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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 06:00

Un homme ailé portant une tunique blanche tient une balance avec un homme miniature dans chaque plateau. Il est entouré de quatre anges portant des tuniques rouges avec des trompettes.

La pesée des âmes dans le retable polyptyque du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden aux Hospices de Beaune, 1443-1452

La première fois  que j’ai croisé Jean-Paul Kauffmann c’était dans un TGV qui filait vers la Bourgogne, lui, le grand amateur des vins de Bordeaux, m’avoua qu’il pénétrait en Terra Incognita.

 

Depuis, je crois qu’il me lit.

 

Moi, bien sûr, je le lis.

 

 

Dans sa préface au livre de Maurice Constantin-Weyer : « L’âme du vin » - écrit en 1932 - Jean-Paul Kauffmann se devait de poser cette question et, bien sûr, d’y répondre avec la pertinence et le talent qu’on lui connaît.

 

4 mai 2009

Le vin a-t-il encore une âme ? La réponse de Jean-Paul Kauffmann ICI

 

Et ce matin dans Télérama, le sieur Couston qui est à la fois critique de cinéma et naturiste convaincu nous dit :

 

Loin des polémiques façons Mondovino, le documentaire de Marie-Ange Gorbanevsky, L’Âme du vin, en salles depuis le 13 novembre, met la lumière sur les pratiques vertueuses d’une dizaine de vignerons de Bourgogne. Reportage.

 

Le ciel bas et sombre oblige à remonter le col des pardessus, comme dans un roman de Simenon. La bruine fouette. Le froid pique. Et la côte dore, imperturbablement. En ce début novembre, le vignoble de Bourgogne joue les caméléons. Depuis la sortie de Dijon, les collines de la mythique côte de Nuits déploient leur palette d'automne jaune-orangée. Une berline noire s'arrête devant la croix en pierre qui désigne la parcelle de la Romanée-Conti, le plus célèbre et le plus cher des crus bourguignons. Trois Japonais s'en extirpent, une minute chrono, clic-clac, le temps d'une photo souvenir.

 

Bernard Noblet, en habitué du rituel, esquisse un demi-sourire. Les œnotouristes sont repartis sans savoir qu'ils venaient de croiser une légende. Pendant quarante ans, ce grand échalas aux cheveux gris et aux lunettes rectangulaires a été le chef de cave du domaine de la Romanée-Conti (la DRC, pour les initiés qui se limitent aux trois initiales). Un prestigieux pédigree qui aurait pu rendre Bernard Noblet imbuvable, pétri dans le luxe et confit de certitudes, ou inversement, comme nombre de pseudo châtelains bordelais dont on taira les noms. Le jeune retraité affiche au contraire une infinie modestie, aussi légendaire que les vins dont il s'est occupé pendant si longtemps, en bon fils de paysan.

 

Un film d'initiation et d'observation ICI (c’est réservé aux abonnés ce que je suis, si vous souhaitez l’intégralité je vous la fait parvenir)

 

Sans vouloir critiquer le sieur Jérémie Couston dont la vision de la Bourgogne est bien convenue mon souhait le plus cher serait que Jean-Pierre Kauffmann aille de nouveau ausculter L’âme du vin.

 

 

Il est à l’affiche du Saint-André des Arts 30 rue Saint-André-des-Arts Salle 3 75006 Paris 6e.

 

Bien sûr, ce n’est qu’un vœu, une bouteille jetée à la mer… dans le lagon de Venise qui cause bien des soucis aux habitants…

 

image.png

“L’âme du vin”, un film documentaire qui manque d’âme ICI 

Le show de Louis-Fabrice Latour en version pré-brexit

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commentaires

Thierry Guichard 19/11/2019 10:31

J'ai vu le film, d'un ennui pontifiant à chaque seconde. La vie l'a déserté dès le générique. De longs plans fixes qui sont comme un agenouillement devant des vignes prestigieuses. Personne ne sourit ou ne rit. Les chants religieux montent sous les poutres des chais et cela devrait nous émouvoir. Déguster un vin, ici, signifie porter cravate et costard, regarder longuement le verre posé sur une nappe immaculée, le regarder encore, le regarder toujours, finir par saisir son pied, le regarder encore dans la lumière (vous avez le temps entre le moment où le verre est servi et celui où les lèvres s'y tremperont d'aller faire votre petite commission aux toilettes), le regarder encore et le sentir. respirer, le regarder, le sentir à nouveau. Le reposer sur l'immaculée nappe blanche. Dire qu'on sent que les vignes qui font ce vin ont été bien élevées (des fois qu'elles seraient une peu fofolles ou rebelles), reprendre le verre y tremper subrepticement ses lèvres, reposer le verre… Le Vin ici s'écrit avec une majuscule, ceux qui le boivent ne le boivent pas, ils le vénèrent, chaque nom de domaine est celui d'un saint devant lequel il faut courber l'échine. Et nous on s'emmerde très puissamment, on sort, on va s'en jeter un bon au bar à vins du coin, debout au comptoir en riant avec les copains. Car Mondovino, La Clé des terroirs et Wine Calling nous on appris que le vin est vivant, qu'il se partage, et que le vin devant lequel on s'agenouille se boit par le curé à la messe, uniquement.

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