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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 10:45
Quand sonnera l’Angélus Hubert nous proclamerons que nous t’aimons ding ding dong ! Petit message de bienvenue d’un Saint‐Émilionnais à un Saint‐Émillionnaire

Il y a du Pierre dans notre Hubert, ce Pierre qui avant que le coq ne chanta 3 fois renia. À peine Robert a-t-il enfilé ses pantoufles pour passer la main à Neal Martin pour la dégustation des primeurs 2014 que notre Hubert toujours habillé de l'habit du donneur de leçons magistrales, sachant que le dégustateur anglais n'apprécie pas les vins puissants qu'affectionnait le célèbre dégustateur américain, ne cesse de faire savoir partout que cette année son vin encloché a un style bourguignon qui lui va à merveille. Cela tombe bien: d'une part, Neal Martin aime les vins délicats et élégants et d'autre part, les chinois quittent les vins de Bordeaux pour les vins de Bourgogne… Notre Hubert devrait inviter Jacques Dutronc, celui qui retourna sa veste avant de la jeter pour chanter nu devant le président Pompidou

 

Mais notre entreprenant Hubert le Magnifique va aussi célébrer cette semaine l'ouverture de la nouvelle version de son restaurant la Cadène. Baudouin Havaux qualifie La Cadène de « restaurant le plus ancien et le plus emblématique de Saint-Emilion » (La Libre Belgique le 02/02/2015). C'est le Gérard Perse qui va être content qu'Hubert s'approprie les caractéristiques de son Hostellerie de Plaisance… Amour quand tu nous tiens… amour contrarié… pacte de circonstance pour rejoindre Ausone et Cheval-Blanc brisé… Reste plus qu'à inviter le cireur de pompes patenté de B&D.

 

Dallas ton univers impitoyable… Dallas glorifie la loi du plus fort…

 

« Quand les bornes sont dépassées, il n y a plus de limites » comme le disait le sapeur Camembert

 

Reste pourtant dans cet océan d’arrogance et de suffisance une plume qui n’est pas serve, celle du Taulier de L'Envers du Décor qui a écrit un acrostiche pour souhaiter la bienvenue à Hubert le bourguignon dans l’enclave de Saint-Émilion à quelques mètres de sa délicieuse crèmerie où l’on rit. Passant au-dessus des perfidies du susdit François écrit, la nuit, des alexandrins (13 pieds… Eh oui, tout augmente ma bonne dame!) pour lui dire que tout va bien pour lui…

 

Un petit cadeau (digne-d'un-don…)

 

Petit message de bienvenue d’un Saint‐Emilionnais à un Saint‐Emillionnaire

 

Bien qu’au village sa présence soit vraiment des plus rares,

 

Il défile en tête pour les caméras et les stars

 

En des cortèges aussi éphémères que sa mémoire…

 

Nobliau de province empêtré dans ses déboires,

 

Vous lirez, çà et là, ses mérites illusoires

 

Ecrits, si l’on peut dire, par ses valets provisoires,

 

Nyctalopes de surcroît car ils arrivent à voir

 

Un si pâle esprit au beau milieu de la nuit noire...

 

Et pour être certain que l’on célèbre sa gloire,

 

A force de légendes, il se fabrique une histoire :

 

«Hic est bibendum» s’écria chez lui un beau soir

 

Ubu, le roi tourmenté par la soif du pouvoir,

 

Bien assis sur son cheval à phynances dérisoire…

 

En mil neuf cent douze, pour inaugurer son pressoir,

 

Raspoutine en personne fut envoyé par le Tsar…

 

Tourné dans son vignoble, « Tarzan dans la Préhistoire »

 

Date l’origine du domaine de façon péremptoire…

 

Emile Zola rédigea en ces lieux L’Assommoir,

 

Brossant ainsi le projet des cloches sur le manoir,

 

Occultant qu’un prélat en nacelle, dans le brouillard,

 

Un jour, viendrait les bénir avec ses accessoires…

 

Au banquet qui suivit, les verres furent, pour la plupart,

 

Remplacés pour déguster les vins par des ciboires

 

Démontrant sans aucune précaution oratoire,

 

D’une part, qu’en mise en scène, il mériterait l’Oscar

 

Et que, d’autre part, il avait bien raison Audiard…

 

Le célèbre Pétomane, de vents jamais avare,

 

A préservé une récolte avec son fessard

 

Faisant fuir tous les nuages pour qu’il cesse de pleuvoir…

 

On l’entend parfois dire, à sa table, que Jules César,

 

Revenant fatigué d’une battue au renard,

 

Est allé se reposer en fumant le cigare

 

Sous les grands arbres du parc, légèrement à l’écart…

 

Tôt, le jour suivant, il salua avant son départ,

 

Loua la fraîcheur de l’ombre ainsi qu’un très beau char

 

Et alla sur les hauteurs déguster un nectar…

 

Nombreux témoins virent chez lui de sacrés lascars

 

Oublier les usages pour étaler leurs milliards,

 

Un verre dans chaque main et, sans le moindre savoir,

 

Vidant toutes les bouteilles dans un triste foutoir…

 

Et quand un touriste, arrivé là en autocar,

 

Lui demande «Le terroir, qu’est‐ce?», il arme son regard,

 

Attrape de quoi écrire et lui dessine un tiroir…

 

Une vocation nouvelle advenue sur le tard

 

Berce ses espoirs de hisser plus haut son étendard:

 

En quittant la plaine, il s’élève enfin, c’est notoire,

 

Rejoignant la cité pour y faire manger et boire…

 

Geste théâtral, décorations sur le costard,

 

Il est là, certains l’ont vu, avec ses beaux falzars,

 

Soies précieuses autour du cou, souliers un peu criards,

 

Toujours des bijoux, comme s’il allait à un rancard,

 

Et cet air qui donne envie de changer de trottoir…

 

Pour financer les frais de son passage au prétoire,

 

S’il vous plait, Messieurs‐dames, n’oubliez pas le pourboire…

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