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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 07:00
Champagne : « le rose, Champagne by Clara Morgane », sexe dans la chaleur de la nuit des boîtes de nuit… Gorgées de transgression

Pauvre comte Loïc Chiroussot de Bigault de Cazanove, dont la famille a été anoblie par Saint-Louis lui-même, pensez-donc la maison de champagne de ses aïeux, passée de mains en mains depuis les années 50, vient d’associer son nom à un symbole de stupre et de fornication, Clara Morgane star du X.

 

Dans le canard local, l’Union, il s’étrangle :

 

 

« Je suis véritablement choqué par cette association. C’est tout simplement scandaleux ! Comment peut-on associer le nom de mon illustre famille à celui de Clara Morgane ? C’est inconcevable », s’exaspère le comte, qui a décidé d’assigner en référé la SAS Charles de Cazanove, pour que le nom « de Cazanove » soit retiré de la cuvée Clara Morgane. « Je ne comprends pas. S’ils savaient, mes ancêtres se retourneraient dans leur tombe ! »

 

La réponse de la dite maison est très Clinton :

 

« La maison Charles de Cazanove assume avec fierté sa collaboration très appropriée avec Clara Morgane, pour la mise en avant de ce produit emblématique du terroir, de la tradition et de l'excellence française, qu'est le vin de Champagne »

 

«Une bouche fruitée, généreuse et puissante pour vous accompagner pendant les fêtes», annonçait lancienne actrice X en posant avec une bouteille de ce champagne rosé, conçu par la maison de Cazanove.

 

Lancée en grande pompe à un mois de Noël, dans une boîte de nuit parisienne, la cuvée Clara Morgane est vendue 50. Voir les suites de l’affaire ICI

 

Dans les milieux bien informés d'Aÿ il se dit que Charles Philipponnat envisage d'engager pour sa cuvée du Nouvel An Brigitte Lahaie qui a déjà posé pour Pascal Simonutti star des vins nus. La photo du flacon est disponible sur la Toile : cherchez !

 

 

Pour mes braves lecteurs qui ignoreraient qui est Clara Morgane c’est ICI

 

Tempête dans un verre de champagne (c’est la tendance ni coupe, ni flute) comme je ne suis pas bégueule je me marre grave car moi je m’en fous comme de ma première liquette de ce champagne-là.

 

Je bois du champagne pas des fantasmes agités par des communicants en mal de booster les ventes du marque à la ramasse.

 

Mais, comme j’ai l’esprit d’escalier, et qu’il est mal tourné, je me suis interrogé sur la parution, en ce mois où il coule à flots, sur la parution dans le MONDE d’un article signé par une night-clubbeuse très connue des milieux de la nuit baptisé :

 

Le champagne dans la chaleur de la nuit

 

Là aussi je kiffe grave mais je n’en dirai pas plus car je ne suis ni pincé du cul, ni adepte des boissons gazeuses pour trous du cul friqués.

 

En boîte de nuit, partout dans le monde, la bulle est dégustée avec élégance ou avec excès. Un enjeu de taille pour les marques.

 

La musique est forte mais ils aiment ça. Six hommes et femmes, la quarantaine, ­robes structurées, costumes cintrés, se serrent sur des tabourets joufflus et une banquette en cuir. Une flûte de champagne à la main. Petite pause avant de retourner danser. Les bagues cognent contre le cristal, les cheveux ne sont plus en place. Otez le champagne de cette table, remplacez-le par du whisky, du rhum, du rouge, de la bière, de la limonade, n’importe quoi, et l’élégance de ce groupe se craquelle. Le champagne a cette image statutaire.

 

Dans certains clubs branchés, il est même impossible d’obtenir une table sans prendre une bouteille à bulles. « C’est la condition sine qua non ! Sans champagne, notre métier n’existe pas », assène Jean-Roch, propriétaire des discothèques VIP Room, qui font danser les noctambules de capitales de la fête à Paris, Saint-Tropez, Dubaï ou Marrakech. « J’ai vu des clients boire du Petrus en club. Ils avaient les lèvres violettes et je sais que c’est l’excellence du bordeaux. Mais il y a dans le champagne une part de spectacle, de ­magie, d’éphémère comme l’est une fête. La fête, c’est aussi une notion de rareté, qui est intimement liée au champagne. »

 

Pas une boîte de nuit, de la plus inouïe à la plus banale, qui ne propose sa bouteille de champagne. On fait encore plus sauter le bouchon à la Saint-Sylvestre ou au cœur de l’été, mais en boîte, il y a des ­bulles tous les soirs. Pour la France, surtout là où les touristes affluent : à Paris donc, et sur la Côte d’Azur, même si nombre d’établissements y sont fermés durant la saison froide.

 

Orgies et stars

 

Ce qui chauffe, toute l’année, c’est le porte­feuille. Dans les clubs français de Jean-Roch, le prix d’une bouteille oscille entre 250 et 500 euros – une fourchette valable pour la plupart des clubs de renom. Pas à la portée de toutes les bourses. « Si des moins de 30 ans boivent du champagne en boîte de nuit, c’est qu’ils ont des parents fortunés et qu’ils viennent des beaux quartiers », observe Jérémy, fêtard à la retraite depuis qu’il est papa. Ce dernier pointe un autre trait du vin à bulles : « En plus d’être cher, il enivre beaucoup moins que les ­alcools forts. Deux raisons qui font que ceux qui tiennent une coupe ont généralement plus de 35 ans… et sont souvent des femmes. » Jérémy évalue l’ambiance du lieu à sa relation au champagne : « Il y a les boîtes à orgie, où l’on commande les bouteilles par dix, dans des baignoires. Il y a des boîtes m’as-tu-vu, avec des petits ­minets qui gâchent – il est sabré, renversé, arrosé. Il y a des endroits plus raffinés, où il est assemblé dans des cocktails. »

 

POUR L’ANNIVERSAIRE DES CAVES DU ROY, DOM PÉRIGNON A CONÇU CINQ MATHUSALEMS À 50000 EUROS PIÈCE. ILS ONT TROUVÉ PRENEUR IMMÉDIATEMENT.

 

Les lieux orgiaques, on les trouve surtout dans le Sud. Une facture de champagne du milliardaire pakistanais Javed Fiyaz, au Gotha Club, à Cannes, qui s’élevait à 380 000 euros pour une soirée, a fait le tour des magazines people en 2014. Dans son escarcelle : 200 bouteilles de Dom Pérignon, six jéroboams (3 litres) et cinq mathusalems (6 litres) de « Cristal » de Roederer. L’hôtel Byblos et sa boîte de nuit, Les Caves du Roy, qui fait référence à Saint-Tropez, ont fêté leur 50e anniversaire le 27 mai. Pour l’occasion, la marque Dom Pérignon a conçu cinq mathusalems au design unique. Prix de vente : 50 000 euros pièce. Ils ont immédiatement trouvé preneur. Durant la même soirée, l’établissement a servi 350 magnums, toujours de Dom Pérignon.

 

 

Le plus impressionnant survient au ­milieu de la nuit, quand les stars médiatiques ou sportives, des capitaines d’industrie, des traders aussi se déchaînent lors des battles : des clients s’affrontent à coups de marques et font monter les ­enchères, tant par le prix que par la taille ou le nombre de bouteilles. « Je tiens à corriger ce qu’on dit ici ou là, nuance Stéphane Personeni, directeur des Caves du Roy. Chez nous, on boit le champagne, on ne s’arrose pas avec. On interdit les douches au champagne. On veut une fête élégante où tout le monde profite. » Ce qui ­signifie que ces pratiques existent ailleurs.

 

Si plusieurs centaines de bouteilles peuvent être débouchées en une soirée, reconnaît Stéphane Personeni, tout n’est pas une question de taille et de quantité. La musique n’empêche pas quelques clients de vouloir déguster. Ce sommelier de formation propose ainsi plus de 70 références dans la maison, d’un clas­sique Moët à un vieux millésime (de 290 à 3 400 euros la bouteille) en passant par des cuvées plus confidentielles comme un « Célébris » de Gosset ou le sublime « Belemnita » de Gonet.

 

Gorgées de transgression

 

Mais les deux marques les plus vendues aux Caves du Roy, et même dans la plupart des boîtes de nuit renommées, sont Roederer (avec son « Cristal ») et Dom Pérignon « parce que ce sont deux magnifiques champagnes que tout le monde connaît, explique Stéphane Personeni. Ce sont des Ferrari, et sur la photo d’anniversaire ça marque les esprits ! »

 

Dans le très chic club Matignon des Champs-Elysées, à Paris, où le champagne représente la moitié des ventes de boissons, le directeur associé Olivier Breillat aime citer ses cuvées de prestige : « On a référencé un “Clos du Mesnil” de Krug. Un de nos clients nous l’a demandé. Et même s’il ne vient que deux fois par an, pour la Fashion Week, c’est important de faire plaisir. » Au VIP Room, on remarque que Dom Pérignon séduit beaucoup la clientèle européenne tandis que « Belle Epoque », de Perrier-Jouët, attire les Américains.

 

Du côté des marques, la nuit est un enjeu économique de taille. Un 31 décembre notamment. Les marques restent discrètes sur le phénomène. Ainsi, et alors que son « Belle Epoque » est souvent cité, ­Perrier-Jouët ne souhaite pas évoquer son succès nocturne. Chez Dom Pérignon, on est moins frileux. « Les personnes qui ­fêtent la nuit sont les mêmes qui vivent le jour, s’amuse le chef de cave Richard ­Geoffroy. L’homme est juste plus libéré. Tous ses sens sont en éveil. Mais la nuit de Dom Pérignon a du sens parce qu’il y a le jour. Le statut de la marque s’est fait le jour. Le jour a nourri la nuit et maintenant la nuit nourrit le jour, elle lui donne de la transgression. » Pour alimenter le dialogue, la célèbre marque a même créé des étiquettes phosphorescentes que l’on distingue entre toutes, même dans le noir.

 

La suite ICI

 

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commentaires

William Munny 30/12/2017 13:39

Et bien tout ces gens là méritent bien tous ces petits restes le lendemain: le casque à pointe à l'envers et des petits résidus bien chimiques. Si ils trouvaient le moyen pratique aussi, de garder pour eux ces inconvénients de leur fête à papa.

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