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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 06:00
Hubert de Boüard de Laforest le vigneron volant au sécateur d’argent étend son empire…

Il y a chez notre Hubert, à la crinière d’argent, un côté Charles Quint, souverain d'un empire sur lequel «le soleil ne se couche jamais»

 

« Présent tout au long de l’année sur les terres…, avalant des kilomètres, se glissant entre les rangs de vignes, Hubert de Boüard est resté près du terroir, à l’affut des conditions naturelles. Une discipline salutaire tant cette année 2016 a sans cesse surpris, à la vigne comme au chai, pour aboutir à un millésime de rêve

 

Version moderne de Red Adair, le pompier volant, notre Hubert... Il tire sa valise à roulettes avec prestance, saute de hub en hub, jongle avec les fuseaux horaires, confesse, conseille, donne l'onction, multiplie les vins...

 

Propriétaire d’abord, il est Angelus et quelques propriétés annexes, il est le féodal qui règne sur saint-émilion… ICI

 

œnologue-consultant, ensuite d’une flopée de propriétés sur tout ce que la terre compte de vignobles voir ICI 

 

Je passe sur ses multiples casquettes là où il faut être avec, cerise sur le gâteau, le Comité National de l’INAO.

 

Winemaker d’une année à Arsac « J’ai pris un immense plaisir pendant cette année, comprenant jour après jour les parcelles d’Arsac, puis goûtant les raisins et enfin décidant du meilleur moment de ramassage et choisissant une vinification qui permettait l’expression du meilleur de ce millésime. » ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis, ça devait arriver, le voilà enfin qu’il signe Vigneron la collection « Les Vins d’Hubert de Boüard »

 

En effet, ce cher Hubert qui s’ennuyait un peu entre deux avions, vient d’acquérir des terres avec un pool d’actionnaires afin d’expérimenter de nouveaux modes de culture.

 

Ce sera lui le boss, le vigneron aux manchons de la charrue, taillant ses vignes avec son petit sécateur…

 

Ha ! Le sécateur d’Hubert, il en parle dans sa bio officielle :

 

« À l’âge de 7 ans son père lui offre son premier sécateur pour aller tailler les ceps. Ses vacances se passent à travailler dans les vignobles et dans les chais de la région, quand d’autres fréquentent les cercles bordelais ou parisiens. »

 

Mais ce sécateur sur l’étiquette de la collection « Les Vins d’Hubert de Boüard » il a un air du sécateur d’Alice et d’Olivier de Moor sur les leurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous me direz, un sécateur est un sécateur, mais son association avec l’appellation vigneron pour désigner notre Hubert de Boüard de Laforest ça sent un poil l’ «usurpation » de titre.

 

Lui, si sourcilleux en matière du droit des marques à propos de la sienne ICI, qu'il utilise parfois bien abusivement, son Angelus confisque sans vergogne l’image d’un vrai vigneron, qui lui, bosse de ses mains dans ses vignes, quelle impudence !

 

Hubert ne recule devant rien, même le ridicule!

 

Mais laissons là notre vigneron-volant qui, comme la Merluche, va devoir multiplier ses interventions grâce à un hologramme, pour nous intéresser à ses nouvelles vignes :

 

« Côté blanc, on y trouvera du chardonnay en AOC IGP de l’Atlantique, et du sauvignon en AOC bordeaux, pour une production de 20000 bouteilles chacun.

 

Pour les vins rouges, 2017 va voir la plantation de merlot (60000 cols prévus), avant l’arrivée d’une parcelle de syrah en 2019 pour produire 7000 cols. »

 

Le merlot et le chardonnay sont plantés avec une forte densité, à plus de 9500 pieds/hectares, tandis que le sauvignon est à 6000 pieds/hectares. La production totale sera légèrement supérieure à 100000 bouteilles.

 

Elles ne seront pas commercialisées par l’ensemble de la place de Bordeaux, mais confiées à deux négociants partenaires sélectionnés pour la qualité de leurs réseaux. En optant pour deux cépages exogènes (chardonnay et syrah), Hubert de Boüard s’affranchit des codes bordelais tout en s’inscrivant dans une dynamique liée au réchauffement climatique. »

 

Céline Vuillet (VSB 1598 du 7 avril 2017)

 

Quel homme, j’en suis tout esbourriffé !

 

J’oubliais, un grand critique bordelais, celui qui ne peut pas piffer les courtiers, déclarait sur Face de Bouc après avoir bien bâfré dans les châteaux « En France bientôt aux alentours de 15 Euros pour le Sauvignon 20 Euros pour le chardonnay. C'est superbe. »

 

Ça ne pouvait qu’être superbe, tout ce que touche Hubert est d’or, sauf son petit sécateur qui lui est d’argent…

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

pax 16/04/2017 08:56

En ce jour dédié et en bonne cloche de retour de Rome il serait temps que je m'y remette et félicite entre autre, un Taulier qui ne manque pas d'épingler l'outrecuidance.
Incontestablement la cloche est l'apanage double du château l' Angélus et de son enflure de dirigeant. Rien que son nom semble tout droit sorti de l'imagination d'Amélie Nothomb ! (les pseudonymes dont certains savent intelligemment jouer, ne sont pas faits pour les chiens)
A rajouter sans cesse des flèches à son carquois il n'aura plus la force de bander son arc.Tout occupé à écrire sa légende il me fait penser à VGE qui inlassablement continue l'œuvre de grand papa Bardoux se construisant une noblesse de pacotille à défaut d'en descendre.

La famille Groseille 11/04/2017 15:11

Le fameux sécateur de ses 7 ans (plus probablement un vieux sécateur acheté à la brocante des Quinconces) trône d'ailleurs m'a t-on dit dans une salle du château, sous un cadre légendé "mon premier sécateur". Il faudrait l'inventer s'il n'existait pas, ce ridicule personnage bouffi d'orgueil qu'on jurerait sorti tout droit d'une oeuvre de Molière (à mi-chemin entre "les précieuses ridicules" et le "bourgeois gentilhomme"). Apparemment la fille et le neveu seraient en train de mettre bon ordre dans tout ça et de renvoyer ce cher hubert à ses chères vignes et à ses précieux sécateurs, apparemment conscients que sa communication ridicule dessert l'Angélus. Il paraît qu'il est passé en quelques années seulement, sous l'influence d'une communicante-courtisane, de l'égocentrisme à la mégalomanie. Il me fait penser à un vieux paon qui, la queue déplumée, continue à faire la roue fièrement sans réaliser le pathétique de la situation. Ceci étant ses rodomontades et ses postures de communication mal calibrées, nous manqueront tant elles sont divertissantes.

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