquées a accéléré la baisse des prix de l’immobilier. Les pertes se sont donc accumulées également du côté des prêteurs. Des établissements de crédit spécialisés se sont, les premiers, retrouvés en difficulté.

 

A l’été 2007 le taux de non remboursement sur les crédits « subprime » dépassait 15 % contre 5 % en moyenne à la même époque pour l’ensemble des crédits hypothécaires aux Etats-Unis, chiffre lui-même record depuis 1986. Certes les défauts de paiement ne conduisent pas tous à la faillite de l’emprunteur et à la vente du bien hypothéqué. Mais on estimait, fin août 2007, que près d’1 million d’emprunteurs avaient perdu leur logement.

 

Sur la base d’un taux de défaillance de 15 %, l’évaluation initiale du coût financier de la crise des « subprime » était de 160 milliards de dollars. Important certes, mais pas de quoi provoquer une crise financière mondiale.

J’ai 60 ans mais je ne prendrai ma retraite qu’à 67 ans.

 

2018 nous y sommes, premier jour, BONNE ANNÉE à vous tous, sera-ce l’année de mes 70 ans, âge canonique, comme on le dit « Dieu seul le sait… », le sait-il d'ailleurs...

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commentaires

Pierre Masson 02/01/2018 15:00

Ouais, ben moi en 1968 j'étais en pleine love story et je n'ai pas quitté le lit

pax 01/01/2018 12:50

Après M.CONSTANTIN - WEYER (prix Goncourt 1928) pour : " Un homme se penche sur son passé "
voila notre Taulier qui s'y colle et nous livre une brève biographie.(Cela me permet, en passant ,de relever que ,né 2 jours après mais 2 ans avant, je suis en droit, révérence parlée , de te prendre pour un jeune freluquet, cher Taulier)
C'est toujours intéressant d'être invité à remonter les années.Du parcours présenté je relève les années de prises d'otages, prenant la suite des détournement d'avion et remplacées, à présent par des attentats antisémites et autres. Que nous réserve la prochaine décennie ? Fasse le ciel que nous soyons tous encore là pour le déplorer ou nous réjouir de la tournure qu'auront pris les événements.Mon bon Taulier je compte sur toi et sur ton respect pour tes ainés.
Quand à 2018 : " Inch Allah " tant il est vrai que ,beaucoup , en ce moment, dépend de leur bon vouloir et de leur savoir faire. So long !

Aredius44 01/01/2018 10:22

Merci pour cet historique A deux ans près (1946) je n'en ai guère à ajouter. Soyez à la mode...
https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2017/12/31/offrir-ses-voeux-en-occitan-limousin-en-2018/

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