Samedi 16 juin 2012 6 16 /06 /Juin /2012 00:09

Mangeons de saison ! L’irruption des cerises sur les étals des marchands de 4 saisons, qui n’en ont plus guère, marque d’ordinaire l’installation définitive du soleil dans notre quotidien. « Mariage pluvieux, mariage heureux » dit le diction populaire : l’irruption dans notre quotidien d’un PNR stoïque sous le déluge des Champs Elysée semblait nous faire entrer dans la sérénité d’un long fleuve tranquille avant que les filles de la Rochelle, qu’ont armés un bâtiment et partagé sa vie, viennent troubler ce tableau idyllique.

 

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N’empêche que l’origine limousine du clafoutis aux cerises,  ce plat rustique dont le côté domestique sans sophistication, entre pâtisserie et en-cas de résistance, très Le Central, ou Chez Poumier comme on dit à Tulle, m’oblige à l'évoquer ici ce samedi. J’en avions déjà causé l’an passé link  mais aujourd’hui c’est cette simplicité que je veux chanter. « Il ne fait pas de manière et se mange avec appétit. » Un appétit tel que celui du François d’avant notre Twiteuse nationale, gourmand et marrant.

 

 

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Maintenant que notre François de Tulle s’est glissé dans les habits d’un PNR et gîte sous les ors de la République, je me suis dit que je me devais de puiser dans les mythologies nationales, où la cuisine et le plaisir de manger, tiennent une large place. Manger est souvent une occasion ritualisée de consommer de la nourriture : repas de famille, dîner d’amoureux, noces et banquets, pique-nique, barbecue… et comme l’écrit Rémy Lucas dans son livre Mythologies Gourmandes chez PUF 14€ « Le mythe est une légende, une histoire qui nous donne une certaine connaissance du réel, une narration qui joue avec la forme et le sens, le signifiant et le signifié, at qui peut nous révéler une part de nous-même. »

 

Alors votre Taulier, bon Prince, afin de mettre un peu de baume sur l’urticaire du PNR provoqué par ses filles de la Rochelle, il était vénère le François, j’ai pensé qu’une douceur simple conviendrait. J’ai pour ce faire puisé dans les lignes de l’ouvrage susmentionné.

 

clafoutis 001  

CLAFOUTIS AUX CERISES

 

« Servi dans sa faïence rustique, il affiche la bonne mine des cerises en billes rubicondes, enchâssées dans leur écrin souple et givrées de sucre cristal.

 

La pâte jaune et molle, chaude encore, dégage une odeur pleine et réconfortante d’œuf et de lait. Légèrement blondie sur le dessus et tendrement élastique, elle fond dans la  bouche, tenant son serment parfumé, son goût d’œuf sucré, subtilement alcoolisé. Puis vient la cerise, plus croquante, dont l’arôme puissant envahit alors les papilles, et que l’on mâche en prenant bien garde de ne pas avaler le noyau. Celui-ci n’est pas là par paresse, dit-on, mais parce qu’il confère au plat une incomparable saveur d’amande fraîche, et, parce qu’en épargnant l’éventration des fruits qui transformerait le gâteau en flaque sanglante, il donne au résultat un aspect plus présentable. Le jeu consiste alors à rouler ce petit occupant dur comme un caillou dans sa bouche, de le tourner, le sucer, le lécher jusqu’à – discrètement – le déposer sur le bord de son assiette… Joie de saison, temps des cerises. »

 

Du côté du LIQUIDE pour accompagner le SOLIDE comme dirait le sieur Pousson : un Massia Vecchia Ariento sera parfait link et photo ci-dessous.

 

 

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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