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25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 08:00

Avertissement de l'auteur : ceci est une pure fiction

Le petit Pochon imprimait message et photo, les glissait dans une grande enveloppe kraft qu'il s'empressait de glisser dans son vieux cartable avachi. Ce cartable lui donnait des faux airs de potache attardé et ses chers collègues du Cadastre Viticole Informatisé ne manquaient jamais une occasion de le chambrer à son sujet. " Léon tu te la pètes grave ! Tu trimballes quoi au juste dans ta vache ? Des revues pornos ? Ton calbar de rechange et ta brosse à dents au cas où... Arrête de rêver Pochon tu finiras comme nous entre la tondeuse à gazon et les courses à Carrefour avec mémère et les chiarres ! T'es qu'un bêcheur avec tes jeans, tes vestes de minet et tes petites lunettes d'intello... Tu te la joues mec !" Il les laissait dire et pour les calmer il leur payait une mousse à l'occasion en bavassant avec eux de leur sujet de prédilection : le foot. Léon jouait à merveille des antagonismes PSG - OM.

Tout en remontant la rue du Bac pour se rendre à son lieu de rendez-vous Léon tournait dans sa tête la jolie réponse qu'il allait trousser à Lucienne. Car bien sûr il allait répondre à Lucienne. Sa proposition était too much et il ne voyait que des avantages à lui faire part de son vif intérêt. Marquer des points d'entrée participait d'une stratégie de guerre éclair. En effet, le petit Pochon, conscient de sa faible envergure, estimait qu'il lui fallait se présenter sous son meilleur jour sans pour autant trop dorer la pillule et prendre le risque de décevoir. Le champ nouveau pour lui de la tendresse valait bien de sa part des méthodes culturales innovantes. En passant au long de la litanie de CRS et autres gendarmes mobiles en faction sur son parcours Léon se sentait léger, d'une incroyable légèreté même si tout en haut de sa tête en ébullition une petite voix lui serinait que dans un sac de noeuds ya plein de noeuds et que les noeuds faut les défaire un par un... Il se tamponnait de la ritournelle à noeuds et marchait d'un bon pas.

à suivre

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 08:00

Avertissement de l'auteur : ceci est une pure fiction

Aux alentours de cinq heures le vide se fit autour de lui. Resté seul à l'étage le petit Pochon ouvrait sa messagerie de coeur. Elle était pleine à craquer. Découragé par l'abondance il fut à deux doigts de la refermer sans même avoir consulté les messages de ses belles enamourées. Par bonheur, l'intitulé de l'un d'eux l'intrigua. Il le lut à haute voix " Vigneronne accorte, vigoureuse et sérieuse, cherche tendresse et pense frapper à la bonne adresse..." Souffle court, intrigué, il cliquait sur l'icône et le texte s'épandait sur toute la surface de son écran. Un texte charmant, vivant qui le plongeait dans un abîme de perplexité. Une pièce jointe y était annexée. Il l'ouvrait. Après un temps de chargement une photo en pieds de la Lucienne en question - c'était le prénom de la signature du texte bien tourné - le contemplait tout sourire. La totale aurait dit ce chenapan d'Alex, son neveu, le fils de sa soeur, la dame d'un certain âge ne doutait de rien et, à son grand étonnement, il trouvait ça bien. Elle n'avait pas jeté son dévolu sur sa petite personne au hasard, son choix relevait d'une vraie étude de marché. Pour ceux que ça choquerait, rappelons que dans le domaine de la tendresse c'est une aussi jolie façon de faire que de s'en remettre aux habituelles conventions.

Avec sa pointe Bic qui ressemblait à une rognure d'asperge, le petit Pochon dessinait un grand coeur sur un bloc sténo et, avec application, d'une oreillette à l'autre, il mêlait leurs prénoms : Lucienne et Léon, puis d'un geste vif, le transperçait d'une flèche. Sur l'écran, impassible, Lucienne observait ses enfantillages avec bienveillance. Au fur et à mesure des minutes qui s'égrenaient le petit Pochon trouvait à cette femme tombée du ciel des qualités qui transcendaient le seul attrait des 40 hectares de vigne d'un bon terroir dont je tairais le nom pour de bonnes raisons. Lucienne était simple et habillée avec goût, elle écrivait dans une langue précise et agréable, elle s'exprimait avec franchise et humour, ce qui,  par les temps qui courrent, est rare. Léon n'aimait rien tant que la rareté, les êtres au bord des lignes, ceux qui s'exposent sans pour autant se mettre en avant, les aventuriers du quotidien qui chaque matin ont le courage de prendre leur vie comme elle vient, avec bonheur et pugnacité.

à suivre   

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23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 08:00

Avertissement de l'auteur : ceci est une pure fiction

A ce petit jeu là, le petit Pochon, même s'il se cachait la réalité derrière son petit doigt, filait tout droit vers la triste position de vieux garçon. Qui, quelle jeune fille de bonne famille, quelle donzelle délurée, quelle biche aux lèvres camélias, pourrait avoir envie de passer sa vie aux côtés d'un petit attaché de deuxième classe de la DGDDI ? Au total pas grand monde et notre petit Pochon lorsqu'il lorgnait dans le fin fond de sa sous-direction ne voyait aux alentours que des laiderons. Bien sûr, comme ce garçon n'avait aucune prévention il s'échinait à faire plaisir à ses consoeurs sans aucune distinction, ce qui faisait dire de lui que c'était vraiment un charmant garçon. Toujours dans la même veine, notre Pochon, pour faire plaisir à son auguste père, cultivait des relations, des copains de promotion du gros Pochon, des messieurs qu'avaient pignon sur rue et qu'auraient pu, si le petit Pochon l'avait voulu, lui faire monter des échelons à grand coup de piston.

Le petit Pochon, contrairement à son papa, ne mangeait pas de ce pain là. Et pourtant, un beau matin du mois de mai, un des rares jours travaillés de ce mois, lorsque le chef du cabinet du Ministre des Commodités*, par secrétaire interposée, le faisait mander en son bureau du premier étage de l'Hôtel de Quincampoix, juste avant l'heure du dîner, il acceptait sans hésiter en se disant que ça lui changerait les idées. Après réflexion, notre Pochon, qui se prénommait Léon, concevait des regrets, se disait que c'était encore une invention de son géniteur et il passa des heures, à tourner et retourner dans sa petite tête, les bonnes raisons qu'ils pourraient inventer pour faire faux bond. Chamboulé il en oubliait de déjeuner. Tout l'après-midi il mordillait le bout d'une malheureuse pointe Bic en observant le chassé croisé de deux grosses mouches, aussi bruyantes qu'énervantes, dans leur absurde volonté de s'échapper de son bureau par la seule fenêtre fermée ; des idiotes du même acabit que lui...

* Commodités : traduction de l'anglais Commodities 

à suivre

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22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 08:00
 

Avertissement  de l'auteur : ceci est une pure fiction...

Le petit Pochon végétait au fin fond d'un triste bureau du Cadastre Viticole Informatisé, rue du Bac dans le 7ième arrondissement de Paris. Face à la neige de son écran gris souris il rêvait d'une autre vie, de nouveaux horizons, ceux qui s'offriraient à ses yeux émerveillés le jour où ces ares et ces centiares accrochés à flanc de coteaux, au lieu de les stocker sur le disque dur de son ordinateur, il les foulerait de ses bottes comme vigneron. Son père, le gros Pochon, qui avait passé toute sa vie à faire le président de tout et de rien, de zinzins, lui répétait à satiété qu'il n'était qu'un petit con qui ne ferait jamais rien de bon. Condamnée au silence, sa mère, cachée derrière un éternel sourire, semblait lui dire du fond de ses grands yeux clairs, ne t'inquiète pas mon fils : bon sang ne saurait mentir...

Entre la saisie des parcelles de notre beau vignoble de France et de Navarre, le petit Pochon surfait sur le Net à la recherche d'une âme soeur avec qui il ferait son bonheur. Avec candeur il s'inventait des vies, trichait un chouia sur sa taille, se dotait de professions improbables, s'octroyait en conséquence de revenus confortables et, comme il était plutôt mignon notre Pochon, la moisson se révélait bonne sans que pour autant il ne se décidât à sauter le pas. Dans le monde virtuel les mots lui venaient à la pelle, légers, hors le train-train du quotidien, mais lorsque la réalité le rattrapait, notre petit Pochon esquivait. Jamais il ne se rendait aux rendez-vous que lui donnaient ses belles virtuelles. Chevalier de la barre haute il attendait le grand jour où le hasard ouvrirait en grand une large fenêtre sur l'Amour, l'Amour bien sûr avec un grand A.

à suivre  

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 08:00

A l'heure où certains liront ces lignes - mes fidèles que je salue et remercie, un peu timides certes mais qu'il vente ou qu'il pleuve, même le dimanche, pendant les ponts de mai, ils sont de l'autre côté de l'écran et ça me fait chaud au coeur - j'aurai pris la poudre d'escampette pour une bonne semaine en Andalousie : Grenade, Cordoue et... autres lieux. Au menu, aération et alimentation de mes neurones, mon seul capital, voir du monde, voir le monde, se balader, baguenauder, prendre le temps...

Dilemme : devais-je vous priver de mes petites chroniques ou vous lâcher un peu les baskets ?

Pendant toute cette semaine ça ma turlupiné et ce matin - cette chronique a été écrite hier - sur mon grand vélo j'ai décidé de profiter, et de tenter de vous faire profiter, de ce temps d'éloignement pour prendre le parti de rire et d'essayer, avec légèreté, bonne humeur, de vous y faire adhérer. En conséquence, les trop sérieux, les grincheux, ceux qui disent tout le temps qu'ils n'ont pas le temps sont prévenus : pendant une semaine sur Vin&Cie ce sera le parti d'en rire et qu'il vaut mieux qu'ils s'abstiennent de lire mes bêtises ou, qu'ils y goûtent avant de se faire une opinion...

De quoi s'agira-t-il ? Tout bêtement d'une petite fiction concoctée au fil des jours, peuplée de personnages sortis de mon imagination dont les aventures je l'espère vous feront sourire, peut-être rire, mais de grâce n'y voyez aucune malice, comme le dit la formule " toute ressemblance avec des personnes ou des faits ayant existé serait... " Bonne lecture chers amis et au plaisir de vous retrouver à mon retour...

Lundi vous aurez donc droit aux premiers paragraphes de :

La Résistible Ascension du Petit Pochon

un récit tiré du petit tonneau de Jacques Berthomeau

à mon retour je jugerai de l'effet de mes petits écrits et je pourrai ainsi soit précipiter le petit Pochon dans la ptite poubelle des histoires inachevées, soit j'en ferai mon feuilleton du vendredi... Affaire à suivre chers lecteurs. 

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 11:18

La lecture du titre vous a peut-être fait penser : après nous avoir pris la tête avec ses histoires d'OCM ou d'OMC, de découplage et autres joujous pour technocrates notre Berthomeau il nous fait le coup du gars qui ménage la chèvre et le chou, qui se dit qu'après tout vaut mieux couper les poires en deux plutôt qu'il n'y ai pas de poire du tout...

Bé non cépaça, tout bêtement ce matin je viens vous parler d'un gars que je connais pas, un dénommé Alain Pottier qui vient d'élaborer un "rouge à l'eau", un cousin germain du rouge limé car il ajoute du gaz carbonique pour faire la bulle et qu'il commercialise sous la marque toto VINO.C'est une boisson conçue par les chercheurs de l'INRA, pasteurisée, gazéfiée, 4,5°, une bouteille un peu limo avec bouchon à vis, pour visionner allez sur www.totovino.com et pour déguster vous appelez le 04 68 43 35 84 :

que les acheteurs de la Grande Distribution sortent de leur sieste d'après déjeuner pour aller goûter cette nouveauté et voir si elle ne pourrait pas se faire une petite place dans leurs rayons !

En effet, comme le blanc limé, ce rouge à l'eau, pour qu'il touche sa cible, qui n'est bien évidemment pas les disciples de Perrico Légasse, ni même les papys habitués à leur pti verre, mais les primo-consommateurs, il lui faut de l'artillerie lourde qui permette à l'élaborateur de jouer sur les volumes et donc de proposer le produit à un prix plus abordable car 3,50 euros ce n'est pas à la portée des bourses plates des jeunes gens et jeunes filles...

 

 

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 09:24

Elle arrive, elle arrive, elle arrive... la proposition de réforme de l'Organisation Commune de Marché du Vin de madame la Commissaire Européenne en charge du dossier agricole Mariann Fischer Boll, ça fuite de partout, le petit monde des apparatchiks de nos organisations professionnelles s'agite, eux ils savent, par avance ils se délectent car ils vont pouvoir agiter le Landerneau de leurs mandants, horreur malheur les eurocrates apatrides ont encore frappé, que la France du vin se dresse comme un seul vigneron pour tailler en pièces ce texte, pour défendre becs et ongles notre vision de la viticulture... Je caricature à peine et il n'entre pas dans mes intentions d'aborder le fond de la question mais de faire remarquer que notre goût très prononcé pour trouver des boucs émissaires, renforcé par notre non protéiforme au référendum, va encore nous engager sur un terrain qui n'est pas celui d'une négociation. En effet, nous ne sommes pas seuls, dans l'Union élargie, le noyau des pays producteurs est minoritaire, les pays consommateurs ont leur mot à dire dans ce débat et il nous faut en tenir compte.

Négocier, en partant du texte proposé par la Commission - faute sans doute d'avoir su anticiper en balayant devant notre porte, c'est-à-dire en adoptant une stratégie tenant compte de la nouvelle donne mondiale qui aurait pu peser sur l'approche de la Commission et nous aider à constituer un front des pays producteurs - ne consiste pas à ériger un front du non mais à tirer parti de cette négociation pour aider notre secteur à s'adapter à la grande mutation auquel il est confronté. En clair, une mutation doit être accompagnée par des moyens financiers et structurels, c'est un donnant-donnant. S'opposer frontalement c'est s'exposer à une sortie de négociation où l'on subit la réforme sans en tirer les dividendes. Seule une attitude responsable, tenant compte de la réalité de notre vignoble, des hommes et des femmes qui y vivent et de l'immense potentiel de croissance que nous donne la réelle mondialisation du marché du vin, nous permettra de nous redonner des marges de manoeuvre.

C'est dans les temps difficiles que le courage de choisir les voies du renouveau redonne aux hommes le goût de bâtir et de vivre ensemble. Moi je crois que par les temps qui courrent nous en avons bien besoin. 

 

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 09:28

Moi qui carbure aux sucres lents, des pâtes, depuis l'abandon du biberon et qui lis en tout lieu, même aux cabinets (Lire aux cabinets est un savoureux petit livre d'Arthur Miller) j'ai croqué dans le Monde du dimanche la chronique matières premières consacrée au marché du sucre et joliment intitulée "Confiseries à explosion". Le marché à terme du sucre, en mes vertes années, c'était le monde interlope des spéculateurs si bien décrit par Georges Cochon dans son livre le Sucre, où les ombres de Maurice Varsano de Sucres et Denrées avec sa tronche de Kojak, de ce pauvre Vincent Ansquer, Ministre du Commerce, vendéen de la Vendée militaire, avec sa petite moustache et sa naïveté inoxydable, et dans le film tiré du livre la tête d'ahuri de Jean Carmet spéculateur blousé par un Depardieu en grande forme.

Tout cela n'était que broutille, de nos jours par la grâce des brésiliens, premiers producteurs mondiaux de canne à sucre, dont plus de la moitié prend le chemin des carburateurs, la tonne de sucre raffiné livrable dans trois mois, le vendredi 12 mai, sur le marché de Londres a atteint 491,80 dollars soit + 45% depuis janvier et son niveau le plus haut depuis que le sucre y est coté. Le prix du pétrole grimpant l'éthanol suit et les champs de canne de ce pays comme de l'Asie ont la tentation de la pompe. Comme le souligne le DG de Sucden (ex Sucres et Denrées) si le sucre est une alternative au pétrole ce sera le début d'un marché mondial de l'éthanol. Dans une vie antérieure j'ai vécu cela avec le marché du soja où le cours des tourteaux était directeur de celui de l'huile.

Fort bien me direz-vous mais en quoi notre noble raisin est-il passible de la punition de partir en fumée même par un pot catalytique ? Parce que je lis dans une allocution d'un président d'une Fédération de Caves Coop alors que " la France souscrit péniblement 1,5 million d'hl alors que l'Espagne et l'Italie y vont pour plus de 12 millions..." -  ces pays bien sûr méprisent le vin, et nous nous élaborons des AOC pour les distiller avec des aides publiques. Alors ce matin j'ai fait un rêve : si nous avions expérimenté la zône de liberté proposée par Cap 2010 nous aurions peut-être pu réfléchir dans le cadre de la réforme de l'OCM vin à un mécanisme de découplage des aides appliqué à cette zône, qui aurait pu jouer le rôle de zône tampon, de zône de régulation sous la houlette de réels gestionnaires des bassins de production, préservant ainsi la zône du dessus. Mais ce n'était qu'un rêve car rien que dans le Grand Sud je ne sais à quelle porte il eut fallu frapper : elles sont si nombreuses et les occupants préfèrent les discours aux actes courageux...

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 08:00

Avant de commettre cette chronique j'ai longuement hésité en me disant de quoi tu te mêles et surtout tu vas encore allonger la liste des gens qui t'adorent. Et puis, je me suis dit, comme tes écrits n'engagent que toi et comme tu es un citoyen lambda tu donnes ton opinion et c'est bonnard. De quoi s'agit-il ? Abonné au Nouvel Obs ce magazine offre à ses abonnés franciliens un supplément Paris Ile de France et dans le numéro 2166, le dernier, le département de l'Hérault via le Comité départemental du Tourisme y communique sur 6 pages et en dernière de couverture la fédération héraultaise des vins de pays fait de la pub pour les dit vins de pays. Fort bien, c'est classique, dans la rubrique OXYGENE la rédaction sous la plume de Léon Mazelle invite les visages pâles parigots et assimilés de la petite et de la grande ceinture à allez passer un week-end en Thongue !

Je commence par le pire : la communication institutionnelle. En prime : En Languedoc, la vigne a trouvé son Hérault voilà 3000 ans que l'Hérault cultive l'art de la vigne à tous les étages. Suit un texte dense, besogneux, à 80% historique, c'est lourd de chez lourd, ça ne donne pas envie. Moi qui est passé des vacances dans la vallée de la Buèges et autres hauts lieux de ce beau département je suis consterné d'une telle médiocrité de plume. Quand on prend le parti de l'histoire et de la culture on confie la plume à JC Carrière par exemple et on chalute dans le flamboyant et non dans le gnangnan.

Je continue dans le pire avec la pub de la Fédération Héraultaise des vins de pays concocté par l'Agence AOC de Béziers qui fait dans le ringard de chez ringard bilingue avec english of cuisine :

" Nous avons choisi un verre de vin pour vous parler du pays... We have chosen a glass of wine, to tell you about our region

Désolé moi ça m'afflige et je le dis...

Par bonheur il avait le meilleur : mes chouchous des côtes de Thongue " De simples vins de pays qui ne regrettent pas un instant de n'avoir pas décroché l'AOC, jugée trop rigide. Ici, on joue avec les cépages les plus étranges, on expérimente à qui mieux mieux, on fait du vin de table, du vin de pays de l'Hérault, du vin de pats d'OC et du vin de pays des Côtes de Thongue. Rouges, rosés, blancs, moelleux, ils sont tous à des prix défiant toute concurrence. Puissants ou gouleyants, ce sont tous des vins de soif, un peu canailles, des vins de copains en terrasse et de jardin en famille. En un mot, des vins de plaisir..." Le dénommé Léon Mazelle qui signe ses lignes risque fort de se voir provoqué en duel par Perrico Légasse pour offense grave au Vin avec un grand V.

Alors pour me faire plaisir allez donc rendre une petite visite au domaine de l'Arjolle à Pouzolles chez Louis-Marie Tesserenc 04 67 24 81 18 vous y serez bien reçu, la cave est belle et vous vous donnerez du plaisir. I love ceux qui aiment l'Hérault et qui savent en parler avec leur coeur et bien sur leur nectar...

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 09:01

En cette belle matinée ensoleillée qui donne envie de musarder, je me laisse aller à vous confier quelques ptites nouvelles un chouia  people kom on dit dnojour...

- Un nouveau membre associé au Club " Sans Interdit" : Michel-Edouard Leclerc, ceux d'entre-vous qui souhaiteraient entrer dans ce cénacle très fermé peuvent me solliciter jberthomeau@hotmail.com pour en connaître les conditions;

- Dans la RVI de ce mois, page 57, Thierry Jacquillat avoue être un grand amateur de Calvados qu'il considère comme la meilleure eau-de-vie du monde. Du côté de l'IDAC, si on ne m'a pas déjà passé par P&P, on pourrait envisager de créer un club de happy few amateur du Calvados;

- L'ITV Midi-Pyrénées en voyage d'études en Argentine : commentaires dithyrambiques dans la JV du 11 mai. Pour ma part, lors du cocktail qui a suivi la visite privée à l'exposition Bonnard au MAM de la Ville de Paris j'ai dégusté un Cheval des Andes fruit d'une JV entre Cheval Blanc et Terrazas de los Andes, Malbec et Cabernet-Sauvignon en terrasses à 1000 mètres d'altitude, assemblés par Pierre Lurton www.chevaldesandes.com . Chez Lavinia c'est une bouteille à 60 à 70 euros. A quand une JV entre des grands de Bordeaux avec des terroirs oubliés de notre Grand Sud ?

- René Renou président du comité vins et eaux-de-vie de l'INAO recevra des mains de Jean-Pierre Raffarin la cravate de Commandeur du Mérite Agricole à l'Espace Cartier 261 Bd Raspail, le mercredi 17 mai; la rédaction de Vin&Cie n'étant pas conviée à la cérémonie ne pourra vous donner la teneur des discours qui seront prononcés à cette occasion... 

Pour être bien informé de tout et de rien, faire parti du cercle des initiés,  abonnez-vous au blog Vin&Cie l'espace de liberté www.berthomeau.com et faites partager ce plaisir à vos amis, relations pour qu'ils viennent y surfer. Bon wek et lâchez-vous un peu chers lecteurs, participez au débat, faites avancer le rayonnement de nos beaux vins de France car petit blog deviendra grand...

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