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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 07:00

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

En effectuant des recherches pour une chronique je suis tombé nez à nez avec un titre d’Ouest-France (je suis abonné) publié le 18/04/2015 : L'héritage familial de Jean Neveu-Dérotrie par Philippe GILBERT.

 

Jean Neveu-Dérotrie, ancien antiquaire challandais, défend aujourd'hui le livre de sa grand-tante, Michelle, sur l'île d'Yeu.

 

Quel livre !

 

Regards de femme est en effet constitué de clichés pris au début du XXe siècle, par Michelle Neveu-Dérotrie, installée alors sur l'île d'Yeu.

 

« Dès le milieu du XIXe siècle, mon arrière-grand-père, issu d'une petite noblesse bretonne, est arrivé comme médecin sur l'île, où il a épousé Reine Cantin, fille d'un capitaine au long cours, rappelle Jean. Mon grand-père est, lui, devenu médecin à Challans. »

 

Jean « mon marchand de vermoulu » avec qui j’ai travaillé sur l’île à la Ferme des 3 moulins en juillet-août 1968

 

C’est donc une bouteille que je jette à la mer depuis Port-Joinville en espérant qu’elle flottera jusqu’à l’embarcadère de Fromentine pour être repêchée et portée à Jean Neveu-Derotrie avec qui, en juillet-août 1968 j’ai fait « marchand de vermoulu », appellation des marins qui transportaient nos meubles, désignant la profession de Jean : entre antiquaire et brocanteur à la Ferme des 3 moulins. J’étais son homme à tout faire : comptable-cuisinier-arpète, nous circulions en C4, j’avais un mini-solex, notre chien s’appelait Achille (un jour il me suivit alors que je repartais sur le continent embarquant sur la Vendée, je le découvris sur le pont, les marins le prirent en charge pour le retour. Jean, pipe au bec, pantalon de tergal, chemise blanche en nylon, sandales plastic aux pieds, est, comme le confie à Ouest-France (ci-dessous » le raté de la famille, ne passait pas inaperçu sur l’île. Son père, venait nous voir pédestrement depuis Port-Joinville pour s’inquiéter auprès de moi de la bonne tenue des affaires de Jean.

 

 

Jean m’a dégrossi, m’a tout appris sur l’art et la manière de chiner, de restaurer les meubles, lui qui, avant de s’installer, se baladait dans la France profonde en camionnette pour placer des matelas anti-escarres dans les hôpitaux et chiner de quoi alimenter son futur fonds de commerce.

 

 

Une anecdote qui résume bien Jean.

 

27 janvier 2007

 

Enchères à l'américaine ICI 

 

Artisan

 

L'héritage familial de Jean Neveu-Dérotrie ICI 

 

Le Dr Neveu-Dérotrie est mort en 1946, tandis que son fils, « mon père », fut stomatologue, toujours à Challans, et disparu en 1980. Une tradition médicale « qu'ont poursuivie mes frères et ma soeur ». Et Jean ? « Je suis le raté de la famille », s'amuse-t-il. Car notre fringant septuagénaire, qui fut brocanteur puis antiquaire, connaît la formule de Roger Martin du Gard : « On t'a dit qu'il fallait réussir, moi je te dis qu'il faut vivre ! »

 

En attendant, ce livre, édité en 2010, « grâce à mon neveu Hervé Neveu-Dérotrie », vient d'être réédité, tant son succès a été fort. « Ma grand-tante a fait partie des pionnières de la photo en Vendée. » Michelle est née en 1873, à Challans, et a obtenu son appareil photo en 1902, avec tout le matériel pour développer ses clichés. Tous en noir et blanc.

 

Photos de famille mais pas que... Avec un tirage étonnant, celui du Maréchal Pétain, en 1921, alors en pleine gloire après la Première Guerre mondiale, que l'on voit devant la maison où il mourra trente ans plus tard. Étonnant !

 

 

 la photo du Maréchal Pétain, alors en pleine gloire, puisque nous sommes en 1921. Il est alors le vainqueur de Verdun et sa visite à l'île d'Yeu ne préfigure en rien sa fin de vie. Car sur ce cliché, il passe devant la maison, la maison « Luco »,  où il mourra à l'âge de 95 ans, après avoir été écroué de la forteresse de Pierre-Levée en 1945. Michelle Neveu-Derotrie, la photographe, avait pris ce cliché, tout simplement, parce qu'à cette époque, elle habitait la maison quasiment en face !

 

Il est en compagnie du Ministre de la Marine Gabriel Guisth’au (qui faut aussi maire de Nantes, et dont un lycée porte son nom, là où j’ai passé mon oral de Bac) 

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

 

Regards de femme : Île-d'Yeu au début du XXe siècle :

Photographies de Michelle Neveu-Dérotrie

 

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

 

Présentation du contenu : Hervé Neveu-Dérotrie, lui-même photographe, est l'arrière-petit-neveu de Michèle Neveu-Dérotrie et dépositaire de son oeuvre. Née en 1873 à Challans, d'un père, Victor, médecin de marine, et d'une mère, Reine Cantin, fille d'un capitaine au long cours de l'Ile-d'Yeu, Michèle Neveu-Dérotrie arrive sur l'île avec sa famille en 1893 et se lance dans la photographie à partir de 1902. Elle pratique son art une quinzaine d'années, puis occasionnellement jusqu'aux années trente. Très vite, elle édite des cartes postales à l'imprimerie Saint-Amand d'Anne-Thérèse Nolleau, sa cousine. Ses photographies, qui témoignent de la vie quotidienne à l'Ile-d'Yeu au début du XXe siècle, sont ici accompagnées d'extraits du bulletin paroissial de l'île et de la correspondance de Michèle avec sa famille. 

 

« Le fait marquant des années 60 est sans aucun doute l'arrivée de l'eau courante et le début du tourisme de masse. Encore que de vieux islais se plaignaient dès les années 20 d'une certaine invasion :

 

« L'île d'Yeu est bondée d'étrangers, c'est une invasion ! Tous les beaux coins même l'anse des vieilles où, samedi nous avons passé une joyeuse journée en pique-nique, sont visités. Ce n'est plus l'île d'Yeu sauvage ! et ça nous navre. »

 

Propos relevés dans le livre "Regard de femme", photo de Michelle et réalisation de Hervé Neveu-Dérotrie ICI 

Regard d'une photographe sur Yeu au début du XXe siècle ICI

Les années 70 - 1972 - mon'Yeu

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commentaires

pax 11/10/2020 08:43

Autre regard de femme peut être .Il y a quelques chroniques (2) le Taulier nous faisait part de sa déception à constater la présence d’Isabelle Huppert au générique du film « La Daronne »ou elle tient le rôle principal. Ce film basé sur le roman éponyme d’Hannelore Cayre . La mouche du coche faisait observer à cette occasion qu’on pouvait être bonne romancière, voire, ici, très bonne, et peu assurée dans la réalisation cinématographique Pour ce film elle apparaît au générique ou elle est créditée comme scénariste.
Son dernier ouvrage « Richesse oblige » se passe entre autre dans une ile . Tout au long de sa lecture, toute l’action se passant sur cette ile non nommée me faisait penser à l’Ile d’Yeu impression confirmée à la lecture de cette chronique et de ses annexes.
Mais pour ce que j’en dis…

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