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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:09

Si vous êtes curieux et que votre amour du vin transcende les idées reçues et les préjugés suivez-moi ! Mettez vos pas dans mes pas. Samedi le soleil persiste à occuper un ciel encore hivernal alors cap au Nord pour rallier Château Rouge. C’est direct ligne 4. J’arbore une superbe écharpe orange. Au débouché du métro c’est l’Afrique dans tous ses états : des couleurs, des odeurs, des marchands à la sauvette, du bruit, un entrelac de langues, les femmes occupent le haut du pavé. Je prends la rue Myrha en pensant qu’à la verticale de la rue Polonceau, la villa Poissonnière est une volute de mes souvenirs  bleu pétrole : Résidents de la République, une belle union Gaëtan Roussel&Alain Bashung, et l'amour un bouquet de violettes.

Et puis, tout en bas de la rue Myrha, surprise : un marchand de vins « la cave de Don Doudine » Bien sûr je pousse l’huis. Je salue le caviste puis procède à l’inventaire. Intéressant ! Comme c’est l’heure de casser une graine je m’enquiers de l’heure de la réouverture. Ce faisant mon œil de dénicheur tombe sur la couverture très alléchante http://xerographes.free.frd’une brochure au titre évocateur : Les Recettes « faites ici » des habitants de la Goutte d’Or. Goutte-moi ça ! AGO Accueil Goutte d’or. J’achète 20€ ! À quelques pas de là je déjeune d’un Couscous maison aux Trois Frères que j’arrose d’une demi-bouteille de Coteaux de Mascara Château Beni Chougrane qui sent la planche. Je profite de la halte pour feuilleter l’opus et, comme vous devez vous en douter, composer une chronique ou plus précisément du menu de qui vient dîner ce soir ?  photo-GO.jpg

Pourquoi ce titre me direz-vous ? Le souvenir du film de Stanley Kramer, sorti en 1967 Devine qui vient dîner ? (Guess who's coming to dinner) dont l’histoire est celle d’une jeune femme de 23 ans Joey Drayton (Katharine Houghton), vient à San Francisco présenter son futur époux, le docteur John Prentice (Sidney Poitier), à ses parents Matt et Christina Drayton (Spencer Tracy et Katharine Hepburn). Drayton est sous-directeur de l'Organisation mondiale de la santé, brillant médecin et professeur de médecine de 37 ans, veuf depuis huit ans d’une première épouse décédée en compagnie de leur fils dans un accident. Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous avions été dans les USA d’Obama car John est noir et Joey blanche, une différence problématique en 1967, comme l’explique Matt le père de Joey, car une telle union « serait illégale dans plusieurs états » Les parents de Joey ont des convictions libérales très affirmées et ont élevé leur fille dans le refus du racisme. Cependant, lorsque John leur fait savoir qu'il renoncera au mariage s'il n'obtient pas leur consentement sans réserve, ils se retrouvent face à leurs contradictions.

 

En buvant mon thé à la menthe j’ai donc composé le Menu qui suit et ensuite je m’en suis retourné chez mon caviste de la rue Myrha pour y acquérir les petites bouteilles qui l’accompagneront. Patience c’est dans la chronique qui suit.

 

SOUPE : La Mercimek Çorba de Victor une soupe du Bosphore

 

 

PLATS : - Bricks de Fatma une Algéroise de Paris

                 – Curry au poulet bananes plantain

                 – Le mafé de Salif du Sénégal

                 – Baccalhau a braz de Maria du Portugal

                 – Galettes de pommes de terre frites de Fred le Polonais

 

LES DESSERTS : - Le pain d’épices de Séverine Haute-Savoie

                                    – Ista Kulfi de Neelam glace à la pistache

 

 

Tout ça est venu d’un voyage vertical. « J’ouvre ma fenêtre pour laisser échapper les odeurs de la cuisine et, comme dans Barbès Palace de Mohamed Boudjera, je me lance dans un voyage vertical. Tandis que du rez-de-chaussée s’échappe le fumet d’un poulet yassa, une odeur de jasmin s’évade de chez mes voisins chinois. Alors ne passe à l’étage supérieur pour un retour en Afrique : Salif prépare son fameux mafé, tandis qu’au  troisième Delphine cueille son basilic pour une recette venue d’Avignon et dont elle a le secret...

- Dis Delphine, qu’est-ce que tu prépares ?

- Tu as fini de faire la concierge ? »

 

La suite fut un best-seller. Bravo le quartier ! Vous pouvez acheter in situ ou appeler le 01 42 51 87 75 Moi je prends mon café en terrasse face à l’église Saint Bernard où (si vous avez de la mémoire...) et ensuite je file emplir mon cabas de l’indispensable liquide chez Don Doudine. Si vous voulez bien me suivre le détail est sur la chronique qui suit.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Luc Charlier 09/03/2011 11:13



@ tous : Post sémantico-politique SERIEUX.


J’affecte parfois par coquetterie d’hésiter sur certaines nuances de votre langue – je n’ai pas fait ce qu’il est convenu d’appeler
« mes études supérieures » en français et n’ai pas le bac – mais c’est quand même celle que parlaient mes parents. Toutefois, ici je m’interroge sincèrement. Appeler Madame Lepen
« Marine », est-ce que ce n’est pas l’intégrer dans votre quotidien, lui donner une connotation familière, presque affectueuse ? C’est comme si vous disiez  « Bruno » pour Mégret ou « Bernard » pour Kouchner. Aime pas trop ça, le Belge !



Luc Charlier 09/03/2011 10:55



Magnifique menu Jacques : moi je verrais bien un grenache très très mûr là-dessus ; si si. Sur les bricks, cela va de soi ; sur le curry de poulet, évidemment (sauf que là, un gewurztraminer de belle facture, mmmmmh) ; sur le
mafé, splendide (il doit y avoir mieux que les cubes Maggi, néanmoins !) ; sur la morue, les Portugais boivent très souvent du rouge corsé et ils ont raison, surtout « a
Braz » (servir le vin assez frais) ; enfin, les galettes de pommes de terre aussi (remarquez : des bintjes !).


Et comme Léon râle toujours, l’éditeur aurait pu demander à Maria de relire le texte de la petite introduction : il s’agit du
Bairro Alto (et non Barrio), littéralement le « haut quartier » (par opposition à la « Baixa »), là où se retrouvent le soir
pour chanter toutes les fadistas, débutantes ou confirmées.


Tiens, une suggestion pluriculturelle : si on nous embarquait tous sur un ferry-boat équipé de cuisines en bon état, pour aller
manger ton repas entre la côte d’Afrique du Nord et la Côte d’Azur. Chacun paie sa place et invite de sa poche un Tunisien ou un Lybien. Le chauffeur de M. Estrosi amènera tout le monde à bord,
il fait souvent la navette entre les Alpes Maritimes et Paris !



Michel Smith 09/03/2011 07:51



Voilà encore une riche idée venue de nos quartiers. Au lieu d'exclure, façon Marine, il est préférable d'intégrer les cultures des autres pour mieux s'enrichir. Si j'habitais là-bas, je me serais
bien occupé du vin. En plus l'ouvrage me paraît fort bien illustré ! Merci pour cet intermède citoyen !



Anne-Marie PERNOD 09/03/2011 05:18



Ah, j'en ai l'eau à la bouche. Je salive et ronronne de plaisir à l'idée d'être la-bas moi aussi prochainement.


Merci, honoré Monsieur BERTHOMEAU, pour le splendide travail que vous nous offrez chaque jour que DIEU fait.


Si vous n'existiez pas, il faudrait vous inventer...


Bonne journée.


Avec mes profonds remerciements


Anne-Marie PERNOD


 



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