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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 06:00
«Rien de plus charmant que le dîner dans le jardin de l'hôtel Ritz, cette oasis de calme fraîcheur au centre de Paris», Le Figaro en 1901. «Rien de plus charmant que le dîner dans le jardin de l'hôtel Ritz, cette oasis de calme fraîcheur au centre de Paris», Le Figaro en 1901. Crédits photo : Wikimedia commons LES ARCHIVES DU FIG

«Rien de plus charmant que le dîner dans le jardin de l'hôtel Ritz, cette oasis de calme fraîcheur au centre de Paris», Le Figaro en 1901. «Rien de plus charmant que le dîner dans le jardin de l'hôtel Ritz, cette oasis de calme fraîcheur au centre de Paris», Le Figaro en 1901. Crédits photo : Wikimedia commons LES ARCHIVES DU FIG

Depuis le lundi 6 juin le Ritz est de nouveau ouvert je vais donc pouvoir aller traîner au bar Hemingway pour voir comment ils ont lifté le décor de chaudes boiseries tentant de reproduire l’atmosphère de l’époque Hemingway. Que sont devenues sur les murs, les photos et couvertures de magazines, machines à écrire et même une carabine, rendant un hommage permanent à l’auteur du Vieil Homme et la mer, Prix Nobel de littérature en 1954 ?

 

Et, qu’est devenu Colin Field, le chef barman de l’historique « Bar Hemingway », un citoyen de Sa Très Gracieuse Majesté, Colin Field, natif de Rugby, patrie de la célèbre Rugby School et de son sport éponyme, dans le canton de Stratford-upon-Avon lieu de naissance de William Shakespeare ?

 

 

Le bar Hemingway du Ritz est une légende parisienne depuis plus d'un siècle. En 1898, avec l'aide de l'architecte Charles Mewès, César Ritz conçoit, en collaboration avec le chef français Auguste Escoller un établissement au confort «ultra-moderne»: premier hôtel bénéficiant de l'électricité à tous les étages. Chaque chambre est équipée d'une salle de bain privée avec baignoire. Une petite révolution pour l'époque !

 

Racheté en 1997 par le milliardaire égyptien Mohamed Al Fayed. La même année, c'est en partant d'ici, poursuivis par les paparazzi, que son fils, Dodi Al Fayed, et Diana, la princesse de Galles, ont été victimes d'un accident mortel.

 

Le Ritz a bâti une partie de sa légende sur sa fréquentation, faite de personnalités politiques de renom, d'acteurs américains ou d'écrivains. Ernest Hemingway y avait ses habitudes, Audrey Hepburn y a tourné trois films, Charlie Chaplin ou Jean-Paul Sartre y ont été clients.

 

 

La libération du bar du Ritz, le 25 août 1944, par Ernest Hemingway (1899-1961), tient plus de la légende, initiée par le romancier américain en personne, que de la vérité historique.

 

En revanche, son attachement à ce palace, où il avait souvent séjourné avant la guerre, est lui bien réel : « Lorsque je rêve de la vie après la mort, l'action se passe toujours au Ritz à Paris ».

 

Hemingway a participé au Débarquement du 6 juin, au sein du 22e régiment d'infanterie de la 4e division américaine. Correspondant de guerre pour le magazine « Collier's », il suit en juin et juillet les troupes américaines remontant vers Paris, en appui de la 2e DB française.

 

« L'écrivain ne doute de rien. Surtout pas de lui-même. À Rambouillet, à la mi-août, un résistant se souvient qu'il « ne parlait que de cela : être le premier Américain à Paris et libérer le Ritz ». Il réussit, sur son nom et avec l'appui de l'Etat-Major de la IIIe Armée (commandée par Patton), à obtenir un rendez-vous avec le général Leclerc, commandant la 2e DB. Il veut lui demander, rien de moins, des hommes pour aller tout de suite vers Paris libérer le bar de son palace favori.

 

L'accueil du général est glacial. L'écrivain s'étonnera longtemps d'avoir été éconduit.

 

Le 25, vêtu de l'uniforme de correspondant, fusil-mitrailleur au poing et accompagné d'un groupe de résistants, il arrive toutefois en jeep place Vendôme. Il fait irruption dans le palace et annonce qu'il vient « libérer personnellement » le Ritz et son bar, réquisitionné en juin 1940 par les nazis et occupé par les dignitaires allemands, dont à l'occasion Goering et Goebbels.

 

Le directeur de l'hôtel, Claude Auzello, vient vers lui. Hemingway lui demande : « Où sont les Allemands ? Je viens libérer le Ritz ». « Monsieur, ils sont partis depuis très longtemps. Et je ne peux pas vous laisser entrer avec une arme ».

 

Hemingway va la reposer dans la jeep, pour revenir au bar où il laissera une ardoise historique de 51 dry Martini !

 

 

La suite ICI 

 

Hemingway restera nostalgique de cette période de sa vie. Il écrira à Marlène Dietrich « J'ai été vraiment amoureux dans ma vie, de cinq femmes, de la République espagnole et de la 4e division ».

 

 

« Le Petit Bar » du Ritz porte son nom depuis 1994. Sur le comptoir, trône une sculpture en bronze à son effigie. L'écrivain, alors sans le sou, avait découvert le Ritz à la fin des années 20 en compagnie d'un compatriote fortuné, Francis Scott Fitzgerald, avant de connaître le succès avec « Le soleil se lève aussi » et « L'adieu aux armes ».

 

Affabulateur l’Hemingway, s’il n’a pas libéré le petit bar du Ritz a-t-il inventé le fameux cocktail Bellini ?

 

 

Le Bellini a été créé au Harry’s Bar de Venise et est devenu la boisson emblématique de l’endroit. Rappelons que le Harry’s, fondé en 1931 (et qui n’est pas lié au « vrai » Harry’s, celui de Paris), devint dès son ouverture le rendez-vous de tous les hommes de goût et est connu pour avoir été l’une des escales favorites d’Hemingway. C’est à Giuseppe Cipriani, le patron du bar, que l’on doit la création du Bellini.

 

Mélange de nectar de pêches blanches et de champagne ou de prosecco, le cocktail a été conçu en 1948, et doit son nom au peintre vénitien Giovanni Bellini (et non pas au compositeur sicilien du XIXème siècle Vincenzo Bellini, comme on le croit parfois). Toute la difficulté et l'équilibre du Bellini dépend avant tout de la qualité du nectar pêche.

 

Dans son Venise comme je l’aime… Un guide pour se perdre… France Thierard écrit : Savourer un « cocktail Martini » au Harry’s Bar

 

« L’endroit pour retrouver ses amis vénitiens, le vendredi soir, toujours fidèles au bar mythique. Et si, Giuseppe Cipriani, avec Ernest Hemingway, est l’inventeur du « Bellini », je préfère le « cocktail Martini » de son fils Arrigo ou, plus fort encore, son « Bull shot », un mélange explosif de vodka, de consommé de bœuf, de citron et de tabasco »

 

Comprenne qui pourra !

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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