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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:00

J’ai eu à connaître cette semaine de la seconde engeance dans sa version la plus pitoyable, la plus minable et la plus exécrable. Engager le fer eut été reconnaître son existence même alors que j’avais affaire rien qu’à un couard sans visage, à un pleutre qui se planque derrière un déluge de justifications verbeuses. Chasse d’eau ! Pour autant, se porter sur d’autres terrains plus efficaces, pour mettre hors été de nuire ce type de sangsue, relève de la salubrité publique. Je n’en écrirai pas plus afin de ne pas prêter le flanc.

 

C'est de la bave et ça me shoote !


photobave.JPG


Merci à mes nombreux amis sur Face de Bouc pour leur soutien, mention particulière à Michel Smith et à Hervé Lalau qui m’ont supporté lorsque je ramais avec eux sur les 5 du Vin.


plus_dure_sera_la_chute-0.jpg

Les pathétiques et les lamentables ont bien sûr toujours existés mais la boucle des médias d’infos permanentes, le niveau de bruit amplifié par l’instantanéité de Twitter : telle la rupture de Pulvar congédiant son compagnon de Ministre, leur donne un relief jamais égalé. Nous saturons mais nous ne pouvons tirer la chasse d’eau, nous subissons. Ils n’ont pas de honte les lamentables, ils s’exhibent, éructent, s’agitent jusque sur les trottoirs : je puis en témoigner puisque mon bureau rue de Vaugirard fait face à un panier non de crabes mais de scorpions.


Le spectacle, l’appellation est en elle-même porteuse d’une ironie désabusée, que nous imposent, je n’ai pas écrit que nous offrent, celles et ceux à qui les citoyens, faute de mieux, ont confié par leur bulletin de vote la mission de les représenter à tous les étages de la Cité. La liste des grands et des petits couteaux est connue et ils seront ici innommés, certains sont même innommables. « C'est là que vivent les maquignons, les tondeurs de chiens et tant d'autres professions innommées et innommables (Gaz. des Trib. 27 juin 1875, p. 616, 1re col.) »  Pourquoi souiller sa plume en traçant leurs patronymes qui nous sont assénés à longueur de journée.


« Tout ça pour ça ! » écouter absolument la chronique de François Morel sur France-Inter link 


Preuve est faite par eux, en adoptant de tels comportements de bandes organisées, « Un parti politique, ce n'est pas une mafia » les propos sont de la bouche d’un ancien Premier Ministre de notre vieux pays, qu’ils vivent dans un autre monde que nous et surtout qu’ils sont un lamentable exemple pour ceux qu’ils stigmatisent dans leurs discours sécuritaires et identitaires. Ceux-ci doivent se reconnaître dans ces règlements de comptes, ces partages pour le contrôle de territoires. Pour autant je n’entonnerai pas la rengaine : tous pourris mais pour l’heure me contenterai de leur opposer mon mépris en leur demandant de se ressaisir. Pour certains d’entre eux ça me semble dans le domaine du possible, pour les autres le doute est plus que permis. Ils sont incurables.


Restent les pathétiques qui ont toujours eu ma sollicitude, ma commisération mais qui, malheureusement sont une espèce en voie de disparition. Sans offenser sa mémoire, je vous livre ce matin le texte intégral de Françoise Giroud à propos de la triste et lamentable descente aux enfers d’un politique à qui tout, ou presque (son vidage par Pompidou fut la première alerte), avait réussi. Pour les petits et les petites louves NULS et NULLES en histoire politique je signale que le pauvre maire de Bordeaux fut trahi par un certain Jacques Chirac qui fit ensuite RPR sa machine de guerre pour abattre un autre grand fauve déplumé dont la Françoise Giroud fut la Ministre de la Condition Féminine…


C’est de la dague…


« Dans tous les sports, il y a les joueurs de première catégorie. Et puis les autres. 


L'ennui, pour M. Chaban-Delmas, c'est qu'il ne joue pas dans sa catégorie. De sorte qu'il semble de jour en jour plus égaré dans une partie qui n'est pas la sienne. 


Alors que MM. Giscard d'Estaing et Mitterrand provoquent des mouvements intenses d'admiration ou d'hostilité, parfois d'admiration et d'hostilité mêlées, on a envie de demander, sans acrimonie, à M. Chaban-Delmas: « Et vous, qu'est-ce que vous faites au juste dans cette affaire? » Il encombre. Ce n'est pas de sa faute, il encombre. 


Comment le battant a-t-il viré à l'ancien combattant Général me voilà ah la Résistance c'était le bon temps d'ailleurs demandez à Malraux n'est-ce pas André? Mystère non éclairci. Et André, qui n'a pas précisément l'esprit électoral, de lui enfoncer distraitement la tête dans l'eau, en préconisant un système d'enseignement dont les téléspectateurs ont essentiellement retenu qu'il consistait à ne plus envoyer les enfants à l'école. Conclusion du candidat: « Je le ferai. »Diable! 


Un bon moment de la campagne, en vérité. Seuls s'en affligeront les supporters de M. Chaban-Delmas. Il en a. Il en a encore. Et peu d'ennemis pour finir. M. Mitterrand lui-même, qui le tutoie, en était, l'autre jour, à le consoler devant les résultats d'un sondage déprimant. En le poussant un peu, qui sait? il serait capable de lui donner une ambassade. Est-ce qu'on refuse quelque chose à Chaban?


Voilà. Il faut lui donner une ambassade. Il sera parfait. L'Elysée? Mais en voilà assez à ce sujet. Si M. Chaban-Delmas retrouve soudain la faveur du sort, il sera bien temps d'en parler sérieusement. En attendant, on ne tire pas sur une ambulance. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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SERVANT 24/11/2012 17:01


Première semaine à la maison après 40 ans de départ quotidien vers 8 h pour le travail. Je peux enfin écouter la matinale de France Inter dans son intégralité. Dès lundi l'info m'irrite et avant
qu'elle ne pourrisse ma semaine, je ferme toutes les écoutilles et je me limite à vos chroniques quotidiennes que je peux lire désormais de A jusqu'à Z : j'adore. Arrrive vendredi et je décide de
redonner un peu d'oreille à ma radio, me rappelant que c'est le jour de François Morel. Lui aussi je l'adore. Merci d'arriver tous les jours dans mes mails !

Nadine Franjus 24/11/2012 11:16


Face de book permet aux laches et aux "lamentables" de s'exprimer en toute tranquillité. Ils sont à l'abri du regard. Je me souviens de cette expression de cour d'école : "ose le dire en me
regardant dans les yeux". Le regard porte en lui cette humanité qui manque aux laches. Heureusement certains humains, bavards et intelligents - dont le taulier- arrivent à passer au-dessus de la
"bave de crapaud". Qui n'atteindra jamais la blanche colombe (cf. la même cour d'école). Merci de continuer Jacques. Merci aussi à François Morel pour ses chroniques jubilatoires de France Inter.

Egmont Labadie 23/11/2012 21:17


Sur la presse, je conseille cet article de Mediapart: http://www.mediapart.fr/journal/international/221112/mediapart-ou-la-valeur-de-lindependance


Pour les abonnés, mais je l'envoie en cadeau à qui m'envoie son e-mail à zinzinsduzinc@hotmail.fr


En bref, Mediapart est maintenant rentable: "Après une première année bénéficiaire en 2011, nous devrions atteindre en 2012 un chiffre d'affaires de 6 millions d’euros (contre 5 millions en 2011)
et un résultat net autour de 700 000 euros (contre 570 000 en 2011). Ces résultats nous permettent de mettre à l’abri Mediapart, en renforçant et en consolidant son indépendance, tout
en développant et en améliorant ses contenus, à l’instar de l’innovation que constituent nos émissions mensuelles en direct. Depuis sa création en 2008, les charges de Mediapart, affectées au
renforcement de son équipe et à l'enrichissement de ses contenus, ont ainsi augmenté de 51 %."


Mais le mieux, c'est la description de l'état actuel de la presse: "une presse au fil de l’eau, livrée aux financiers, oubliant ses lecteurs, sacrifiant ses travailleurs, courant après les
subsides publicitaires ou étatiques, effaçant les frontières déontologiques, publicisant la vie privée à mesure que se privatise la chose publique, délaissant le souci de l’intérêt général,
recherchant l’audience de la foule plutôt que la fidélité d’un public, cédant au racolage au détriment de l’élévation, taisant par dessus tout ce qui dérange ses mécènes, bref, saisie par la
vénalité. Rien ne sert de s’épuiser à le déplorer ou à le dénoncer si nous ne tentons pas de tracer la route d’une renaissance où le journalisme, en retrouvant ses idéaux, prouve qu’ils sont
source de valeur : valeur individuelle du travail, valeur collective des entreprises, valeur essentielle de la démocratie."

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