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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 12:00

Ce petit texte, comme bien d’autres, je l’ai commis sur l’un de mes nombreux petits carnets, comme ça, quand ça me prenait, entre deux rendez-vous, dans le train, je ne sais où, sans doute dans la période de Noël. J’étais alors aux manettes du cabinet d’un Ministre, dans le cambouis du quotidien, en un temps où les affaires prenaient une tournure délétère et même que le petit chose Bérégovoy, l’ex-chef de gare de Pont-Audemer, préféra passer de vie à trépas.


Le titre, sans être prémonitoire bien sûr, ça n’a rien à voir avec l’exil de notre gros Gégé à Néchin, m’est revenu en mémoire. Que Depardieu parte en Belgique, libre à lui puisque ce pays lui offre ce qu’il recherche, aux politiques de tous poils, Français y compris, de notre soi-disant Union Européenne de mettre des actes sous leurs discours : lorsque l’on vit dans une maison commune les règles sont les mêmes pour tous, puissants ou misérables. Harmonisation fiscale et sociale pour protéger le faible contre le fort, plaider pour la dérégulation à tout va lorsqu’on a le cul bien au chaud est d’une grande facilité. Bref, je me fous des symboles, Depardieu s’en va, Houellebecq revient d’Irlande, la vie continue. Un seul truc me chagrine : l’exemplarité par en quenouille chez ceux qui sont sur le devant de la scène. Camembert les politiques et les commentateurs à la Yves Tréard du Figaro, nous en avons soupé de vos caricatures, un peu de tenue ne saurait nuire, même si ce n’est pas le fort de Gégé. Autrefois les saltimbanques ne possédaient pas de comptes en banque aussi épais que le tour de taille de notre Gégé, mais après tout son blé il l’a gagné avec le nôtre qui pausons notre cul dans les salles obscures en versant notre obole.


Les réactions en Belgique ICI link 


Fuite-en-Egypte-Hunt.jpg

 

La fuite en Belgique


Aux premières lueurs de l’aurore

J’ai juché ma jeune femme

Sur le dos usé de mon vieil âne.

Notre bel enfant, ignorant le sort

Que lui réservait l’avenir

Dormait dans les bras de sa mère

Et moi son père

Craignant le pire

J’attrapai la bête par le licol

Et au rythme de son pas lent

Nous avons pris à travers champs

Pour atteindre le col.

                    ***********

Le pire n’est jamais sûr

Mais du marigot

Au loin tonne un héraut

Les affaires sont les affaires

Des prédateurs

Des chasseurs d’électeurs

Je fuis

Je les fuis

Ces sans-souci de notre vie

De la vie qui fait des ravages

Ces ignorants de notre quotidien

Des riens

Des moins que rien

Je pars me réfugier

Au plat pays Outre-Quiévrain…

 

la-fuite-en-egypte-ville-de-pantin.jpg

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

stan 17/12/2012 13:23


Le gros GG il fait comme il le sent , il me dérange pas ,  arrêtons de parler de lui , laissons le en paix , qu'on en parle plus, 

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