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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 06:00
« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !
« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !
« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard. » la maison Perraud est en haut !

Je dédie cette chronique à mon petit filleul Téo qui vient de nous quitter après avoir vaillamment tenu tête à une inexorable maladie... Téo est lui aussi maintenant au-dessus, en haut, dans les nuages ou je ne sais où... Mes pensées vont aux deux Isabelle qui furent des puits d'amour...

 

« Vauxrenard au-dessus de tous les autres », le petit monde cancanier de Face de Bouc va penser que notre pétulante et séduisante Isabelle Perraud elle exagère un chouia, dans le genre Marseille et ses sardines qui bouchent le port, pour promouvoir ses Côtes de la Molière et que même son Bruno se contentera d’esquisser un petit et bienveillant sourire.

 

Les mauvaises langues en seront pour leurs frais car l’auteur de cette description est un certain Paul Gaulot qui, le 3 janvier 1900, dans le journal de Villefranche, dépeignait le Beaujolais.

 

« Le Beaujolais n’occupe qu’une partie de l’arrondissement de Villefranche ; il n’en a pas moins une assez vaste étendue ; aussi se divise-t-il lui-même en Beaujolais proprement dit et en haut Beaujolais. C’est principalement de ce dernier qu’il sera question ici ; mais, les mêmes faits ayant produits les mêmes résultats, ce qui sera dit de cette partie doit s’appliquer à la région tout entière.

 

« Le haut Beaujolais comprend une dizaine de communes, dont plusieurs sont très rapprochées de la rive droite de la Saône.

 

« C’est d’abord Lancié, presque dans la plaine…

 

« Un peu plus haut se trouve Villié, qu’on appelle souvent Villié-Morgon, en ajoutant le nom du hameau où l’on récolte le meilleur vin…

 

« En remontant, et en s’élevant encore sur la colline on rencontre le joli village de Chiroubles

 

« En redescendant un peu, voici Fleurie. L’agglomération est considérable ; elle affecte même les allures d’une petite ville, et ses deux mille habitants sont fiers de cette importance… le village voudrait bien se séparer de Beaujeu et devenir chef-lieu de canton du haut-Beaujolais…

 

« Plus modeste est son immédiate voisine, Chénas

 

« Avant de quitter la partie sud du Beaujolais, on doit encore mentionner, non point le gros bourg de Romanèche, situé dans le département de Saône-et-Loire, mais son plus célèbre hameau, les Thorins

 

« Il faut contourner la montagne de Rémond pour pénétrer dans la partie nord du Beaujolais. Le mot de montagne employé dans le pays, pourrait faire illusion si l’on ne se rappelait que tout est relatif : c’est en réalité une colline qui s’élève à quelques cinq cents mètres au-dessus du niveau de la mer…

 

« De chacun de ces sommets descend, à travers ces vallons, un ruisseau, et tous forment par leur réunion, une rivière qui va se jeter dans la Saône, et qui porte le nom de Mauvaise

 

« À l’entrée de la vallée, Juliénas se montre clair et riant…

 

« En sortant de ce vallon quelque peu triste et en laissant sur la gauche le village de Jullié, posé en éventail sur une pente fort raide, on arrive au coquet village d’Emeringes, placé comme un promontoire dominant de trois côtés les affluents de la Mauvaise.

 

« Enfin, presque caché dans un repli de terrain, voici le dernier village du haut Beaujolais, celui qui s’élève au-dessus de tous les autres : Vauxrenard.

 

« Jadis, il dépendait de la vicomté de Thil. Le château du Thil existe toujours, mais non la dépendance. De temps immémorial, le Thil a appartenu à la famille de Sainte-Colombe ; jusqu’à ce jour, il n’a jamais été vendu et n’a changé de propriétaire par héritage.

 

« Cette partie du pays a un aspect plus sauvage, les habitants semblent plus frustres que dans le reste de la contrée. Le mont des Eguillettes qui couronne le village a une altitude supérieure à huit cents mètres : il forme comme une barrière, et sur son autre versant s’étendent les territoires d’Avenas, d’Ouroux, etc., territoires où la vigne ne pousse plus.

 

« Cela suffit à montrer que là finit le Beaujolais. »

 

Extrait de la collection si 1900 m’était conté… Il était une fois le beaujolais de Georgette Thomas&François Lapraz éditions France Empire. Livre trouvé dans la rue

le grand-père de Bernard Pivot
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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

isabelle mercier 20/06/2015 13:34

Merci Jacques pour cette belle dédicace

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